La canicule n'est qu'un des nombreux signes du réchauffement climatique et d'un monde qui part à vau l'eau. Ça ne veut pas dire pour autant qu'on ne peut pas se fixer des objectifs et faire de notre mieux pour attirer de bonnes choses dans notre vie. Alors pourquoi ne pas réveiller la sœur Halliwell qui sommeille en nous, et tenter de jeter un sortilège ou deux pour concrétiser nos intentions et réaliser nos objectifs ? Avant d'entrer dans le vif du sujet, mettons les choses au clair dès le départ : la sorcellerie est une pratique, pas une religion. Vous pouvez être de n'importe quelle confession et pratiquer la sorcellerie. Certaines religions, comme la Wicca, sont intrinsèquement liées à la sorcellerie, mais il n'est pas nécessaire d'être Wiccan·e pour être sorcier. La sorcellerie peut être pratiquée de plusieurs manières, et même le fait de choisir de ne pas suivre une voie est une voie en soi. Il n'y a pas une seule façon de le faire, et chaque pratique est légitime.

La sorcellerie comme pratique ouverte
Un peu perdu·e ? Rassurez-vous ! Tout ce que j'essaie de dire ici, c'est que la sorcellerie, la magie et tout ce qui va avec sont des pratiques ouvertes et disponibles à toute personne intéressée. C'est au moment où vous dites que vous êtes un·e sorcièr·e que vous devenez un·e sorcièr·e - aucune initiation, aucun rituel ou cérémonie n'est nécessaire. Sans vouloir avoir l'air ridicule, il y a quelque chose de fondamentalement satisfaisant à l'idée de puiser dans notre énergie intérieure et celle du monde qui nous entoure pour voir nos rêves et désirs se concrétiser. Le bonus : cette beauté peut aussi être esthétique ! C'est pourquoi, Chèr·e Lect·eur·rice, lorsque j'ai été chargé de vous proposer quatre rituels de sorcellerie pour améliorer votre vie, je me suis concentré sur des éléments magiques qui vous donneront aussi un petit quelque chose de mignon pour décorer la maison.
Les secrets des « Simples » au Moyen Âge
Connaître les plantes médicinales en usage au Moyen-âge, c'est bien, mais pour une bonne sorcière médiévale d'autres paramètres entrent en ligne de compte pour tirer une efficacité maximale des préparations magistrales ou des rituels de Magie. Le terme « Simples » vient du Moyen-Âge, il s’agit du nom donné aux plantes médicinales. Simples, car leurs bénéfices se trouvent dans la plante à l’état naturel, non composée avec d’autres substances. L’être humain utilise les plantes pour se soigner depuis la nuit des temps. À travers les siècles, des femmes, guérisseuses, druidesses ou sorcières, ont perpétué ce savoir en bousculant parfois l’ordre établi.
Il faut savoir que la lune en phase descendante est une période favorable pour la collecte des plantes et des fleurs. Il faut toujours couper les plantes avec une serpette qui ne devra jamais être en fer (sauf pour la médecine où c'est autorisé). La plante fraîche est toujours conseillée pour les préparations médicinales, mais vous pouvez aussi la sécher, tête en bas, pour une utilisation ultérieure, dans ce cas les principes actifs de la simple seront juste un peu moins efficaces. Pour les gens de la ville, un bon herboriste saura bien vous conseiller ! N'oubliez pas, le 21 juin (jour du solstice d'été) les plantes cueillies sont considérées comme particulièrement positives. Il faut aussi collecter les plantes avant le lever du soleil, ceci afin de conserver la précieuse rosée déposée sur les feuilles et les fleurs, (l'or du millième matins des Alchimistes). Il est bon aussi de savoir qu'un bon Sorcier ne lance ses sorts que pendant cette phase de la lune. Voilà un pas de plus vers la connaissance.
Le Wildcrafting : l’art de la récolte sauvage
Lorsque j'ai traduit le texte sur l'hedgewitchery, je suis tombée sur ce terme : Wildcrafting. Le Wildcrafting est le terme anglophone pour définir la pratique de cueillette des plantes dans leur habitat naturel ou « sauvage ». Ces récoltes servent à se nourrir, se soigner, mais elles peuvent également être destinées à d'autres utilisations (teinture, encens, pratiques magiques…). Cette pratique concerne les plantes non cultivées. On récolte ces dernières partout où il est possible d'en trouver et sans se limiter aux espaces sauvages. Lorsque le wildcrafting se fait dans le respect des plantes et de leur habitat, qu'on pense cette pratique sur le long terme, généralement seules les branches, ramures et fleurs sont récupérées. On prend soin de laisser la plante vivante. Lorsqu'il est nécessaire de récupérer la plante entière, on plante dans son trou quelques graines. On prend soin également de ne récupérer que quelques plantes, fleurs ou branches, afin de préserver la plante et son environnement. Inutile de prendre plus que ce qui est nécessaire ! D'autres auront probablement besoin de ces plantes : les animaux, les insectes.

Précautions et sécurité lors de la récolte
La cueillette des herbes doit toujours se faire de manière sécuritaire. Portez toujours des vêtements de protection tels que des manches longues et des pantalons lorsque vous êtes dans la nature, ainsi que des chaussures fermées qui offrent un bon maintien. Emportez un insectifuge, de la crème solaire et de l'eau. Si vous avez des allergies, n'oubliez pas vos médicaments contre les allergies. Il existe de nombreuses possibilités de cueillette à proximité de chez vous, mais si vous vous aventurez dans la nature, utilisez le système de jumelage. Emmenez un ami avec vous ou faites au moins savoir à quelqu'un où vous allez et quand vous prévoyez de revenir. Assurez-vous également que votre téléphone est complètement chargé, au cas où vous vous perdriez ou vous blesseriez et auriez besoin d'aide. Mère Nature n'est pas toujours une gentille dame ! Il est essentiel de savoir quelles plantes peuvent être récoltées en toute sécurité avant de partir dans la nature. Assurez-vous de pouvoir identifier avec précision les plantes que vous souhaitez récolter.
N'oubliez pas que la consommation ou le contact avec des plantes vénéneuses peut entraîner de graves problèmes de santé. Si vous vous demandez si la cueillette d'une plante en particulier est sans danger, mieux vaut l'éviter. Laissez les champignons sauvages tranquilles, à moins que vous ne soyez un expert ou que vous ayez été formé par un expert. En particulier dans les zones peuplées, les plantes cueillies peuvent être contaminées par des pesticides ou la pollution. Avant toute cueillette, examinez l'environnement. Est-il sain ou malade ? Y a-t-on pulvérisé des produits chimiques ou est-il net ? Je me souviens d'une femme qui vivait à la campagne et avait découvert en bordure de champ de magnifiques pissenlits. Elle les a cueillis puis mangés en salade. Elle s'est retrouvée très vite malade et remplie de splendides plaques rouges. Le médecin a conclu à une ‘intoxication au pesticide’. Le champ voisin avait récemment été traité par l'agriculteur.
L’éthique de la sorcière cueilleuse
En tant que sorcières, nous avons la capacité d'accorder notre conscience à celle de la plante et de demander sa bénédiction avant d'en prélever. Bien que cela puisse paraître sentimental pour certains, c'est la chose éthique à faire et votre magie sera également plus forte. Adressez-vous simplement à l'esprit de la plante (à voix haute ou dans vos pensées) et communiquez votre intention de récolter une partie de son corps. Les fruits, les baies, les noix et les graines sont presque toujours offerts gratuitement. Les feuilles et les branches le sont parfois. Les racines, l'écorce et les épines protectrices peuvent être offertes à contrecœur (ou pas du tout) car la plante en a besoin pour maintenir sa santé et sa force. Soyez prêt à accepter un « non » et réessayez plus tard (ou avec une autre plante). Lorsque vous utilisez des branches, des racines ou de l'écorce d'arbres, prenez toujours de petites quantités et uniquement celles de plantes matures. Enfin, essayez de ne rien enlever à la nature en dehors de ce qui est nécessaire à votre pratique. Gardez la nature propre en emportant tous les déchets lorsque vous quittez une zone après la récolte.
La magie au quotidien : ancrage et intention
Au travail, dans nos relations amicales ou au sein même de notre maison, s'accumulent parfois tensions et énergies négatives… Pour déjouer le sort, sorcière doit parfois revoir son comportement face aux événements qui jalonnent sa vie ! C'est au quotidien qu'elle peut agir. Nos paroles ont un réel pouvoir, c’est pourquoi une sorcière doit surveiller son langage et bien choisir les premiers mots qu’elle prononce le matin ! Les formules magiques (ou sorts) sont souvent proférées à voix haute et pour cause, leur sens, sonorité, énergie sont un choix, une posture, une décision. Pensez donc à une intention pour cette nouvelle journée qui s’offre à vous. Visualisez un but au long cours, un projet sur lequel vous travaillez et formulez l’intention correspondante. Répétez-vous cette formule tant que vous en sentirez le besoin.
Projetez votre intention sur cette journée uniquement. Pour rester solide, bien ancrée sur ses deux pieds, et honorer la magie amorcée au petit déjeuner, sorcière doit maintenant identifier toutes les fuites d’énergie que la journée risque de causer sur son passage ! Car beaucoup d’événements, personnes et actions sont hors de notre contrôle. Est-ce un travail stressant ou un collègue un peu toxique ? L’enjeu d’un examen imminent ? Un rendez-vous ? Vous pouvez recourir à tous moments à votre cercle protecteur. Il vous suffira de visualiser autour de vous un cercle. Vous choisirez de quoi il se composera, en fonction de votre imagination : lumineux, graphique, plutôt à ras du sol ou montant jusqu’au ciel, bref vous aurez le loisir de le customiser à votre convenance : ce cercle se déplace avec vous et vous pouvez l’actionner dès que vous en aurez besoin.
Luna Magie - Créer un cercle de protection
Se reconnecter à la nature : une approche pédagogique
« C’est vrai, l’ortie ça se mange … tout le monde le sait ! Pourtant, toutes ces « mauvaises herbes » sont porteuses d’une sagesse et d’un pouvoir accessibles qu’il serait dommage de délaisser. Les séances ont lieu essentiellement en extérieur, les pieds et les mains dans l’herbe afin de remettre en mouvement notre fibre végétale naturelle. Nous nous déplaçons à la rencontre de différents biotopes : jardin, prairie, lisière de forêt, milieu humide… Nous y étudions les différentes plantes qui s’alternent au fil de l’année, ainsi que les différentes parties de plantes utilisées en fonction des saisons. Chaque séance débute par un réveil sensoriel afin d’améliorer l’ancrage et la capacité d’observation. Puis nous abordons en détail quelques plantes choisies afin de les comprendre et de découvrir leurs bienfaits. À chaque séance également, nous réalisons ensemble une transformation de plantes (fraîchement cueillies ou séchées) pour que chacun se réapproprie le savoir-faire et reparte avec sa préparation végétale.
Quelques moments d’apports théoriques sont aménagés afin d’acquérir des bases de botanique, et d’autres moments sont conçus pour vous faire explorer le pouvoir magique des plantes. Il y a celles qu’on sait déjà reconnaître (mais qu’on n’utilise pas, ou peu), il y a celles qu’on peur de confondre, celles qu’on n’a jamais vu (enfin, on pense…). Ici, la connaissance fait place à la pratique. Pour se réapproprier les gestes, les dosages, les temps, il est nécessaire d’essayer, et de recommencer encore et encore. C’est pourquoi toutes les préparations, culinaires et bienfaisantes, sont réalisées par les participant·e·s à chaque séance ; puis les recettes et fiches technique sont envoyées pour que vous puissiez passer à l’action à la maison … et échanger vos expériences, réussites et difficultés à la séance suivante.
Figure de la sorcière : entre mythe et réalité
La sorcière d'Halloween est une femme bossue avec un nez en crochet et des yeux qui font peur. Avec ses longs cheveux mal entretenus, son visage allongé et ses mains crochues, elle est facilement reconnaissable ! Elle est aussi souvent représentée avec une verrue sur le nez. Pour se déplacer, la sorcière d'Halloween utilise un balai magique qui lui permet de voler et parcourir les villes et villages voisins. Elle adore être accompagnée d'un chat noir. Alors oui elle est affreuse et fait souvent très peur aux enfants. Mais ça ne veut pas dire que la sorcière d'Halloween est toujours méchante ! Elle est même parfois victime de son apparence et de la méchanceté de ses consœurs.
Dans les récits folkloriques, elle se transformait en toutes sortes de choses appétissantes, gourmandes et amusantes pour attirer à elle les petits enfants sans méfiance. Les parents pour protéger leurs enfants, leur interdisaient de sortir seuls, de parler à des inconnus et même de regarder par les fenêtres. Un jour, que le temps était pluvieux… arriva au village un jeune homme, appelé Fuzel, qui se disait capable de se débarrasser de cette kidnappeuse d’enfants. Alors le jeune homme prépara son plan ! Il irait, à la nuit tombée, près du château en se faisant passer pour un enfant perdu. Il se laisserait attraper et emmener dans le château. De cette façon, il pourra aider les enfants prisonniers à s’enfuir et les villageois se cacheront derrière les arbres du parc pour les attendre et les emmener en lieux sûrs. Immédiatement, la sorcière arriva perchée sur son balai dans un grand nuage de fumée… elle cria une formule magique incompréhensible et certains villageois et Fuzel disparurent du parc.
Fuzel volait, tournoyait, et était secoué dans tous les sens jusqu’à ce que le nuage de fumée disparaisse et qu’il tombe sur le sol dans une chaumière. Il devait faire vite et délivrer tout de suite les enfants. Il sortit de sa sacoche une magnifique baguette magique en bois sculptée et prononça une formule : Par la puissance de la magie, que tous les enfants ici, réapparaissent. Sitôt dit, sitôt fait ! Des dizaines d’enfants s’entassèrent dans la chaumière. Fuzel leur expliqua qu’il ne fallait faire aucun bruit et sortir doucement, contourner le lac pour rejoindre le château. Fuzel devait rester concentré, la partie la plus périlleuse de son périple allait se jouer maintenant. Il regarda à nouveau par la fenêtre et vit passer devant la lune une forme sombre représentant une femme sur un balais. Ensuite, il retourna au village où tout le monde l’attendait avec impatience. Fuzel avait sauvé le village tout entier et rendu les enfants à ses parents.

L’apprentissage de la nature pour tous
L’idée de créer « Les Simples Sacrés » m’est venue après plus de 10 ans à travailler dans le graphisme, un métier passion mais bien loin de la nature qui m’appelait. J’ai donc écouté l’appel, puis les plantes médicinales sont arrivées tout naturellement dans mon quotidien. Étant intimement persuadée qu’elles peuvent apporter un véritable bien-être, j’ai eu envie de faire découvrir leurs bénéfices au plus grand nombre. Revenir aux choses simples mais tellement… sacrées ! Cette année d’apprentissage est accessible à tout adulte enthousiaste de la nature. Il s’agit d’un apprentissage construit pour vous apporter progressivement le savoir et le savoir-faire nécessaires pour vous rendre autonome dans la reconnaissance et l’utilisation quotidienne des plantes sauvages locales.
Vous vous engagez donc pour 1 an. La participation financière est de 650 € pour l’entièreté de l’apprentissage. Nous proposons un paiement en 3 fois : 250 € à l’inscription, 250 € en juillet et 150 € en novembre. Tout autre étalement des paiements est possible (jusqu’à 10 fois ou + !). Tout le matériel (ustensiles) et matières premières sont fournis par les organisatrices. Des fiches récapitulatives (fiches Plantes ; fiches Transformation ; fiches Botanique ; fiches Recettes) sont envoyées au fil des séances. Nous sommes disponibles pour vous répondre !
Observer, apprendre et transmettre
Certains pensent que rien ne pousse en ville, à part des mauvaises herbes inutiles, mais ce n’est absolument pas le cas. Même les plantes les plus humbles ou les plus communes peuvent avoir des propriétés spirituelles étonnantes. Pensez au pissenlit, qui serait utile dans les sorts de protection, ou à la feuille de mûre, sacrée pour Brigid et qui apporte amour, chance et prospérité. De nombreuses plantes d’aménagement paysager populaires, comme le chêne, le genévrier et les agrumes, ont également des usages magiques. La cueillette d’herbes fait partie intégrante de nombreuses pratiques de sorcellerie, mais elle doit toujours être effectuée de manière sûre et responsable.
Avant de vous aventurer dans la nature, recherchez les plantes que vous pouvez cueillir en toute sécurité dans votre région, puis assurez-vous de savoir comment les identifier correctement avant de commencer votre récolte. C’est beaucoup de travail, mais vous découvrirez peut-être que la récolte de plantes dans la nature facilite votre pratique et renforce le pouvoir de votre magie des herbes. Les enfants apprennent à reconnaître les légumes et la façon dont ils poussent. On croque 5 variétés de pommes différentes et on se rend compte qu’il y a vraiment une différence de goût, d’acidité, de saveur quoi !!! La nature nous offre une bibliothèque vivante, il suffit d'apprendre à en lire les pages quotidiennement.
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