Composter les déchets est devenu une habitude répandue, non seulement pour les possesseurs d’un jardin, mais aussi pour ceux qui vivent en appartement. Cette pratique écologique diminue d’autant les déchets à gérer par les communes, s’inscrivant ainsi dans une démarche écoresponsable de valorisation des déchets. Cependant, organiser son propre compost soulève de nombreuses questions, notamment en ce qui concerne son "nourrissage" : que mettre dans le composteur ? Qu'en est-il des agrumes ou de la viande ? Ce guide détaillé répond à ces interrogations pour aider les composteurs en herbe à produire un amendement de qualité.

Comprendre le compostage : un processus naturel et dynamique
Le compostage est un processus naturel de dégradation de la matière organique qui vise à obtenir un "terreau" stable et riche en éléments nutritifs, plus ou moins semblable à l’humus selon la manière dont il a été conduit. C'est d'ailleurs l'imitation par l'homme de ce qu'il se passe naturellement en forêt lors de la formation de cet humus. Ce sont des organismes vivants qui décomposent cette matière organique : vers de terre et autres insectes (ce que l'on appelle la faune épigée), bactéries, champignons… Au cours de ce processus, la matière présente va passer par plusieurs stades de réchauffement puis de refroidissement. Pour que les macro et micro-organismes puissent bien faire leur travail, il est indispensable qu’il y ait de l'air et de l'eau. C’est pourquoi il est recommandé de fréquemment aérer le tas et de l’arroser quand le temps est sec.
Les acteurs clés de la décomposition
Les micro-organismes utiles au compostage, comme les bactéries et les champignons (ou Mycètes), ont besoin d'oxygène. Ils sont la cause de l’élévation de température observée lors de la fermentation, conduisant à un dégagement de gaz carbonique et d'acides. Les organismes thermophiles, capables de fonctionner jusqu'à 70°C, prennent le relais lors des phases chaudes. D'autres acteurs, tels que les protozoaires et les algues, participent également à la transformation. La présence de vers est un indicateur positif, car ils contribuent activement à la dégradation de la matière organique. Si votre compost n'en a pas, c'est peut-être dû à des conditions défavorables (trop sec ou trop acide), mais il est tout à fait possible d'en introduire pour accélérer le processus.
Les conditions essentielles au bon déroulement du compostage
Le succès du compostage repose sur un équilibre délicat entre plusieurs facteurs. Une humidité comprise entre 50 et 60 %, pour une moyenne de 55 %, est idéale. Un compost trop sec freine l'activité des micro-organismes, tandis qu'un compost trop humide empêche l'aération, ce qui peut entraîner des odeurs désagréables et un ralentissement de la décomposition. L'aération est cruciale pour fournir l'oxygène nécessaire à la vie des micro-organismes. Le rapport Carbone/Azote (C/N) est un indicateur important, un rapport optimal se situant généralement entre 35 et 50 % au départ d'un mélange. Le pH, qui varie généralement entre 6,5 et 8,5 pour les composts matures, évolue au cours du processus.
Les différents types de composts et leurs spécificités
Le compostage peut être adapté à diverses situations, du grand jardin à l'appartement, et même à la ferme.
- Le compost en tas : C'est la technique la plus simple et la plus courante pour les jardins. Les matières à composter sont placées directement sur le sol afin de former un tas d’une hauteur allant de 0,5 m à 1,5 m. Ce tas doit être placé dans un endroit plutôt ombragé, bien à l'abri des vents desséchants et du détrempage dû à la pluie. De surface étendue, il est facile à aérer, à retourner, par contre il prend de la place et il n’est pas très esthétique dans un petit jardin. Idéalement, il mesure 3 m de large sur 1,50 m de haut (au début), dimensions adaptées pour la présence d’air.
- Le compost en silo ou en bac : Le compost en silo est le plus courant dans les milieux urbains, les déchets y sont dissimulés par le silo. Lorsque le contenant est en plastique, il est important d’humidifier régulièrement, car l’eau n’y pénètre pas. Vous pouvez le fabriquer avec quelques planches ou rondins, ou en acheter un. Privilégiez un composteur qui s’ouvre totalement sur une face pour retourner les déchets et vider le compost facilement. Couvrir le composteur et le placer dans un endroit ombragé, à l'abri des vents desséchants et de la pluie.
- Le lombricompost : Idéal en appartement, il demande juste une chaleur ambiante douce et il permet d’avoir un bon substrat pour les plantes du balcon. Le compostage en appartement fait appel à des vers. Il est connu sous le nom de lombricompostage. Cette pratique se fait grâce à la superposition de plateaux munis de trous : le lombricomposteur. Les déchets de cuisine (épluchures, marc de café, sachets de thé, carton, papier, …) sont dégradés par des micro-organismes, puis des vers de compostage. Le lombricomposteur doit être placé dans une pièce aérée. Il fonctionne aussi dans une cave ou sur un balcon, dans un environnement avec une température ambiante comprise entre 15°C et 25°C.
- Le compost en surface : Tout aussi simple que le compost en tas, puisqu’il suffit de déposer les déchets au sol sur les planches potagères et autres. Il sera judicieux de les recouvrir par un peu de paille pour le côté esthétique. Faire du compostage de surface revient tout simplement à déposer les matières organiques compostables en surface du sol !
- Le compost Bokashi : Un compost bokashi ne sent rien s’il est bien fermé ! Le jus est extrait régulièrement de notre seau à compost Bokashi pour en faire du fertilisant. Il utilise une fermentation anaérobie (sans oxygène) grâce à des micro-organismes spécifiques.

Les éléments essentiels à intégrer dans le compost
Que mettre dans le bac à compost ? On ne peut pas tout y mettre, mais la liste des matières organiques compostables est vraiment conséquente ! Pour un compost équilibré et efficace, il est crucial de respecter un certain équilibre entre les matières carbonées et les matières azotées.
Les matières brunes : sources de carbone
Les matières brunes sont des déchets riches en carbone, que l'on appelle "le brun". Elles apportent la structure et l'aération nécessaires au compost.
- Paille et feuilles sèches : Excellentes pour aérer et équilibrer l'humidité.
- Branches, brindilles, écorce, copeaux : Idéalement broyés pour accélérer la décomposition. Les déchets très ligneux ou durs, parce qu’ils se dégradent plus difficilement, peuvent être broyés au préalable.
- Bois exotique : En petite quantité.
- Coquilles d’œufs : Broyées en poudre ou en petits morceaux, elles ne se décomposent pas entièrement mais apportent des éléments minéraux et facilitent l'aération.
- Coquilles de fruits secs : Broyées pour une meilleure décomposition.
- Marc de café et sachets de thé (sans agrafe) : Riches en azote mais souvent classés avec les matières brunes pour leur structure.
- Papier et carton (non traité) : Déchiquetés pour faciliter l'intégration. Faire attention aux encres et colles utilisées.
- Essuie-tout et autres serviettes en papier si non blanchis : En petite quantité.
- Litières de rongeurs herbivores (lapin, hamster) : Enrichissent le compost en azote et carbone.
Les matières vertes : sources d'azote
Les matières vertes sont des déchets riches en azote. Elles fournissent de l'eau et de la nourriture aux micro-organismes, activant le processus de compostage.
- Tonte du gazon : À ajouter en fines couches pour éviter la compaction et le manque d'air.
- Fleurs coupées ou fanées : Apportent de l'azote et de l'humidité.
- Épluchures, restes de fruits et légumes : S'ils ne sont pas traités (les fruits et légumes vendus en supermarchés peuvent être recouverts par divers conservateurs). Épluchures, légumes et fruits abîmés (crus ou cuits) sont des déchets humides précieux.
- Épluchures de pommes de terre : En petites quantités.
- Ail et autres oignons et échalotes : En petites quantités.
- Agrumes : En petites quantités. Leur acidité peut perturber l'équilibre du compost si mis en grande quantité.
- Restes de repas préparés : En petites quantités.
- Résultat de vos désherbages : Les plantes que vous arrachez une fois la saison terminée comme les pieds de tomates et de courgettes. Dans le cas d’un compost en surface, vous laisserez les adventices et autres végétaux supprimés directement au sol. Attention aux mauvaises herbes avec graines, car leurs graines résistent au compostage et peuvent germer.
- Excréments d’animaux domestiques herbivores ou granivores : Les fientes de poules, le fumier de cheval, par exemple, sont très riches en azote et peuvent rejoindre le compost.
Autres déchets compostables (en quantités contrôlées)
Certains éléments peuvent être intégrés avec discernement :
- Viandes et poissons : Peuvent être intégrés dans le compost, ils se décomposent aussi bien que les autres déchets. Cependant, il est préférable de les placer en petits morceaux au centre du tas, hors d’atteinte des animaux. Les rongeurs, ratons laveurs et moufettes sont attirés surtout par les résidus de viande et de matières grasses. Attention ! Les résidus de source animale contribuent à la formation de pathogènes néfastes pour la santé humaine tels que la salmonelle et l’E. coli. Contrairement au compostage industriel, le compostage domestique ne permet pas d’atteindre des températures suffisantes pour détruire ces pathogènes. Ne pas mettre trop de déchets d’origine animale car ils fournissent surtout de l’azote organique.
- Produits laitiers : En petites quantités.
- Cendre de bois non traité : En petite quantité, elle apporte des minéraux.
- Toutes les algues marines : Compostables en mélange avec les déchets organiques et donnent un très bon compost à condition de les avoir dessalées avant (soit en les laissant en couches minces (20-30 cm maxi) aux pluies d'hiver qui vont les lessiver, soit en les lavant à l'eau douce si vous êtes pressé). Un compost trop riche en sel marin entraîne des problèmes agronomiques sur les plantes sensibles (excès de chlorures et de sodium).
LES TUTOS COMPOSTAGE - Épisode 2 : Comment débuter votre composteur ? ♻️
Les éléments à éviter dans le compost
Certains déchets sont à proscrire pour garantir la qualité et la sécurité du compost.
- Les déchets de coupe de résineux d’ifs et de thuyas : Leur décomposition est lente et leur acidité peut altérer le pH du compost.
- Le bois traité, vernis ou peint : Contient des substances chimiques qui peuvent être nocives.
- Les déchets de plantes malades : Pourraient contaminer le compost en lui-même et les végétaux par la suite. En effet, un compost de particulier ne monte pas forcément ou suffisamment longtemps à une température susceptible de détruire les organismes pathogènes présents. Si les feuilles, herbes, plantes, branches… sont malades, elles peuvent contaminer votre compost, et donc par la suite vos plantations. S’il n’y a pas une élévation de température de l’ordre de 70°C pendant plusieurs jours, il n’y aura pas de destruction des agents contaminants (ces conditions sont rarement atteintes chez le jardinier amateur).
- Le charbon du barbecue : Ne se décompose pas et peut contenir des substances indésirables.
- La poussière de l’aspirateur : Peut contenir des particules non organiques et des acariens.
- Les mégots de cigarettes : Contiennent des produits chimiques nocifs.
- Les excréments des animaux domestiques carnivores : Risquent de contenir des parasites et des pathogènes dangereux pour la santé humaine.
- Les graines et les noyaux : Certaines graines résistent au compostage et peuvent germer, d'autres comme les noyaux se décomposent très lentement.
- Les feuilles des végétaux qui sont vernissées comme celles du lierre ou du laurier : Leur décomposition est très lente.
- Terre, sable : Ne sont pas des matières organiques décomposables.
- Matières non organiques : Plastique, verre, métaux, tissus synthétiques…
- Les couches-culottes : Elles ne sont pas entièrement biodégradables.
- Les produits chimiques (huile de vidange…) : De façon générale, à recycler séparément.
- Les coquillages : Ne se décomposent pas.
- Les déchets de végétaux traités : Dans un jardin et un potager bio, on va faire encore plus attention au compost car il va influer sur le caractère bio de nos productions. Il faut alors éviter tout ce qui a pu être traité : produits de la grande distribution ou d’exploitations non bio.
- Les résidus de coupe de résineux d’ifs et de thuyas
- Les déchets très ligneux ou durs (tailles, branches, os, noyaux, trognons de chou…) : S’ils ne sont pas broyés au préalable, leur dégradation sera très lente.
Conseils pratiques pour un compostage réussi
Faire son compost est somme toute assez intuitif, il s’agit d’y laisser se décomposer tout ce qui est “propre” et organique. À partir de là, plus que ce qu’il faut mettre dans son compost, il est important de le surveiller dans ses différentes phases pour le rééquilibrer lorsqu’il y en a besoin. Et donc de connaître le processus en cours pour repérer lorsqu’il y a un problème.
Préparation des déchets
- Découper et fragmenter : Ne mettez pas de gros éléments dans le compost, découpez tout ce que vous pouvez. Les végétaux durs, longs et encombrants sont plus difficiles à composter. En sectionnant, fragmentant, écrasant ou broyant ces déchets, vous accélérez ainsi la décomposition en facilitant le travail des organismes décomposeurs. Ces déchets favorisent l’aération des matières en compostage. Les déchets très ligneux ou durs (tailles, branches, os, noyaux, trognons de chou…) peuvent être broyés au préalable.
- Trier et préparer : Ne mettez pas tout de suite vos éléments dans le compost, vous pourrez ainsi trier et préparer les bonnes quantités. Vous pourrez également humidifier les éléments qui ont séché.
Équilibre et aération
- Alterner matières sèches et humides : Respectez un certain équilibre entre matières carbonées et matières azotées. Plus vous apporterez de matière verte à votre compost, plus sa décomposition sera rapide mais moins il sera stable et riche. Et inversement, plus vous apporterez de matières carbonées plus la transformation sera lente mais le résultat sera très stable et formera un véritable amendement pour votre sol. Pour un compost en tas par contre, il est préférable d’apporter plus de la moitié de matière brune. En effet il s’agit d’une configuration plus proche de ce qu’il se passe dans la nature, où ce sont feuilles et branchages qui constituent la plus grande partie de la matière organique qui forme ensuite l’humus. Alternez matières sèches (1/2 à 3/4) et matières humides (1/4 à 1/2), sans apporter un même matériau en trop grande quantité. Par exemple vous pouvez stocker à côté de votre compost de la matière sèche, et l’ajouter au fur et à mesure que vous rajouterez de la matière humide. Les éléments riches en azote (fumier, plantes fermentées…) activent le processus de compostage.
- Aérer régulièrement : Aérez le compost en tas ou en silo une fois par mois. Mélanger les matières sèches et humides régulièrement soit par brassage, soit par retournement à l’aide d’une fourche. Retourner de temps en temps votre compost. Sa décomposition sera plus rapide et homogène.

Humidité et emplacement
- Maintenir l'humidité : Vérifiez en même temps s’il est assez humide et équilibré. Le compost doit toujours être légèrement humide, mais jamais détrempé. Si le compost n’est pas assez humide, les déchets deviennent secs, les micro-organismes meurent et le processus de décomposition s’arrête. Vous pouvez remédier facilement à ce problème en arrosant un peu le compost. Si le compost est trop sec, ajoutez de l’eau. En cas d’humidité importante, vérifiez si le compost est bien couvert (pour éviter l’infiltration de l’eau de pluie). S’il est trop humide, étalez-le pour que le surplus d’eau s’évacue plus rapidement. Trop d’humidité empêche l’aération : le compostage est freiné et des odeurs désagréables se dégagent. Si c’est le cas, on peut étaler le compost quelques heures au soleil ou le mélanger avec du compost sec ou de la terre sèche.
- Choisir le bon emplacement : Optez pour un emplacement qui sera accessible toute l’année, même en hiver ! Pour garantir une bonne humidité dans le compost, nous vous conseillons de choisir un emplacement qui pourra bénéficier à la fois d’ombre et de soleil. Un compost laissé en plein soleil tout l’été risque de s’assécher assez vite.
Surveiller les indicateurs
- Odeurs : Un compost bien décomposé est une matière relativement sèche, friable, qui ne présente aucune odeur nauséabonde. Une mauvaise odeur révèle un problème de fermentation. Il faut dans ce cas aérer le compost, voire ajouter des matières sèches.
- Température : La température est un indicateur clé de l’activité microbienne. Elle monte jusqu’à 70°C lors des pics de fermentation avant de redescendre progressivement. Les températures atteintes dans un compost domestique sont rarement suffisantes pour détruire tous les pathogènes ou les graines d'adventices, contrairement au compostage industriel.
- Aspect : Surveiller des zones mal décomposées.
- Présence de mouches : Peut indiquer un déséquilibre, souvent lié à un excès d'humidité ou à des déchets inappropriés.
Utilisation du compost : un trésor pour le jardin
Le compost peut être utilisé à mi-décomposition (on dit alors demi-mûr) ou quand il est suffisamment décomposé (on dit qu’il est mûr). Cela peut prendre entre 6 et 9 mois, selon le type de déchets et la température.
Compost demi-mûr
Au stade demi-mûr, le compost est déjà décomposé mais on distingue encore la forme des végétaux. Lorsqu’on le manipule à la fourche, il se tient en galette. Dans cet état, il peut être utilisé en paillage de sol au pied des arbustes ou en couverture de sol nu après récolte à l’automne.
Compost mûr
Lorsqu’il est mûr, le compost prend l’aspect d’un matériau sombre, meuble, et sans odeur désagréable. Il doit être prélevé dans la partie basse du composteur, la plus décomposée. Incorporez-le par griffage/binage dans les 5-10 premiers centimètres du sol.
Applications spécifiques
- Pour les pots, jardinières ou semis : Vous pouvez l’utiliser dans une proportion maximale d’1/3, pour améliorer les mélanges terreux de plantation, pour les cultures en jardinière, en pot, ou pour les semis. Cependant, ne pas planter directement la plante dans le compost, mais plutôt dans un mélange enrichi avec des minéraux complémentaires. En effet, la minéralisation n'est sinon pas suffisamment rapide pour satisfaire les besoins des plantes dans un petit volume.
- Pour la plantation d’arbres, arbustes, rosiers : Vous pouvez ajouter à la terre extraite, 10 à 20% de compost, mélangez de façon homogène et utilisez ce mélange pour reboucher le trou de plantation.
- Dans le cas des plantations en racines nues : La technique du pralinage est très efficace. Elle consiste à tremper les racines nues, dans un mélange d’eau, de compost mûr et de terre fine de façon à former une boue qui adhère aux racines, favorisant la reprise.
- Semer directement sur un tas de compost (déjà mi-mûr) : Notamment les courges et potirons, qui apprécient les sols riches.
- Jus de compost / thé de compost : Il s’agit du liquide qu’on récupère lors du lombricompostage ou vermicompostage. Il peut être utilisé comme fertilisant liquide dilué.
Le compost est un amendement organique qui est utilisé pour améliorer la structure et les qualités microbiologiques du sol, augmenter la capacité de rétention d’eau et des éléments fertilisants, et favoriser l’activité de la microfaune et microflore du sol. Il représente une solution écologique et économique pour recycler ses déchets organiques ménagers et du jardin.

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