Passionné par la nature et les espaces verts, vous souhaitez savoir comment devenir jardinier et évoluer dans un environnement en pleine nature ? Que vous envisagiez une reconversion professionnelle ou que vous cherchiez à débuter dans ce domaine stimulant, le métier de jardinier offre des opportunités variées, notamment auprès des particuliers. Cette profession demande des connaissances approfondies en botanique et la maîtrise des techniques de plantation et de soin à apporter aux végétaux.

Les Missions Essentielles du Jardinier
Le jardinier est un professionnel polyvalent dont les prestations peuvent s’effectuer auprès de particuliers, d’entreprises ou encore de collectivités locales, comme les mairies. Les professionnels du secteur de l’environnement savent s’adapter à la diversité des chantiers paysagers et au climat changeant en fonction des saisons.
Ses missions principales incluent l'entretien courant des jardins et potagers. Cela englobe des tâches telles que le débroussaillage, la taille des haies et des arbres (à hauteur d'homme pour les petits travaux de jardinage éligibles aux services à la personne), la réalisation du gazon et le désherbage. La cueillette des fruits et légumes à des fins de consommation personnelle peut également faire partie de ses attributions.
Pour être efficace, ce professionnel doit maîtriser les différentes techniques d’entretien comme la taille, le désherbage, la fertilisation et l’arrosage. Son but est de préserver la beauté et la santé des plantes pour offrir des espaces verts à la fois beaux et agréables, que ce soit dans un lieu public ou privé. Au-delà de ses compétences techniques, le jardinier est un professionnel minutieux qui dispose d’une excellente condition physique. L’agent d’entretien des espaces extérieurs doit être capable de travailler en plein air dans des conditions qui peuvent parfois être difficiles : chaleur, froid, vent ou pluie, le jardinier doit faire face à de nombreuses difficultés. Dans son travail, il est souvent nécessaire d’utiliser et de transporter des outils et des équipements assez lourds et dangereux comme les tondeuses, les sécateurs, les arrosoirs et des machines de taille plus importante. Le jardinier doit donc avoir assez de force pour mener à bien ses différentes missions.
8 outils indispensables pour le jardinage et comment bien les utiliser
Formation et Compétences Requises pour Devenir Jardinier
Il est possible de devenir jardinier sans passer de diplôme spécifique. Toutefois, si vous envisagez de devenir jardinier sans diplôme, il est vivement conseillé que vous possédiez un véritable savoir-faire au préalable. En effet, le métier de jardinier englobe de nombreuses compétences spécifiques pour réaliser l’ensemble des travaux de jardinage, l’entretien et l’aménagement des espaces verts. Il est également possible de consolider ses acquis à travers des certificats de spécialisation.
Vous souhaitez acquérir des compétences en botanique, techniques horticoles et création de jardins paysagers ? Suivre une formation permet de posséder toutes les compétences requises pour réaliser l’ensemble des travaux de jardinage.
Pour devenir jardinier paysagiste, il faut avoir une solide connaissance des végétaux : cycle de vie, besoins en eau, en lumière et en nutriments, le jardinier doit tout savoir sur les plantes qu’il entretient.
Parmi les formations accessibles pour se lancer dans l'entretien des espaces verts, on trouve :
- CAPa Jardinier paysagiste
- CAPa Productions horticoles
- CAP Maintenance des Matériels, option Espaces verts
- Bac pro Aménagements Paysagers
- Bac pro maintenance des matériels option C matériels d'espaces verts
- BTSA Aménagements Paysagers
Les professions de paysagiste concepteur, architecte ou ingénieur paysagiste, sont réglementées. Pour exercer l'un de ces métiers, il est obligatoire d'être titulaire d'un diplôme français de paysagiste de niveau bac +5 au minimum, par exemple : Titre d'ingénieur en paysagisme, Diplôme de paysagiste de l'École nationale d'horticulture, Diplôme d'État (DE) de paysagiste préparé à l'École nationale Supérieure de Paysage (ENSP), Diplôme d'ingénieur de l'Institut supérieur d'agriculture - JUNIA spécialité paysage, Diplôme d'ingénieur de l'Institut Agro Rennes-Angers de l'institut national d'enseignement supérieur pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (Institut Agro) spécialité paysage.

Si le paysagiste veut proposer de l’élagage, il doit passer une formation (arrêté du 4 août 2005 relatif à la prévention des risques de chutes liés aux travaux réalisés dans les arbres au moyen de cordes).
Il est également possible d’exercer le métier de jardinier et d’intégrer le marché du travail après avoir suivi une formation spécifique. Accessible toute l’année, de chez vous et sans condition de diplôme, des formations en ligne vous permettent d’appréhender votre futur métier en toute flexibilité. Vous progressez à votre rythme à l’aide de cours complets et efficaces, conçus par des professionnels de l’aménagement paysager.
La Reconversion Professionnelle dans le Jardinage
Si vous souhaitez entamer une reconversion professionnelle pour devenir jardinier à votre compte, vous pouvez retourner sur les bancs de l’école et valider l'un des diplômes cités ci-dessus. Il est également possible de passer par un Centre de formations pour adultes (CFA) et valider une formation diplômante en combinant cours théoriques et terrain. Devenir paysagiste en reconversion ouvre de nombreuses opportunités. Vous pouvez demander conseil à France Travail ou financer certaines formations jardinier paysagiste via le compte personnel de formation (CPF).

Le Cadre des Services à la Personne (SAP) pour les Jardiniers Indépendants
Exercée dans le cadre des services à la personne, l’activité de jardinier n’est pas réglementée. Les services à la personne (SAP) regroupent des activités exercées à domicile pour répondre aux besoins de particuliers. Ce dispositif vise à faciliter la vie au quotidien ou de façon ponctuelle, de personnes fragiles, âgées ou handicapées, ou bien de familles. Ces services concernent en particulier l’entretien de leur domicile, les espaces intérieurs comme extérieurs.
Activités Éligibles et Avantages Fiscaux
Toutes les activités d’un jardinier paysagiste ne sont pas éligibles au dispositif de services à la personne. Parmi les activités retenues par le code du travail figurent les petits travaux de jardinage. Ils rassemblent les prestations d’entretien courant des jardins et potagers de particuliers comme le débroussaillage, la taille des haies et des arbres (à hauteur d’homme), la réalisation du gazon et le désherbage, mais aussi la cueillette des fruits et légumes à des fins de consommation personnelle.
Pour fidéliser sa clientèle, rien de mieux qu’une prestation de qualité. De la même façon, une démarche commerciale induisant des avantages tarifaires et fiscaux peut contribuer à la convaincre de faire appel ponctuellement ou au quotidien à vos services de jardinier paysagiste. Dans le cadre des services à la personne, un particulier peut en effet bénéficier d’une réduction ou d’un crédit d’impôt sur le revenu, équivalent à 50 % des sommes versées pour le paiement des services à la personne effectués. Le montant total des travaux de petit bricolage dits hommes toutes mains est plafonné à 500 € par an et par foyer fiscal. La durée d’une intervention de petit bricolage ne peut excéder 2 heures. Concernant les interventions de petits travaux de jardinage, le montant est plafonné à 5 000 € par an et par foyer fiscal.
Pour faire bénéficier vos clients du crédit d’impôt SAP, votre entreprise doit disposer d’une déclaration SAP délivrée par les services de l’État. Vous devez obligatoirement respecter les conditions réglementaires, notamment la tenue d’une comptabilité séparée pour vos prestations de jardinage et de services à la personne.
Structurer son Activité en SAP
Les prestations de services à la personne peuvent constituer un bon complément de revenu pour un jardinier paysagiste. Il s’agit, dès le départ, de distinguer les prestations éligibles aux crédits d’impôts et aux particuliers, des autres, qui constituent votre cœur de métier, à destination des entreprises, des associations, des SCI, des copropriétés. Pour ce faire, l’entrepreneur paysagiste doit créer une deuxième structure juridique. Cette deuxième entité économique ne doit concerner que les travaux de jardinage menés chez des particuliers et facturer uniquement les activités définies dans le cadre fiscal des services à la personne.
Des jardiniers paysagistes choisissent de passer par une coopérative de services à la personne. Si les démarches sont facilitées, avec en particulier une facturation assurée par la coopérative, une part des honoraires lui est rétrocédée.

Les Statuts Juridiques pour un Jardinier Indépendant
Pour devenir jardinier indépendant, vous devez choisir un statut juridique adapté à vos besoins et à vos perspectives de croissance. Plusieurs statuts juridiques sont adaptés pour devenir jardinier indépendant : l’entreprise individuelle, la SASU, la SARL, la SAS ou l’EURL. Il est également possible de créer une micro-entreprise à travers une entreprise multiservices ou de services à la personne, sous certaines conditions.
L'Entreprise Individuelle (EI)
L’entreprise individuelle (EI) permet de se lancer seul en tant que jardinier indépendant. Cette forme juridique vous permet d’exercer en votre nom propre. Le statut est relativement simple à créer et à gérer (comptabilité simplifiée, notamment). Contrairement à la micro-entreprise, cette forme juridique ne possède pas de plafond de chiffre d’affaires. La responsabilité de l’entrepreneur est illimitée, sauf avec l’EIRL où ses biens personnels sont protégés. Il est également possible d’opter pour l'impôt sur les sociétés (IS).
La Société (SARL, EURL, SAS, SASU)
La création d’une société (SARL, SA, SAS…) pour se lancer dans le service à la personne, constitue une alternative intéressante. La société est idéale pour une entreprise de paysagiste ou de jardinier de grande envergure. En effet, la responsabilité de l’entrepreneur est limitée. Si vous souhaitez créer votre société seul, vous pouvez créer une SASU ou une EURL. La responsabilité est aussi limitée dans le cas de l’EURL. Les obligations juridiques et comptables sont plus exigeantes que pour l’entreprise individuelle. Les démarches de création et de gestion d’une société sont plus complexes que celles d’une entreprise individuelle.
La Micro-entreprise (Auto-entreprise) : Spécificités pour le Jardinier
Contrairement à une idée répandue, il n’est pas possible d’exercer exclusivement comme jardinier sous le régime de la micro-entreprise. L’activité de jardinier paysagiste n’est pas ouverte au régime de la micro-entreprise si elle est considérée comme activité agricole. Elle est considérée comme activité agricole et dépend de la Mutuelle Sociale Agricole (MSA), et non de la Sécurité sociale des indépendants (SSI).
Toutefois, il est possible de devenir auto-entrepreneur paysagiste en déclarant une activité de services à la personne ou de multi-services. En effet, il est possible de devenir jardinier en auto-entrepreneur uniquement si vous réalisez des petits travaux de jardinage relevant des services à la personne. Dans ce cas, on considère que l’activité exercée est de nature commerciale. L’entrepreneur paysagiste doit se déclarer comme exerçant en SAP, jardinage et petit bricolage. Les formalités de création sont simples.

Points de vigilance pour la micro-entreprise :
- Cette solution peut devenir contraignante pour le développement de l’entreprise, en raison d’un seuil de chiffre d’affaires à ne pas dépasser (77 700 € en prestation de services).
- Le jardinage ne peut pas être votre seule activité. Il doit être secondaire par rapport à une autre activité SAP (ex. installation de systèmes d’arrosage automatique, petits travaux de bricolage, construction de petits ouvrages en bois, nettoyage des gouttières).
- Depuis janvier 2025, une réforme autorise le cumul d’activités, si 70 % de votre chiffre d’affaires annuel provient d’une activité SAP.
- Les prestations sont réservées aux domiciles des particuliers.
En revanche, jardinier paysagiste peut bénéficier du régime micro-BA (micro-bénéfice agricole). Il s'agit d'un régime fiscal simplifié destiné aux exploitants agricoles et aux autres activités relevant de la MSA.
L'Affiliation à la MSA
Le paysagisme et le jardinage sont qualifiés d’activité agricole. Par conséquent, les personnes qui exercent ces activités relèvent de la Mutuelle Sociale Agricole (MSA). Or, la MSA ne reconnaît pas le statut d’auto-entrepreneur. Puisque la MSA ne reconnaît pas le statut d’auto-entrepreneur, en principe, il n’est pas possible d’être jardinier auto-entrepreneur. En tant que paysagiste, vous serez affilié à la Mutualité Sociale Agricole (MSA).
Les Étapes pour Lancer son Activité de Jardinier Indépendant
Si la liberté offerte par le statut d’indépendant peut être attrayante, il faut aussi garder en tête que se lancer à son compte implique de gérer son emploi du temps et de réaliser les démarches administratives et comptables imposées par la loi.
Étape 1 : Étude de Marché
Cette étape est nécessaire pour les jardiniers qui souhaitent se lancer à leur compte. Votre étude de marché de paysagiste vous permettra de mieux comprendre les dynamiques du marché de l'aménagement paysager. Ainsi, vous pourrez saisir les besoins de la clientèle en matière de services d'entretien des espaces verts et les opportunités de développement.
Votre étude de marché se compose des parties suivantes :
- Vos concurrents : qui sont-ils (jardiniers indépendants, entreprises locales, grandes entreprises nationales, entreprises spécialisées) ? Quelles sont leurs forces et leurs faiblesses ?
- L'offre existante : quels sont leurs services ? Leurs tarifs ? Leur réputation ? Leur avantage compétitif ?
- La demande : qui sont les clients intéressés par ces services (professionnels, particuliers, seniors) ?
Étape 2 : Fixer ses Tarifs et Établir des Devis
Généralement, un jardinier indépendant est payé à l’heure. Selon le site Talent.com, un jardinier indépendant peut s'attendre à gagner 2 500 € par mois environ. Un professionnel expérimenté peut même toucher jusqu'à 5 300 €. Pour fixer correctement vos tarifs de paysagiste, vous devez prendre en compte plusieurs critères vus précédemment dans votre étude de marché : votre expérience, le coût des matériaux, la région où vous travaillez (concurrence et demande), le type de services que vous proposez.
En général, le jardinier auto-entrepreneur facture entre 25 et 40 € de l'heure pour une prestation ponctuelle. S'il s'agit d'un contrat d'entretien, le prix est de 20 € à 35 €.
Les paysagistes utilisent plusieurs méthodes pour facturer :
- Facturer au mètre carré : souvent utilisée pour la tonte de la pelouse ou le désherbage, cette méthode est facile à calculer et à justifier auprès des clients.
- Facturer au mètre linéaire : pratique pour certaines tâches comme la taille de haies ou la pose de bordures. Elle est adaptée pour les travaux qui sont mesurés en longueur plutôt qu’en surface.
- Facturer au forfait : est idéal pour des services réguliers ou pour des projets plus importants comme l'aménagement d'un jardin. Cette méthode est plutôt utilisée par les paysagistes expérimentés car elle nécessite une parfaite estimation du coût final de la prestation.
Pour chiffrer un entretien de jardin de manière professionnelle, vous devez prendre en compte plusieurs éléments qui influenceront le prix final de vos services. Il est essentiel de visiter le jardin avant de fournir un devis. Cela vous permet d’évaluer l’état général du jardin, la taille, le type de végétation, et les éventuels défis spécifiques (accès difficile, pente, etc.). Prenez le temps de discuter avec le client : comprenez bien ses attentes et ses besoins spécifiques (fréquence d’entretien, résultats attendus).
Une fois sur place, deux critères principaux vont vous permettre de chiffrer le temps à passer pour l'entretien de jardin :
- La taille de la surface : Mesurez ou demandez la superficie du jardin pour estimer le temps de travail nécessaire.
- Le type de travail requis : Tonte, désherbage, taille de haies, etc. Chaque tâche a un temps moyen d’exécution que vous pouvez estimer.
Calculez le temps nécessaire multiplié par votre taux horaire. Incluez le coût de l’usure du matériel, du carburant pour les machines, des engrais, des produits de traitement, etc. Estimez le coût d’évacuation des déchets verts. Vous pouvez ajouter un surcoût pour les terrains difficiles à travailler (pentes, accès restreint, etc.). Fournissez au client un devis qui détaille tous les différents aspects du travail à réaliser. N'hésitez pas à proposer des services additionnels qui pourraient intéresser le client (aménagements paysagers, plantations saisonnières, etc.). Soyez prêt à ajuster votre devis en fonction des retours du client et de la négociation.
8 outils indispensables pour le jardinage et comment bien les utiliser
Étape 3 : Rédiger son Business Plan
Faire un business plan est essentiel pour structurer votre projet, définir vos objectifs et sécuriser d'éventuels financements. Ce document sert de fondation à votre projet et vous aidera à clarifier vos objectifs. En outre, il vous rendra crédible aux yeux des investisseurs, au moment de votre recherche de financement.
Votre business plan doit comporter les parties suivantes :
- Une présentation de votre projet : Votre entreprise (nom, logo, forme juridique choisie), votre expérience (formations, certifications, années d'expérience), vos services.
- Une étude de marché pour comprendre l'offre, la demande et les besoins de vos futurs clients.
- Votre modèle économique, c'est-à-dire quels seront vos tarifs et comment vous comptez vous faire connaître.
- Votre prévisionnel financier, une série de tableaux financiers pour évaluer la viabilité de votre entreprise (compte de résultat prévisionnel, bilan prévisionnel, plan de trésorerie, plan de financement et besoin en fonds de roulement).
Étape 4 : Financer son Activité
Peut-être que vous possédez les économies suffisantes pour lancer votre activité d'entretien des espaces verts ? Si ce n'est pas le cas, la solution la plus courante est de faire un prêt bancaire entreprise. Sinon, d'autres options existent pour financer son matériel professionnel :
- Le crédit-bail mobilier : vous êtes locataire d'un matériel auprès d'un bailleur (un organisme bancaire) et pouvez lever l'option d'achat en fin de contrat afin de devenir propriétaire de l'équipement.
- Le prêt apport en capital de l’Adie : avance de 3 000 € à taux zéro, remboursable en différé de deux ans.
- La location d’un véhicule : tournez-vous vers l'ADIE pour profiter d'avantages pour louer un véhicule en LLD (location longue durée) ou en LOA (location avec option d'achat).
- Pensez également à la location de matériel ! Le matériel loué n'appartient pas à votre entreprise, mais votre capacité d'emprunt est ainsi préservée pour vos besoins futurs.
Des aides à destination des créateurs d'entreprises existent :
- Aide aux créateurs et repreneurs d'Entreprise (ACRE) : exonération partielle ou totale des charges sociales durant la première année.
- Aide à la reprise ou à la création d'entreprise (Arce) : 60 % des allocations chômage versées sous forme de capital.
Étape 5 : Déclarer son Activité et Créer son Entreprise
Avant de débuter votre activité de jardinier paysagiste, vous allez devoir déclarer et immatriculer votre entreprise. Les démarches vont dépendre du statut juridique que vous aurez choisi. Tout se passe désormais en ligne grâce au guichet des formalités des entreprises.
Pour se lancer comme paysagiste auto-entrepreneur, il existe deux options :
- Vous pouvez créer une micro-entreprise multi-services, dont certains liés au jardinage (petits travaux de jardinage (code APE 81.30Z) par exemple). Cependant, le jardinage ne doit pas représenter l'activité principale. À côté de votre activité de jardinage, vous pouvez effectuer de petits travaux de bricolage (code APE est 43.34Z).
- Vous pouvez vous positionner comme auto-entrepreneur en services à la personne en proposant des "petits travaux de jardinage".
Pour des petits travaux de jardinage en auto-entrepreneur, l’ouverture d’un compte bancaire dédié à son activité n’est obligatoire qu’à partir de 10 000 € de chiffre d’affaires pendant deux années consécutives.
Pour lancer une société d'aménagement paysager, plusieurs étapes sont à suivre :
- Choisir votre statut juridique.
- Rédiger et déposer les statuts de votre entreprise.
- Ouvrir un compte professionnel et déposer le capital social de la société.
- Publier un avis de constitution au Journal d’annonces légales (JAL).
- Déclarer et immatriculer votre société sur le site Guichet unique de l'INPI.
Pour un paysagiste en société, l'ouverture d'un compte bancaire professionnel est obligatoire avant même de commencer à facturer. En effet, vous devrez déposer le capital social de la société avant de pouvoir créer. Il n’est pas obligatoire de souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle pour exercer le métier de jardinier indépendant, mais c'est fortement recommandé pour se prémunir contre d'éventuels dommages.
Les Avantages et Inconvénients du Métier de Jardinier Indépendant
Devenir jardinier paysagiste peut vous convenir, car c’est un métier créatif, qui amène les passionnés de la nature et des plantes à façonner des espaces pour les gens. Vous aimez travailler au grand air ? Magnifier des espaces verts (jardins, parcs, etc.) ? Vous avez un véritable sens esthétique et souhaitez travailler à votre compte ?
Cependant, le métier de jardinier-paysagiste est également éprouvant. Travailler au grand air implique parfois d’exercer dans le froid, la pluie ou sous un soleil de plomb. Bien que l’équipement du jardinier soit adapté, c’est aussi un métier physique qui vous expose aux éléments, à des outils coupants, des produits chimiques et aux morsures de certains animaux.
Le métier de jardinier-paysagiste est le 15ᵉ métier préféré des français.
Le Chèque Emploi Service Universel (CESU) pour les Particuliers Employeurs
Le CESU (chèque emploi service universel) est une alternative intéressante pour les particuliers souhaitant faire appel à un jardinier. Déléguer la réalisation des petits travaux de bricolage et de jardinage à un salarié à domicile peut parfois s’avérer indispensable. Une solution qui allie maîtrise, confiance et tranquillité d’esprit.
Un employé d’entretien et de petits travaux / toutes mains de catégorie A, niveau 1 peut effectuer des petits travaux de bricolage (comme changer une ampoule, fixer une tringle à rideaux ou réaliser des petits travaux de peinture) ainsi que des petits travaux de jardinage (comme désherber, ramasser les déchets verts ou arroser les plantes). Un employé d’entretien et de petits travaux / toutes mains de catégorie B, niveau 2 effectue partiellement ou totalement les mêmes activités de bricolage et de jardinage à domicile que l’employé d’entretien et de catégorie A mais effectue des services de jardinage plus importants comme la taille d’arbustes et de haies à hauteur d’homme ou le rempotage de plantes.
Embaucher un salarié à domicile donne droit à un avantage fiscal pour le particulier employeur. Il s’agit d’un crédit d’impôt égal à 50 % des dépenses engagées par l’employeur. En choisissant d’employer un employé d’entretien et de petits travaux en direct, vous rejoignez une communauté de particuliers employeurs et contribuez à créer de l’emploi de proximité et durable. 1,3 million de particuliers employeurs font appel à un salarié à domicile pour entretenir leur cadre de vie, et 339 000 salariés travaillent pour ces particuliers employeurs. L'âge moyen des particuliers employeurs faisant appel à un salarié pour l’entretien de leur domicile et les travaux ménagers est de 63 ans.
Pour le contrat, les congés, le quotidien ou la séparation, les particuliers employeurs peuvent se faire accompagner par des équipes de juristes experts en droit du travail pour déterminer les éléments essentiels de la relation avec le salarié, sécuriser l'embauche et la protection du salarié, fixer les bonnes missions et la bonne rémunération, connaître le coût réel de l’emploi à domicile, rémunérer et déclarer le salarié comme il se doit, devenir incollable sur les congés payés du salarié, maîtriser la gestion des absences imprévues, organiser la formation du salarié, savoir comment intervenir en cas de non-respect des horaires, des instructions, des règles de sécurité, être accompagné pour que la rupture se passe au mieux, verser au salarié ce qui lui est dû, et sécuriser la fin de contrat en respectant les délais et les courriers à rédiger.