
La Sarthe, terre agricole par excellence, est le théâtre chaque année d'une activité intense : la moisson. Parmi les cultures emblématiques, le maïs occupe une place de choix, mais sa récolte est loin d'être un processus simple et linéaire. En effet, les agriculteurs sarthois doivent naviguer entre les caprices de la météo, les impératifs techniques et les contraintes économiques pour assurer la pérennité de leurs exploitations. L'année en cours, et les précédentes, ont mis en lumière la complexité de cette tâche, avec des défis notables en termes de rendements et de qualité.
Un calendrier des moissons en perpétuel mouvement
Les moissons dans la Sarthe ont une fois de plus commencé avec de l'avance, marquant le début d'une période de grand rush pour les agriculteurs. En 2023, par exemple, la récolte du blé dès fin juin était du "jamais vu", selon Éric Chevalier, un céréalier d'Allonnes. Ce phénomène, loin d'être anecdotique, souligne une modification progressive du calendrier agricole, tributaire du changement climatique et de ses impacts sur la maturation des plantes. Pour les agriculteurs comme Éric Chevalier, qui à 61 ans est un "pur céréalier" et fils et petit-fils d’agriculteurs, cette précocité implique une organisation sans faille et une réactivité constante face aux imprévus. Les journées sont longues, les nuits souvent très courtes, et la disponibilité des engins de récolte devient un facteur critique.
Mesurer l'impact du changement climatique sur l'agriculture | 14ème Journée CCR CAT - Edition 2023
Des conditions météorologiques capricieuses et leurs conséquences
La météo joue un rôle déterminant dans le succès ou l'échec d'une moisson. En Sarthe, les dernières années ont été marquées par des épisodes climatiques extrêmes, avec des conséquences directes sur la qualité et la quantité des récoltes de maïs. Par exemple, "trop de pluie au printemps, trop de soleil et de chaleur en août et septembre" ont réuni toutes les conditions pour des récoltes médiocres, tant en rendement qu'en qualité. Le maïs, en particulier, a souffert d'un "manque d'eau" qui a "empêché le bon développement des grains", conduisant à une récolte de "piètre qualité" selon la Chambre d'agriculture de la Sarthe. Des diminutions significatives, comme un "moins 30% pour le blé par rapport à l'an dernier et sans doute un taux approchant pour le maïs", sont devenues une préoccupation majeure.

Ces mauvaises récoltes ont des répercussions en cascade. Les pâtures, également desséchées, obligent les éleveurs à puiser dans leurs réserves hivernales pour nourrir leurs bêtes, entraînant des "coûts supplémentaires pour des exploitations déjà durement touchées par la crise du lait et de la viande". Franck Bellessort, exploitant à Bérus et entrepreneur agricole, explique que "le grain arrive à maturité, il n'a pas d'eau donc on va avoir des petits grains et des épis qui ne seront pas remplis". L'ensilage, un hachis de plant de maïs entassé et laissé fermenter pour le bétail, doit déjà être utilisé. Isabelle Lecomte, responsable du domaine végétal à la chambre d'agriculture de la Sarthe, confirme cette situation : "Soit on rentre les animaux, on les met dans la stabulation. Ou alors on les laisse dehors et on apporte du fourrage. [Dans tous les cas] le foin ou l'enrubannage d'herbe était prévu pour cet hiver et donc on puise déjà dedans". Ces défis soulignent la vulnérabilité de l'agriculture face aux aléas climatiques et la nécessité d'adapter constamment les pratiques.
La qualité du maïs : un enjeu crucial pour les filières agricoles
La qualité du maïs récolté est un facteur essentiel qui détermine sa valeur marchande et son aptitude à être transformé. Les industriels et les agriculteurs utilisateurs de maïs grain recherchent des qualités spécifiques qui "dépendent au moins autant des conditions de séchage et de conservation des grains que du stade de la récolte". La qualité est double : technologique (physique et aptitude à la transformation) et sanitaire (prévention des mycotoxines, souvent dues à la présence de fusariums sur les épis). L'évolution de la demande en matière de "qualité commerciale et sanitaire" impose de "nouvelles conditions d’accès au marché", nécessitant une prise en compte minutieuse de "l’itinéraire technique du champ jusqu’à la première transformation".

Pour optimiser cette qualité, un suivi rigoureux des parcelles est recommandé. La "maturité et la qualité sanitaire des épis doivent être suivies à l’occasion de visites de pa# Les défis et enjeux de la récolte du maïs et des céréales : une réalité agricole en mutation
La période des moissons constitue le point d'orgue de l'année pour le monde agricole. Au sens propre comme au sens figuré, les moissons sont la période au cours de laquelle les agriculteurs récoltent le fruit de leur travail. En quelques semaines, ils valident le labeur d'une année. Cette phase est caractérisée par une intensité rare : pour tous, les journées sont longues et les nuits souvent très courtes. Tributaires de la météo et d'autres aléas comme la disponibilité des engins pour la récolte, les exploitants sont sur le qui-vive. À Allonnes, Eric Chevalier, 61 ans, pur céréalier, est de ceux qui depuis quelques jours sont dans les starting-blocks en permanence.
Une précocité inédite des récoltes
Le calendrier agricole traditionnel est mis à mal par des conditions climatiques changeantes. Cette année, les moissons ont commencé avec une avance qui n'est pas commune. « Récolter le blé dès fin juin, c'est du jamais vu », précise Eric Chevalier. Quoi qu'il en soit, les plantes arrivent à maturité et pour les agriculteurs, il faut y être. Alors Eric Chevalier et les autres y sont. « C'est le grand rush », assure-t-il. Et on joue notre année. Fils et petit-fils d'agriculteurs, l'exploitant allonnais est évidemment rompu à cet exercice intense et si particulier.

La gestion des ressources humaines et techniques est au cœur de cette période. Pour Eric Chevalier, le grand rush des moissons a commencé avec à la clé toute une organisation et des impondérables à gérer. Il pensait d'ailleurs que ces moissons seraient ses dernières, mais avec le recul de l'âge du départ à la retraite, il devra rempiler : « Je pensais partir en décembre 2023. Ce ne sera pas le cas. »
Le maïs face au stress hydrique
Si le soleil a bien doré les plants de maïs, le manque d'eau a empêché le bon développement des grains. La récolte de maïs sera de piètre qualité selon la chambre d'agriculture de la Sarthe, qui analyse en ce moment les quantités récoltées. Trop de pluie au printemps, trop de soleil et de chaleur en août et septembre : toutes les conditions sont réunies pour que les récoltes soient mauvaises, tant en rendement qu'en qualité. On observe une baisse de 30 % pour le blé par rapport à l'an dernier et sans doute un taux approchant pour le maïs, « séché » dans son épi par le manque d'eau.
Franck Bellessort, exploitant à Bérus et entrepreneur agricole, confirme ce constat : « Le grain arrive à maturité, il n'a pas d'eau donc on va avoir des petits grains et des épis qui ne seront pas remplis ». Cette situation a des répercussions directes sur l'élevage. Les pâtures, également desséchées, imposent aux éleveurs de nourrir les bêtes avec les aliments mis de côté pour l'hiver.
L'ensilage et la gestion du fourrage
Face à la pénurie d'herbe, l'ensilage devient une opération stratégique. Il s'agit d'entasser un hachis de plant de maïs, de le recouvrir d'une bâche et de le laisser fermenter. Isabelle Lecomte, responsable du domaine végétal à la chambre d'agriculture de la Sarthe, explique les choix difficiles des éleveurs : « Soit on rentre les animaux, on les met dans la stabulation. Ou alors on les laisse dehors et on apporte du fourrage. [Dans tous les cas] le foin ou l'enrubannage d'herbe était prévu pour cet hiver et donc on puise déjà dedans ».
Mesurer l'impact du changement climatique sur l'agriculture | 14ème Journée CCR CAT - Edition 2023
Cela nécessitera d'acheter des aliments, un coût supplémentaire pour des exploitations déjà durement touchées par la crise du lait et de la viande. Cet effet domino se fait ressentir sur l'ensemble de la filière : les commandes de tracteurs et d'intrants sont en baisse et les entreprises d'agro-fournitures craignent des impayés.
Travaux manuels et sélection variétale
Dans les champs de maïs semence, une main-d'œuvre spécifique est nécessaire pour garantir la qualité de la production. Même si c'est la canicule, les salariés agricoles sont actuellement dans les champs de maïs semence pour une phase importante du travail : enlever tous les intrus. Seul l'être humain peut, pour l'instant, accomplir ce travail. Dès six heures du matin, la petite équipe de salariés agricoles est bien rodée. Ils vont passer dans toutes les allées du champ de maïs semence pour enlever les pieds trop petits, trop grands, aussi appelés « profils hors types » ou « aberrants ». Il faut l'œil pour les repérer et les enlever, sans quoi l'agriculteur risque de ne pas vendre sa production. En une matinée, une équipe de huit personnes traite une dizaine d'hectares.
Optimisation de la récolte et conservation du grain
Les qualités recherchées par les industriels ou les agriculteurs utilisateurs de maïs grain déLes enjeux de la récolte de maïs à Allonnes et les mutations de la filière céréalière sarthoise
À Allonnes, vendredi 30 juin, pour Eric Chevalier, le grand rush des moissons a commencé. Avec à la clé toute une organisation et des impondérables à gérer. Cet agriculteur de 61 ans, pur céréalier, est de ceux qui depuis quelques jours sont dans les starting-blocks en permanence. Au sens propre comme au sens figuré, les moissons sont la période au cours de laquelle les agriculteurs récoltent le fruit de leur travail. En quelques semaines, ils valident le labeur d’une année. Pour Eric Chevalier et les autres exploitants de la zone, l'effervescence est palpable car cette année, les moissons commencent avec une avance qui n’est pas commune. Récolter le blé dès fin juin, c’est du jamais vu , dit-il. Quoi qu’il en soit, les plantes arrivent à maturité et pour les agriculteurs, il faut y être. C’est le grand rush , assure-t-il. Et on joue notre année.
Fils et petit-fils d’agriculteurs, l’exploitant allonnais est évidemment rompu à cet exercice intense et si particulier. Il pensait d’ailleurs que ces moissons seraient ses dernières mais avec le recul de l’âge du départ à la retraite, il devra rempiler. Je pensais partir en décembre 2023. Ce ne sera pas le cas. Cette prolongation de carrière s'inscrit dans un contexte où la gestion du temps et de la main-d'œuvre devient critique. Pour tous les agriculteurs, les journées sont longues et les nuits souvent très courtes. Tributaires de la météo et d’autres aléas comme la disponibilité des engins pour la récolte, ils sont sur le qui-vive.

L'impact climatique sur la qualité des cultures en Sarthe
Le soleil a bien doré les plants de maïs, mais le manque d'eau a empêché le bon développement des grains. La récolte de maïs sera de piètre qualité selon la chambre d'agriculture de la Sarthe qui analyse en ce moment les quantités récoltées. Trop de pluie au printemps, trop de soleil et de chaleur en août et septembre : toutes les conditions sont réunies pour que les récoltes soient mauvaises, tant en rendement qu'en qualité, en Sarthe. On observe une baisse de 30% pour le blé par rapport à l'an dernier et sans doute un taux approchant pour le maïs, "séché" dans son épi par le manque d'eau.
Franck Bellessort, qui a deux casquettes, celle d'exploitant à Bérus dans le nord-Sarthe et d'entrepreneur agricole, dresse un constat lucide : "Le grain arrive à maturité, il n'a pas d'eau donc on va avoir des petits grains et des épis qui ne seront pas remplis". Cette situation est le résultat d'un cycle végétatif perturbé. Depuis 9 mois il a plu moitié moins que la normale en Sarthe. Les nappes phréatiques sont déjà, en ce début de printemps, à un niveau qu'elles atteignent habituellement l'été. Faute de pluie, la région s'oriente vers une sécheresse comme il en survient tous les 4 à 10 ans en Sarthe.

La crise de l'élevage et l'urgence de l'ensilage
Pour ne rien arranger, les pâtures, également desséchées, imposent aux éleveurs de nourrir les bêtes avec les aliments mis de côté pour l'hiver. Franck Bellessort fabriquait récemment les réserves d'un éleveur laitier à Oisseau-le-Petit. C'est l'ensilage : entasser un hachis de plant de maïs, le recouvrir d'une bâche et le laisser fermenter. Il faut donc déjà nourrir les animaux explique Isabelle Lecomte, responsable du domaine végétal à la chambre d'agriculture de la Sarthe : "Soit on rentre les animaux, on les met dans la stabulation. Ou alors on les laisse dehors et on apporte du fourrage. Dans tous les cas, le foin ou l'enrubannage d'herbe était prévu pour cet hiver et donc on puise déjà dedans".
Là aussi, cela nécessitera d'acheter des aliments. Un coût supplémentaire pour des exploitations déjà durement touchées par la crise du lait et de la viande. C'est l'effet domino de la crise des prix que traversent les éleveurs laitiers et bovins et des mauvaises récoltes de cet été : les commandes de tracteurs et d'intrants sont en baisse et sur les postes de dépenses inévitables, les entreprises d'agro-fournitures craignent des impayés. La crise agricole affecte ainsi l'ensemble de la chaîne économique, des champs jusqu'aux fournisseurs de matériel.
Mesurer l'impact du changement climatique sur l'agriculture | 14ème Journée CCR CAT - Edition 2023
La spécificité du maïs semence : un travail de précision
Même si c'est la canicule, les salariés agricoles sont actuellement dans les champs de maïs semence pour une phase importante du travail. Ils doivent enlever tous les intrus. Seul l'être humain peut, pour l'instant, accomplir ce travail. Dès six heures du matin, la petite équipe de salariés agricoles est bien rodée. Ils vont passer dans toutes les allées du champ de maïs semence pour enlever les intrus. Des pieds trop petits, trop grands. On les appelle aussi des "profils hors types", des "aberrants". Il faut l'œil pour les repérer et les enlever !
Sans cela, l'agriculteur risque de ne pas vendre sa production de maïs semence. En une matinée, une équipe de huit personnes traite une dizaine d'hectares. Actuellement, 600 postes sont encore disponibles pour travailler jusqu'à fin juillet dans les champs de maïs semence. Parmi les travailleurs, il y a des lycéens, venus se faire un peu d'argent de poche, et aussi un retraité, heureux de travailler au grand air, loin des embouteillages. L'emploi est payé au SMIC horaire et c'est la météo qui fixe le planning. Après le maïs, il y aura les vendanges puis les récoltes des pommes.

Détermination du stade de récolte et critères de maturité
Les qualités recherchées par les industriels ou les agriculteurs utilisateurs de maïs grain dépendent au moins autant des con# La moisson du maïs en Sarthe : entre défis climatiques et impératifs agricoles
La moisson est, pour les agriculteurs, la période cruciale où ils récoltent le fruit de leur labeur d'une année. En quelques semaines, ils valident un travail acharné, avec des journées longues et des nuits souvent très courtes. Tributaires de la météo et d’autres aléas comme la disponibilité des engins pour la récolte, ils sont constamment sur le qui-vive. En Sarthe, les campagnes de moisson sont particulièrement révélatrices des défis auxquels les céréaliers et les éleveurs sont confrontés, notamment en ce qui concerne le maïs.

Un calendrier des moissons chamboulé par le climat
Dans la Sarthe, les moissons ont parfois commencé avec une avance peu commune. Par exemple, récolter le blé dès fin juin a été qualifié de « jamais vu » par des agriculteurs comme Eric Chevalier à Allonnes. En 2023, ce céréalier de 61 ans, fils et petit-fils d’agriculteurs, s'est retrouvé dans les starting-blocks plus tôt que prévu. Cette précocité des récoltes témoigne d'une adaptation nécessaire aux conditions climatiques changeantes. Cependant, si le soleil a bien doré les plants de maïs, le manque d'eau a empêché le bon développement des grains, augurant une récolte de maïs de piètre qualité selon la Chambre d'agriculture de la Sarthe.
La qualité et le rendement du maïs sous pression
Les conditions météorologiques extrêmes, avec un excès de pluie au printemps suivi d'un soleil ardent et d'une chaleur intense en août et septembre, créent un environnement propice à de mauvaises récoltes, tant en rendement qu'en qualité. Pour le maïs, une diminution proche de 30% par rapport à l'année précédente est attendue, avec des épis « séchés » par le manque d'eau. Franck Bellessort, exploitant à Bérus, constate que le grain n'a pas eu l'eau nécessaire pour se développer correctement, résultant en de petits grains et des épis mal remplis.

Cette situation a des répercussions directes sur l'alimentation animale. Les pâtures, également desséchées, obligent les éleveurs à puiser dans les réserves d'aliments prévues pour l'hiver. L'ensilage, processus consistant à entasser et faire fermenter un hachis de plants de maïs pour le bétail, doit déjà être utilisé. Isabelle Lecomte, responsable du domaine végétal à la Chambre d'agriculture de la Sarthe, souligne la nécessité d'apporter du fourrage aux animaux, qu'ils soient rentrés en stabulation ou laissés dehors. Cette situation engendre un coût supplémentaire pour des exploitations déjà fragilisées par la crise du lait et de la viande.
La crise agricole et ses répercussions en Sarthe
La crise des prix que traversent les éleveurs laitiers et bovins, combinée aux mauvaises récoltes estivales, provoque un effet domino sur l'ensemble du secteur agricole. Les commandes de tracteurs et d'intrants sont en baisse, et les entreprises d'agro-fournitures craignent des impayés sur les postes de dépenses inévitables. Jean-Loïc Landrein, président de la Chambre d'agriculture de la Sarthe, a même qualifié une année comme 2016 de « pire année pour les agriculteurs », marquant l'ampleur des défis. Des périodes de sécheresse, comme celle survenue en 2017 avec un déficit de pluie de moitié par rapport à la normale sur neuf mois, impactent directement les nappes phréatiques, dont le niveau en début de printemps atteint des seuils habituellement observés en été.
Mesurer l'impact du changement climatique sur l'agriculture | 14ème Journée CCR CAT - Edition 2023
La récolte du maïs semence : un travail de précision
Au-delà du maïs grain destiné à l'alimentation animale, la récolte du maïs semence demande une attention particulière. Malgré les canicules, des salariés agricoles travaillent dans les champs de maïs semence pour une phase importante : l'élimination des « intrus ». Ces « profils hors types » ou « aberrants » sont des pieds trop petits ou trop grands qui, s'ils ne sont pas repérés et enlevés, risquent de compromettre la vente de la production. Ce travail manuel, nécessitant un œil expert, est accompli par des équipes dès les premières heures du matin pour profiter de la fraîcheur. Une équipe de huit personnes peut traiter une dizaine d'hectares en une matinée. Ces postes, souvent temporaires, attirent des lycéens en quête d'argent de poche ou des retraités désireux de travailler au grand air. Après le maïs, ces équipes se tourneront vers les vendanges puis les récoltes de pommes, la météo dictant leur planning et leur rémunération au SMIC horaire.
Optimisation de la récolte et de la qualité du maïs
Les qualités recherchées par les industriels ou les agriculteurs utilisateurs de maïs grain dépendent non seulement du stade de la récolte, mais aussi des conditions de séchage et de conservation des grains. Le choix de réaliser l’essentiel du séchage sur pied, souvent contraint par l’insuffisance des capacités de séchage, présente des avantages et des inconvénients. Le compromis optimal réside probablement dans des stades de récolte autour de 22-25% d’humidité. Cela permet d’exploiter le potentiel climatique, de récolter avant l’apparition de pertes dues à la verse ou aux maladies, et d’utiliser un séchage naturel.
Le rendement optimum est atteint dès que le transfert des assimilats est terminé, le poids des mille grains étant alors maximal pour le nombre de grains par mètre carré présent. Les maïs modernes ont considérablement progressé en robustesse en fin de cycle. Pour déterminer visuellement le stade des plantes, il convient de se fier autant au grain qu’à l’aspect de l’appareil végétatif.

La qualité du maïs englobe la qualité technologique (physique et aptitude à la transformation) et la qualité sanitaire (mycotoxines engendrées par la présence de fusariums sur les épis). L’évolution de la demande en matière de qualité commerciale et sanitaire impose de nouvelles conditions d’accès au marché, nécessitant une prise en compte de l’itinéraire technique du champ jusqu’à la première transformation. Un suivi régulier de la maturité et de la qualité sanitaire des épis lors de visites de parcelles permet de mieux prévoir la date de récolte et de prioriser les parcelles à moissonner, contribuant ainsi à la traçabilité de la production.
Il est fortement recommandé de ne pas stocker le maïs humide pendant plus de 24 heures et de le ventiler, si possible, avec un fort débit d’air frais (70 à 80 m3/h/m3 de grain) pour limiter l’échauffement en attente de séchage. Les conditions de séchage exercent ensuite une influence déterminante sur la qualité des grains et leur valeur industrielle, car des risques d’altération peuvent affecter la qualité physique, commerciale et la valeur d’utilisation des grains.
tags: #cueillette #du #mais #agriculteurs #allonnes #mais