La taille d'un bonsaï est une étape fondamentale, non seulement pour créer une forme esthétique mais aussi pour assurer une croissance saine et vigoureuse. Cependant, l'amateur débutant se sent souvent désemparé avec sa paire de ciseaux, car il existe plusieurs types de tailles qui se font à des périodes différentes et correspondent à des objectifs précis. On pourrait penser qu'il s'agit simplement de conserver la forme du bonsaï, en coupant les pousses de l'année qui dépassent du profil de l'arbre. Mais l'art de la taille va bien au-delà, notamment pour une espèce fascinante comme le Mélèze (Larix), un conifère caduc qui offre des défis et des récompenses uniques aux passionnés de bonsaï.

Comprendre le Mélèze : Une espèce singulière
Le mélèze (genre Larix, famille des Pinaceae) est un grand conifère caduc, contrastant avec la plupart des autres conifères. Les espèces communes pour le bonsaï sont le mélèze européen (Larix decidua) et le mélèze japonais (Larix kaempferi), et il existe également des hybrides des deux. Toutes les autres espèces de Larix sont aussi adaptées pour la création de bonsaï. En hiver, sans aiguilles, éventuellement avec quelques cônes sur les branches, les bonsaïs mélèze sont particulièrement attrayants. Les mélèzes se trouvent surtout dans les régions les plus froides de l'hémisphère nord et constituent l'une des essences forestières prédominantes en Russie, au Canada et en Scandinavie, atteignant généralement une hauteur de 20 à 40 mètres.
Les jeunes mélèzes ont des rameaux longs (jusqu'à 50 cm de long) avec des aiguilles simples, en forme de spirale, tandis que les rameaux courts sont extrêmement courts, avec des aiguilles en forme de touffe (20 à 50 pièces). Les pousses courtes se développent mieux sur les bonsaïs. Le mélèze est très apprécié par les amateurs de bonsaï car sa croissance est rapide et son tronc s'épaissit tout aussi rapidement. Le changement de couleur de ses aiguilles au fil des saisons et ses petits cônes sont des attraits supplémentaires. Les bonsaïs de mélèze sont extrêmement résistants en extérieur et présentent un bourgeonnement très attrayant au printemps. Une fois installés dans le pot à bonsaï, ils sont très simples d'entretien.
Les différents types de tailles pour le bonsaï Larix
La taille d'un bonsaï se divise en plusieurs catégories, chacune ayant un rôle spécifique dans la formation et l'entretien de l'arbre. Pour le mélèze, comprendre ces distinctions est crucial pour obtenir un spécimen équilibré et esthétique.
1. La taille de structure : Poser les fondations
La taille de structure, également appelée taille de formation, sert à poser les bases de la structure de l'arbre, notamment son tronc et ses branches principales. Elle se pratique en hiver ou en début de printemps, avant que l'arbre ne commence à pousser, lorsque quasiment toutes les feuilles sont tombées sur les feuillus. Sur les conifères, cela est également préférable avant l'ouverture des fragiles bourgeons de printemps. Cette période permet de mieux voir la structure de l'arbre et des branches.
Lors de cette taille, il est essentiel de ne jamais conserver deux branches qui partent du même endroit sur le tronc, car cela pourrait entraîner la formation d'une "boule" à cause de l'afflux de sève à cet endroit. Les ramifications ne font pas toujours par paire ; un rameau se sépare en deux, qui vont ensuite se séparer en deux, et ainsi de suite. C'est comme cela que l'on forme de jolis plateaux. Sur les érables du Japon ou les ormes de Chine, il est courant d'avoir de nombreux bourgeons partant d'un même point ; les conserver pourrait entraîner une inversion de conicité. Cette règle est particulièrement importante pour les branches principales d'un bonsaï.
On recherche la conicité du tronc, qui doit être massif à la base (au niveau du nebari) et doit progressivement devenir de plus en plus fin. Même sur un bonsaï mature, cette opération est parfois nécessaire car la végétation s'est allongée, et les parties en bout de branches sont devenues trop grosses, car ce sont les plus vigoureuses. Un beau bonsaï n'est pas simplement une grosse boule de feuilles posée sur un tronc ; la beauté est souvent dans les différents espaces vides entre les plateaux de végétation.
La méthode "Tailler et laisser pousser" est très efficace pour créer un bonsaï en structurant, avant tout, ses branches principales, dites primaires, et les racines principales, celles qui constitueront la base du tronc. Le seul réel choix initial consiste à déterminer la hauteur finale que l'on souhaite donner à l'arbre. Cette taille est certainement affaire de goût, mais elle est aussi contrainte par l'espèce qui a plus ou moins la capacité à réduire la dimension de ses feuilles. Pour le mélèze, cette réduction est tout à fait possible.

2. La taille d'entretien : Affiner la forme
La taille d'entretien s'effectue tout au long de l'année, et sert à affiner la forme du bonsaï, réduire le nombre de rameaux, éclaircir la ramure, et maintenir la silhouette souhaitée. Elle consiste à couper le rameau dès qu'il a commencé à lignifier, c'est-à-dire qu'il se transforme en bois (sa couleur est passée du vert au marron). Il faut toujours tailler en laissant deux feuilles ; il va alors se former deux bourgeons qui donneront naissance à des rameaux. À chaque taille, le nombre de rameaux est multiplié par deux.
Le mélèze nécessite de bonnes tailles régulièrement. Les branchettes sont taillées à deux bourgeons quand cela est possible. En été, les longues pousses sont raccourcies quand elles atteignent 10-15 cm et que les bourgeons sont apparents près de la base de la pousse. Éviter de tailler trop souvent au même endroit pour les arbres matures, car cela pourrait engendrer de vilains boutons ou moignons et favoriser la sénescence. Les bourgeons mal placés et bizarres doivent être supprimés avant qu'ils ne s'ouvrent.
Le mélèze est une espèce très vigoureuse ; durant l'été, il sera nécessaire de surveiller régulièrement l'apparition de nouvelles pousses. La taille d'entretien du bonsaï larix peut s'effectuer tout au long de la période végétative, sur des arbres déjà formés. Laissez pousser les branches intéressantes, puis rabattez-les à la hauteur désirée. Il faut toujours laisser au moins une touffe d'aiguilles pour éviter que la branche ne dépérisse. Stoppez la taille fin juillet.
3. Le pincement : Maîtriser la vigueur
Le pincement consiste à couper au ciseau ou avec ses doigts (d'où le nom de pincement) le bourgeon qui vient de s'ouvrir en bout du rameau. Sa croissance va être bloquée, et de nouveaux bourgeons vont se former en quelques semaines, mais ils seront plus faibles, permettront d'avoir des entre-nœuds plus courts et des feuilles plus petites.
Le pincement ne se pratique que sur un bonsaï qui est en "phase de finition", c'est-à-dire que la structure est bien établie et que les branches sont bien ramifiées. Il est possible sur le mélèze ; pincez les nouveaux rameaux et les pousses du tronc au printemps et tout au long de sa période de croissance.
La plupart des arbres ont une "tendance apicale", c'est-à-dire que la tête et le bout des branches sont plus vigoureux que ce qui se trouve plus à l'intérieur de l'arbre. En taillant pendant la période de croissance, vous allez stopper temporairement la pousse. Avoir des branches parfaitement équilibrées est quelque chose de difficile à atteindre, car c'est un peu aller contre la nature de l'arbre de vouloir toujours s'allonger pour aller à la recherche de la lumière.
La taille des chandelles induit, la plupart du temps, un bourgeonnement multiple à l'endroit de la taille. Il faut, en automne, sélectionner les deux bourgeons les mieux positionnés et enlever les autres.
Pincement d'un Bonsai, le METSUMI
4. La défoliation : Stimuler la ramification et la taille des aiguilles
Alors que plus il y a de feuilles, plus il y a de photosynthèse, pourquoi tailler peut-il améliorer ce processus ? Il faut comprendre une chose essentielle : pour que les feuilles puissent faire la photosynthèse, il faut qu'elles soient à la lumière. Les parties qui se trouvent plus à l'intérieur de l'arbre vont se retrouver à l'ombre. Même en taillant les longues pousses qui dépassent du profil du bonsaï, il peut y avoir tellement de feuillage que l'intérieur se trouve complètement à l'ombre.
Pour les mélèzes, la taille des aiguilles ou l'effeuillage ne se pratiquent pas. Toutefois, il est important de conserver certaines petites branches qui se trouvent proches du tronc, car elles permettent de créer de jolis plateaux. La défoliation totale est un peu traumatisante pour un bonsaï et elle ne doit être pratiquée que sur un arbre en pleine santé. Sur les érables du Japon, il est conseillé de conserver une feuille sur deux sur les parties les plus vigoureuses.
Considérations spécifiques pour le bonsaï Larix
Le chemin pour créer un bon bonsaï de mélèze (mélèze japonais, Larix kaempferi, Larix leptolepis) est long et se compose de plusieurs étapes. La formation de la structure de base du houppier, suivie de son façonnage, sont des étapes importantes. La taille de structure des pousses à croissance rapide (pousses longues) joue un rôle crucial dans la construction du houppier d'un bonsaï.
Dominance apicale et équilibre
Les mélèzes japonais, comme tous les arbres bonsaï, ont besoin de lumière. Pour bénéficier du bon éclairage, ils doivent grandir rapidement. Afin de gagner rapidement de la hauteur, le mélèze du Japon, surtout en tant que jeune arbre, doit pousser très rapidement vers le haut. Pour ce faire, les pousses de mélèze qui poussent en dessous sont inhibées dans leur croissance par les hormones de croissance formées dans les pousses supérieures. Cette dominance de la cime de l'arbre (également appelée dominance apicale) varie en fonction des espèces de bonsaï. Plus la dominance apicale est élevée dans un arbre, plus la pousse prend le relais rapidement et supprime le reste.
Lors de la formation d'un bonsaï, en particulier lors de la construction de la ramification d'un houppier de bonsaï, la dominance apicale est très dérangeante. Si nous n'intervenions pas régulièrement en réduisant les pousses fortes, la croissance du houppier serait unilatérale. Les pousses fortes deviennent de plus en plus fortes et les plus faibles, en revanche, meurent. Le bonsaï de mélèze est souvent taillé au milieu de la saison de croissance. De nouvelles pousses se forment rapidement. Début juin est un bon moment pour tailler votre bonsaï.
Ce que l'on recherche sur un bonsaï, ce sont des grosses branches sur le bas, et plus on monte vers l'apex, plus les branches deviennent fines. Or, sur un arbre en formation, il peut y avoir un déséquilibre. Vous pouvez avoir une branche basse qui est plus fine que celles au-dessus. Il faut donc la faire grossir, et pour cela, il faut la laisser pousser. En ne taillant rien sur cette branche, vous allez voir se développer beaucoup de rameaux, beaucoup de feuilles, et plus il y a de feuilles, plus la branche va grossir. Cette technique fonctionne également si vous voulez faire grossir le tronc ; dans ce cas, vous devez laisser pousser l'arbre librement, surtout au niveau de la tête. Vous pouvez alors avoir une tige apicale qui peut faire plus d'un mètre de haut, et vous verrez que le tronc se mettra à grossir.
Combien de temps faut-il conserver ces "tire-sève" ? Vous pouvez laisser filer deux ans, et si le diamètre voulu n'est pas encore atteint, alors taillez quand même, et laissez pousser sans tailler l'année suivante. Lorsque vous rabattez ce tire-sève, vous pouvez repartir sur une pousse proche du tronc, mais ne coupez pas au niveau du profil de l'arbre.
Gestion des cicatrices
Lorsque l'on coupe complètement une branche, ou que l'on raccourcit une branche (par exemple lorsqu'elle a poussé librement pour la faire grossir), on se retrouve avec une grosse cicatrice. Sur un conifère, il est toujours possible de créer du bois mort pour rendre cette coupe moins artificielle. Une bonne technique pour fermer une grosse cicatrice est de laisser filer un rameau au niveau de la coupe. Souvent, vous verrez que là où vous avez coupé, plusieurs bourgeons vont apparaître. Si la cicatrice est vraiment grosse, il faudra peut-être faire l'opération en plusieurs fois. En effet, le tire-sève que vous allez laisser pousser peut devenir lui aussi très gros, et en le coupant vous allez créer une nouvelle cicatrice. Pour éviter cela, taillez chaque hiver ce tire-sève en laissant un centimètre de bois.
Le mélèze a une résine très collante qui rend le mastic obsolète, et forme des bourrelets cicatriciels très forts qui referment les cicatrices assez rapidement. Les plaies se referment vite et bien, sans application de mastic cicatrisant. On peut très bien tailler des branches et des pousses avec ensuite une cicatrisation parfaite. Les jeunes pousses peuvent être raccourcies toute l'année à l'aide de ciseaux à bonsaï.
Ligature
La ligature consiste à améliorer la forme (inclinaison) de l'arbre, à l'aide de fils en cuivre ou en aluminium entourés sur le tronc et les branches des bonsaïs. Elle peut se faire toute l'année, mais faites attention à ne pas abîmer les feuilles au moment du débourrement (stade d'éclosion des bourgeons).
Les mélèzes peuvent être ligaturés pendant la période de dormance hivernale, avant que les fragiles bourgeons commencent à s'ouvrir au printemps. Les jeunes branches du mélèze et du mélèze doré sont assez flexibles et peuvent être facilement mises en forme avec du fil ou des haubans. Les branchettes et branches s'épaississent rapidement pendant la période de croissance et le fil doit être enlevé à temps avant que cela ne morde trop profondément dans l'écorce. La ligature est préférable en automne après la chute des aiguilles. Si le bonsaï ne pousse pas trop, elle peut souvent rester sur l'arbre jusqu'à l'automne prochain. Lorsque le fil de bonsaï commence à s'enfoncer dans l'écorce, enlevez-le. Même les branches les plus solides restent flexibles, de sorte que même avec les bonsaïs mélèzes plus âgés, la ligature pose peu de problèmes.
Si une branche est pliée davantage, le bonsaï mélèze doit être protégé de la pluie l'hiver suivant. À l'air libre, la pluie pénètre dans les fissures et peut décoller l'écorce du bonsaï si elle gèle. En général, le mélèze est une espèce qui pousse droit. Cependant, pour lui donner un style informel, penché ou tordu, la ligature est possible au début de l'été (mai-juin). Comme le mélèze est un arbre à croissance rapide et que ses branches s'épaississent rapidement, la ligature ne doit pas rester longtemps en place. Retirez les fils après 8 semaines et recommencez l'opération tous les ans si besoin, car le bois dispose d'une grande élasticité. Pensez également à vérifier régulièrement que les fils de ligature ne s'incrustent pas dans l'écorce.
Entretien général du bonsaï Larix
La taille ne peut être efficace que si le bonsaï est en bonne santé. Un entretien approprié est donc essentiel.
Emplacement et température
Le mélèze et le mélèze doré (Pseudolarix) poussent bien en plein soleil, de préférence à mi-ombre en été pendant les heures les plus chaudes. Le Larix est très résistant au gel, mais devrait être protégé de l'excès de pluie en hiver. Les Pseudolarix préfèrent la mi-ombre pendant les semaines chaudes d'été et être protégés du vent asséchant. Le mélèze doit être placé à l'extérieur toute l'année. L'exposition doit être ensoleillée, il supporte bien le plein soleil. Toutefois, il est conseillé de le placer à mi-ombre pendant les plus fortes chaleurs de l'été pour éviter le jaunissement ou le flétrissement des aiguilles.
À l'origine, le mélèze est un arbre de montagne qui peut vivre à plus de 2000 mètres d'altitude ; cette espèce est très résistante au froid et au vent. Il peut passer l'hiver à l'extérieur jusqu'à -15° C, sans protection particulière. Les mélèzes en bonne santé sont totalement rustiques sous nos latitudes. Il est préférable de les mettre dehors pendant la saison froide. Les bonsaïs mélèzes font partie des rares espèces qui peuvent passer l'hiver à l'extérieur pendant de nombreuses années sans problèmes. Pour cela, il faut simplement les placer dans un endroit ombragé et protégé du vent. La seule exception que nous faisons à l'hivernage de bonsaïs mélèzes en plein air : si un bonsaï a été récemment ligaturé et que les branches sont plus courbées, nous plaçons les arbres dans une tente en aluminium non chauffée en hiver. À noter que plus le mélèze est cultivé dans un climat frais plus les aiguilles seront petites et compactes. Son feuillage ne doit pas être humide en permanence, ce qui favoriserait les attaques fongiques. Évitez les expositions confinées et placez-le plutôt dans une zone bien aérée.
Arrosage
Les mélèzes doivent être arrosés dès que le substrat devient sec. Les Pseudolarix ont besoin de beaucoup d'eau et devraient rester humides ; ne laissez jamais sécher la motte racinaire. En été, le pot du Pseudolarix peut être placé dans une soucoupe pleine d'eau pour assurer une certaine humidité pendant les chaudes journées. Le mélèze d'Europe (Larix Decidua) est l'une des espèces faisant partie des conifères les plus gourmands en eau, et particulièrement en été. L'arrosage de ce bonsaï doit être régulier, mais modéré afin de conserver le substrat ou la terre humide tout en évitant l'excès d'arrosage qui provoque un allongement des aiguilles. Comme le podocarpus et beaucoup d'espèces de conifères, le mélèze est sensible à l'excès et au manque d'eau.
De manière générale, en hiver il faut conserver le terreau légèrement humide. En été, l'arrosage doit être plus fréquent surtout lors de fortes chaleurs, ou si cultivé en plein soleil. Gardez le sol pour bonsaï toujours humide (mais pas détrempé). Étant donné que le mélèze du Japon peut (et devrait) être placé au soleil, il peut même être nécessaire de l'arroser deux fois par jour en plein été. En hiver, l'arrosage est considérablement réduit. Si un bonsaï mélèze perd ses aiguilles au printemps ou en été, c'est très inquiétant. Cela est très souvent dû à une sécheresse. Les mélèzes ont besoin de beaucoup d'eau.
Engrais
Commencez à appliquer de l'engrais dès que les bourgeons sont ouverts au printemps. Vous pouvez utiliser un produit fort en azote pour l'aider à développer des pousses vigoureuses et utiliser après un engrais plus équilibré. En raison de leur croissance rapide, les bonsaïs Mélèze (en particulier lors de la phase de démarrage) ont besoin d'une quantité relativement importante d'éléments nutritifs. Les engrais organiques pour bonsaïs (type Biogold et Hanagokoro, par exemple) sont administrés toutes les 4 semaines pendant la période de croissance (du printemps à début septembre). Les engrais liquides pour bonsaïs conviennent également, mais sont moins souvent utilisés. Un engrais solide à décomposition lente du type Biogold est conseillé pour cette espèce. En cas d'utilisation d'un engrais chimique liquide, divisez par deux les doses recommandées sur l'emballage du produit et espacez l'apport tous les 15 jours.
Rempotage
Le mélèze et le mélèze doré doivent être rempotés tous les 2 ans, tous les 3 à 5 ans pour les plus vieux spécimens. Le rempotage doit être fait au printemps avant que les bourgeons s'ouvrent ou à l'automne. Ne retirez pas plus du tiers de la motte racinaire. Les conifères demandent un rempotage moins fréquent que les feuillus, et le mélèze n'échappe pas à cette règle. De manière générale, un rempotage tous les deux à trois ans est une fréquence idéale pour cette espèce. La meilleure période est au début du printemps, au moment où les bourgeons commencent à gonfler et avant qu'ils n'éclosent. Lors du rempotage du Larix, ne pas tailler trop sévèrement les racines (1/3 au maximum), car celles-ci sont fragiles et peu denses.
Les mélèzes japonais ont une forte croissance racinaire. Par conséquent, en fonction de l'âge, ils sont rempotés chaque année (jeunes plants âgés de 1 à 3 ans) jusqu'à tous les 5 ans (spécimens finis et plus âgés). L'Akadama est appropriée. Nous avons une très bonne expérience avec des substrats tels que la pierre de lave. Elle a une structure qui tient aussi longtemps que vous le souhaitez, laissant beaucoup d'air aux racines. Nous rempotons tous les bonsaïs mélèzes au début du mois de mars, exactement quand les bourgeons commencent à s'ouvrir. À cette époque, le bonsaï japonais mélèze peut très bien tolérer une taille de racines.
Si le bonsaï a été rempoté trop tard, vous ne pourrez pas faire grand-chose. Maintenez-le modérément humide, placez-le à l'abri du vent et partiellement à l'ombre. Ne pas rempoter les bonsaïs, ne pas fertiliser. Si le bonsaï est toujours en vie, il repoussera tôt ou tard.
Le premier rempotage (uniquement si le jeune plan a atteint sa taille finale) a pour objectif de contrer cette tendance en coupant le pivot. On ne laisse alors - sans les couper - que quelques radicelles pour alimenter le jeune plan ; on est proche d'une bouture de racine. Les radicelles conservées lors de cette première intervention n'ont pour seul but que d'alimenter l'arbre ; elles ne seront, en général, pas conservées dans le futur. À l'endroit de la coupe, vont se développer de nouvelles racines partant toutes du même point, ou presque. Au cours des rempotages suivants, les racines partant vers le bas - de plus en plus rares - seront systématiquement éliminées. Les racines latérales seront coupées successivement, dans l'ordre des interventions. La surface des racines près de la base du tronc (Nebari) des jeunes mélèzes peut facilement être améliorée par la méthode du marcottage aérien ou du garrot.
Substrat et pot
Le mélèze demande un sol bien drainant et légèrement acide. L'Akadama est un bon choix, ainsi que des mélanges avec de la pierre de lave. Pour le choix du pot, les mélèzes se développent mieux dans des pots moyennement profonds. Les pots à bonsaï ovales sont plus appropriés pour les mélèzes dont la couronne est arrondie et dont le feuillage est épais. Les pots rectangulaires conviennent mieux à des styles plus dramatiques. Les pots à bonsaï ronds conviennent particulièrement aux mélèzes traités en style du lettré. Nos pots à bonsaï en plastique brun foncé conviennent parfaitement aux pré-bonsaïs de mélèzes. Puisqu'ils appartiennent au bonsaï d'extérieur et ils résistent bien à l'hiver, choisissez de préférence un pot à bonsaï fabriqué à la main, résistant au gel. D'après notre expérience, les pots bon marché (conçus pour les bonsaïs d'intérieur) sont également résistants au gel quasiment à 100%.
Multiplication
Les mélèzes peuvent se multiplier par semis ou par bouture de branches fines. La surface des racines près de la base du tronc (Nebari) de jeunes mélèzes (aussi bien du mélèze japonais que du mélèze européen) peut facilement être améliorée par la méthode du marcottage aérien ou du garrot.
Parasites et maladies
Le Larix et le Pseudolarix peuvent être attaqués par les cochenilles farineuses, les pucerons noirs, les minuscules pucerons qui laissent les aiguilles sèches et entortillées, les chenilles, les larves de scolytes, les moucherons biliaires, les mouches scies et des maladies fongiques comme la pourriture grise des racines et la rouille. Utilisez un insecticide spécifique et essayez d'améliorer les conditions de vie de votre arbre. Les bonsaïs mélèzes ne sont presque jamais attaqués par des insectes nuisibles. Nous n'avons jamais rien remarqué de particulier pour le mélèze japonais.
Les mélèzes d'Europe attrapent de temps en temps des pucerons. Ceux-ci sont généralement reconnaissables très rapidement. L'espèce la plus commune est le puceron de l'épinette verte (Sacchiphantes viridis). Il utilise le mélèze d'Europe comme hôte intermédiaire. Cependant, l'infestation par des pucerons n'est pas très grave pour le mélèze. Comme il est surtout peu attrayant, il est recommandé de traiter l'arbre avec des insecticides disponibles dans le commerce contre les insectes nuisibles dès leur apparition. Une infestation par un autre puceron de l'épinette (Adelges geniculatus) se prend en charge de la même manière. Le mélèze est principalement sensible à la rouille, au dessèchement des pousses, et au pourridié.
Styles et formes
Les principales caractéristiques du mélèze sont : une croissance rapide, un tronc qui s'épaissit vite, et des nuages de feuillages faciles à former. Sur les Larix, tous les styles sont possibles : droit, penché, cascade, en « S », etc. Les jeunes mélèzes sont souvent utilisés en forêt. Cela permet de mettre en valeur des sujets peu structurés. Lors de la formation d'un arbre solitaire, il est important à bien différencier et aérer les nuages de feuillage, car c'est un bonsaï qui a tendance à développer une ramure très (trop) compacte. La création de Jin est possible sur le mélèze, mais est plus indiquée sur des sujets âgés. Les bonsaïs mélèzes conviennent à la plupart des styles, à l'exception de la forme en balai. Cette espèce est particulièrement bien adaptée au style droit informel.
