L'entretien d'un verger ou d'un jardin implique parfois la nécessité d'arracher un arbre fruitier, que ce soit pour des raisons de maladie, de repositionnement ou simplement de fin de cycle de vie. Cette opération, loin d'être anodine, requiert méthode, outils adaptés et une bonne compréhension du système racinaire de l'arbre. Au-delà de l'abattage initial, la destruction de la souche représente un défi supplémentaire pour les jardiniers, car une souche laissée en place peut pourrir, attirer des nuisibles, ou émettre des rejets indésirables. Cet article propose un tour d'horizon des techniques d'arrachage et de destruction des souches, en insistant sur les bonnes pratiques et les précautions à prendre.
Préparation et Sécurité Avant l'Arrachage
Déraciner un arbre peut sembler une tâche herculéenne, mais une préparation minutieuse rend l'opération plus accessible. Il ne s’agit pas uniquement de force physique, mais surtout de méthode et de stratégie. Le déracinement d’un arbre commence bien avant le premier coup de pelle.

Avant toute intervention, il est primordial de considérer la sécurité. Les arbres sont lourds et par conséquent un casque, des lunettes de protection, des gants, et des chaussures solides sont de mise pour cette tâche. Travailler à deux est toujours plus prudent. Une seconde personne peut alerter en cas de chute, stabiliser une souche récalcitrante ou aider à manier les outils.
Ensuite, il est crucial d'identifier l’environnement de l’arbre, sa taille, son âge, et la nature de son enracinement. Avant d’agir, il est important de dégager l’espace autour de l’arbre. Cela permet de manœuvrer sans obstacles et de repérer les premières racines visibles. Plus le périmètre est nettoyé en amont, plus l’extraction sera fluide, notamment si l’on travaille avec des outils motorisés.
La météo joue également un rôle important : déraciner un arbre après la pluie rendra le sol plus meuble, donc plus facile à creuser. À l’inverse, un sol trop sec ou gelé complique l’opération.
Abattage Initial de l'Arbre
La première étape pour se débarrasser d'un arbre et de sa souche est de l'abattre correctement. Il est important de le couper bien haut sur le tronc, entre 1 mètre et 1 mètre 20 afin d’utiliser le tronc comme un levier pour casser les racines au moment de dessoucher. La coupe que vous réalisez doit être de biais afin de diriger la chute et d’éviter que l’outil se coince entre la partie supérieure et la future souche. Assurez-vous que l’endroit choisi soit dégagé et que sa chute ne représente aucun danger ni pour des personnes, ni pour des infrastructures.
Faire une entaille directionnelle pour abattre un arbre
Des outils simples de bûcheronnage sont conseillés comme une scie ou une tronçonneuse. Pour les souches plus modestes, il est préférable de ne pas couper le tronc trop près du sol, il vous sera plus facile d’ôter la souche si vous avez une prise. Laissez donc une hauteur de 60 cm à 1 m.
Le Déracinement Manuel des Souches : Un Travail de Précision
Le déracinement d’un arbre, également appelé dessouchage, est l'opération qui consiste à retirer la souche, c’est-à-dire la base du tronc avec ses parties souterraines (racines). Cette méthode peut fonctionner pour des arbustes ou des arbres de taille modeste, ayant plutôt un système racinaire traçant.

Tous les arbres ne se ressemblent pas, et leur mode d’ancrage au sol diffère selon les espèces. Un arbre fruitier, par exemple, développe souvent un réseau de racines superficielles, plus facile à sectionner. Il faut aussi prendre en compte l’âge de l’arbre. Plus un arbre est vieux, plus son système racinaire est étendu, dense et soudé au sol. Les jeunes arbres sont donc bien plus simples à déraciner, à condition d’agir rapidement après l’abattage. Enfin, il ne faut pas négliger le type de sol : un terrain sableux est plus facile à travailler qu’un sol argileux ou rocailleux.
Les étapes du dessouchage manuel :
- Nettoyer l’espace : Maintenant que vous avez une souche de 1 mètre de haut environ, il est fortement recommandé d’abord de débiter la tête de l’arbre et de bien retirer les plantes autour de la souche. Cela vous permet d'avoir un rayon de 1 mètre autour de la souche pour s’attaquer à la suite.
- Mettre les racines à nu : À l’aide de votre bêche et de votre pioche, creusez tout autour de la souche jusqu’à 1 mètre environ. Retirez bien la terre aussi en dessous des racines. La terre servira à reboucher le trou à la fin donc réservez-la sur le côté.
- Couper les racines apparentes : Coupez toutes les racines apparentes avec vos outils tranchants, c’est-à-dire la scie, la hache, voir la tronçonneuse. Évitez le plus possible le contact entre ces outils et la terre car celle-ci pourrait les endommager. Les tronçonneuses ne sont pas adaptées pour ce travail, il y a trop d'obstacles qui pourraient causer des dégâts sur la chaîne de l’outil. Un bon moyen de vérifier que vous avez bien réussi cette étape est de regarder si la souche est branlante ; dans le cas contraire, vous devez couper encore plus de racines.
- Creuser le bois pour retirer les suçoirs : Couper les tiges du gui n'est pas suffisant pour le tuer. Vous devez également vous débarrasser de sa racine (le suçoir), qui pénètre profondément dans votre bois pour se développer et aspirer la sève de l'arbre. Si vous ne le retirez pas, il peut produire des bourgeons qui permettront au gui de repousser rapidement. Servez-vous de votre serpette ou d'un couteau pour vous en débarrasser. Creusez le bois en profondeur, au niveau du point d'attache du gui, afin de pouvoir retirer la partie atteinte et tuer le parasite. Cette méthode est spécifiquement mentionnée pour le gui, mais la notion de retirer la "racine" ou le "suçoir" est applicable à d'autres parasites ou pour s'assurer qu'une souche ne repousse pas.
- Dégager la souche : À la main, faites un mouvement d’avant et d’arrière avec la tête de la souche pour briser les dernières petites racines et tirer la souche hors du trou. Si la tâche vous semble trop dure à réaliser à la main, il est possible d’utiliser un câble et un tire-fort fixé à un arbre voisin dans un rayon de 3 à 4 mètres. Un tire-fort ou un treuil pourront faciliter votre dessouchage dans ses dernières phases.
Astuce pour l'extraction :
Si la souche n’est pas trop lourde, vous pourrez la sortir de cette manière. Sinon, vous devrez utiliser un treuil ou un palan manuel installé sur un support bien résistant. Vous accrocherez la chaîne autour de la souche, en veillant à prendre les racines, avant de manœuvrer lentement.
La Destruction des Souches : Méthodes et Alternatives
Une fois l’arbre abattu, reste le défi de la souche. Nombreux sont ceux qui la laissent en place, pensant que le plus dur est fait. Pourtant, une souche mal traitée peut pourrir lentement, attirer les nuisibles ou générer des rejets. Chaque méthode a ses avantages et ses limites, selon le temps disponible, les moyens techniques et le type d’arbre.
1. Destruction par arrachage (mécanique)
Pour un gros arbre, la souche d’un arbre âgé va être vraiment volumineuse et lourde, impossible de faire ce travail d’extraction à la main. Vous pouvez par contre faire appel à un professionnel équipé d’une pelle mécanique. Mais en sus du coût important d’un tel moyen, l’engin va laisser des traces importantes dans votre jardin si la souche se trouve au milieu de votre gazon !
Vous pouvez pour la destruction d'une souche d'arbre opter pour l’utilisation d’une dessoucheuse, un matériel qui se trouve facilement à la location et qui est utilisable par tout un chacun. Bien que lourde (150 à 200 kg) et volumineuse, elle peut vous être livrée par le service de location. Également appelée rogneuse de souche, cette machine, comme ce nom l’indique, rabote la souche à l’aide d’un disque à dents. Vous choisirez le modèle selon la profondeur de rabotage désirée. Une fois la souche rabotée, vous pourrez mélanger les copeaux obtenus avec de la terre du jardin ou du terreau pour combler le trou. Même si ce tas est imposant au début, il aura vite fait de se réduire sous l’effet des décomposeurs.
Certaines espèces disposent d’un système racinaire trop imposant ou pivotant, ce qui empêche le dessouchage manuel. C’est par exemple le cas des chênes. Dans ce cas, il vous faudra utiliser des engins spécialement adaptés, comme une tractopelle ou une rogneuse de souche (munie d’un disque de rabotage). Vous pouvez choisir de les louer, ou de faire appel à une entreprise spécialisée qui dispose déjà de tous ces équipements.
2. Destruction écologique et naturelle
Ces méthodes 100% naturelles peuvent venir à bout d’une souche sans produits chimiques, mais seulement au bout de plusieurs mois, voire de plusieurs années.
- L'eau et le gel : Cette solution biologique, naturelle et respectueuse de l’environnement est l’eau, accompagnée par le gel en hiver. Coupez à ras le tronc. Percez de trous verticaux et bien profonds dans la coupe fraîche, à la chignole ou la perceuse pour un travail plus rapide et sans effort, au plus près de l’écorce (le centre de la souche est constituée de bois mort, où ne circule plus aucune sève). La hache peut également être utilisée pour blesser la surface à de multiples endroits. Peu à peu, avec les précipitations, le gel, la souche va se détériorer, les champignons et autres organismes décomposeurs vont se mettre au travail. Le processus sera plus ou moins long en fonction du bois dont la souche est faite. Pour accélérer un peu les choses, privez la souche de lumière en posant une bâche sombre dessus. Patientez plusieurs mois. Une fois que le bois sera bien dégradé, vous pourrez attaquer ce qui reste de la souche à la hache pour la réduire en pièces.
- L'ail : Une "astuce de grand-mère" consiste à placer des gousses d’ail dans des trous préalablement percés (comme pour la solution naturelle n°1), puis de reboucher avec de l’argile. L’ail est censé accélérer la décomposition. Les substances toxiques émises par l’ail lorsqu’il se met à germer nuiraient à la santé de l’arbre et conduiraient ainsi à sa dévitalisation.
3. Méthodes chimiques (déconseillées)
Bien que des produits dévitaliseurs de souche aient existé, leur utilisation est fortement déconseillée.
- Chlorate de soude : Le chlorate de soude a par exemple longtemps été utilisé dans cet objectif. Ce produit sous forme de poudre rappelant le sel était alors simplement versé dans des trous préalablement percés sur la souche. Toutefois, cet herbicide total est très puissant et non sélectif (il élimine tout). En outre, il peut causer des problèmes respiratoires par inhalation et des intoxications chez les animaux. Enfin, disposant d’une forte rémanence, il persiste très longtemps dans les sols et peut même s’infiltrer dans les nappes phréatiques, polluant ensuite les cours d’eau.
- Nitrate de potassium (salpêtre) : Le nitrate de potassium est le nom chimique du salpêtre. Il a la propriété d’être un accélérateur de combustion et est de ce fait utilisé par certains jardiniers pour détruire les souches. Celles-ci sont percées de trous profonds et de gros diamètre, trous qui sont ensuite remplis de nitrate de potassium. Au bout de plusieurs mois, le feu sera mis aux souches ainsi traitées. Ce produit est néanmoins très irritant pour les yeux et les voies respiratoires, et très réactif. Son emploi n’est donc pas plus conseillé que les autres produits.
- Azote : Un produit riche en azote peut être utilisé, l’azote ayant un effet stimulant sur les bactéries qui décomposent le bois. Farine de sang ou autre engrais azoté peuvent être employés. Il vous faut percer des trous et mettre le produit à l’intérieur puis garder le bois humide, par exemple en mettant de l’eau dessus et en le recouvrant avec une bâche. Le bois va se ramollir, plus ou moins rapidement en fonction de l’essence. Vous pourrez ensuite facilement dépecer la souche à la hache.
À savoir : il est conseillé de n’utiliser un produit destructeur de souche qu’en dernier recours. Non seulement l’utilisation de ces produits est, pour nombre d’entre eux, très réglementée, mais en plus ce sont des produits dangereux pour l’environnement, pour vous et pour vos animaux domestiques.
4. Le feu (avec précautions)
L’utilisation de pétrole ou d’autres produits inflammables permettant de brûler la souche n’est pas plus écologique : les émanations qui en découlent sont toxiques, autant pour les humains que pour l’environnement. C’est surtout une technique difficile à maîtriser, et donc dangereuse.
Si vous choisissez d'utiliser le feu, des précautions extrêmes sont nécessaires. Au préalable, vérifiez auprès de la mairie de votre commune que l’écobuage y est autorisé. Agissez en dehors des pics de pollution atmosphérique et, encore plus important, des périodes de sécheresse. Prévoyez une alimentation en eau à proximité immédiate du feu. Nettoyez tout le contour de la souche des éventuels végétaux secs, feuilles et autres débris qui pourraient s’enflammer. Tondez l’herbe ras et ramassez ces déchets de tonte. Attendez un jour sans vent.
Une fois toutes ces précautions prises, couvrez la souche de feuilles sèches, de bouts de bois… et mettez le feu. Lorsqu’il sera bien démarré, posez sur le tas des végétaux humides, le but étant que le feu couve en profondeur. Restez à proximité le temps que la souche se consume. Une fois ce résultat atteint, arrosez copieusement l’emplacement dégagé et les contours immédiats.
Prévenir la Repousse et Entretenir le Sol
De nombreux arbres sont prompts à la formation de rejets lorsqu’ils ont été coupés, il peut donc être nécessaire pour s’en débarrasser de dévitaliser la souche. Les érables, les frênes, les acacias, les peupliers, les lauriers, les lilas, les prunus, les figuiers… sont des arbres vigoureux et très repoussants, au contraire des résineux qui n’émettent aucun rejet. Mais la plupart du temps cependant, rabattre l’arbre à ras le rend très faible. Certes vont pousser des rejets, plus ou moins nombreux, qu’il faudra couper systématiquement, mais cela ne durera que quelques années.
Certains jardiniers préconisent, par exemple pour les plus vivaces, de couper les rejets à 30 cm du sol et de les priver de lumière, par exemple en leur mettant dessus un seau. Patientez 2 mois avant de couper à nouveau 10 cm, et recommencez ainsi jusqu’à ce que l’arbre dépérisse.

Après avoir retiré la souche, le sol est souvent bouleversé. Le trou laissé par la souche peut être profond, et le sol alentour compacté ou épuisé. Il faut commencer par reboucher la fosse avec un mélange de terre végétale, de compost et de sable si le sol est trop lourd. Cela permet de rééquilibrer la texture du sol et d’y réintroduire des nutriments. Le conseil est de prévoir d'acheter du terreau et d'en ajouter une quantité équivalente à la partie de l’arbre enterrée auparavant. Il peut aussi être judicieux de laisser la terre au repos quelques semaines, voire quelques mois. Cela permet aux micro-organismes de refaire surface et à la terre de se stabiliser.
Le Cas Particulier du Gui sur les Pommiers
Le gui est l'ennemi de vos arbres. Le gui a besoin d'un support pour germer et grandir. Il s'installe donc sur de nombreuses espèces d'arbres poussant dans les régions tempérées : pommiers, peupliers, tilleuls, sorbiers, saules, alisiers, etc. Il peut également s'attaquer à d'autres arbres fruitiers (noisetier, poirier, cerisier, châtaigner, etc.), mais c'est plus rare.
Après s'être installé sur un arbre, il aspire sa sève grâce à un suçoir. Il épuise donc son hôte et, s'il s'agit d'un arbre fruitier, il affecte sa production. Si on l'autorise à proliférer, il peut tuer un arbre en quelques années. Vous ne pouvez pas utiliser de produits chimiques pour vous en débarrasser, car vous nuirez à votre arbre en même temps. La seule solution est de couper le gui.

Conseils pour enlever le gui de vos pommiers :
- Coupez le gui dès son apparition, pendant l’hiver : Si du gui apparaît sur votre pommier, vous devez le couper aussi rapidement que possible, afin de l'empêcher de nuire à votre arbre fruitier et de réduire votre production de pommes. L'idéal est d'effectuer la coupe en hiver, pendant que votre arbre est en dormance. Votre pommier est alors dénudé, ce qui vous permet de distinguer plus facilement les boules de gui et de les supprimer sans problème.
- Coupez le gui à ras ou supprimez les branches trop atteintes : Coupez le gui au ras des branches affectées. Servez-vous d'une serpette ou d'une serpe, en fonction de la taille de la touffe concernée. En revanche, si votre branche est trop atteinte et qu'elle n'est pas critique pour votre arbre, le plus simple reste de la couper avec une scie d'élagage.
- Creusez le bois pour retirer les suçoirs : Couper les tiges n'est pas suffisant pour tuer le gui. Vous devez également vous débarrasser de sa racine (le suçoir), qui pénètre profondément dans votre bois pour se développer et aspirer la sève de l'arbre. Servez-vous de votre serpette ou d'un couteau pour vous en débarrasser. Creusez le bois en profondeur, au niveau du point d'attache du gui, afin de pouvoir retirer la partie atteinte et tuer le parasite.
- Recouvrez la plaie d’un cicatrisant : Le retrait de la racine de gui cause une plaie dans la branche atteinte. Nous vous conseillons de recouvrir la blessure et le bois tout autour avec un produit cicatrisant (ex : mastic). Cette démarche vous permettra de protéger votre arbre de l'eau de pluie, des maladies ou d'une invasion de parasites.
- Vérifiez que le gui ne repousse pas : Après avoir taillé le gui, vous devez vous assurer qu'il ne repousse pas. C'est particulièrement vrai si la taille vous a demandé beaucoup d'efforts. Nous vous conseillons d'examiner votre arbre de temps à autre, pour être certain qu'aucune nouvelle pousse ne réapparaît sur les branches concernées. Faites cette vérification tous les 2 ans, au moins.
- Entretenez vos arbres, surtout les pommiers pleins de gui : Le gui privilégie les arbres vieillissants, affaiblis et/ou mal entretenus. Lorsqu'il apparaît sur l'un de vos pommiers, c'est un signe de mauvaise santé. Pour empêcher le développement du gui sur vos arbres (ou sa réapparition), nous vous conseillons de l'entretenir soigneusement : taille régulière et sur mesure pour favoriser la circulation de l'air et éviter une humidité excessive ; apport d'engrais organique pour éviter la malnutrition et favoriser la vitalité et la productivité de votre arbre ; utilisation d'une brosse pour frotter la mousse sur les branches horizontales, afin d'empêcher le gui de germer.
Replanter après un Déracinement
Si vous voulez replanter l’arbre que vous venez de déraciner, il faudra faire appel à des professionnels qui utilisent des transplanteuses d’arbres. Il ne sera pas possible de le faire vous-même. Cependant, si l'objectif est de planter un nouvel arbre après le dessouchage, l'entretien du sol après l'extraction est crucial pour assurer la bonne reprise de la nouvelle plantation.
La Souche comme Élément Ornemental ou Écologique
Étant donné les efforts que la destruction d’une souche d’arbre demande, peut-être que la laisser en place et l’utiliser comme objet ornemental est envisageable. Elle peut tout simplement être recouverte de terre et semée de fleurs ou bien entourée de végétaux qui la dissimuleront également.
La souche peut aussi être détournée, par exemple en étant transformée en assise confortable. Pour cela, vous pouvez raboter une partie pour créer un dossier naturel. Au fil du temps, la souche va naturellement être recouverte par de nombreux autres végétaux : lichens, mousses, lierres, fougères. Cela va participer à l’intégrer parfaitement dans le paysage. Vous pourrez même creuser l’intérieur de la souche, y ajouter de la terre et cultiver directement dedans des plantes à racines peu profondes : joubarbes, sedums, etc.
Faire une entaille directionnelle pour abattre un arbre
De plus, la souche est un excellent support pour toute la biodiversité, qui va favoriser de nombreuses formes de vie : insectes, petits mammifères, batraciens, etc. La souche va en effet leur offrir aussi bien le gîte que le couvert. À moins qu’elle ne soit vraiment gênante, il peut être préférable de laisser la souche se décomposer, en lui donnant un petit coup de pouce pour que cela soit un peu plus rapide. Certaines essences se décomposent rapidement, c’est notamment le cas des résineux, du peuplier ou du tilleul. Les feuillus ont pour la plupart d’entre eux beaucoup plus de mal, notamment les érables, chênes, hêtres.