
Le compostage, pratique ancestrale et pilier du jardin écologique, est bien plus qu'une simple gestion des déchets organiques. C'est une véritable symphonie naturelle, une usine de transformation biologique qui offre un milieu de vie et de la nourriture pour une grande diversité d'animaux sauvages, des insectes aux vers de terre en passant par les oiseaux. En effet, il joue à lui seul le rôle d'un petit biotope, un milieu biologique uniforme propice au développement de multiples espèces. Au-delà de cet aspect faunistique, le compost est une solution excellente pour réduire significativement le volume de nos déchets ménagers, transformant ainsi ce qui serait gaspillé en une ressource précieuse.
L'impact environnemental du compostage est profond. En valorisant localement les épluchures de cuisine ou encore les coquilles d'œufs, il évite qu'elles ne finissent dans la poubelle grise, dont le contenu est souvent incinéré ou enfoui dans des centres de traitement des déchets, consommant du carbone et de l'énergie fossile et contribuant à la production de gaz à effet de serre. Un tiers des déchets contenus dans la poubelle grise pourrait être composté en France, soulignant l'énorme potentiel de cette pratique. De plus, une fois mélangé à la terre du jardin, le compost permet de fabriquer son propre terreau, remplaçant ainsi ceux du commerce qui contiennent pour la plupart de la tourbe directement extraite de milieux fragiles et d'une grande richesse écologique : les tourbières, ces écosystèmes d'eaux stagnantes où la décomposition de la matière organique est considérablement ralentie. Composter est donc un geste fort pour l'environnement à plus d'un titre, une réaffirmation de la loi fondamentale de la nature : rien ne se perd, tout se transforme.
La science derrière la décomposition : Un processus naturel orchestré

Le compost est le fruit d'un processus de décomposition fascinant, où des débris végétaux sont transformés en matière minérale simple comme l'azote et le carbone. Cette métamorphose est rendue possible par l'action conjointe de bactéries, de champignons, d'algues et d'une foule de petits organismes, tels que les vers et les collemboles. Le compost "mûr" obtenu est le résultat de cette minéralisation et constitue un engrais écologique de première qualité pour les plantations. Pour donner une idée de la richesse de ce substrat, 1 cm³ de compost contient plus de trois milliards de micro-organismes. Pour activer la fermentation, il est possible d'y ajouter des coquilles d'œufs, du purin d'ortie ou de consoude.
Le compostage est la décomposition de matières organiques dans des conditions aérobies, c'est-à-dire qu'il utilise de l'oxygène et des microbes pour créer un amendement du sol riche en nutriments. Ces conditions aérobies génèrent du CO2, qui est ensuite recyclé par les plantes et utilisé comme carburant pour la photosynthèse. La première étape consiste en la colonisation et la déstructuration des déchets par les micro-organismes qui se reproduisent d'autant plus rapidement qu'ils trouvent les éléments nutritifs dont ils ont besoin : l'azote, le carbone, l'eau et l'oxygène. Ces micro-organismes proviennent du sol, d'où l'importance du contact sol-compost, et des déchets eux-mêmes.
Un bon rapport Carbone/Azote est essentiel, idéalement entre 20 et 30. Pour maintenir un bon équilibre C/N lors des apports réguliers de déchets de cuisine, il est conseillé de garder une réserve de matière riche en carbone à côté du tas, comme des feuilles mortes ou du broyat. Les déchets de jardin ligneux, tels que les fleurs avec tiges ou les plants de haricots et de tomates, sont assez équilibrés en C/N. Les tailles de haies broyées sont également un excellent apport au compost.
Installer son gratte-ciel de compost : Choix et techniques

Le choix de la technique de compostage dépend de l'espace disponible et de la quantité de résidus à traiter. Pour ceux qui ont un jardin, plusieurs options s'offrent.
Le composteur classique : le container aéré
Le composteur classique est généralement un container en bois, ouvert sur le dessus et sur les côtés pour assurer une bonne aération, indispensable à une décomposition rapide et optimale. Les bacs en plastique fermés sont à proscrire. L'emplacement idéal est à l'ombre, dans un endroit frais et à l'abri du vent. La proximité d'un arbuste, comme un pied de sureau, est un atout car il aide à maintenir l'humidité en saison sèche. La base du compost, constituée de terre, doit être en contact direct avec le sol pour permettre aux organismes tels que les lombrics de remonter à l'intérieur. Il est également conseillé de ne pas le couvrir, afin que la pluie maintienne un bon taux d'humidité.
Avec un peu de recul, il est facile de trouver le bon équilibre entre les matières azotées (épluchures, plantes fanées, résidus de tonte) et carbonées (petites branches, écorces). Il convient de noter que dans les composts domestiques, les matières azotées sont souvent très présentes. Les espaces entre les planches constituant la palette ne doivent pas être trop grands, idéalement inférieurs ou égaux à 1 cm, surtout si le bac est installé en plein vent et directement exposé au soleil, ce qui pourrait dessécher les matières en périphérie du compost. L'idéal est donc de placer les bacs à l'ombre ou à mi-ombre. Un voile textile micro-perforé peut tapisser les palettes (côté intérieur) pour rendre le silo/bac opaque.
Le tas de compost : une option pour les grands jardins
Pour les grands jardins de plus de 10 ares, laisser les résidus végétaux sur place est une technique très adaptée, enrichissant ainsi la matière organique du sol. On peut monter un tas et l'alimenter ensuite avec des apports quotidiens. Vu le volume, c'est celle qui demande le plus d'effort physique. Le tas doit être monté en forme trapézoïdale, mesurant 1,5 à 2,2 m de côté et 1 à 1,5 m de haut. Trop haut, il serait difficile à retourner à la fourche. L'aspect général du tas n'est pas toujours très "beau", il est donc conseillé de le placer à l'abri des regards pour éviter d'éventuels désagréments avec les voisins. Le tas sera monté sur un sol grossièrement travaillé ou au moins dégagé des grosses pierres et vieilles racines. Il ne faut pas faire de trou dans le sol pour y entasser les matières organiques.
Le compost en silo ou fût : pour les petits espaces
Les fûts à compost que l'on trouve dans les jardineries sont adaptés aux petits jardins de moins de 3 ares (300 m²). Ils seront exposés au soleil afin que la chaleur extérieure compense la plus faible chaleur développée par la masse réduite de déchets et d'organismes décomposeurs. Cet apport de chaleur extérieure favorise la condensation en eau de l'humidité dégagée par le processus de décomposition des matières, eau qui retourne ensuite aux matières en décomposition et favorise la poursuite du processus de compostage.
Le lombricompostage : la solution pour les appartements
Pour ceux qui vivent en appartement et n'ont pas d'espace pour un composteur traditionnel, le lombricompostage est une technique de compostage parfaitement adaptée. Cette méthode utilise des vers de compost spécifiques pour transformer les déchets alimentaires en un amendement riche pour les plantes.
Les habitants du compost : Une biodiversité foisonnante

Le compost est un véritable écosystème en miniature, abritant une faune variée qui participe activement à la décomposition. C'est une aubaine pour la petite faune ! Le rougegorge familier, l'accenteur mouchet, le bruant jaune et bruant zizi, le merle noir et la grive musicienne viennent s'y nourrir, en quête de petites graines et d'insectes.
La fermentation au cœur du compost produit de la chaleur, utile à l'hibernation des animaux à sang froid tels que l'orvet fragile et le crapaud commun. Les invertébrés y sont les plus nombreux : les larves blanches de la cétoine dorée, dont l'adulte participe à la pollinisation en grignotant les étamines des fleurs, les mille-pattes, les lombrics, très utiles pour aérer le sol, et les limaces, très appréciées du hérisson, ainsi que beaucoup d'autres organismes. Savoir que les hérissons, les musaraignes et, dans une moindre mesure, les mulots sont insectivores et mangent les petits invertébrés peut influencer le choix de ne pas placer de treillis sur le sol, contrairement à d'autres techniques.
Le cycle de vie du compost : De la fraîcheur à la maturité

Le processus de compostage n'est pas instantané ; il se déroule en plusieurs étapes.
Le compost "jeune"
Entre 1 et 3 mois, le compost est dit "jeune". On peut encore y reconnaître les substances organiques qui ne sont pas encore entièrement décomposées. La température du tas doit s'élever rapidement dans les jours qui suivent sa mise en place. Après deux à six semaines, la température doit être retombée à 30°C et le tas doit s'être affaissé.
Le compost "mûr"
Le compost "mûr" est atteint après 6 à 12 mois. Il a l'aspect d'un terreau uniforme. Les matériaux, à l'exception des plus gros morceaux de bois ou de coquilles de noix par exemple, sont entièrement décomposés. Pour être utilisé, il est préférable que le compost soit tamisé, une opération facilitée si le tas n'est plus trop humide. Si on n'utilise pas immédiatement le compost mûr, celui-ci peut être conservé quelque temps, bien qu'il perde évidemment de ses propriétés au cours du temps. Les micro-organismes quittent cet élément favorable où la nourriture se raréfie, et la biochimie naturelle du compost aura tendance à le minéraliser.
L'importance de l'aération et de l'humidité
Un compost a besoin d'AMHuR (Azote, Matière Humide, Humidité, Retournements) ! L'aération est assurée par les matières structurantes et les retournements. Les retournements à la "fourche légère" entretiennent cette aération. L'eau est apportée par les éléments humides incorporés, d'où l'importance des matières azotées, ainsi que par l'arrosage. Il faut rectifier si nécessaire la présence d'eau au moment de l'apport de déchets et particulièrement lors des retournements. Couvrir le compost permet également de favoriser la montée en température du compost, qui peut atteindre de 50° à 70°C dans un bac ou silo à compost.
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Le retournement : une étape clé
Le retournement est une étape importante. Il se fera avec la technique dite "de la fourche légère". Le premier retournement se fera environ après 1 mois, le deuxième environ après 3 mois, et le dernier, normalement, après six mois. Si l'on a du temps à consacrer à son compost, il est bénéfique de le retourner tous les 1 ou 2 mois. Le retournement se fera à côté du tas. La surface de réception pourra éventuellement être légèrement travaillée avant. Dans tous les cas, il faut mettre les matières les plus fraîches et les couches périphériques dans le fond et à l'intérieur du nouveau tas pour qu'elles puissent subir elles aussi une bonne décomposition. Si la température monte bien, entre 50 et 70°C voire plus, le processus complet dure environ de 6 à 9 mois. Il est cependant préférable de le laisser se faire sur un an.
Que composter et que ne pas composter ? Les bonnes pratiques

De nombreux déchets peuvent être compostés, allant des déchets alimentaires aux déchets de jardin.
Les matières compostables
Les épluchures de cuisine, les coquilles d'œufs, les plantes fanées, les résidus de tonte, les petites branches, les écorces, les coquilles d'huître, de moule, d'escargot, l'essuie-tout, les serviettes, les mouchoirs en papier, les journaux, la sciure de bois, la cendre et le carton peuvent tous rejoindre le composteur. Les excréments d'animaux domestiques carnivores et les excréments humains (toilettes à litière sèche) peuvent également être compostés car ils sont riches en azote, mais il ne faut pas oublier que ces matières peuvent contenir des résidus de médicaments, tels que des antibiotiques ou des vermifuges.
Les matières non acceptées en compostage de proximité
Certains déchets ne sont pas acceptés en compostage de proximité pour éviter tout risque de nuisances, notamment les odeurs, principalement liées à un manque d'oxygène dans le processus de décomposition, et la présence de nuisibles attirés par ces déchets, surtout quand ils sont déposés en masse. Par exemple, les déchets d'hygiène tels que les couches ou les serviettes hygiéniques ne sont pas acceptés dans les bornes à compost. Les déchets de jardin ne sont pas destinés à être déposés dans les bornes à compost ; seuls les déchets issus de l'alimentation le sont.
Le compostage collectif et les bornes à compost : Des solutions pour tous

Le compostage n'est pas réservé aux seuls propriétaires de jardins. La Métropole de Lyon, par exemple, propose des sensibilisations d'une heure pour apprendre à composter dans son jardin et à jardiner avec ses déchets verts.
Sites de compostage de quartier
Pour ceux qui n'ont pas de jardin, il est possible de rejoindre un site de compostage de quartier. Il faut alors contacter le collectif gérant le site pour connaître les jours et horaires de permanences ainsi que les places disponibles. Ces sites de compostage collectif sont des projets portés par les citoyens qui se regroupent au sein d'une association pour les sites de quartier, ou au sein de la copropriété pour les composteurs en pied d'immeuble. Au niveau de ces sites de compostage de proximité, toutes les étapes sont gérées sur place par les habitants, sans intervention de la collectivité dans la gestion quotidienne, et sans collecte des déchets alimentaires ou du compost. Ainsi, le compost fabriqué est utilisé directement par les compostant.e.s dans leurs espaces verts ou dans des jardins partagés, au plus près de la production. Le compost mûr peut être demandé auprès de ces sites.
Bornes à compost publiques
La Métropole développe également la collecte des déchets alimentaires grâce à des bornes à compost, accessibles à tout le monde, 24h/24. Ces bornes sont collectées entre deux et cinq fois par semaine selon les secteurs. Les déchets alimentaires déposés dans les bornes à compost sont collectés par la Métropole ou ses prestataires pour être traités sur des installations spécifiques de valorisation organique, telles que des plateformes de compostage professionnelles délocalisées situées sur le territoire de la Métropole ou à proximité (Vénissieux, Lyon, Ternay, Lentilly). La Métropole souhaite maîtriser la filière de traitement des biodéchets et les transformer localement.
Les sacs utilisés pour déposer les déchets dans les bornes doivent être uniquement en papier, car ces sacs sont biodégradables et permettent de produire un compost de qualité sans résidu de plastique. Il est possible de réutiliser les sacs en papier issus des courses de fruits et légumes au marché ou dans les supermarchés, à condition qu'ils soient entièrement en papier, sans aucune matière plastique. Des bioseaux sont distribués par la Métropole gratuitement à tous les usagers qui souhaitent s'engager dans le tri de leurs déchets alimentaires au moment du lancement du service sur un nouveau territoire. Il est également possible d'utiliser un contenant de "récup'", c'est-à-dire un contenant avec couvercle et anse, pour participer encore plus activement à la prévention des déchets.
Avantages du compostage de proximité par rapport aux bornes à compost
Le service de collecte des déchets alimentaires, grâce aux bornes à compost, vient en complémentarité du compostage de proximité et permettra principalement de desservir la population n'ayant pas accès à un composteur. Cependant, le compostage de proximité reste plus vertueux car cette pratique permet une gestion des déchets sur place et réduit ainsi les pollutions liées au transport des déchets. De plus, il permet de bénéficier d'un fertilisant naturel et gratuit (le compost) à utiliser dans les espaces verts, les plantes ou un jardin partagé.
Au-delà du compost : Le FoodCycler et la gestion moderne des biodéchets

Si le compost est une excellente initiative et un moyen de renouer avec la terre, il ne convient pas à tout le monde et n'est pas la seule solution pour les déchets alimentaires. Des solutions modernes sont développées pour aider à gérer les déchets alimentaires.
Le FoodCycler : une alternative innovante
Le FoodCycler est un petit changement d'habitude moderne qui s'intègre facilement dans la vie de tous les jours. Il suffit de racler les déchets alimentaires dans le seau, de le placer dans l'appareil et de le démarrer. Les déchets alimentaires peuvent devenir plus qu'un simple compost grâce à cette méthode, produisant le "Foodilizer".
Le Foodilizer : un amendement du sol unique
Le Foodilizer est le sous-produit créé par les déchets alimentaires traités dans le FoodCycler. Il peut être utilisé comme amendement du sol et, lorsqu'il est mélangé à la terre dans les bonnes quantités, il peut stimuler la croissance des plantes. Pour beaucoup, il s'agit d'une solution pratique pour recycler les déchets alimentaires facilement et efficacement tout au long de l'année. Il est important de noter que le compost n'a rien à voir avec le Foodilizer et ne peut être considéré comme un déchet alimentaire déshydraté. Le compost est un mélange microbien complexe qui vit et respire, permettant une décomposition complète de la matière organique.
Les mythes et réalités des déchets alimentaires

Les mythes peuvent donner l'impression que les déchets alimentaires sont compliqués, mais la vérité est qu'il suffit de petits changements pour faire une grande différence. Séparer les déchets, essayer les recycleurs modernes ou même s'informer sont des pas dans la bonne direction.
Le problème du méthane et des décharges
Les déchets alimentaires mis en décharge produisent beaucoup de méthane en raison de leur décomposition anaérobie. Le fait qu'un produit soit "biodégradable" et puisse se décomposer ne signifie pas toujours qu'il se décompose pour de bon. Parfois, ces matériaux organiques libèrent des substances chimiques nocives dans le cadre du processus de biodégradation. Le méthane libéré par les décharges américaines contenant des déchets alimentaires est responsable de 58 % des émissions fugitives de méthane. Même si ce n'est pas seulement pour son potentiel de méthane dans les décharges, les déchets alimentaires ont une forte empreinte carbone, en particulier dans l'utilisation et le gaspillage de l'eau, de l'énergie et de la main-d'œuvre. Le gaspillage alimentaire a également des conséquences financières. La vérité, c'est que les décharges ne sont pas conçues pour traiter les déchets alimentaires.
Les bénéfices du compost pour le sol
Composter apporte une structure à la terre. Le compost augmente la capacité de rétention des sols sablonneux qui, sans compost, laissent filer l'eau vers les couches profondes du sol, la rendant inaccessible pour les racines des cultures potagères, et de ce fait réduit les besoins en arrosage du potager. Le compost enrichit le sol et en améliore la structure. Il donne aux sols sablonneux ou limoneux un meilleur pouvoir de rétention de l'eau et allège les sols lourds argileux. En réduisant drastiquement le volume de nos déchets, le compostage permet d'éviter toutes les pollutions générées par leur traitement. La valorisation permet de faire retourner au sol ou de transformer des matières organiques brutes en une matière valorisable, adaptée aux besoins agronomiques des sols.
Le paillage : un allié du compostage
Le paillage consiste à couvrir de paillis le sol situé autour des plantes et autres végétaux cultivés, autour des plantes en pot, des fruitiers du verger, des légumes du potager, au pied des haies, etc. Il maintient le sol humide en limitant l'évaporation, particulièrement en été, ce qui permet une économie en termes d'arrosage. En période hivernale et de fortes gelées, les souches des plantes restent protégées du froid. Si le paillis est végétal, il se décompose avec le temps et enrichit le sol de nutriments. Dans le potager, utiliser un paillage à durée de vie courte, comme les déchets verts (tonte du gazon, taille des haies au printemps et en été, feuilles mortes en automne) qui s'incorporent rapidement au sol, est idéal.