Éliminer les rejets de figuier : Guide complet et méthodes de multiplication

Le figuier est un arbre fruitier fascinant, originaire du Moyen-Orient, qui s'est épanoui naturellement pendant des siècles sur tout le pourtour méditerranéen. Il est reconnu pour sa robustesse et sa facilité à se multiplier, ce qui en fait un choix populaire pour les jardiniers, même dans des climats moins cléments. Toutefois, cette vitalité peut parfois se traduire par l'apparition de rejets indésirables. Cet article explore les différentes méthodes pour gérer ces rejets et aborde plus largement la multiplication du figuier, un processus étonnamment simple et accessible.

illustration d'un figuier avec des rejets à sa base

Comprendre le figuier : Un fruit original et des variétés diverses

Ce que nous appelons communément le « fruit » du figuier, la figue, est en réalité une inflorescence arrondie et évasée, contenue dans un sycone. Cet organe végétal unique réunit en son sein les fleurs, les fruits et les graines. L'inflorescence est "ouverte" par un "œil" à l'opposé de son attache à la branche. À l'intérieur de ce sycone en creux se trouvent les fleurs unisexuées du figuier : les fleurs mâles sont proches de l'œil, tandis que les femelles sont plus profondément installées. Ce sont ces fleurs qui produisent les petits grains, les akènes, que l'on retrouve également chez les fraises. Cette inflorescence va évoluer pendant toute la période de végétation, certains "fruits" mûrissant tandis que d'autres resteront à l'état d'embryons.

Bien que le figuier soit le plus souvent cultivé dans le sud de la France, il peut être très productif même dans le nord du pays, à condition d'être planté dans un endroit ensoleillé et abrité, par exemple contre un mur orienté plein sud. Jadis, il était cultivé en banlieue parisienne, et certaines variétés, comme la figue blanche d’Argenteuil ou la Blanche de Versailles, portent encore ces noms. Leurs fruits sont plus précoces, arrivant à maturité en juillet plutôt qu’en août-septembre, période plus habituelle pour les récoltes de figues rouges.

Les figues se dégustent mûres, c'est le moment où elles libèrent toutes leurs saveurs. Leur peau, fragile et de plus en plus fine à mesure qu'elles mûrissent, se fissure. C'est un signe normal de maturité, indiquant qu'il est temps de les cueillir, et en aucun cas qu'il est trop tard. Elles peuvent également être cuisinées rôties au four et farcies d’un fromage frais.

plan rapproché de figues mûres sur une branche

Il existe des centaines de variétés de figuiers. Les variétés bifères donnent deux récoltes (juillet et automne), tandis que les variétés unifères ne fructifient qu'à l'automne. Tous les figuiers ne donnent pas de fruits comestibles, car la reproduction sexuée du figuier est très complexe. Certaines variétés sont autofertiles, d'autres non. Ces dernières nécessitent alors la présence d'un petit insecte, le blastophage, pour la pollinisation, et d'un autre figuier à proximité.

Types de figuiers et leur fructification :

  • Figuiers mâles (caprifiguiers) : Produisent des fruits non comestibles.
  • Figuiers femelles communs : Sont autofertiles, la pollinisation n'est donc pas nécessaire pour obtenir des figues.
  • Figuier "Smyrne" : Est unifère et nécessite une pollinisation pour éviter que les figues ne chutent avant maturité. Ce type de figuier est particulièrement utilisé pour la production de figues séchées.
  • Figuier de type San Pedro : Est bifère.

On parle de figues et de figues-fleurs. Les figues-fleurs sont moins sucrées que les fruits d'automne et ne durent pas longtemps, il faut vite en profiter. Elles sont plus grosses que les figues, plus molles également, et leurs grains sont quasiment imperceptibles en bouche. Il est préférable de les cuisiner, par exemple au miel, en mélange avec un fromage frais, ou encore comme du pain avec une belle charcuterie naturelle. En Italie du sud, la figue-fleur est servie avec de l’huile d’olive ou une tapenade.

La multiplication du figuier : Le bouturage, une méthode privilégiée

Le bouturage est la méthode la plus simple pour multiplier un figuier et est également très facile à réussir. Votre voisin a sans doute raison pour de nombreux arbres fruitiers mais pas pour le figuier, il est très rare de faire des greffes sur un figuier. C'est un beau fruitier très courant autour de la Méditerranée, le figuier est un arbre facile à multiplier. La bouture du figuier est particulièrement facile à mener, d’où le nombre de méthodes existantes ! Il n’est même pas exigeant en terme de période de bouture, puisqu’il reprendra tout aussi bien en hiver qu’en automne ou en été. Bien sûr, toutes les méthodes ne marchent pas partout, il vous faudra choisir celles qui correspondent le mieux à votre climat !

Selon l'environnement, notamment le climat, certaines de ces méthodes offriront moins de réussites, et il est de toute façon rare que 100% des boutures réalisées donnent un plant. Il n’y a pas de date précise pour bouturer un figuier, les rameaux peuvent développer des racines presque tout au long de l’année, mais les méthodes varient selon que la bouture soit prélevée en plein hiver, au printemps ou en été.

Comment bouturer le figuier

La bouture simple

Cette méthode polyvalente peut être réalisée à différentes périodes de l'année.

En février :

  • Sélectionnez, sur des rameaux de l’année, de jeunes pousses portant entre 3 et 5 yeux.
  • Ôtez le bourgeon terminal.
  • Enterrez ces boutures à mi-hauteur en terre ou en pot après les avoir trempées dans de l’hormone de bouturage.

Au printemps (entre avril et juin) :

  • Prélevez un rameau de l’année, comportant plusieurs paires de feuilles, et taillez juste au-dessous d’un œil.
  • Supprimez les feuilles.
  • Trempez la base dans de l’hormone de bouturage.
  • Placez les boutures dans un contenant profond, rempli d’un substrat composé de terreau, de compost et de sable. Tassez bien et arrosez.
  • Gardez les boutures à l’abri du soleil et du vent, et veillez à ce que le substrat reste humide.
  • Les jeunes plants de figuier seront installés à l’automne, ou bien seulement rempotés en attendant le printemps, à condition de les abriter du gel durant l’hiver.

En septembre :

  • Taillez des rameaux de l’année de 5 mm de diamètre et d’une vingtaine de centimètres de long. Coupez en biais sous une feuille, puis étêtez en faisant une coupe droite (pour reconnaître haut et bas).
  • Deux possibilités de plantation :
    • Enterrez-les de ⅔, un peu penchées (pour obtenir plus de racines), dans une petite tranchée, dans un endroit assez protégé, et recouvrez de terre. Dans le cas d’une terre lourde, mélangez un peu de sable et de terreau pour l’alléger. Tassez et humidifiez légèrement. À l’automne suivant, il sera temps de les installer en pot pour qu’ils se développent durant 1 à 3 ans avant leur plantation définitive. Cette méthode convient aux régions à climat océanique ou en tout cas où les hivers sont doux.
    • En pot sous serre (dans les régions plus froides), dans du compost très décomposé ou dans un mélange de sable + compost.

La bouture à crossette

Cette méthode est particulièrement adaptée pour l'automne et l'hiver.

  • C’est à l’automne, dès novembre, ou en hiver que l’on bouture le figuier en tout cas après la chute des feuilles qui signale la descente de la sève.
  • Sélectionnez dans votre figuier des branches âgées de 2 ans et récupérez sur ces branches des rameaux de l’année d’au moins une vingtaine de centimètres. Veillez à conserver une crosse de la branche porteuse, 1 cm de chaque côté du rameau. Réalisez une coupe très nette, sans abîmer l’écorce.
  • Supprimez le bourgeon terminal et ne conservez que 3 bourgeons latéraux.
  • Il sera nécessaire de faire stratifier ces boutures afin qu’elles développent des racines : installez-les dans un récipient plein de sable, avec une extrémité exposée à l’air. Arrosez légèrement et installez le récipient à l’extérieur, durant tout l’hiver. Ce traitement va permettre au bois de se ramollir pour laisser percer les racines.
  • Au printemps, plantez vos boutures (à ce moment-là on ne peut pas voir encore si la bouture a fonctionné) en pépinière ou en pot individuel, dans un mélange de sable et de terreau à part égale. Vous arroserez régulièrement afin que le substrat reste légèrement humide jusqu’à la plantation définitive, l’hiver suivant.

La bouture dans un verre d’eau

Une technique simple et visuelle pour suivre le développement des racines.

  • Prélevez durant l’hiver des pousses sur des rameaux du printemps et placez-les dans un verre d’eau. Renouvelez celle-ci dès qu’elle devient moins claire.
  • L’astuce : pour garder l’eau propre plus longtemps, mettez-y un morceau de charbon de bois.
  • Lorsque les boutures mesurent 5 cm, placez-les dans leur pot individuel, dans un mélange léger.
  • Quand le temps se radoucit (au moins 13° la nuit), il est temps de sortir les pots, que vous installerez à l’abri du vent et du soleil. Les plants de figuiers seront plantés à leur emplacement définitif à l’automne, ou au printemps suivant. Pensez à les protéger du froid leur premier hiver, surtout s’ils sont toujours en pot.

boutures de figuier dans des verres d'eau

La bouture à l’étouffée

Idéale pour les régions aux hivers froids, cette méthode crée un environnement contrôlé.

  • Cette méthode de bouture du figuier se réalise en mars pour éviter les rigueurs de l’hiver dans les régions froides.
  • Repérez les pousses de l’année précédente et prélevez des rameaux qui en sont issus en réalisant une coupe en biseau. Ces rameaux d’une vingtaine de centimètres portent au moins 3 yeux, vous en garderez jusqu’à 5.
  • Pour de meilleures chances de reprise, trempez le bas de vos boutures dans de l’hormone de bouturage.
  • Vous placerez vos boutures de figuier en pot, enterrées à mi-hauteur (au moins la moitié des yeux doit être enterrée), dans un mélange de terreau de semis et de sable. Choisissez un pot large et profond, pour y placer toutes vos boutures, ou bien de petits pots individuels. Tassez et arrosez.
  • Plantez au milieu de votre contenant un petit tuteur plus long que les boutures. Placez tout autour du pot ou de la bouteille un sac en plastique transparent que vous maintiendrez en place grâce à un élastique. Le tuteur empêchera le plastique de toucher les boutures.
  • Installez l’ensemble dans une zone lumineuse, à une température d’au moins 16°.
  • Dès que vous voyez apparaître le feuillage, percez quelques trous dans le sac, celui-ci pourra être enlevé quand le système racinaire sera bien développé.
  • Il faudra ensuite acclimater le jeune figuier à l’extérieur : sortez-le lorsque les températures dépassent 13° durant la nuit, et installez-le à l’abri du soleil, et protégé du vent.
  • Il pourra y rester jusqu'au printemps suivant, où il sera mis en terre, s’il est protégé durant l’hiver sous un châssis. Mais mis à part dans les régions aux hivers rigoureux, ou en altitude, il pourra être planté durant l’hiver.
  • L’astuce : si vous n’avez pas de pot disponible, installez vos boutures de figuier dans une bouteille en plastique, dont vous aurez gardé le fond et les ⅔ de la hauteur. Percez la bouteille pour le drainage et utilisez-en une par bouture. Vous pourrez utiliser le haut de la bouteille, maintenu par du scotch, pour enfermer les boutures. Vous enlèveriez d’abord le bouchon, lorsque pousseront les jeunes feuilles, puis le haut de la bouteille lorsque les racines seront bien développées. Il est possible que, durant le confinement, des racines aériennes se développent. Dès que la bouteille sera ouverte, il faudra recouvrir ces racines de terre.

La bouture longue

Cette méthode est à privilégier dans les régions aux hivers doux.

  • Il est aussi possible de prélever des boutures de figuier en août. Cette méthode ne sera pas réalisable dans les régions aux hivers trop froids.
  • Il s’agit ici de tailler un long rameau, au moins 1m, dont l’extrémité est encore verte.
  • Une fois effeuillé, excepté la paire de feuilles terminale, installez-le dans un contenant rempli d’eau de pluie. Il est nécessaire qu’au moins 50 cm du rameau soit immergé.
  • Quelques semaines plus tard, des radicelles blanches commencent à se développer.
  • Placez votre bouture en pot (ou en jauge) au mois de novembre dans un endroit protégé du froid.
  • Réalisez la plantation définitive au printemps.

Créer un bonsaï de figuier

Le saviez-vous ? Il est possible de créer un bonsaï à partir d’une bouture de figuier. Une fois la bouture bien racinée et pourvue de plusieurs feuilles, au printemps ou en fin d’été début d’automne, installez-la dans un petit contenant empli d’un substrat pour bonsaï, léger et bien drainant. Le processus de formation consiste en un pincement annuel, au printemps, de tous les bourgeons apicaux afin de provoquer la densification et de ligatures progressives.

La bouture du figuier de Barbarie : une autre approche

Comment faire une bouture de figuier de Barbarie, cette plante grasse typique des régions du pourtour de la Méditerranée ? L’opération est très simple, car il suffit de récupérer quelques jeunes “raquettes” (leur vrai nom est “cladodes”) et de les planter dans un substrat très drainant pour que des racines apparaissent, environ 2 mois plus tard.

  • Coupez des jeunes pousses à la jointure en vous protégeant des épines.
  • Laissez cicatriser la plaie durant quelques jours en la plaçant dans un endroit aéré et bien sec.
  • Placez-les dans des petits pots individuels emplis d’un mélange de pouzzolane de substrat pour cactées. Positionnez chaque raquette contre la paroi, enterrée de quelques centimètres. Dans les régions du Sud de la France, elles peuvent être installées en pleine terre. Si besoin, allégez celle-ci avec du terreau.
  • Arrosez un mois plus tard puis tous les 15 jours en vidant systématiquement la coupelle. Installés à l’extérieur, les figuiers de Barbarie n’auront pas besoin d’arrosage.

Il est aussi possible de bouturer un figuier de Barbarie à partir de fruits encore verts. En effet, tout comme les raquettes, les fruits portent des aréoles à partir desquelles ils peuvent émettre feuilles et racines. Ils seront à moitié enterrés à plat dans un substrat léger et arrosés peu mais régulièrement.

Le saviez-vous ? Ces “raquettes” sont particulièrement résistantes, une fois détachées du pied-mère elles peuvent rester en sommeil pendant plusieurs mois, à condition d’être dans un environnement bien sec.

jeunes raquettes de figuier de Barbarie prêtes à être bouturées

Gérer les rejets de figuier : Quand et comment intervenir ?

L'élimination des rejets de figuier est une étape importante pour maintenir la santé et la productivité de l'arbre. À quelle période doit-on le faire ? Il faut s'y prendre maintenant, dans 2 ou 3 semaines il sera trop tard, après il vous faudra attendre le mois de novembre. La taille du figuier est une opération qui diffère selon les variétés et les régions. Dans le sud, on effectue la taille habituellement de l'arbuste pendant le repos végétatif.

Le figuier est un arbre aux branches dures qui ne peuvent être marcottées simplement comme une glycine par exemple, mais dont le marcottage reste néanmoins possible. On utilise la même technique sur d’autres fruitiers comme le pommier, le noisetier ou des plus petits fruitiers comme le cassissier.

Comment bouturer le figuier

Pour éliminer et gérer les rejets, plusieurs approches sont possibles :

  • Cépée ou butte au-dessus de la souche : Elle doit être faite pendant le repos végétatif du figuier, sur les 2 ou 3 premières années. Cette technique est utile pour favoriser le développement de nouvelles pousses à partir de la base.
  • Taille de formation : C’est une taille réservée aux arbres cultivés le plus souvent le long d’un mur ou le long de câbles tendus chez les professionnels. C’est une taille « à plat ». Les branches charpentières et sous-charpentières sont conduites en oblique de manière à couvrir la surface que forme l’éventail en végétation pour une belle répartition des fruits et une récolte facilitée. Cette taille est intéressante aussi pour les petits jardins, car elle réduit l’encombrement en profondeur. Selon la région et parfois la variété, les tailles de formation du figuier peuvent être plus ou moins simples et parfois pas obligatoires. C’est le cas dans les régions du midi, où les récoltes sont quasiment ininterrompues de l’été à l’automne.
  • Contrôle des nouvelles pousses : Au mois de mai, supprimez toutes les nouvelles pousses sur ces rameaux, en dehors de la première, celle qui se trouve le plus près de la base de la branche. Après une nouvelle récolte, coupez les premiers rameaux originels, juste au-dessus de ceux qu’on a faits se développer à la base des branches.

Cultiver un figuier en pot : Défis et solutions

Bonjour, il y a environ un ou deux mois j'ai récupéré un rejet de figuier dans la nature, il fait environ 50 cm de haut. Je l'ai planté dans un grand pot, et maintenant de toutes petites feuilles ont poussé au sommet. Pour le pot, je n'ai pas vraiment le choix car je n'ai pas de jardin, mais il est très grand et profond. Un figuier en pot, surtout quand il s'agit d'un rejet récupéré, demande une attention particulière. Les racines sont très fortes et détruisent les murs au fil du temps, il faut donc prévoir un périmètre neutre pour votre arbre. En pot, il ne peut évoluer de la même manière qu'en pleine terre. La fructification est très aléatoire, ou tout ou rien ! Vous ne savez pas grand-chose sur votre figuier, et vous devrez attendre plusieurs années pour savoir si cet arbre va faire des fruits (une fois ou deux fois).

Conseils pour un figuier en pot :

  • Taille du pot : Un grand pot profond est essentiel pour permettre un développement racinaire suffisant.
  • Substrat : Utilisez un mélange de terreau, de compost et de sable pour un bon drainage.
  • Arrosage : En période sèche, si le figuier manque d’eau, sa fructification sera limitée. Un arrosage régulier est crucial, surtout pendant les périodes chaudes.
  • Exposition : Placez le pot dans un endroit ensoleillé et abrité.
  • Protection hivernale : Protégez le figuier du gel durant l'hiver, surtout s'il est jeune.
  • Fertilisation : Un apport d'engrais équilibré peut être bénéfique pour soutenir la croissance et la fructification.
  • Patience : Le développement des fruits peut prendre plusieurs années. Mettez votre figuier en terre et n'attendez rien de plus que le plaisir de l'avoir "sauvé" et de le voir se développer. Un rejet marcotté de trois à quatre ans, 1 m de haut, bifère, peut déjà présenter deux petites figues. Pour tromper le temps, à côté de votre figuier, vous pouvez planter un pied de tomate cerise, cela fonctionne très bien et en juillet, faute de figue, vous mangerez des tomates cerises.

Soins du figuier et prévention des maladies

Le figuier est souvent cité comme l'arbre de l'autonomie alimentaire, notamment car il ne subit pas d’attaques ou qu’il est très résistant aux maladies. C’est vrai. Pour la plupart des arbres et des variétés sur lesquelles les fruits ont été récoltés, ils étaient en parfaite santé, magnifiques et les figues délicieuses. Cependant, il peut être sujet à certaines affections.

  • Éliminez les mauvaises herbes : Vous pouvez également déposer au pied de l'arbre des pierres, de manière à empêcher le développement de végétation dans laquelle peuvent se cacher de nombreux prédateurs.

Maladies et ravageurs courants :

  • Psylles : Vous observez des jeunes pousses engluées et déformées et la présence de filaments cireux et de fumagine sur les rameaux de vos arbres fruitiers ou d’ornement ? Les psylles sont de la même famille que les pucerons ou encore les cigales, elles ressemblent d’ailleurs à une toute petite cigale. On peut la reconnaître également grâce à sa façon qu’elle a de se déplacer : elle fait des bonds. Cet insecte se nourrit de la sève des larves, et produit une « cire » et du miellat. Il peut apparaître ensuite la « fumagine ». Les larves de la psylle sont très voraces et dangereuses pour l’arbre. Les feuilles sont piquées, recouvertes de miellat, et se déforment.
    • Traitement : Nettoyez le feuillage au jet d’eau puis pulvérisez un mélange d’eau et de savon noir. En cas d’invasion importante, traitez en plus avec un insecticide bio.
  • Araignées rouges : Pulvérisez de l’eau sur le dessus et le dessous des feuilles. À noter : les araignées rouges peuvent corrompre beaucoup de plantes de proximité. C’est une maladie cryptogamique, un champignon que les jardiniers amateurs connaissent bien, qui nuit au développement de l’arbre. Les attaques interviennent lors des périodes chaudes et par manque d’eau. Les signes apparaissent, les feuilles qui se déforment, elles sont recouvertes de poudre blanche.
  • Pustules sur le figuier : Sur le figuier, des « pustules » apparaissent sur les branches principales et les rameaux secondaires.
    • Traitement : Coupez les parties atteintes en prenant de la marge.

image montrant des feuilles de figuier affectées par les psylles

En suivant ces conseils, vous pourrez gérer efficacement les rejets de figuier, multiplier cet arbre fruitier extraordinaire et profiter de ses récoltes abondantes, qu'il soit cultivé en pleine terre ou en pot.

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