
Les jardins, qu'ils soient vastes étendues ou petits balcons, sont des sanctuaires de la biodiversité et de la beauté. Au cœur de cette diversité, certaines plantes se distinguent par leur résilience, leur esthétique et leur facilité d'entretien. Parmi elles, la santoline et le géranium vivace occupent une place de choix, incarnant parfaitement l'esprit des jardins modernes et durables. Bien que leurs origines et leurs caractéristiques soient distinctes, elles partagent une capacité à embellir nos espaces verts avec un minimum d'efforts. Cet article explorera en détail ces deux espèces fascinantes, en mettant en lumière leurs particularités, leurs exigences culturales et les manières de les intégrer harmonieusement dans tout type de jardin.
La Santoline : Un Arbrisseau Méditerranéen aux Multiples Facettes
La santoline (genre Santolina), membre de la vaste famille des Astéracées, est intimement liée aux paysages méridionaux, à la garrigue et au soleil du Sud. Cette plante méditerranéenne évoque des senteurs et des parfums caractéristiques. Froisser les feuilles délicatement découpées et fines de cette vivace transporte directement au soleil du Sud. Son odeur épicée, intensément camphrée, est d'autant plus puissante si elle est plantée en plein soleil.

Le genre Santolina compte 18 espèces différentes, avec une vingtaine d'espèces au total, qui se distinguent principalement par la couleur de leur feuillage. Le feuillage persistant, qui reste vert en hiver, offre une couleur gris argenté des plus intéressantes, à l'instar de Santolina chamaecyparissus, la santoline la plus courante dans les jardins. Pour autant, d'autres arborent des feuillages d'un vert profond comme Santolina rosmarinifolia ou carrément vert anis pour le cultivar ‘Lemon Fizz’. La santoline peut faire penser à la lavande par certaines qualités communes, mais la comparaison s’arrête là. C'est avant tout un beau buisson arrondi au feuillage dense, argenté, gris blanchâtre ou encore vert végétal, qui intègre les massifs avec élégance.
La santoline bénéficie d'une croissance relativement rapide et forme vite un coussin dense et compact, touffu, à la forme régulière arrondie, de 10 à 70 cm de hauteur suivant les variétés. En vieillissant, la touffe peut s'étaler sur presque 1 mètre d'envergure et former un tronc court. Les feuilles sont longues et serrées sur les branches, souvent couvertes d'un feutrage qui leur donne une jolie couleur argentée et les fait ressembler aux écailles des cyprès, d’où le nom de “petit cyprès” pour l’espèce la plus courante, Santolina chamaecyparissus. Le feuillage structure l’espace tout au long de l’année. Argenté (S. chamaecyparissus), il apporte fraîcheur, contraste avec des graviers sombres et met en valeur les floraisons chaudes. Vert (S. virens), il adoucit les scènes pierreuses et sert de liant entre feuillages gris et floraisons bleues ou violettes.
Une Floraison en Pompons Jaunes
Ce n'est pas uniquement pour ses fleurs que la santoline est cultivée, bien que certaines variétés les mettent tout à fait en valeur, comme Santolina rosmarinifolia, avec son feuillage vert profond et ses fleurs jaunes. Riche d'une grosse dizaine d'espèces, la santoline se caractérise par une floraison abondante qui s'étale de juin à août-septembre. La plupart des variétés donnent naissance à des inflorescences aux différentes tonalités de jaune. Ces fleurs tubulées, globuleuses et bombées, font penser à des pompons, des boutons ou à des pastilles, perchées qu'elles sont sur de longs pédoncules à l'extrémité des rameaux. Les tiges sont dressées et hautes de 10 à 15 centimètres. Généreuses et mellifères, ces fleurs se renouvellent durant tout l'été, attirant dans leur sillage des nuées d'insectes butineurs et pollinisateurs. Une fois cueillies, elles peuvent être séchées, la tête en bas, pour composer des bouquets secs colorés. On peut même les infuser ou les enfermer dans de petits sachets pour embaumer le linge (et accessoirement repousser les mites !). La floraison estivale intervient lorsque de nombreuses vivaces de sol sec marquent une pause.
Variétés Notables de Santoline
Le genre Santolina offre une diversité de cultivars pour répondre à différentes préférences esthétiques et contraintes de jardinage :
- Santolina chamaecyparissus : C'est la plus populaire, appelée santoline 'Petit cyprès'. Elle se reconnaît à ses feuilles très serrées d'un joli gris argenté. Elle forme une touffe très compacte, facile à tailler, qui offre des fleurs jaune foncé, dressées sur des pédoncules d'environ 15 cm. Elle atteint de 30 à 50 cm de hauteur et est la référence des jardins secs. Son feuillage est finement découpé, gris argenté, presque blanc au plein soleil, avec une texture douce et très graphique. Son port naturellement en coussin serré est très apte à la taille en boule. Le cultivar ‘Lambrook Silver’ est recommandé pour son argent très lumineux et sa croissance régulière, idéale en plantation de masse pour unifier un massif minéral.
- Santolina rosmarinifolia (syn. Santolina virens) : Se caractérise par un feuillage vert foncé vernissé qui rappelle celui du romarin et des fleurs jaune vif qui éclosent en juin-juillet. Elle atteint 40 à 50 cm de hauteur. Son port est plus souple, et sa floraison jaune soufre est souvent abondante. Elle réchauffe les scènes minérales et adoucit les contrastes argentés. Le cultivar ‘Primrose Gem’ se distingue par un vert clair lumineux et est très florifère, excellente en massifs ensoleillés. Une variété de Santolina rosmarinifolia atteint 50 à 70 centimètres de hauteur, avec des fleurs jaunes en pompons.
- Santolina serratifolia : Est une espèce plus basse aux feuilles gris argenté. Ses fleurs jaune vif forment des boules originales. Une variété mesure 30 centimètres de hauteur et offre des fleurs jaune vif, en forme de boule.
- Santolina neapolitana 'Edward Bowles' et espèces proches (S. etrusca ou S. lindavica) : Offrent des nuances de gris à gris-vert, des ports compacts et une texture particulièrement raffinée, avec une floraison blanc crème.
- Santolina magonica : Se distingue par un feuillage fin gris avec un superbe parfum de "bombon". Son port est très dense et sa floraison jaune est souvent abondante. Elle réchauffe les rocailles minérales.
- Le cultivar ‘Lemon Fizz’ présente un feuillage carrément vert anis. Une forme à feuille panachée de jaune et vert existe également.
Conditions de Culture et Plantation
Tailler la santoline
En tant que plante méditerranéenne, la santoline n'est guère exigeante sur ses conditions culturales. Du plein soleil et un sol sec sont avant tout essentiels. Évidemment, une bonne terre de jardin lui conviendra, mais elle peut s'accommoder d'un sol plus ingrat, sec, pauvre et caillouteux, pourvu qu'il soit bien drainé. Car elle a en horreur les sols gorgés d'eau, surtout en hiver. Cette humidité stagnante pourrait même lui être fatale. Quant à la situation, elle doit être très ensoleillée pour donner la pleine mesure à la couleur de son feuillage et de sa floraison, mais aussi à son parfum épicé. Le plein soleil est impératif pour un port compact et une floraison généreuse. Elle tolère la chaleur extrême, le vent et les embruns, ce qui en fait une candidate idéale en sites côtiers.
La santoline est tout à fait rustique jusqu'à -21°C, suivant les variétés, mais elle préférera les zones abritées. Pour le froid, le drainage est la clé. S. chamaecyparissus atteint -12/-15 °C en sol sec et drainé, tandis que S. rosmarinifolia est un peu moins rustique, autour de -10 à -12 °C. Dans les régions à hivers froids et humides, il est conseillé de l'installer sur buttes minérales, rocailles, talus ou murets pour évacuer l’eau et éviter les cuvettes. Les microclimats en bordure de mur exposé au sud, les zones abritées du vent du nord et une couverture de graviers autour du collet augmentent la réussite.
La santoline accepte les sols pauvres à moyens, sableux, caillouteux et calcaires. Elle tolère un pH neutre à alcalin et supporte bien le calcaire actif. En sol franchement acide, corrigez localement avec du granulat calcaire (graviers calcaires, coquilles broyées) ou mélangez 10-20 % de poudre de roche calcaire pour stabiliser le pH du lit de plantation.
Pour une plantation réussie, il est important de choisir une exposition plein sud ou ouest, dégagée et chaude. En sol lourd ou argileux, allégez sur 25-30 cm avec 30 à 50 % de matériaux minéraux (sable de rivière grossier, pouzzolane 7/15, graviers). Mélangez le sol existant avec les minéraux pour obtenir une structure filtrante. Dépotez soigneusement, décompressez un chevelu racinaire spiralé en incisant légèrement la périphérie. Positionnez la motte très légèrement au-dessus du niveau fini, collet à l’air. Un arrosage d’installation est nécessaire. Ensuite, étalez 4-6 cm de graviers calcaires ou de pouzzolane autour du plant, sans coller au bois pour garder le collet au sec.
Les périodes de plantation idéales sont le printemps dans les régions froides/humides pour assurer l’enracinement avant l’hiver, ou l'automne (septembre-novembre) dans les climats doux pour un enracinement hivernal et une reprise précoce au printemps. Pour une plantation en pleine terre, il est nécessaire de préparer le sol à l’avance en améliorant le drainage avec du sable ou des gravillons. Les pieds doivent être espacés de 50 centimètres. Pour une bordure ou une haie, il faut compter 20 à 30 centimètres entre deux plants. Une fois la plantation terminée, il est conseillé de rabattre la plante de moitié, ce qui va ainsi la forcer à s’étoffer.
La santoline peut se cultiver aussi en pot, mais elle devra être remisée en hiver. En pot ou jardinière, utilisez un substrat très drainant (50-70 % minéral : pouzzolane + sable + gravier, 30-50 % terreau structurant). Assurez un drainage généreux et proscrivez la soucoupe.
Entretien et Taille : Simplicité et Efficacité
Très robuste, la santoline se débrouille seule. Elle ne demande aucun arrosage régulier, aucune fertilisation. La santoline est xérophyte une fois installée. Dès la deuxième année, limitez-vous à des arrosages de secours en épisodes extrêmes (plus de 4 à 6 semaines sans pluie). Un goutte-à-goutte ponctuel est préférable à des arrosages fréquents et superficiels. Le manque d’eau se manifeste par un feuillage légèrement flétri, un port retombant en fin de journée qui se redresse la nuit. L’excès d’eau, en revanche, provoque un jaunissement diffus, une base molle, une odeur de terre « lourde » et une croissance molle.
La santoline n’a pas besoin de fertilisation régulière. Évitez les apports azotés, composts frais et engrais riches qui provoquent un allongement des tiges et une sensibilité accrue à l’humidité. Les apports riches la rendent lâche.
La taille est le secret d’un coussin dense, durable et harmonieux. La taille n'est pas obligatoire, mais elle permet de redonner une forme à la plante et d'augmenter sa densité. Elle supporte très bien les tailles répétées. La première taille de l'année se fait en mars : il faut tailler les rameaux aux deux tiers de leur longueur. Ensuite, après la floraison (été), on taille à nouveau pour supprimer les tiges défleuries et égaliser la touffe. Rabattez les tiges défleuries et 1/3 à 1/2 de la pousse de l’année. Conservez toujours un peu de feuillage sur chaque tige : ne taillez pas dans le bois nu, qui repart mal. À la fin de l’hiver, il faut tailler assez court pour lui redonner sa forme et lui permettre une bonne repousse. En fin d’hiver/début de printemps, effectuez une légère remise en forme si nécessaire pour corriger les déformations liées au vent ou au gel. Pour les topiaires et bordures strictes, comptez deux tailles annuelles (fin juin, puis fin août-début septembre) pour maintenir des lignes nettes. La taille d’été permet de rafraichir la plante, mais elle permet surtout d’avoir matière avec toutes les coupes à faire des boutures. Couper le surplus de feuillage permet d’éviter l’évaporation et une possible déshydratation des racines.
Un voile d'hivernage permettra de protéger votre santoline si vous habitez une région aux hivers rigoureux et humides.
Utilisation au Jardin

Par sa touffe compacte et dense, la santoline peut étoffer les massifs, les bordures, les rocailles et les murets de pierres sèches, l'essentiel étant qu'elle ait les pieds au sec ! Elle y tissera de jolis tapis de verdure au pied de rosiers, d'agaves, de lauriers roses… De par ses origines, elle se plaira forcément en compagnie des plantes méditerranéennes qui aiment les massifs écrasés de soleil, comme la lavande, les cistes, les sedums, les hélianthèmes… On peut aussi la marier avec d'autres aromatiques comme le romarin ou le thym. L'association avec les Dianthus ou les Delospermas fonctionne aussi à merveille. De par sa docilité, la santoline peut tout à fait prendre le relais des buis pour constituer des haies basses qui, de leurs ondulations, marquent les sinuosités d'une allée. Enfin, son feuillage gris et ses fleurs jaunes lui permettent de côtoyer naturellement des Coreopsis jaunes. Le jaune de sa floraison produit un beau contraste avec le bleu des Perovskias ou des Ceanothes.
La santoline excelle comme plante de structure dans un jardin sec. Pour des bordures graphiques, alignez des ‘Nana’ tous les 20-25 cm pour un ruban serré le long d’une allée minérale. Pour des topiaires contemporaines, structurez un parterre avec des boules de S. chamaecyparissus. Elle se marie bien avec des floraisons bleues/violettes comme Lavandula angustifolia 'Bluesette', L. x intermedia 'Impress Purple', ou des sauges (Sauge arbustive bleue, S. farinacea 'Victoria Blue'). Variez textures et hauteurs, alternez boules serrées de Santolina et épis légers de graminées, jouez les camaïeux argent/vert/doré.
Elle est idéale pour les jardins de gravier contemporains, les massifs méditerranéens naturalistes. En potée sur terrasse ensoleillée, un Santolina ‘Lemon Fizz’ en sujet principal peut être entouré de Festuca glauca 'Elijah Blue' et d'Alliums ornementaux. Pour les toitures végétalisées et terrasses, adaptez la santoline aux systèmes extensifs/semi-intensifs en climat doux, avec un substrat léger de 15-25 cm et une exposition plein soleil. Elle est également adaptée aux parkings perméables, pieds de murs et talus secs.
Multiplication de la Santoline
Le bouturage est la méthode la plus fiable. De juillet à août, prélevez des boutures semi-ligneuses de 6-8 cm sur des pousses saines non fleuries. Supprimez les feuilles inférieures, poudrez éventuellement d’hormone de bouturage et plantez dans un mélange très drainant (50 % sable grossier ou perlite, 50 % terreau fin). Placez en lumière vive sans soleil direct, à l’abri du vent, et maintenez à peine frais. L’enracinement intervient en 3-6 semaines.Le marcottage simple est une autre option : plaquez une tige basse incisée contre le sol, maintenez sous gravier ou agrafe.Le semis est possible pour les espèces (fidélité hasardeuse pour les cultivars). Semez au printemps en caissette drainée, en surface, à la lumière et à chaleur douce.La division est délicate car la base est ligneuse.
Problèmes Courants et Solutions
La santoline est une plante résistante qui n’a pas d’ennemis majeurs au jardin. Par contre, elle craint l’excès d’humidité, l’ombre et les terres trop riches qui peuvent la faire pourrir. Les pourritures du collet et des racines sont évitées en assurant un bon drainage, en surélevant la plantation, en paillant minéralement et en supprimant tout paillage organique épais au contact du bois. Un allongement des tiges et une ouverture au centre peuvent être le signe d’un excès d’azote ou d’un manque de taille. La chlorose ou un feuillage pâle sont souvent liés à un sol trop acide ou à une saturation en eau. Les ravageurs sont très peu problématiques, avec des pucerons occasionnels sur les hampes florales, éliminés par un rabattage ou un jet d’eau. Les limaces dédaignent généralement ce feuillage aromatique. Le gel en sol humide est la combinaison la plus risquée.
Le Géranium Vivace : Charme Intemporel et Rusticité

Bien que souvent associé aux jardins de nos grands-mères, le géranium vivace possède une histoire riche et complexe, remontant à des temps bien plus anciens que l'époque victorienne.
Une Histoire Ancestrale
- Antiquité : Les premières traces de l'utilisation du géranium remontent à l'Antiquité. Les Égyptiens, les Grecs et les Romains l'employaient déjà pour ses propriétés médicinales et aromatiques. Les feuilles servaient à parfumer les maisons, tandis que la plante était utilisée pour traiter diverses affections de la peau.
- Moyen Âge : Le géranium continue d'être apprécié pour ses vertus thérapeutiques au Moyen Âge. Il est cultivé dans les jardins des monastères et utilisé en phytothérapie.
- XVIIe siècle : C'est à cette époque que le géranium, tel que nous le connaissons aujourd'hui, commence à se faire connaître en Europe. Le botaniste Paul Hermann découvre de nouvelles espèces en Afrique du Sud et les introduit en Europe.
- XVIIIe siècle : Le géranium devient une plante ornementale très populaire dans les jardins européens.
Le géranium vivace est une plante très appréciée des jardiniers pour sa rusticité et sa floraison généreuse. Contrairement aux pélargoniums (les géraniums de nos balcons), les géraniums vivaces sont capables de résister aux hivers rigoureux et de revenir chaque année.
Caractéristiques et Avantages
Les géraniums vivaces sont des incontournables du jardin grâce à leur grande variété de formes, de couleurs et de tailles.
- Rusticité : Ils supportent très bien le froid et les gelées, ce qui leur permet de passer l'hiver en terre. La plupart des géraniums vivaces sont très rustiques et peuvent résister à des températures négatives.
- Floraison : Leur floraison est abondante et s'étale sur une longue période, souvent de la fin du printemps jusqu'aux premières gelées. Les couleurs sont variées : du blanc au rose, en passant par le violet et le bleu. Selon les variétés, les géraniums vivaces offrent une floraison généreuse et colorée du printemps jusqu'aux premières gelées. Ils sont donc une source de joie et de couleur dans le jardin pendant de longs mois.
- Feuillage : Le feuillage est souvent découpé et peut être persistant ou caduc selon les variétés. Le feuillage est souvent persistant, vert vif et aromatique pour certaines espèces, comme le Geranium macrorrhizum.
- Entretien facile : Ils ne nécessitent pas d'entretien particulier et s'adaptent à différents types de sols. Ils sont réputés pour leur robustesse et leur adaptation à différents types de sols et d'expositions, ce qui les rend parfaits pour les jardiniers débutants.
- Beauté : Ils apportent une touche de couleur et de fraîcheur dans le jardin.
- Diversité : Il existe de nombreuses variétés de géraniums vivaces, ce qui permet de créer des massifs variés et colorés. On trouve des variétés compactes pour les rocailles, des variétés rampantes pour les couvre-sols, et des variétés plus hautes pour les massifs.
- Atout pour la biodiversité : Les fleurs des géraniums vivaces sont très appréciées des insectes pollinisateurs comme les abeilles et les papillons. En les plantant dans votre jardin, vous contribuez à préserver la biodiversité.
Variétés Populaires de Géraniums Vivaces
Plusieurs cultivars sont particulièrement prisés pour leurs qualités ornementales :
- Géranium vivace macrorrhizum : Aussi connu sous le nom de géranium à grosses racines ou géranium des Balkans, cette plante vivace est très appréciée pour sa facilité de culture et ses qualités ornementales. Il est utilisé dans les rocailles, comme couvre-sol sur les talus ou en bordure basse. Une variété offre d’abondantes fleurs blanches et des feuilles grandes et vertes.
- Géranium vivace 'Wargrave Pink' : Très apprécié pour sa floraison abondante et sa facilité de culture.
- Géranium 'Rozanne®' : Une vivace particulièrement appréciée des jardiniers pour sa floraison généreuse et prolongée, sa rusticité et sa facilité de culture.
- Géranium vivace 'Dragon Heart®' : Apprécié pour sa floraison abondante et colorée, ainsi que pour sa facilité de culture.
- Géranium vivace 'Dreamland®' : Une variété hybride appréciée pour sa floraison abondante et prolongée, ainsi que pour sa rusticité.
Plantation et Entretien
Tailler la santoline
Pour une belle croissance de vos géraniums vivaces, il est essentiel de suivre quelques recommandations pour la plantation. Privilégiez une plantation au printemps ou à l'automne, périodes idéales pour leur installation. Le printemps est la période idéale, lorsque les dernières gelées sont passées. Le sol est alors suffisamment réchauffé pour favoriser la reprise de la plante. À l'automne, veillez à planter avant les premières gelées.
Choisissez judicieusement l'emplacement en fonction des variétés, en optant pour une exposition allant du plein soleil à la mi-ombre. Lors de la mise en terre, respectez un espacement de 30 à 40 cm entre chaque plant, ce qui permettra à vos géraniums de se développer harmonieusement. Une fois la plantation effectuée, n'oubliez pas d'arroser généreusement. Pour finir, paillez le sol autour de vos nouvelles plantations : cette étape permet de conserver l'humidité et de limiter la prolifération des mauvaises herbes, offrant ainsi à vos géraniums vivaces les meilleures conditions pour s'épanouir dans votre jardin.
Le géranium vivace est une plante robuste et peu exigeante, mais quelques soins simples lui permettront de fleurir abondamment et durablement.
La Taille : Un Élément Clé
La taille est essentielle pour maintenir une belle forme à votre géranium vivace et stimuler sa floraison. Voici les principales périodes et méthodes :
- Après la floraison : C'est le moment idéal pour tailler les tiges fanées. Coupez-les juste au-dessus d'un nœud, c'est-à-dire là où de nouvelles feuilles se développent. Cela encourage la plante à produire de nouvelles tiges florales.
- En automne : Après la deuxième floraison, rabattez la plante à environ une largeur de main au-dessus du sol. Cette taille sévère favorise un renouvellement complet au printemps suivant.
- Le "Hampton Hack" : Cette technique consiste à tailler les plantes herbacées qui fleurissent au début de l'été, peu après la floraison, pour les rabattre juste au-dessus du sol. Elle permet d'obtenir une deuxième floraison plus tardive et plus compacte.
Autres Soins à Apporter
- Arrosage : Modéré la première année, puis laissez le sol sécher légèrement entre deux arrosages. Les géraniums vivaces sont plutôt résistants à la sécheresse une fois bien installés.
- Fertilisation : Un apport d'engrais organique au printemps, comme du compost, suffit généralement. Évitez les engrais trop riches en azote qui favoriseraient le développement du feuillage au détriment de la floraison.
- Protection hivernale : Dans les régions aux hivers rigoureux, un paillage léger peut protéger les racines du froid.
Les Bienfaits de la Taille
La taille régulière du géranium vivace présente de nombreux avantages :
- Stimulation de la floraison : En éliminant les fleurs fanées, vous encouragez la plante à produire de nouvelles fleurs.
- Amélioration de la forme : La taille permet de maintenir une plante compacte et harmonieuse.
- Prévention des maladies : En supprimant les parties malades ou endommagées, vous limitez le développement des maladies cryptogamiques.
- Favorisation de la croissance : La taille favorise l'émission de nouvelles pousses et renforce la plante.
Utilisations au Jardin
Le géranium vivace est polyvalent et s'intègre à merveille dans diverses configurations de jardin :
- Massifs : Ils sont parfaits pour créer des massifs de fleurs mixtes, apportant une touche de couleur et de fraîcheur.
- Bordures : Ils peuvent être utilisés pour délimiter les allées ou les parterres.
- Rocailles : Certaines variétés sont particulièrement adaptées aux rocailles grâce à leur port compact.
- Potées : Ils peuvent également être cultivés en pot sur un balcon ou une terrasse, égayant les espaces restreints.
En résumé, le géranium vivace est une plante facile à vivre qui demande peu d'entretien, une excellente option pour tout jardinier.
Biographies de Botanistes Mentionnés
Les noms des botanistes abrégés sont essentiels pour comprendre la classification et l'histoire des plantes.
- L. : Abréviation botanique pour Carl von Linné (1707-1778), auparavant Carl Linnæus. Ce médecin, botaniste-naturaliste suédois est à qui l'on doit la classification des végétaux, des minéraux et des animaux et la nomenclature binominale, basée sur la juxtaposition de deux mots en principe latins, désignant le genre suivi du nom de l’espèce. C'est la base de la taxinomie et de la nomenclature internationale. Durant ses études de médecine, il entame la réalisation d'un herbier de la flore de Laponie qui sera suivi d'un ouvrage Flora lapponica.
- Mill. : Abréviation botanique pour le jardinier, botaniste écossais Philip Miller (1691-1771). Il fut nommé surintendant en chef du Jardin botanique de Chelsea (Apothecaries’ Garden 1673), l'un des plus anciens jardins botaniques aujourd'hui connu sous Chelsea Physic Garden à Londres. On lui doit la référence pour les jardiniers du XVIIIe siècle, The Gardener's Dictionary du jardin de Chelsea, édité à Londres de 1755 à 1760, illustré de nombreuses gravures de Ehret, Lancake et John Miller.
- Willd. : Abréviation botanique pour le botaniste taxonomiste prussien Carl Ludwig Willdenow (1765-1812). Il fut également apothicaire et docteur en médecine. En 1798, il enseigne l'histoire naturelle, et en 1801, il est nommé directeur du Jardin botanique de Berlin-Dahlem qu'il entreprend de remettre en état. En 1810, à l'Université de Berlin, il occupe la chaire de professeur de botanique. Il fait la connaissance en 1788 d'Alexander von Humboldt, qui lui adresse ses collectes, dont il assure l'identification. En même temps, il s'intéresse à l'influence du climat sur les plantes, et y consacre d'ailleurs en 1792, un ouvrage Grundriss der Kräuterkunde, qui est toujours réédité. Les botanistes lui ont dédié 33 espèces de plantes et des espèces de champignons sous la forme willdenowiana et 73 sous willdenowii.