Les Distances de Plantation des Palmettes Horizontales : Un Art Ancien pour Jardins Modernes

La culture des arbres fruitiers en palmette, également connue sous le nom d'espalier, est une pratique horticole ancestrale qui consiste à former et à tailler les arbres fruitiers pour qu'ils poussent à plat contre un support vertical. Cette technique, dont les origines remontent aux jardins monastiques du Moyen Âge et peut-être même à l'Égypte antique, permet de transformer n'importe quel mur en jardin vertical ou de composer des clôtures verdoyantes, offrant un cachet particulier aux petits comme aux grands jardins. L'espalier est le nom d'une forme d'arbre, le plus souvent fruitier, obtenue par une technique de taille permettant d'avoir un arbre à forme plate.

Illustration d'un verger en palmette le long d'un mur

Les fruitiers en palmette sont des arbres formés et taillés pour croître à plat contre un support vertical, comme un mur ou un treillage. Cette méthode de culture tire ses origines des jardins monastiques du Moyen Âge. En horticulture, l’espalier est le nom d’une forme d’arbre, le plus souvent fruitier, obtenue par une technique de taille permettant d’avoir un arbre à forme plate. La technique était populaire au Moyen-âge en Europe pour décorer les murs, mais son origine est plus ancienne et pourrait dater de l’Égypte antique.

Les arbres fruitiers en palmette trouvent leur place dans tous les jardins, grands ou petits. Comme ils ne prennent pas beaucoup de place, ces arbres taillés se cultivent également en grands bacs sur les terrasses bien exposées ou les balcons ensoleillés. Un espalier permet de recevoir presque autant de lumière qu’un arbre « normal », surtout s’il est exposé côté sud, tout en occupant beaucoup moins d’espace. Ce qui en fait un bon choix non seulement pour des questions décoratives, mais aussi pour les propriétaires de petits jardins qui manquent de place.

COMMENT ENTRETENIR ET TAILLER UN ARBRE FRUITIER EN PALMETTE DURANT L’ÉTÉ

Un espalier peut être planté contre un mur ou supporté par des rangées de fils de fer : on parle alors de contre-espalier. Le mur permet de réfléchir la lumière et retient la chaleur la nuit. Ces deux paramètres permettent à un arbre en espalier de croître dans un climat froid où un arbre « normal » ne pourrait pas survivre. La culture est prénommée en espalier si les sujets sont plantés contre un mur, qui a l’avantage de réfracter la chaleur. Dans ce cas, les arbres sont plantés au sein d’un enclos, le long d’un mur, contre la façade d’une maison ou encore en contre-espalier, palissés sur des lattes et des fils.

Retrouver les bonnes saveurs d’autrefois, rendre attrayant un mur sans grâce, ou compartimenter un jardin de façon élégante, voilà quelques atouts des arbres fruitiers palissés. Outre le plaisir visuel et gustatif qu’ils procurent, on aura le plaisir supplémentaire d’en surveiller la floraison et de suivre la croissance du fruit. Ces joies simples et enrichissantes auxquelles les enfants ne manqueront pas de participer. Les fruitiers palissés permettent de transformer n’importe quel mur en jardin vertical ou de composer des clôtures verdoyantes, en donnant un cachet particulier aux petits comme aux grands jardins.

Exemple de palmettes fruitières décorant un mur

Les Compétences Requises pour la Formation des Palmettes

Former des arbres sous forme d’espaliers requiert une somme de compétences très élevée, fruit d’une scrupuleuse observation. Pour former des cordons horizontaux à un ou plusieurs étages, des palmettes obliques, en U, des palmettes Verrier à quatre bras, et autres palmettes à la diable, il ne faut pas moins de six à sept années de travail. Et jusqu’à quinze ans pour les formes complexes, ce qui explique le prix très élevé, suivant la grandeur et l’âge de la palmette. Une palmette simple demande 3 à 4 ans de formation, tandis que les formes complexes comme la palmette Verrier nécessitent 6 à 7 ans.

La taille de formation pour les petits arbres se pratique environ pendant les 4 années qui suivent la plantation et peut aller jusqu’à 15 années pour les grands arbres et les formes complexes. Elle permet de former la charpente de l’arbre. Le principe de la taille des arbres fruitiers est d’obtenir une production abondante et de bonne qualité. Poiriers et pommiers se coupent selon les principes de la taille trigemme, c’est-à-dire la taille à trois yeux. L’inconvénient majeur de cette technique est qu’elle nécessite une connaissance approfondie de la taille fruitière. Ce n’est pas dans un livre ou sur une vidéo qu’on va apprendre à tailler un arbre fruitier. Il faut connaître les bases, faire de la pratique sur le terrain, observer, analyser et comprendre les erreurs qu’on a pu faire. Avant de placer un sécateur sur une branche, il faut savoir d’avance pourquoi je veux la couper et quelle en sera la conséquence. C’est ainsi qu’on va arriver à former un arbre fruitier. Ce n’est pas non plus une science exacte, car chacun a une autre perception et une autre solution pour arriver au même résultat. Il faut pouvoir imaginer la forme souhaitée et anticiper les actions à faire pour y arriver.

Choix du Porte-Greffe et de la Variété

La sensibilité aux maladies et la rusticité est le critère le plus important dans le choix des variétés. Le choix du porte-greffe conditionne la réussite des palmettes. Pour les pommiers, le porte-greffe M9 s’impose comme la référence grâce à sa faible vigueur et sa mise à fruit précoce. À partir d’un scion d’un an, on peut choisir la variété résistante que l’on souhaite et la force du porte-greffe selon la forme fruitière que l’on veut réaliser. Pour réaliser les grandes formes, il est parfois nécessaire d'utiliser des porte-greffes spécifiques, comme les MM 106, qui ne sont pas toujours disponibles en scion d'un an chez les pépiniéristes et peuvent nécessiter des commandes groupées pour réduire les frais.

Les pommiers se prêtent particulièrement bien à la conduite en palmettes. Les variétés Reine des Reinettes, Golden Delicious, et Reinette Grise du Canada figurent parmi les plus adaptées. Les poiriers Williams Bon Chrétien, Doyenné du Comice et Conférence donnent d’excellents résultats en palmettes. Certains fruits à noyau comme les pêchers, abricotiers et pruniers peuvent également être conduits en palmettes, bien que cette pratique reste moins courante.

Tableau des porte-greffes recommandés pour différentes formes de palmettes

Les Différentes Formes de Palmettes et Leurs Distances de Plantation

Les formes palissées en haie fruitière permettent un superbe gain de place. Ces formes se développent suivant un seul plan et nécessitent d’être palissées, c’est-à-dire fixées à un support. C’est un peu plus compliqué pour les diverses palmettes plantées, soit contre un mur (espalier), soit le long d’une allée (contre-espalier). Sur des fils de fer, tendus horizontalement, sont fixées verticalement ou en oblique des lattes de bois, tous les 30 cm pour pommier et poirier, tous les 50 cm pour le pêcher.

Les formes palissées sont plus compliquées et plus coûteuses d’installation et d’entretien mais, en revanche, elles offrent des avantages certains : idéales pour les petits jardins, possibilité de rendre productif les murs de clôture, grande densité de plantation, arbres très accessibles pour les traitements ou cueillettes. La distance entre deux palmettes varie selon la forme choisie.

Cordon Horizontal

  • Distance de plantation : 2,5 à 3 m pour les cordons à 1 bras, 4 à 5 m pour les cordons à 2 bras.
  • Description : Cette forme est réservée au pommier, le poirier ayant un bois trop raide. Greffé sur un porte-greffe très faible, le scion qui se développe au cours de sa première année de croissance est coudé lorsqu’il est encore souple, à 40 cm ou à 80 cm suivant la hauteur désirée pour donner un cordon “bras”. Pour obtenir deux bras, le scion est taillé à 35 ou 75 cm et les deux branches supérieures qui se développent sont palissées, de part et d’autre, à 40 ou 80 cm de hauteur. Les cordons horizontaux sont souvent plantés de chaque côté d’une allée. Ils permettent d’obtenir de gros et très beaux fruits forcément peu nombreux.

Cordon Vertical

  • Distance de plantation : 50 cm.
  • Description : Surtout utilisé pour la vigne, il peut aussi être utilisé pour pommier et poirier, mais il est assez difficile de conserver les coursonnes du bas.

Palmette en U Simple

  • Distance de plantation : 60 cm à 1 m.
  • Description : Le jeune scion, sur porte-greffe faible, est taillé à 20 cm de hauteur. Deux rameaux se développent et sont palissés de part et d’autre sur deux lattes verticales séparées de 30 cm (poirier, pommier) ou de 50 cm (pêcher, abricotier). La palmette en U simple, n’ayant que deux branches, peut garnir assez rapidement un mur d’une certaine hauteur. Cette forme est composée de deux branches charpentières verticales distantes de 30 cm et nécessite une hauteur de 2,5 m. Choisir le porte-greffe et la variété en fonction du résultat recherché. Cette configuration facilite la circulation de la sève et permet un développement équilibré des deux côtés de l’arbre.

Palmette en U Double

  • Distance de plantation : 1,20 m.
  • Description : Le départ s’effectue comme pour le U simple, mais les deux branches qui s’éloignent de part et d’autre du tronc sont à leur tour taillées à 30 cm de celui-ci et les 4 branches ainsi obtenues sont palissées verticalement sur des lattes distantes de 30 cm. La sève est ainsi équitablement répartie et l’arbre se trouve bien équilibré. Cette architecture plus complexe demande 6 à 7 ans de formation mais offre une production fruitière supérieure. Poiriers et pommiers sont couramment cultivés sous cette forme.

Palmette Verrier

  • Distance de plantation : 1,20 m.
  • Description : Les deux premières branches sont palissées, d’abord horizontalement de chaque côté, puis redressées à 45 cm du tronc. Au centre, une troisième branche prolonge le tronc de 30 cm et est taillée à son tour. Deux branches naissent à cette intersection et sont palissées à 30 cm de distance. Cette forme se caractérise par quatre branches charpentières disposées en éventail à partir d’un tronc central court. Cette configuration présente l’avantage d’une mise à fruit rapide grâce à la taille trigemme appliquée lors de la formation. Le coût d’acquisition des palmettes Verrier varie selon l’âge et la qualité de la formation, s'échelonnant généralement de 45 à 500 euros pour des arbres de 3 à 15 ans. Cette forme présente toutefois l’inconvénient de favoriser l’alimentation en sève des deux branches centrales au détriment des deux latérales. La forme en verrier est idéale pour les poiriers et les pommiers, en s'adaptant très bien dans les petits jardins et espaces réduits.

Palmette Oblique

  • Distance de plantation : 2 m.
  • Description : Le scion est taillé à 20 cm environ, et deux branches sont dirigées obliquement à 45°. Une troisième prolonge le tronc pour être taillée à 30 cm au-dessus et former ainsi un 2ème étage. La palmette oblique convient pour des murs de 2 m de hauteur maximum. Le scion principal est incliné à un angle de 30 à 60 degrés, généralement 45 degrés, le long du support. Les étages de la palmette oblique nécessitent une attention particulière lors de la formation. Chaque niveau doit être espacé d’au moins 40 centimètres pour permettre à la lumière d’atteindre les branches inférieures. Les Poiriers ‘Williams Bon Chrétien’ et les Pommiers ‘Reine des Reinette’ conviennent bien à ce type de culture.

Losange

  • Distance de plantation : 0,80 à 1 m.
  • Description : Cette forme, qui n’est pas commercialisée, est facile à obtenir en partant du scion et s’apparente à la palmette oblique. Le scion est taillé à 15-20 cm du sol. Deux branches sont palissées obliquement, formant entre elles un angle de 90 à 120°, d’autant plus grand que la hauteur souhaitée est moins importante (entre 1,50 et 2 m). Du fait que les sujets sont espacés de 0,8 à 1 m, leurs branches s’entrecroisent et constituent une succession de losanges. C’est une solution originale pour les variétés peu vigoureuses de poirier ou de pommier et bien décorative au jardin d’agrément.

Palmette à la Diable

  • Description : Également appelée « palmette à la diable », cette forme se distingue par sa conduite moins rigide que les autres formes palissées. Cette approche convient particulièrement aux jardiniers débutants car elle tolère mieux les erreurs de taille. La formation d’une palmette diable demande moins de temps que les formes géométriques strictes.

Schéma comparatif des distances de plantation pour différentes palmettes

Conditions de Plantation et Entretien

L’exposition plein sud contre un mur constitue l’emplacement idéal pour installer des palmettes. Le mur emmagasine la chaleur durant la journée et la restitue la nuit, créant un microclimat favorable à la maturation des fruits. La plantation s’effectue de préférence en automne ou en fin d’hiver, hors période de gel. Les arbres doivent être installés à 30 centimètres du mur pour laisser l’espace nécessaire au développement du système racinaire.

Préparation du Sol et Plantation

Pour offrir à votre arbre les meilleures chances de croissance, il est primordial de bien préparer le sol. Creusez un trou d'1/3 de plus que le système racinaire, environ 40 cm de largeur, de longueur et de profondeur. Ajoutez une couche d’amendement, compost ou fumier bien décomposé au fond, mélangé à un peu de terre pour que les racines ne soient pas en contact direct. Afin de renforcer la reprise des racines, trempez-les dans un pralin, un mélange boueux de terre et d’eau de la consistance d’une pâte à crêpes, pour stimuler la reprise lors de la plantation. Les arbres en conteneur ou à racines nues, il est recommandé de les immerger dans une bassine d’eau pendant quelques heures avant la plantation. Si vous plantez plusieurs arbres, il est important de définir à l’avance leur emplacement. Le trou de plantation doit être trois fois plus large et deux fois plus profond que le système racinaire existant.

Dans le trou de plantation, mélangez de la terre végétale avec du compost ou du lombricompost, ainsi qu’une poignée de poudre de lave. Vous pouvez également saupoudrer les racines de l’arbre avec de l’Oenosan, ce qui favorise une bonne reprise. Plantez l’arbre légèrement plus profondément que son niveau initial en pépinière (ce niveau est encore visible sur le tronc). Cela encourage un bon développement des racines. Alignez l’arbre de manière à ce que le tronc soit bien droit dans le trou de plantation. Remettez délicatement la terre excavée tout en maintenant l’arbre droit. Il est essentiel de prendre soin du point de greffe, en s’assurant de ne pas l’enterrer pour garantir la bonne reprise de l'arbre.

Tuteurage et Arrosage

Pour les espaliers, il est recommandé de poser une structure pour soutenir et guider les arbres. Pour les grandes longueurs, il est conseillé d’implanter des poteaux/piquets tous les 4m. Cette structure peut être soutenue par des fils en métal ou par une structure en échalas de châtaignier ou en bambou. Pour les arbres haute-tige et demi-tige, il est recommandé de planter un tuteur avant de mettre l’arbre en terre. Enfoncez solidement le tuteur dans le trou de plantation et assurez-vous que son sommet arrive juste sous les premières branches de l’arbre. Placez l’arbre à environ 10 cm du tuteur, en l’orientant à l’opposé de la direction dominante du vent. Une fois le trou rebouché, tassez légèrement la terre autour de l’arbre pour qu’il soit bien stable.

L’arrosage est indispensable après la plantation, même s’il pleut. Versez doucement de l’eau à l’aide d’un arrosoir, soit environ 1 à 2 arrosoirs par arbre, selon la taille du trou de plantation. Cela permet à la terre ameublie de bien se tasser et aux racines de s’implanter correctement. Le mois suivant la plantation, continuez à arroser régulièrement. Un arrosage approprié après la plantation est une mesure importante pour éviter des pertes. Lors de l’arrachage, l’arbre perd une partie de ses racines et ne peut donc pas, au début, absorber suffisamment d’eau du sol. Créez une cuvette d’arrosage autour de l’arbre pour empêcher l’eau de s’écouler. Utilisez la terre présente sur place pour former cette cuvette. Elle doit avoir un diamètre équivalent à la largeur de la motte et une bordure d’au moins 25 cm de hauteur. La quantité d’eau à fournir dépend des conditions météorologiques et de la structure du sol. Les racines doivent rester humides. L’arbre a besoin du plus d’eau à partir du débourrement jusqu’au solstice d’été (21 juin).

Taille et Fertilisation

La taille de formation constitue l’étape cruciale des premières années. Elle vise à établir la charpente définitive en sélectionnant les branches principales et en supprimant les pousses mal orientées. La taille de fructification prend le relais une fois la forme établie. Elle consiste à raccourcir les rameaux latéraux à trois yeux pour favoriser la formation de coursonnes fructifères. L’entretien sanitaire complète ces interventions par l’élimination du bois mort, malade ou mal placé. Ces arbres nécessitent une taille d’hiver et une taille d’été. Les jeunes arbres fruitiers sont souvent taillés en pépinière avant d’être vendus. Si votre arbre fruitier n’a pas été taillé, vous devez le faire en hiver, avant que l’arbre ne commence à bourgeonner.

Bien que l’on entende souvent dire qu’un arbre fruitier doit être fertilisé avec des engrais granulés, cela n’est absolument pas nécessaire, et même déconseillé. Ce que vous pouvez faire, en revanche, c’est pailler chaque année le sol autour des troncs avec du compost ou du lombricompost. Un paillage soigné est indispensable pour maintenir l’humidité du sol en période de chaleur, tout en nourrissant les racines et en favorisant la reprise. Le paillage limitera l’évapotranspiration. Vous pouvez également semer un mélange de fleurs autour de l’arbre fruitier. Cela attire les pollinisateurs, ce qui est un avantage supplémentaire ! Dans tous les cas, il est important que le sol sous les arbres reste couvert, que ce soit avec des fleurs ou avec du paillis. L’utilisation d’engrais granulés peut perturber la structure et la vie du sol, ce qui a des conséquences négatives à long terme sur la croissance des plantes. Il est conseillé d’éviter les engrais la première année et de privilégier des solutions naturelles pour enrichir votre sol.

Avantages et Inconvénients des Palmettes

Les palmettes offrent de nombreux avantages pour les petits jardins. Elles permettent de cultiver plusieurs variétés d’arbres fruitiers sur une surface réduite tout en créant un élément décoratif structurant. Elles ont un potentiel de production régulière et relativement important et vous donneront des fruits souvent plus gros, plus colorés et plus goûteux que des arbres de vergers. Les fruitiers en palmette commencent à produire des fruits dès la deuxième année de plantation. Les arbres palissés ont l’avantage d’avoir des branches bien ventilées et ensoleillées, chassant ainsi l’humidité des feuilles et diminuant les risques de maladie.

La durée de vie plus courte des arbres palissés, environ 30 ans contre 50 à 80 ans pour un arbre de plein vent, représente le principal inconvénient. Le coût initial plus élevé peut freiner certains jardiniers. Le fait de créer, de maîtriser, d’innover ou d’inventer des formes fruitières est devenu pour certains un nouveau challenge unique, dans un verger familial. Les formes espaliers naines (1,5 m en moyenne pour un sujet de 6-7 ans) ou colonnaires (les rameaux fructifères sont répartis tout au long du tronc) se cultivent aisément en grand pot ou en bac. Elles ont bénéficié de la recherche de variétés goûteuses et résistantes aux maladies et sont autofertiles.

Pollinisation et Biodiversité

La majorité des arbres fruitiers nécessitent une pollinisation croisée pour produire des fruits. Sur la plupart des arbres fruitiers, la pollinisation (fécondation des fleurs par le pollen) est "croisée", c'est-à-dire qu'elle se produit d'un arbre à l'autre. Il faut donc souvent planter plusieurs fruitiers ensemble; c'est le cas des pommiers et des poiriers. Certaines variétés fruitières dépendent de la pollinisation croisée pour obtenir une bonne production. Cela signifie qu'elles ne porteront des fruits que si un autre arbre de la même espèce, mais d'une variété différente, pousse à proximité (dans un rayon d'environ 100 mètres). Certaines espèces fruitières sont autofertiles, c’est-à-dire qu’elles peuvent produire des fruits sans avoir besoin d’un autre arbre pour la pollinisation. Si vous souhaitez stimuler la pollinisation dans votre verger, vous pouvez installer une ruche à bourdons contenant des bourdons vivants.

COMMENT ENTRETENIR ET TAILLER UN ARBRE FRUITIER EN PALMETTE DURANT L’ÉTÉ

Les arbres et arbustes fruitiers offrent une floraison au printemps et attirent dès le début de la saison des insectes utiles : pensez aux bourdons et aux abeilles, mais aussi aux syrphes, aux guêpes parasitoïdes et aux coccinelles qui se nourrissent de pollen et de nectar. Un fruitier est souvent sujet aux pucerons. Bien que nous préférions éviter ces nuisibles, ils constituent une précieuse source de nourriture pour les insectes prédateurs tels que les coccinelles, les chrysopes, les guêpes parasitoïdes, les perce-oreilles et les punaises prédatrices. La vie souterraine attire à son tour de petits mammifères comme les crapauds, les taupes, les hérissons, les souris et les campagnols. Ainsi, en plantant des arbres fruitiers, vous créez un véritable cercle de vie dans votre jardin.

Protection des Arbres Fruitiers

Si vous habitez dans une région où vivent de nombreux rongeurs, cerfs ou blaireaux, il est recommandé de protéger vos arbres fruitiers avec un treillis. Une option consiste à utiliser des poteaux de soutien avec un grillage de clôture. Pour ce faire, enfoncez trois poteaux à égale distance autour de l’arbre, de manière à former un triangle. Les poteaux sont disponibles en différentes longueurs. Chaque poteau doit être enfoncé d’au moins 50 cm dans le sol pour assurer une bonne stabilité. Reliez ensuite les trois poteaux avec des lattes plates pour créer une structure solide. Si vous installez un treillis autour de l’arbre, vous pouvez l’attacher aux poteaux de soutien plutôt qu’à un piquet directement placé à côté de l’arbre.

Une autre option consiste à protéger l’arbre avec des lattes en bois de châtaignier. Pour cela, un cadre métallique est placé autour de l’arbre et les lattes de châtaignier sont fixées à l’extérieur du cadre. Enfin, vous pouvez opter pour des manchons de protection autour du tronc. Cette solution est simple et efficace contre les petits animaux sauvages comme les lapins, les moutons et les chèvres.

Durée de Vie et Rendement

Contrairement aux arbres basse-tige, les fruitiers haute-tige et demi-tige peuvent vivre jusqu’à 100 ans et produire des fruits pendant très longtemps. Ils deviennent de majestueux arbres à forte valeur paysagère. Les arbres haute-tige mettent plus de temps à porter des fruits que les demi-tige et les basse-tige. En général, ils ne produisent pas avant 5 ans minimum. Si vous souhaitez obtenir des fruits plus rapidement, vous pouvez acheter un arbre fruitier avec une couronne de trois ans. Ces arbres sont plus chers à l’achat, mais vous réduisez l’attente avant la première récolte. Une fois en production, les arbres haute-tige donnent un meilleur rendement que les demi-tige ou basse-tige. Un exemple est de 3 pommiers en cordon, supportés par 3 poteaux et un câble, ils produisent sur 3m², 150kg de pommes chaque année.

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