L'Emballage Compostable : Normes, Labels et Réalités du Compostage Domestique

Dans un monde où la préoccupation environnementale prend de plus en plus d’ampleur, la quête d’emballages écoresponsables se fait particulièrement pressante. Face à l'accumulation des déchets et à la pollution plastique, la recherche de solutions durables est devenue une priorité pour les consommateurs, les entreprises et les gouvernements. Parmi ces options, les emballages compostables représentent une alternative de choix qui suscite un intérêt croissant. Cependant, tous les emballages qui semblent respectueux de l’environnement ne se valent pas. Une matière peut être dite « biodégradable » sans être certifiée ni réellement compostable dans la pratique, ce qui peut créer une confusion significative. Comprendre les normes et labels qui régissent ces produits est essentiel pour garantir leur efficacité environnementale et pour permettre une valorisation adéquate de ces matériaux en fin de vie. Il est primordial de distinguer ce qui relève de la simple biodégradation de ce qui est réellement compostable, que ce soit en milieu industriel ou domestique.

Définir la Compostabilité : Plus qu'une Simple Biodégradation

Avant d’explorer les normes et labels, il est crucial de définir ce que recouvre la notion de compostabilité et de la différencier de la biodégradabilité. Un emballage compostable doit pouvoir se décomposer, grâce à l’action de micro-organismes, en un compost qui pourra enrichir le sol, sans libérer de contaminants. Ce processus implique des conditions spécifiques de température, d'humidité et d'oxygénation. Il est important de bien comprendre la différence entre les termes biodégradable et compostable qui sont souvent utilisés à tort en créant confusion entre différents produits définis à « faible impact sur l’environnement ». En effet, un matériau biodégradable se décompose sous l'action de micro-organismes en éléments naturels comme l'eau, le dioxyde de carbone et la biomasse, mais cela peut prendre des mois, voire des années, et dans des conditions qui ne sont pas nécessairement celles d'un compost. L'inverse n'est pas toujours vrai : un emballage biodégradable n’est pas nécessairement compostable. Pour être qualifié de compostable, un emballage doit non seulement se biodégrader, mais également se désintégrer rapidement et sans laisser de résidus toxiques pour le compost final. Par exemple, un matériau qui se brise lors d’un cycle de compostage en morceaux microscopiques qui ne sont pas biodégradables n’est pas composé. Un emballage compostable est souvent identifié par des logos ou labels spécifiques qui garantissent le respect de ces critères rigoureux.

Différence entre biodégradable et compostable

La Norme Européenne EN 13432 : Le Cadre de Référence pour la Compostabilité Industrielle

La norme NF EN 13432 définit les exigences de compostabilité des emballages en Europe. La norme EN 13432 est souvent citée lorsque l’on parle de compostabilité des emballages et elle établit des critères précis pour évaluer si un produit est effectivement compostable. Cette norme est le point de référence pour les producteurs, les autorités publiques, les composteurs et les consommateurs. Selon cette norme, un emballage doit se décomposer dans un environnement de compostage industriel en moins de 12 semaines. De plus, après ce processus, il ne doit pas laisser de résidus susceptibles de nuire à l’environnement. Cette norme est essentielle car elle permet aux consommateurs de faire des choix éclairés, en leur offrant une garantie sur la fin de vie d'un produit.

La norme CEN EN 13432: 2002, intitulée « Exigences relatives aux emballages valorisables par compostage et biodégradation - Programme d’essai et critères d’évaluation de l’acceptation finale des emballages », définit les caractéristiques qu’un emballage doit posséder pour être appelé compostable. Pour satisfaire à cette norme, plusieurs critères essentiels doivent être respectés :

  1. La biodégradabilité : C’est la conversion métabolique du matériau compostable en dioxyde de carbone. Cette propriété est mesurée à l’aide d’une méthode d’essai standard : la norme prEN 14046 (également publiée sous l’ISO 14855: biodégradabilité dans des conditions de compostage contrôlées). Le niveau d’acceptation est de 90% (comparé à la cellulose) à atteindre en moins de 6 mois. Cela signifie qu'au moins 90% du matériau doit être transformé en CO2, prouvant sa capacité à être "consommé" par les micro-organismes.

  2. La désintégration : Il s'agit de la fragmentation et de la perte de visibilité dans le compost final, assurant l'absence de contamination visuelle. Ce critère est mesuré avec un test de compostage à l’échelle pilote (prEN 14045). Des échantillons du matériau à tester sont compostés avec des déchets organiques pendant 3 mois. À la fin du compost est tamisé avec un tamis de 2 mm. La masse du matériau d’essai dont les dimensions sont supérieures à 2 mm doit être inférieure à 10% de la masse initiale. Ce point est crucial car un emballage pourrait biodégrader sans se désintégrer complètement, laissant des fragments plastiques visibles.

  3. L'absence d’effets négatifs sur le processus de compostage : Vérifié avec un test de compostage sur une échelle pilote, ce critère garantit que l'emballage n'entrave pas la bonne marche du processus de compostage.

  4. Faibles quantités de métaux lourds et effets non négatifs sur la qualité du compost : Les emballages compostables doivent contenir des quantités de métaux lourds inférieures aux valeurs maximales prédéfinies. De plus, ils ne doivent pas réduire la valeur agronomique du compost ni provoquer d'effets écotoxicologiques sur la croissance des plantes. Un essai de croissance des plantes (essai OCDE 208 modifié) est effectué sur des échantillons de compost où la dégradation du matériel d’essai a eu lieu. Aucune différence ne doit être soulignée avec un compost de contrôle.

  5. Stabilité des paramètres chimiques du compost : D'autres paramètres chimiques tels que le pH, la teneur en sel, les matières solides volatiles, l'azote (N), le phosphore (P), le magnésium (Mg) et le potassium (K) ne doivent pas changer de manière significative après la dégradation du matériau étudié.

Chacun de ces points est nécessaire à la définition de la compostabilité, mais ne suffit pas à lui seul. Par exemple, un matériau biodégradable n’est pas nécessairement compostable car il doit également se désintégrer pendant un cycle de compostage. D’autre part, un matériau qui se brise lors d’un cycle de compostage en morceaux microscopiques qui ne sont pas biodégradables n’est pas composé. Un emballage certifié compostable basé sur la norme UNI EN 13432: 2002 est donc à la fois biodégradable et compostable, offrant une solution complète pour la gestion des déchets.

C’est quoi un emballage compostable ? - La Minute Info

Les Labels de Certification : Garants de Confiance et d'Efficacité Environnementale

Les labels sont des éléments de confiance. Ils signifient que les produits ont été certifiés par des tiers indépendants, garantissant ainsi leur conformité aux normes techniques. Ainsi, un emballage portant un label reconnu assure que le produit est bien compostable selon les exigences établies, notamment la norme EN 13432 pour le compostage industriel. Ce type de certification est particulièrement convaincant pour les consommateurs qui souhaitent réduire leur impact environnemental et pour les entreprises soucieuses de l'écoconception et du tri efficace. Pour éviter les abus de langage et offrir des garanties environnementales réelles, les certifications ont un rôle clé : informer clairement les consommateurs, assurer la conformité aux normes techniques, favoriser une valorisation en compostage industriel ou domestique, et encourager l’écoconception et le tri efficace.

Plusieurs labels reconnaissables existent, chacun ayant une portée et des conditions d'application spécifiques :

  • Le logo OK COMPOST : Ce label, délivré par TÜV Austria (anciennement Vincotte), garantit que l'emballage se dégrade sans provoquer d'impact négatif sur l'environnement. Il certifie que le sac peut être composté mais uniquement dans une installation industrielle de compostage, où les conditions de température et d'humidité sont contrôlées et optimisées.

  • Le logo OK COMPOST HOME : C'est le seul et unique logo qui certifie que le sac est apte au compostage à domicile. Il assure que le produit peut être composté en toute sécurité dans un environnement domestique, dans des conditions souvent moins contrôlées et avec des températures plus basses que dans un site industriel. Sans le “HOME” il n’est pas possible de le mettre dans son composteur domestique. Le certificat OK compost HOME® stipule que la désintégration de l’emballage a lieu dans des conditions plus difficiles pour les micro-organismes, avec une température et une humidité globales plus faibles. Cela garantit que le produit peut également se désintégrer dans le composteur domestique et qu’il se désintégrera donc aussi très bien à l’échelle industrielle.

  • Le logo Seedling Logo : Ce logo européen indique que le produit est compostable dans des installations de compostage industriel. Il est souvent associé à la norme EN 13432.

  • DIN-Geprüft Compostable : Ce label allemand signifie que le produit respecte les normes allemandes pour le compostage industriel.

  • Compostable Logo (USCC) : Ce logo signifie que le produit peut être composté dans des installations de compostage industriel aux États-Unis.

  • BPI Certified Compostable : Ce label est délivré par le Biodegradable Products Institute et garantit que le produit peut être composté en toute sécurité dans des installations de compostage industriel en Amérique du Nord, selon la norme ASTM D6400. Le processus de certification du Biodegradable Products Institute (BPI) est rigoureux et garantit que les emballages alimentaires certifiés puissent retourner en toute sécurité à l’agriculture via le compostage dans des sites de compostage industriel. Les tests se font selon les normes ASTM et en appliquant des restrictions supplémentaires sur les substances cancérigènes et les produits chimiques fluorés.

  • Australian Certified Compostable : Ce label australien assure que le produit peut être composté conformément aux normes australiennes.

  • Home Compostable Logo : Ce logo indique que le produit est conçu pour être composté à domicile, à l'instar de l'OK Compost HOME.

  • Le logo "OK Soil" du TÜV Austria : Ce label indique que le produit est certifié pour être biodégradable dans le sol. Cela signifie que le produit est conçu pour se décomposer de manière naturelle et sans danger dans le sol, contribuant ainsi à la réduction des déchets et à la préservation de l’environnement.

Ces labels, avec leurs spécificités, fournissent aux consommateurs et aux professionnels des informations cruciales pour le bon traitement des emballages en fin de vie, qu'ils soient destinés au compostage industriel ou domestique.

Exemples de logos de certification compostable

Les Emballages Compostables et le Secteur Alimentaire : Une Synergie Essentielle

Le secteur alimentaire est l’un des principaux consommateurs d’emballages compostables. Cela est dû à la sensibilité des produits alimentaires et à la nécessité de réduire les déchets associés. Les produits en plastique nuisibles, qui surchargent les décharges, sont de plus en plus rejetés par les consommateurs. Pour un restaurant par exemple, l’adoption d’emballages compostables peut se traduire par une réduction significative de l’empreinte écologique. Les clients apprécient de plus en plus les entreprises qui adoptent une approche responsable, poussant les restaurateurs à faire des choix durables et à intégrer des emballages compostables. Les emballages alimentaires compostables, tels que les barquettes, les gobelets ou les assiettes, offrent des avantages considérables : ils sont un plus pour l'environnement, sans compromettre la protection et la conservation des aliments. Leur impact environnemental réduit répond aux attentes des clients qui souhaitent se tourner vers des options durables. De plus, ces solutions sont faciles à utiliser, offrant un précieux gain de temps aux professionnels de la restauration, tout en maintenant une qualité de produit élevée. RAJA soutient cette transition en proposant une vaste gamme d'emballages adaptés à différents types d'activités, illustrant l'engagement des acteurs de l'emballage dans cette démarche écologique.

Défis et Limites des Emballages Compostables : Une Perspective Nuancée

Bien que la compostabilité semble être une solution efficace et prometteuse, elle n’est pas exempte de défis et de limites qu'il est important de reconnaître.

Premièrement, la prise de conscience et l’éducation des consommateurs sont primordiales. Souvent, les utilisateurs ne sont pas informés sur la manière de se débarrasser correctement des emballages compostables, entraînant leur mise en décharge ou dans le circuit de recyclage traditionnel. Quand les clients prennent conscience de l’impact positif du compostage sur l’environnement, ils sont plus enclins à adopter ces pratiques dans leur quotidien. La sensibilisation est cruciale pour garantir un usage optimal des emballages compostables. De nombreuses initiatives, telles que des campagnes de communication, visent à informer le public sur l’importance des emballages compostables. L’éducation peut englober des démonstrations, des ateliers et même des collaborations avec des organismes environnementaux pour sensibiliser les jeunes générations. Transmettre des informations aux consommateurs est essentiel pour inciter à un changement de comportement.

Deuxièmement, le manque d’infrastructures de compostage adéquates dans certaines régions limite l’efficacité de ces emballages. Sans des filières de collecte et de traitement spécifiques, même un emballage certifié compostable ne pourra pas remplir sa fonction. Les initiatives de compostage nécessitent souvent des investissements et des efforts multisectoriels. Les partenariats entre collectivités locales et entreprises peuvent favoriser le développement d’infrastructures adéquates pour le compostage.

Troisièmement, il existe des idées reçues et des réalités complexes concernant les emballages en plastique compostables, comme le souligne un avis publié par l'ADEME. Alice Gueudet de l'ADEME met en lumière que les plastiques compostables ne sont pas toujours la solution miracle. Ces plastiques peuvent en effet contenir des polymères compostables issus du pétrole, le plus courant répondant au nom de polybutylène adipate téréphtalate (PBAT). Inversement, ce n’est pas parce qu’un plastique est biosourcé qu’il est compostable ou biodégradable. Le problème, c’est qu’on ne retrouve pas toujours les conditions de laboratoire dans nos composteurs domestiques. La nature offre rarement la combinaison d’humidité, de chaleur et de vie bactériologique requise. Ni sur terre ni dans l’eau. Nos restes d’emballages en plastique compostables risquent donc d’y séjourner un temps suffisant pour avoir les mêmes impacts sur les écosystèmes que les autres plastiques : ingestion par les animaux, pollution visuelle, etc. C’est pourquoi il ne faut surtout pas les jeter dans la nature.

L'ADEME préconise même de ne pas tenter de les composter chez soi, mais de les placer, comme tous les emballages, dans les sacs et containers jaunes, s'il n'y a pas de collecte spécifique pour les biodéchets. Au centre de tri, ils seront dirigés avec les autres matières non recyclables vers une unité de valorisation énergétique par incinération ou, à défaut, vers un site d’enfouissement. Le seul usage jugé acceptable par l'ADEME pour ces sacs fins est de les utiliser comme contenants pour la collecte des biodéchets à domicile ou en point d’apport volontaire.

Face à ces inconvénients, l'ADEME milite pour que les fabricants soient tenus de s’aligner sur la norme en milieu domestique. Un emballage qui, en laboratoire, se dégraderait intégralement en un an dans les conditions d’un compostage à domicile serait assuré d’y parvenir sur une plateforme industrielle, alors que l’inverse n’est pas vrai. Toutefois, le projet de règlement européen débattu à Bruxelles s’orientait plutôt vers un alignement sur les standards industriels, ce qui ne résout pas la problématique du compostage domestique.

Enfin, la solution ultime réside dans la réduction à la source : se souvenir que le meilleur emballage est celui qui n’est pas produit. Même correctement compostés, ces plastiques n’apportent quasiment aucun bénéfice agronomique pour les cultures, contrairement aux biodéchets. Si l’on se réfère à la directive cadre européenne, ils se situent donc dans les derniers échelons du traitement des déchets, où rien n’est récupéré ni évité. L'interdiction des sacs plastique à usage unique en France, par la Loi de Transition Énergétique publiée au Journal Officiel le 17 août 2015, est un exemple de cette volonté de réduction. Pourquoi ne pas tout simplement les remplacer par des sacs réutilisables ? Si ceux-ci sont en plastique, le surcoût écologique est amorti à partir de huit utilisations et, en fin de vie, ils peuvent être recyclés. La loi stipule également que certaines informations doivent obligatoirement être imprimées sur le sac pour pouvoir respecter la loi.

Défis du compostage des emballages

Le Rôle des Politiques Gouvernementales et l'Innovation Technologique

Les responsabilités ne reposent pas uniquement sur les consommateurs et les producteurs. Les politiques gouvernementales ont également un rôle à jouer. De nombreuses villes et pays mettent en place des réglementations visant à favoriser l’utilisation d’emballages compostables. La loi anti-gaspillage adoptée par la France, par exemple, souligne l’importance de passer à des alternatives durables, incluant les emballages compostables. À mesure que les préoccupations environnementales s’accroissent, la demande pour des emballages compostables devrait continuer de croître. Les entreprises qui investissent dans des solutions d’emballage durables non seulement répondent à une exigence éthique, mais également à une demande commerciale croissante.

Parallèlement, le secteur du packaging évolue rapidement grâce à l’innovation. De nouvelles technologies permettent de créer des emballages compostables encore plus performants et respectueux de l’environnement. Les matériaux bio-sourcés, tels que l’amidon de maïs, représentent une avancée majeure. Grâce aux dérivés de la biomasse, ces solutions présentent une alternative plus rapide à la décomposition que les plastiques traditionnels. Certains emballages compostables sont conçus à partir de papier et de carton. Grâce à des techniques de traitement appropriées, ces matériaux peuvent être rendus compostables, tout en conservant leurs propriétés de protection, comme la canne à sucre.

Une innovation notable est la technologie CARBIOS Active, intégrée directement dans les procédés de transformation. Elle permet de créer une nouvelle génération de PLA 100 % compostable, même à température ambiante, sans laisser de résidus toxiques ou de microplastiques. Le plastique PLA qui intègre cette solution enzymatique unique est certifié pour le compostage industriel et domestique. CARBIOS Active a récemment été certifié par le Biodegradable Products Institute (BPI), la principale autorité nord-américaine en matière de produits et d’emballages compostables. En plus des innovations, les réglementations autour des emballages compostables sont en constante évolution. Les gouvernements mettent en place des directives pour encourager l’utilisation d’emballages respectueux de l’environnement, tandis que les normes d’évaluation deviennent de plus en plus strictes, comme en témoigne la nécessité de se conformer à des exigences toujours plus précises.

L'Exemple des Barquettes BIOPAP® : Une Approche Globale de la Compostabilité

L'entreprise BIOPAP® illustre un engagement fort dans la conception d'emballages compostables, avec une gamme de barquettes alimentaires développées dès 2001 dans une perspective de durabilité. Leurs produits, tels que les barquettes BIOPAP® LC et BIOPAP® LP, sont un exemple concret de l'application rigoureuse des normes de compostabilité.

Les barquettes BIOPAP® sont conformes à la norme UNI EN 13432: 2002, garantissant leur biodégradabilité et leur compostabilité. Elles sont Compostables CIC, un label prestigieux attestant de leur désintégration correcte dans les sites de compostage à l’échelle réelle. Cette certification, dont BIOPAP® est fier de sa licence n°003, est une valeur réelle pour la filière. Les photos prises lors d’un test de désintégration en tas, à l’échelle réelle des conteneurs BIOPAP® selon la norme UNI EN 13432: 2002, montrent la compostabilité intégrale de BIOPAP® dans les sites AMSA de Milan, constituant un exemple d’excellence dans le traitement des biodéchets à grande échelle qui transforme un déchet en ressource.

Allant au-delà du compostage industriel, BIOPAP® a également obtenu la certification OK compost HOME®, qui évalue la compostabilité dans des conditions de compostage domestique. Cette certification, comme le certificat OK compost HOME® S2251 pour les barquettes BIOPAP® LC et BIOPAP® LP, est une étape supplémentaire pour démontrer la forte éco-conception de leurs produits. Elle garantit que la désintégration de l’emballage a lieu dans des conditions plus difficiles pour les micro-organismes, avec une température et une humidité globales plus faibles, attestant ainsi de la capacité du produit à se désintégrer aussi bien dans un composteur de jardin qu'à l'échelle industrielle. Des photos prises lors du test de désintégration à domicile des barquettes BIOPAP® LC et BIOPAP® LP témoignent de cette performance.

Barquettes BIOPAP® en cours de désintégration dans un composteur domestique

En parallèle des certifications européennes, BIOPAP® a également obtenu la certification de compostabilité du Biodegradable Products Institute (BPI), la principale certification nord-américaine pour les emballages compostables selon la norme ASTM D6400. Le BPI est un label de compostabilité hautement reconnu par le grand public et l’ensemble de la chaîne de valeur, ce qui témoigne de vingt années d’expérience de BIOPAP® à l’avant-garde de la durabilité. Les tests effectués incluent des restrictions strictes sur les substances cancérigènes et les produits chimiques fluorés (PFOA/PFAS). Déjà en 2019, les valeurs analysées pour les produits BIOPAP® étaient <0,5 ppm, bien en dessous des exigences de 100 ppm, identifiant uniquement le fluor naturel présent dans les fibres de cellulose.

Cette approche multi-certifications témoigne de l'engagement de BIOPAP® à fournir des solutions d’emballage alimentaire qui permettent aux professionnels de la restauration américains d’organiser des services de restauration plus efficaces et durables, en acheminant une plus grande quantité de résidus alimentaires vers le compostage. Aux États-Unis, 70 % des 200 principaux sites de compostage acceptent également les emballages alimentaires certifiés avec les déchets organiques. C’est une excellente occasion de détourner davantage de nourriture de la mise en décharge ou de l’incinération, vers le compostage. Les contenants alimentaires BIOPAP® sont à base de cellulose et donc riches en carbone biogénique et en fibres qui améliorent la qualité du compost et les rendements globaux des sites de compostage. La collecte en boucle fermée de contenants alimentaires compostables certifiés BPI avec les biodéchets dans les services de restauration des écoles, des hôpitaux, des maisons de retraite ou dans les grandes entreprises est un autre outil puissant pour acheminer davantage de restes alimentaires au compost et augmenter les rendements et la qualité de la production des sites de compostage.

La Plateforme "Compostable by Design" : Construire une Économie Circulaire Organique

BIOPAP® soutient activement la plateforme "Compostable by Design", une collaboration entre les différentes chaînes de valeur qui reconnaît le rôle important que les emballages et les produits compostables peuvent jouer dans la fermeture de la boucle organique, offrant ainsi un avenir véritablement circulaire. Établie en 2023, la plateforme rassemble l’expertise de l’ensemble de la chaîne de valeur pour faciliter le recyclage organique à grande échelle des matériaux compostables dans toute l’Europe. Elle réunit des leaders allant des producteurs de résine aux fabricants de papier et de films, en passant par les transformateurs d’emballages, les marques, les détaillants, les prestataires de services logistiques, les experts en gestion des déchets organiques, les organismes de certification, les laboratoires d’essai, les institutions académiques et bien plus encore, reconnaissant que des solutions efficaces nécessitent un effort collectif.

La plateforme se base sur la conviction que, dans leurs applications, les produits et emballages compostables jouent un rôle important dans la mise en place d’une véritable économie circulaire. L’utilisation de matériaux compostables favorise le recyclage organique en augmentant la quantité de déchets organiques collectés et en réduisant la contamination des déchets organiques. Les participants à la plateforme s’efforcent d’améliorer la circularité des matériaux contaminés par des déchets alimentaires ou qui pourraient être éliminés dans un flux de déchets organiques, et d’établir des voies pour que ces matériaux soient traités par le bon fournisseur de technologie et d’infrastructure.

Michelangelo Anderlini, président et cofondateur de Biopap®, souligne l'importance de cette démarche : « Nous croyons fermement à la circularité organique. L’impact positif que les déchets organiques transformés en compost peuvent avoir sur l’agriculture locale, l’absorption du carbone, la biodiversité et la lutte contre le changement climatique est énorme. » Il rappelle une "règle ancienne et simple" transmise par son grand-père des Alpes piémontaises, abandonnée dans les temps modernes. Il met en avant l'engagement de son entreprise dans l’éco-conception de toutes leurs solutions d’emballage alimentaire de haute performance, en considérant le compostage comme la fin de vie préférée. BIOPAP® promeut des solutions de restauration entièrement circulaires dans les écoles, les hôpitaux et les maisons de retraite, créant ainsi des modèles vertueux pour les communautés locales.

En effet, au sein de l’Union européenne, la collecte et le traitement adéquat des déchets organiques restent à un niveau faible, car la plupart des déchets solides municipaux sont encore incinérés ou mis en décharge. La matière organique restante dans les décharges contribue également de manière significative au changement climatique par les émissions de méthane, un puissant gaz à effet de serre. Le méthane retient 82,5 fois plus de chaleur que le CO2 sur une période de 20 ans, ce qui en fait un enjeu climatique majeur. La plateforme "Compostable by Design" vise à stimuler un impact réel sur la vie de tous les jours en transformant ces défis en opportunités pour une gestion plus durable des biodéchets.

La prise de conscience croissante autour de l’impact des emballages sur l’environnement appelle à des solutions durables. Les emballages compostables, soutenus par des normes rigoureuses et des labels fiables, constituent une piste prometteuse vers une économie plus verte, à condition que les infrastructures et l'éducation des consommateurs suivent le pas.

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