La tomate est très certainement le légume le plus cultivé. Productifs, variés en dimensions, en goûts et apparence de leurs fruits, faciles à cultiver, les plants de tomates sont néanmoins assez exigeants quant à leurs conditions de culture. Outre leurs besoins élevés en matières organiques et en eau, ils ont besoin d’être tuteurés pour maintenir leurs nombreuses tiges et leurs fruits lourds de jus. Entre le choix des tuteurs et leur méthode d’installation au potager, les possibilités sont nombreuses. Un tuteur est un support, rigide et solide, utile pour soutenir la croissance des plants de tomates. Il aide les plantes à s’élever en hauteur et évite qu’elles ne plient sous leur propre poids. De plus, il permet au feuillage de ne pas être en contact avec le sol et empêche ainsi les maladies et parasites de se développer.

L'importance du tuteurage dans le cycle de vie de la tomate
De nature rampante en raison de leurs tiges grêles et du poids de leurs fruits, les tomates à grappes et à gros fruits ont besoin d’être tuteurées. La plupart des tomates ont besoin d’être attachées au fur et à mesure de leur croissance, faute de quoi elles vont s'étaler au sol. Elles prennent alors beaucoup plus de place, les fruits sont difficiles à repérer et à ramasser, les fruits et les feuilles sont plus en contact avec l’humidité du sol, ce qui va favoriser le développement de maladies. L’utilisation de tuteurs est fortement conseillée pour les variétés à croissance indéterminée ou celles avec une hauteur supérieure à 1,5 m afin de soutenir leur fort développement. Pour les variétés à port compact et à croissance déterminée, le tuteurage n'est pas indispensable et les plants peuvent être libres de tout support. Cependant, l’entretien des pieds est également facilité lorsqu’ils sont attachés en hauteur.
L'innovation de l'éco-tuteur : Caractéristiques et conception
Depuis quelques années, les outils et les équipements de jardin ne se cachent plus. L’éco-tuteur à tomates Pouss’Vert se distingue par son concept très astucieux et très abouti. Fabriqué en France dans la Drôme, cet équipement est constitué de polypropylène recyclé et de 30% de fibre de verre, ce qui lui attribue une grande solidité et une excellente rigidité. Traité anti-UV lors de sa conception, il fait preuve d’une grande résistance aux agressions extérieures et bénéficie d’une longévité exceptionnelle avec une garantie de 5 ans pour le traitement anti-UV.
Avec une hauteur de 180 cm, il est idéal pour accompagner la croissance de vos tomates, aubergines, poivrons et de vos plantes grimpantes. Sa forme triangulaire aux côtés concaves permet d’installer l’accessoire au plus près de la plante, tout en maintenant une bonne distance avec le tuteur. La partie basse du tuteur étant pointue, on l’insère profondément dans le sol avec un minimum d’effort. L’ensemble assure une stabilité totale à la tige et par conséquent aux fruits.

Fonctionnalités avancées et accessoires de maintien
Cet éco-tuteur bénéficie d’une grande stabilité. Son installation est rapide, car il est équipé de 10 perçages pour recevoir les attaches. Chaque piquet à tomate possède 10 trous de 7 mm de diamètre pour faire passer des liens ou clipser les attaches spécialement dédiées. L’attache se clipse en force dans un des orifices de l’éco-tuteur, puis on glisse la tige de la tomate dans la boucle. Un petit accessoire de couleur rouge, fourni avec les attaches, permet de retirer ces dernières par simple pression.
Pour une récolte optimale, il est possible d’ajouter des réservoirs d'eau goutte à goutte de façon à fournir un arrosage goutte à goutte au débit réglable à vos plants de tomates. Le réservoir, qui se remplit facilement car il est « à ciel ouvert » contient jusqu’à 2 l d’eau. Une molette toute simple permet de régler le débit de l’arrosage. Une fois rempli, le réservoir assure l’alimentation en eau nécessaire à la plante pour trois à cinq jours selon la température ambiante.
Méthodologie de plantation et préparation du sol
Commencez par faire des semis chez vous, dans des godets, en mettant plusieurs graines dans chaque pot, 4 à 6 semaines avant la mise en terre. Il faudra éclaircir les plants par la suite. Le mois de mai est propice à la mise en terre, les gelées étant à priori derrière nous. Préparer votre sol à la biofourche pour l'aérer sans mettre en péril les microorganismes le composant. Si vous avez du compost, c'est le moment de le mélanger à votre terre. Faites des trous assez profonds pour y mettre vos semis, et installez-y des tuteurs. Les tuteurs s’installent juste avant la plantation des tomates, afin d’éviter de blesser le système racinaire des jeunes plants.
Comment planter ses tomates [TUTO] ?
Comparaison des différents matériaux et systèmes de tuteurage
Les tuteurs à tomates se retrouvent sous de nombreux matériaux : ils peuvent être en bois, en bambou, en métal ou encore en ficelle, droits ou torsadés. Le tuteur en bambou est très résistant, la canne du bambou est en effet imputrescible et très dure. Le tuteur en bois est un bon choix, à condition de choisir des bois durs, résistants : le châtaignier et l’acacia sont des bois imputrescibles. Toutefois, les tuteurs en bois peuvent être porteurs de maladies ou de champignons, notamment si vous utilisez les mêmes d’année en année.
Le tuteur en métal offre une solidité à toute épreuve, bien que certains types puissent rouiller. Le tuteur en fibre de verre est très rigide, léger et durable, mais son coût est plus élevé. Parmi les structures assemblées, on retrouve le tipi, qui est un assemblage de 3 à 4 tuteurs droits liés au sommet. Volumineux, il est toutefois très esthétique et permet de contenir le feuillage des plants de tomates, évitant ainsi leur taille. Le portique, quant à lui, consiste à planter un piquet tous les 50 cm de chaque côté de la planche de culture, puis de les attacher en face à face à 1,5 à 2 m du sol.
Entretien et pérennité des équipements
Les tuteurs sont réutilisables aussi longtemps que possible. En fin de saison, nous vous conseillons de le laver à l’eau claire et de le stocker à l’abri pour prolonger sa durée de vie. La facilité de mise en œuvre et la simplification de l’entretien font partie des atouts majeurs de l’éco-tuteur Pouss’Vert. Il rend vraiment service au jardinier, mais pourquoi le limiter aux seules tomates ? La gamme se décline en six couleurs très tendance, comme le vert jardin, le vert anis, le fuchsia, le violet, le gris ou le marron ton bois. Vous pouvez panacher les différentes couleurs dans votre jardin potager pour une touche esthétique tout en garantissant un maintien idéal pendant toute la croissance et jusqu’à la maturité des plants.

Considérations techniques sur le palissage
Dans les cas des tuteurs simples, attachez la tige centrale des tomates aux tuteurs au fur et à mesure de leur croissance, en prenant soin de ne pas trop serrer les nœuds afin de ne pas blesser les plantes. Pour les tuteurs en spirale ou en torsade, enroulez la tige centrale selon le développement des plantes autour du tuteur. Les tuteurs simples, comme les piquets en bois ou en métal, conviennent au tuteurage des tomates en pot. Pour les cultures sous serre ou tunnel, vous pouvez simplement utiliser de la ficelle, idéalement en chanvre ou en sisal. Elle s’attache généralement au niveau de la structure haute de la serre. Si aucune barre en métal n’est présente, vous pouvez tendre un solide fil de fer de part et d’autre de l’armature afin de créer un support.
La hauteur du tuteur doit être adaptée à la variété cultivée. Les variétés indéterminées bénéficieront de tuteurs à tomates de 1m80, voire 2 m, tandis qu’un tuteur pour tomates cerises et autres variétés déterminées n’a pas besoin d’être aussi haut, 1m50 étant normalement suffisant. Quant au diamètre, vous choisirez des tuteurs de 2,5 cm au moins pour les modèles en bois et les variétés à gros fruits, de façon à ce qu’ils résistent au vent et au poids. Pour un système de tuteurs assemblés, l’épaisseur des tuteurs est moins importante. Grâce à ces équipements, le jardinier optimise non seulement l'espace disponible, mais favorise également une meilleure circulation de l'air entre les feuilles, réduisant ainsi les risques de mildiou et autres maladies fongiques fréquentes lors des étés humides.