La lavande, ainsi que de nombreuses autres labiées aromatiques telles que le thym, le romarin et la sarriette, s'est développée spontanément dans le milieu sauvage depuis des siècles, particulièrement dans les zones de montagnes sèches de Provence. Cette plante emblématique, dont la distillation est attestée dès le XVIe siècle, a vu ses méthodes de cueillette évoluer considérablement, passant d'une pratique artisanale et itinérante à des techniques industrielles sophistiquées.
Des Origines Rustiques à l'Essor Industriel
Historiquement, la distillation de pleins champs était exécutée par les bergers de Provence et du Languedoc dès la fin du XVIIIe siècle. Les alambics, en cuivre, fonctionnaient à feu nu et étaient transportés à dos de mulet d'un site à un autre, suivant la maturité des fleurs en fonction de l'altitude. Cette époque fut une période de prospérité pour les herboristes et marchands droguistes qui récoltaient les plantes, dont la lavande, dans les montagnes arides de Haute Provence, avec les montagnes de Lure et du Mont Ventoux comme centres d'activités.
Le XIXe siècle a été marqué par une exploitation croissante de cette ressource naturelle, stimulée par le développement important de l'industrie des parfums à Grasse. À la fin du XIXe siècle, la production d'huile essentielle de lavande, uniquement issue de cueillette sauvage, était estimée à 60 tonnes, équivalent à la production nationale actuelle de lavande (hors lavandin). Des arrêtés communaux réglementaient les dates de cueillette pour ne pas compromettre la récolte de miel, déjà renommée à cette époque.

L'Avènement de la Culture et de la Mécanisation
Le début du XXe siècle a vu émerger des essais pour améliorer la distillation, et les premières mises en culture furent testées. Ces plantations étaient constituées de plants arrachés dans la montagne. L'entretien et le labour avec le cheval dans les lavanderaies sauvages furent également mis en œuvre. La forte demande en huile essentielle et le besoin de produits de qualité ont poussé les parfumeurs à s'investir dans la production et à encourager les cultures. Des usines modernes de distillation furent implantées au cœur des zones de production.
Dès les années 1925, certains industriels ont commencé à s'intéresser au lavandin, l'hybride naturel entre la lavande vraie et la lavande aspic, ce qui a conduit à quelques essais de mise en culture. En 1935, le professeur Abrial a trouvé un nouveau cultivar qui porta son nom et fut le moteur du développement du lavandin après la Seconde Guerre mondiale. Parallèlement, la production issue de cueillette sauvage était en voie de disparition au profit des cultures. Après la Seconde Guerre mondiale, le développement de l'industrie de la lessive a créé une explosion de la demande, car l'huile essentielle de lavandin est utilisée pour parfumer les lessives et masquer certaines odeurs. Ce développement a entraîné une vague de créations de nouvelles distilleries modernisées, utilisant le bain-marie.
Dans les années 1960, les premières machines à couper furent mises au point, remplaçant les faucilles. Elles permettaient de faire des gerbes de fleurs, mises à sécher contre les plantes quelques jours avant d'être amenées à la distillerie. Ces gerbes servaient de combustible après la distillation pour la production de vapeur. La mécanisation a entraîné un nouveau mode de plantation, passant de la plantation dite "au carré" (même distance entre plantes dans les deux sens) à des plantations en ligne, où chaque plante doit toucher la suivante pour permettre la récolte à la machine. Ce mode de production a prévalu jusque dans les années 1990.
Les Méthodes de Récolte et de Distillation Modernes
Aujourd'hui, la production d'huile essentielle de lavande et de lavandin est entièrement mécanisée. La lavande, destinée à la parfumerie fine, doit faire l'objet d'un séchage avant la distillation pour une meilleure qualité. Il existe en France différentes qualités d'huile essentielle de lavande, parmi lesquelles la fameuse Appellation d'Origine Protégée Huile Essentielle de Lavande de Haute Provence.
Le lavandin, principalement destiné à l'industrie des détergents, est récolté et coupé en vert, puis directement introduit dans des remorques qui serviront d'alambic une fois arrivées à la distillerie. La vapeur produite par une chaudière séparée est injectée par le bas de la remorque, et un chapeau posé sur la remorque permet la collecte des vapeurs chargées d'huile essentielle. Ces vapeurs sont condensées et refroidies dans des échangeurs. Le condensat, constitué de l'huile essentielle et d'une partie aqueuse (l'hydrolat, eau distillée chargée d'huile essentielle), est séparé par décantation gravitaire dans ce qui est appelé l'essencier. L'huile essentielle de lavande, dont la densité se situe vers 0.89, remonte à la surface où elle est recueillie.
Le Processus Détaillé de Distillation à la Vapeur
La distillation à la vapeur est une méthode ancienne et traditionnelle. Les huiles essentielles sont obtenues par entraînement à la vapeur. Lorsque le préfanage est jugé suffisant, la fleur est chargée pour être conduite à la distillerie dans une benne. Pour une récolte de petite taille, le vase de distillation installé à la distillerie est utilisé. Pour une récolte importante, la benne utilisée sera un caisson mobile de distillation. Les surfaces cultivées étant assez grandes, un ou plusieurs caissons peuvent être utilisés par champ récolté.
À la distillerie, le caisson, qui servira de cuve de distillation, est garé sur une autre cuve servant de chaudière. Le caisson est branché pour distiller la fleur à la vapeur en le recouvrant d'un couvercle et en le raccordant à l'alimentation en vapeur et au réfrigérant.
L'eau utilisée est l'eau florale récupérée après la distillation afin de maintenir un circuit fermé. L'eau est chauffée par une chaudière alimentée par les déchets de distillation (la paille de lavande déjà distillée). Lorsque l'eau est bouillante, on passe de haute pression en sortie de chaudière à basse pression à l'entrée du caisson, ce qui permet de produire une vapeur dite « sèche ». Cette vapeur s'évapore et, de manière homogène, pénètre et traverse la fleur de lavande contenue dans le caisson, se chargeant ainsi de toutes les particules d'huiles essentielles. À sa sortie du caisson de distillation, la vapeur passe dans un serpentin (un réfrigérant) qui la refroidit.
La vapeur ainsi refroidie se condense et passe de l'état gazeux à l'état liquide. Le mélange est ensuite déversé dans un essencier (vase Florentin), où il décante. Par différence de densité, l'huile essentielle, étant plus légère que l'eau, remonte à la surface et flotte sur l'eau de distillation (l'hydrolat). Elle est recueillie par débordement. Pour faciliter cette tâche, deux robinets sont présents : le plus haut permet de recueillir l'huile essentielle et le plus bas, l'eau distillée (l'hydrolat).
L'eau distillée est aromatisée par les traces de l'huile essentielle : c'est l'hydrolat ou eau florale. Cette dernière, sans minéraux mais contenant toujours entre 0,1 et 0,4 % d'huile essentielle, est récupérée car elle possède des vertus utilisées notamment en cosmétologie.
La Récolte de la Lavande pour l'Huile Essentielle ou la Fleur Séchée
Les champs de lavandes cultivés pour l'huile essentielle ou la fleur séchée sont coupés à la machine. La récolte a lieu en général pendant l'été (juin-juillet dans la plupart des régions). Savoir à quelle période exactement récolter la lavande nécessite une expérience extensive, ainsi que des efforts, des essais et des erreurs constants. La plupart des fermiers récoltent lorsque les bourgeons sont formés mais que la majeure partie des fleurs ne sont pas encore ouvertes.
Deux règles générales sont à observer pour la récolte. Premièrement, il faut choisir une journée ensoleillée avec une température douce et sans vent. Une averse potentielle le jour de la récolte (ou même 2 ou 3 jours avant) va diminuer la qualité du produit final. Des chaleurs extrêmes et des vents puissants favoriseront également l'évaporation de l'huile essentielle, et une partie du produit sera perdue s'il fait trop chaud ou trop venteux. Deuxièmement, la lavande est récoltée pour son huile essentielle environ 5 à 10 jours plus tôt que pour ses tiges florales.
Il existe plusieurs techniques de récolte en fonction de la partie de la plante dont nous avons besoin. Si ce sont les tiges florales séchées qui sont recherchées, des tiges de lavande plus longues sont récoltées. Si l'intérêt est l'huile essentielle, il faut d'abord décider si elle sera produite uniquement à partir des fleurs et/ou des feuilles. Dans les pays en développement, les cultivateurs récoltent la lavande en la coupant aux ciseaux juste en dessous de la première série de feuilles. Dans la plupart des fermes industrielles de lavande aux États-Unis, la lavande est récoltée mécaniquement avec des machines attachées à des tracteurs.
Lavender Harvest & Oil Distillation | Valensole - Provence - France 🇫🇷| large and small scale
Le Préfanage de la Fleur
Le préfanage est une vieille tradition qui demande du temps et de la main d'œuvre, contrairement à la récolte en vert broyé qui peut se faire en solitaire. Lorsque la remorque est pleine, la fleur récoltée est déchargée en vrac au bout du champ et ensuite préparée au préfanage. Elle est rangée par 2 ou 3 personnes à la fourche en banc et aérée une première fois près du champ. Les fleurs sont séchées et aérées avant la distillation, pendant 2 ou 3 jours, pour éviter qu'elles ne sentent l'herbe ou le moisi. Elles sont ensuite chargées dans une autre remorque attelée par un camion pour être conduite à la distillerie.

Les Enjeux de la Compétitivité et de la Durabilité
Ces cultures font face à une concurrence internationale importante. La lavande est confrontée aux pays à coûts de main-d'œuvre faibles (Bulgarie, Chine), tandis que le lavandin est concurrencé par les produits de synthèse. Afin de rester compétitive et leader sur ces productions, la filière française a dû en permanence se moderniser, chercher et mettre au point des techniques de production économes en main-d'œuvre, faire face aux problèmes sanitaires tout en maintenant la production dans une démarche de développement durable.
Une Recherche Active sur Tous les Fronts
Depuis une vingtaine d'années, les organismes techniques de la filière ont contribué à résoudre des problèmes majeurs. Outre le travail sur la modernisation des chantiers de récolte et de distillation qui se poursuit aujourd'hui dans le but d'économiser de l'énergie, les principaux enjeux sont d'ordres sanitaires. Pour toutes les cultures, lorsque les surfaces sont fortement concentrées dans des zones géographiques restreintes, des problèmes de maladies et de ravageurs apparaissent et peuvent devenir préjudiciables, voire remettre en cause la production.
Depuis de nombreuses années, la lavande et le lavandin font face à une maladie appelée le dépérissement. C'est une maladie à phytoplasme (bactérie sans paroi), transmise par une minuscule cigale (cicadelle) dénommée Hyalesthes obsoletus, qui, lors de ses piqûres nutritionnelles, contamine les plantes. Dans les années 1970, cette maladie avait fait de gros dégâts sur le lavandin Abrial. À l'époque, par chance, une nouvelle variété, Grosso, avait été trouvée et avait permis de régler le problème. Mais depuis la fin des années 1990, cette maladie s'est développée sur la lavande bleue - variété qui sert à faire les bouquets secs et les fleurs mondées pour les pots-pourris - puis s'est propagée à toute la lavande et au lavandin. Les causes de cette propagation sont encore mal connues, mais le changement climatique et surtout les aléas climatiques (sécheresse, canicule, etc.) jouent certainement un rôle important.
Programmes de Sélection et Lutte Indirecte
Des individus ont été triés dans ces populations (plusieurs milliers) et certains cultivars sont aujourd'hui cultivés par bouturage. Sur le lavandin, les programmes de sélection sont plus complexes, du fait que c'est un hybride stérile. Les améliorations génétiques réalisées ont permis de mettre au point des cultivars plus productifs, mais l'augmentation de la tolérance au dépérissement semble difficile à obtenir.
Parallèlement à ces travaux, une filière de plants sains certifiés a été mise en place. Aujourd'hui, plus de 60 % de la production de plants est ainsi certifiée et garantie indemne de phytoplasme.
La lutte directe contre cette maladie bactérienne n'est pas envisageable. La lutte directe contre la cicadelle est également compromise. En effet, celle-ci vit sur un grand nombre d'espèces de plantes sauvages et affectionne particulièrement la lavande, où elle fait son cycle complet. La lutte directe avec des insecticides ne fonctionne pas. Les structures techniques travaillent donc sur des itinéraires de lutte indirecte contre cette cicadelle : par la pulvérisation d'argile blanche au moment où les adultes vont piquer les lavandes et par la création d'écrans végétaux l'année de plantation (année la plus sensible aux attaques) en semant dans les interlignes une céréale qui aura comme effet de masquer les plants de lavande et de perturber la cicadelle lors de ses déplacements aériens. Ces expérimentations donnent des résultats encourageants et commencent à être adoptées sur des surfaces conséquentes.

Les Pratiques Culturales Optimisées
La lavande aime le soleil, l'altitude et les sols calcaires. Cinq départements (Vaucluse, Hautes-Alpes, Alpes de Haute-Provence, Ardèche et Drôme) représentent 90 % de la production française. Une plante entre en production après 3 ans et produit pendant 10 ans. Ensuite, l'agriculteur pratique une rotation des cultures pendant 5 ans (avec des légumineuses pour l'azote et des céréales pour ameublir le sol) avant de replanter de la lavande.
Une plantation de lavande reste en place environ 10 ans. Elle est en production à partir de la 2ème année et les rendements optimaux en huile essentielle sont obtenus entre la 4ème et la 6ème année. La succession sur une même parcelle de plusieurs plantations de lavande ou de lavandin est néfaste pour l'état sanitaire des plants. Il est conseillé d'introduire sur un intervalle de 2 à 4 ans des cultures de rotation : blé, épeautre, orge, fourrages sont toujours présents sur les exploitations lavandicoles.
Production des Plants
La multiplication du matériel végétal passe toujours par une première phase de développement en pépinière : parcelles de terrain saines, irriguées, fertilisées et désherbées.Pour la lavande de population (ou lavande fine), les plants sont obtenus par le semis de graines. Les semis se font à l'automne et au printemps.Pour les lavandes clonales et les lavandins, la technique utilisée pour les multiplier est le bouturage.
- Le bouturage ligneux : À partir d'une plantation âgée de 2 à 4 ans, saine, les boutures sont prélevées sous forme de petits rameaux d'environ 10 cm. Cette opération s'effectue en hiver. La mise en pépinière a lieu au printemps. On obtient des plants en une année.
- Le bouturage herbacé : Le prélèvement de partie herbacée du plant s'effectue en général au printemps. Les jeunes pousses sont prélevées sur des pieds mères sélectionnés. Les boutures sont mises à raciner en mini-mottes, sous serres.
La Plantation
La parcelle se prépare un an avant la plantation : labour, désherbage. La plantation s'effectue après les grosses gelées (mars-avril) ou bien en automne en plaine (novembre-décembre). Elle est mécanisée. La densité des plants est de 12 000 à 15 000 plants à l'hectare pour la lavande ; de 8 000 à 10 000 plants à l'hectare pour le lavandin.
Les Travaux d'Entretien
- La fertilisation : Apport annuel d'engrais et de compost de lavande.
- Le désherbage : Un désherbage chimique au moment de la sortie des adventices et 3 à 4 désherbages mécaniques au cours de l'année, surtout avant mais aussi après la récolte.
- La protection sanitaire : Un traitement contre les ravageurs, en février ou mars, au premier rang desquels la cécidomyie.
La Récolte de Précision
La plante synthétise l'huile essentielle jusqu'à la formation de la graine. La récolte pour la distillation doit être effectuée en fin de floraison. La période de coupe s'échelonne selon l'altitude entre fin juin et fin août. La lavande offre des fleurs parfumées qui se transforment facilement en sachets décoratifs et odorants. Cette plante vivace méditerranéenne nécessite une récolte au bon moment et un séchage approprié pour conserver toutes ses propriétés aromatiques.
La période de récolte de la lavande s'étend de juillet à août selon les régions et l'altitude. Il est préférable de couper les tiges juste avant la pleine floraison, lorsque la majorité des fleurs restent encore en bourgeons. Le moment idéal de la journée pour la récolte se situe vers midi, quand la rosée du matin s'est évaporée et que les huiles essentielles atteignent leur concentration maximale. Il suffit d'arrêter l'arrosage une à deux semaines avant la récolte pour éviter l'excès d'humidité dans les tiges de lavande.
Le séchage naturel reste la méthode recommandée pour conserver la couleur et le parfum des fleurs de lavande. Les bouquets se suspendent tête en bas dans un endroit ombragé, sec et bien ventilé. Il convient d'éviter le séchage au soleil direct ou au four, qui dégrade la qualité et la couleur des fleurs séchées. Le processus de séchage de la lavande dure environ une semaine.

Valorisation des Produits et Sous-Produits
L'huile essentielle de lavande, une fois récupérée, est soumise à des contrôles de qualité rigoureux pour vérifier sa composition chimique, son odeur et ses propriétés thérapeutiques. Après validation de sa qualité, elle est conditionnée dans des flacons en verre ambré, qui protègent le produit de la lumière et garantissent une conservation optimale. Les flacons sont étiquetés avec toutes les informations nécessaires, telles que le nom de l'espèce de lavande, la date de distillation et le numéro de lot.
L'hydrolat de lavande, obtenu en même temps que l'huile essentielle lors de la distillation, est également un produit précieux aux nombreuses applications. Il peut être utilisé comme lotion tonique pour le visage, brumisateur d'ambiance, ou encore comme ingrédient dans la fabrication de cosmétiques et de produits d'entretien ménager écologiques.
Après la distillation de la lavande fine bio, il reste des résidus solides, constitués principalement de la partie végétale des fleurs. Ces résidus peuvent être valorisés de différentes manières, par exemple comme paillage pour les plantations, compost pour l'amendement des sols, ou encore comme combustible pour le chauffage.
Les sachets de lavande nécessitent des tissus respirants qui permettent une diffusion progressive du parfum. Il est préférable de découper des carrés de tissu en coton de 28x28 cm pour obtenir des sachets de taille généreuse. Les sachets plus petits de 10x13 cm ou 9x12 cm conviennent parfaitement pour les armoires et les tiroirs. Les fleurs de lavande séchées se conservent dans des bocaux en verre hermétiques, à l'abri de la lumière et de l'humidité. Il suffit d'égrener délicatement les fleurs entre les doigts pour séparer les grains des tiges de lavande. Les sachets de lavande trouvent leur place dans les armoires, les commodes, les voitures et les chambres d'enfants pour leur effet relaxant. L'odeur de la lavande repousse naturellement les mites et les moustiques tout en parfumant agréablement les textiles.
Entretien et Diversité des Variétés
Une taille annuelle après la floraison maintient la vigueur et la forme compacte des lavandes. Il convient de couper environ un tiers de la touffe, en raccourcissant les pousses de l'année de moitié. Les jeunes plants de moins de trois ans bénéficient de plusieurs tailles légères durant le premier été pour favoriser la ramification.
La Lavandula angustifolia, aussi appelée lavande vraie, produit les fleurs les plus parfumées pour les sachets. Cette variété rustique supporte bien les hivers rigoureux et développe un parfum délicat très apprécié en parfumerie. Le lavandin, hybride naturel entre la lavande vraie et la lavande aspic, présente des tiges plus longues et un développement plus important.
Au-delà des sachets parfumés, la lavande séchée enrichit de nombreuses créations artisanales. Les fleurs s'incorporent dans des savons maison, des sels de bain relaxants et des huiles de massage. En cuisine, la lavande apporte une note florale originale aux desserts comme les crèmes brûlées, les glaces et les biscuits.
Lavande ou Lavandin ?
Le lavandin est le résultat d'un croisement naturel entre la lavande (Angustifolia), petite plante trapue aux courtes tiges qui pousse en montagne entre 600 et 2000 mètres d'altitude, et la lavande des garrigues (latifolia), aux maigres touffes surmontées de longues tiges. Le lavandin se reconnaît à ses longues tiges porteuses de belles inflorescences et à son gros développement.
La Transmission du Savoir-Faire et le Rôle de la Recherche
La distillation de la lavande est un art qui se transmet de génération en génération. Des associations, comme Bleudiois au cœur de la Drôme, perpétuent cette tradition en produisant de l'huile essentielle de lavande bio de grande qualité. La filière lavandicole, bien qu'ancrée dans la tradition, n'en demeure pas moins un domaine en constante évolution. La collaboration étroite avec des chercheurs et des experts est essentielle pour améliorer constamment les techniques de production et garantir la qualité des huiles essentielles.

Le rôle de la recherche et de l'innovation est crucial. La distillation de la lavande, bien qu'ancrée dans la tradition, n'en demeure pas moins un domaine en constante évolution. L'Association Bleudiois, par exemple, collabore étroitement avec des chercheurs et des experts pour améliorer constamment les techniques de production et garantir la qualité de ses huiles essentielles. La promotion du patrimoine culturel et touristique est également un aspect important. La distillation de la lavande constitue un patrimoine culturel et touristique majeur pour la Drôme et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Les associations participent activement à la promotion de ce patrimoine en organisant des visites guidées des distilleries et en participant à des événements locaux et régionaux, tels que les fêtes de la lavande et les marchés artisanaux.
En Provence, où la quasi-totalité de ces plantes sont cultivées, les producteurs restent inquiets face aux aléas climatiques et au dépérissement. Un fonds de sauvegarde a été créé pour aider la recherche à financer davantage de programmes techniques.
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