
Dans les paysages tropicaux d’Asie du Sud-Est, du sud de la Chine ou de Taïwan, où des sols fertiles et un ensoleillement abondant favorisent une grande diversité de fruits, le longanier (Dimocarpus longan) occupe une place particulière. Originaire de cette région, cet arbre tropical à feuilles persistantes est connu pour ses fruits comestibles, souvent appelés « œil du dragon » par les Chinois, en référence à son nom cantonais "lung ngaan" et vietnamien "long nhän". Au Cambodge, le longane est une culture importante, particulièrement dans la province de Pailin, où il est surnommé le « longane de Païlin » ou Ta-ngèn.
Le longane : un fruit exotique aux multiples facettes
Le longane, appelé en anglais « longan » ou sous l'appellation botanique de « Dimocarpus longan » ou « Nephelium longan », est un fruit comestible de forme ovale. Le longanier, l’arbre qui le produit, peut atteindre une hauteur de plus de 20 mètres. Il se caractérise par de grandes feuilles vertes persistantes, un tronc épais et solide et une écorce brune fissurée ressemblant à du liège.
Le fruit est d’une taille similaire à celle d’un litchi, son cousin. Sa peau est en revanche de couleur jaune-marron, et présente de petites aspérités moins marquées que celles de son fameux cousin. Une fois le fruit cueilli, cette enveloppe peut rapidement brunir pour tendre vers le brun foncé. Une fois la peau retirée, c’est une pulpe blanche, juteuse et sucrée qui s’offre à nous. Il est difficile de se retenir d’y croquer à pleines dents ! On peut aussi noter que la taille du noyau diffère selon la variété du longane. Une grande diversité est recensée, incluant le Diamond River (Thaïlande), le Biew Kiew (Thaïlande), le Kohala (île Hawaï) ou encore le Fukien Lungan (Chine), pour ne citer qu'eux.
On cultive traditionnellement le longanier dans le sud-est de la Chine, au nord de la Thaïlande, mais surtout au Vietnam (nord et sud). C’est un arbre qui pousse naturellement dans un sol profond, léger et humifère. En sa qualité d’arbre exotique, il ne supporte pas très bien le froid et gèle dès que les températures avoisinent les -4 °C.

Comme pour tout fruit, le prix du kilo de longane dépend de nombreux facteurs comme la maturité du fruit, la variété, le calibrage, la fraîcheur, etc. Mais en moyenne, un kilo de longane coûte dans les 15 euros. Pour faire le bon choix lors de l’achat, il est conseillé de demander à goûter le fruit. S’il est amer, alors il n’est pas encore complètement mature. Aussi, il faut prêter une attention particulière à sa coque au moment de l’achat, qui doit être exempte de toute bosse ou fissure qui seraient alors le signe de fruits abîmés de piètre qualité.
Les bienfaits nutritionnels et médicinaux du longane
Les bienfaits pour la santé et les qualités nutritionnelles du longane sont nombreux et indéniables. En Asie, il a tout autant sa place en cuisine que dans la pharmacopée traditionnelle. Le longane est un fruit exotique très faible en calories ; on compte à peine 20 calories par fruit. Et pourtant, il est extrêmement riche en vitamines A, C et D ainsi qu’en minéraux comme le calcium, le fer ou le potassium.
Ce fruit sucré contient un taux élevé de potassium réduisant ainsi la tension artérielle. Pour cause, ce minéral est un vasodilatateur capable de relâcher la tension dans les vaisseaux sanguins ainsi que dans les artères. Autre bienfait : le longane est un bon traitement minceur. Du fait de son faible taux de calories, il permet de perdre rapidement du poids. En parallèle, la forte densité en apport nutritif évite d’avoir constamment la sensation de faim.
Mais encore, il est une vraie source d’énergie. Dans la médecine traditionnelle chinoise, il permet d’équilibrer le Qi. À cet effet, il stimule le métabolisme et immunise des maladies chroniques. Enfin, en infusion, le longane améliore la digestion : il facilite le transit, permet de diminuer les constipations passagères, protège également des risques de constipation, et limite les ballonnements et la diarrhée. Et en même temps, il rend plus efficace l’absorption des nutriments contenus dans les aliments.

Le longane dans la cuisine et la culture
Il est tout à fait possible de faire un jus de fruit à partir de longanes frais. Sa pulpe extrêmement juteuse permet en effet la préparation de jus sucrés, désaltérants et très faciles à préparer. Pour faire du jus de longane, il suffira d’enlever la coque du fruit puis de séparer la chair du noyau. Une fois ce travail effectué, il faudra juste placer les morceaux dans la centrifugeuse et laisser la machine faire son travail. À défaut de centrifugeuse, il est possible de faire bouillir les morceaux de longane dans de l’eau sucrée et de mettre le jus ainsi obtenu au frais.
En cuisine, on pourra alors réaliser des plats chauds (en soupe), des plats froids (notamment des desserts) voire même des sauces. Les vertus médicinales du longane séché ne sont plus à prouver. C’est un des meilleurs remèdes contre le stress et l’anxiété. Et dans la médecine traditionnelle chinoise, il est utilisé pour combattre l’insomnie et apaiser le système nerveux. Il est particulièrement recommandé pour diminuer les symptômes de fatigue ou les vertiges.
Le longane s’inscrit actuellement parmi les fruits exotiques les plus prisés que ce soit en Asie ou dans le reste du monde. Certes, il est moins populaire que le litchi, mais reste néanmoins un excellent fruit pour se rafraîchir en saisons chaudes. Même si le litchi et le longane appartiennent tous deux à la même famille, ils demeurent très différents l’un de l’autre. D’abord, ils se distinguent par leur aspect et leur goût. En effet, on ne met pas longtemps à s’apercevoir que la chair du litchi est plus légère et plus juteuse que celle du longane. Pour une conservation de plus longue durée, on trouve des longanes en conserve, notamment dans les supermarchés asiatiques.
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La culture du longane au Cambodge : spécificités et défis
Le longane (Dimocarpus longan) est une espèce d’arbre tropical à feuilles persistantes originaire d’Asie et qui produit des fruits comestibles. Au Cambodge, le Ta-ngèn ou Mien Païlin (le longane de Païlin) est une sorte de fruit qui a presque la même forme et le même goût que le longane, mais qui n’a pas le même arôme. Outre Païlin, le Ta-ngèn est maintenant cultivé dans de nombreuses autres provinces telles que Siem Reap, Battambang et Pursat. Les longanes cambodgiens sont cultivés principalement à Pailin, Battambang et dans certaines parties de la province de Preah Vihear. À la fin de 2020, la récolte du royaume était d'environ 200 000 tonnes.
Le rendement de la culture de ce fruit est de 10 à 15 tonnes par hectare en fonction de la météo et de l’âge des arbres. Actuellement, la culture du longane de Païlin couvre une superficie de 4 383 ha dans la province éponyme.
Malgré sa popularité, le longane de Païlin rencontre des difficultés avec les frontières thaïlandaises. Le Cambodge s’attend à ce que les exportations de longanes de la province de Païlin vers le marché international, en particulier les exportations vers la Chine, reprennent une fois que les effets de l’épidémie de Covid-19 se seront atténués. Mais ce n'est pas si simple.
Les moyens de subsistance des agriculteurs de longanes de la province de Païlin dépendent beaucoup de la Thaïlande pour exporter leurs produits vers la Chine, et les communautés agricoles dénoncent la discrimination des importateurs thaïlandais. « En fonction de leur humeur, quand les Thaïlandais se sentent bien, nous importons normalement, mais parfois nous ne sommes pas autorisés à importer pendant deux à trois jours, voire une semaine », avance un agriculteur qui souhaite garder l’anonymat. « S’ils veulent nous fermer la frontière, alors ils la ferment, quand ils veulent rouvrir, ils rouvrent ». Négocier avec les importateurs thaïlandais coûte cher, et au moment où ils acceptent de laisser exporter à nouveau, les longanes ne sont plus très présentables.

Le recours à la Thaïlande comme intermédiaire pour les agriculteurs de la province de Pailin dépend du label « Made in Thailand » qui permet aux produits cambodgiens d’être exportés vers la Chine. Depuis plus de huit ans, la communauté agricole de l’ouest du Cambodge vit sous l’humeur changeante de ses acheteurs thaïlandais. De nombreux agriculteurs se sont plaints de la fermeture des frontières pendant la longue saison des récoltes, ce qui impose des charges financières supplémentaires aux Cambodgiens qui vivent de la terre.
Les certifications et normes d'exportation : un obstacle majeur
Les certifications difficiles constituent un autre défi majeur pour le secteur agricole cambodgien, en particulier en raison des normes de certification plus exigeantes. Long Ron, propriétaire d’une plantation de longanes de 6 hectares dans le district de Sala Krau, dans la province de Païlin, déclare que la Thaïlande pouvait exporter de nombreux produits originaires du Cambodge, mais se demande pourquoi ses produits sont souvent refusés à la frontière thaïlandaise. Ron est le fournisseur d’une entreprise chinoise basée en Thaïlande depuis 2014. La société chinoise ne paie à Ron et à d’autres agriculteurs que 4 000 riels, soit environ 1 dollar USD par kilogramme, avant d’exporter.
Ron se plaint que sa ferme et sa communauté doivent faire face à des difficultés croissantes pour livrer les longanes à l’entreprise chinoise. Elle avance que les importateurs thaïlandais rendent plus difficile l’obtention de l’autorisation, ce qui réduit le volume des exportations et lui laisse beaucoup de longanes invendables.
La Thaïlande, explique Ron, exige des documents certifiant que ses longanes sont cultivés conformément aux meilleures pratiques garantissant la sécurité des consommateurs, en particulier à propos de l’utilisation de pesticides. Mais comme le Cambodge ne dispose pas encore d'un système de documentation équivalent, les agriculteurs de la province de Pailin ne parviennent pas réellement à respecter les normes imposées pour les exportations vers la Thaïlande.
Oun Theng, propriétaire d’une plantation de longanes de 15 hectares dans la province de Pailin, déclare que ses moyens de subsistance deviennent de plus en plus précaires à mesure qu'un nombre croissant de réglementations et de stipulations est exigé par la Thaïlande. Cela inclut des délais stricts pour le transport des produits qu’il n’est pas toujours facile de respecter. Theng explique que les agriculteurs de la province de Pailin avaient autrefois un accès plus direct au marché chinois, mais que plus récemment, il y a eu un changement dans la préférence des consommateurs pour les produits « fabriqués en Thaïlande ». Theng explique aussi que les travailleurs qu’il embauche doivent retirer les fruits du camion pour inspection - jusqu’à trois fois par voyage - ce qui entraîne davantage de frais et de dommages causés à son produit avant son arrivée.
Suon Chum, vice-président de la communauté des agriculteurs de Pailin Longan, annonce que son entreprise ne peut transporter que 50 à 60 tonnes en Thaïlande chaque jour. La communauté des agriculteurs de Pailin exploite actuellement une usine de 3 millions de dollars avec des installations de séchage, de désinfection et de conditionnement des fruits, mais Chum précise que l’investissement provient d’une entreprise chinoise, même s’il n’y a actuellement aucun accord pour exporter du longane de la province de Pailin directement vers la Chine. Le collectif agricole utilise l’usine pour envoyer ses marchandises en Thaïlande, mais Chum indique que les autorités thaïlandaises refusent les longanes qui ont été nettoyés et emballés avant d’entrer sur le territoire thaïlandais.
Espoirs pour l'exportation directe vers la Chine
Say Sophat, directeur du département provincial de l’Agriculture de Pailin, déclare qu’il y a une quarantaine de communautés agricoles cultivant des longanes dans la province, composées de plus de 200 familles. Les agriculteurs, les communautés, les autorités agricoles et les investisseurs espèrent tous que le Cambodge parviendra à un accord qui verra les longanes de Païlin exportés vers le marché international - en particulier directement vers la Chine - courant 2021. Ngin Chhay, directeur général du Département général de l’agriculture, affirme que le Cambodge devrait être en mesure d’exporter les longanes de Païlin vers le marché chinois d’ici la fin de 2021 ou au début de 2022.

Innovation et valorisation : le vin de longane de Pailin
Contrairement aux bananes ou aux oranges, qui sont connues et appréciées dans le monde entier, le longane reste un fruit résolument régional, car les principaux producteurs et consommateurs sont essentiellement des pays d’Asie du Sud-Est, ainsi que la Chine, qui constitue le plus grand marché mondial pour ce fruit.
La polyvalence est l’un des atouts du longane. Il est utilisé de diverses manières dans les cuisines asiatiques. Un jeune homme de la province de Pailin vient d’en développer une autre utilisation : il consacre tous ses efforts à la production de vin à partir du jus extrait du longane.
Vouch Thuch, 39 ans, est le premier producteur de vin de longane du Cambodge. Il achète chaque année à Pailin des tonnes de fruits qui, autrement, seraient gaspillées, et s’efforce de créer une nouvelle marque de vin cambodgienne. Il décrit le goût du vin de longane de Pailin comme légèrement amer, puis un peu aigre et enfin très doux, et à chaque dégustation, ce cycle amer aigre-doux se reproduit.
« Le longane de Pailin n’est pas comme les autres longanes ordinaires. Il a une forte teneur en sucre et nous devons réduire sa douceur naturelle au minimum pour l’utiliser pour le vin », explique M. Thuch.
Thuch explique à nos partenaires du Post qu’il y a jusqu’à 30 % de gaspillage dû aux longanes tombés chaque saison qui sont généralement jetés par les propriétaires de plantations. Et, il a vu une opportunité commerciale. Le type de longane qu'il recherchait était celui qui tombe de l'arbre avec une peau abîmée, une mauvaise coloration et une taille plus petite. Dans chaque plantation, on trouve ce type de longanes en abondance lorsqu'ils tombent avant la récolte et ils sont considérés comme de trop mauvaise qualité pour être vendus de manière conventionnelle. Avec ces fruits abîmés, l'entrepreneur tente de trouver un moyen de transformer cette spécialité de Pailin en un nouveau produit qui pourrait être vendu dans le pays, voire exporté à l'étranger.
« J'ai vu beaucoup de longanes tombés au sol qui étaient rejetés par les commerçants. J'ai donc voulu les transformer en un produit de valeur. Même si ces derniers ne sont pas aussi bons que ceux qui ont pu mûrir avant d'être cueillis, je savais qu'il pourrait y avoir une bonne utilisation pour eux », dit-il.
Thuch a récemment accueilli un invité spécial venu lui rendre visite à Pailin : L'ambassadeur américain au Cambodge, W Patrick Murphy, s'est arrêté à Pailin Longan Wine Handicraft le 15 juillet et a visité l'entreprise. « J'ai goûté pour la première fois au vin de longane aujourd'hui dans l'entreprise familiale Pailin Longan Wine Handicraft. Félicitations au jeune entrepreneur, M. Vouch Thuch, pour avoir lancé cette petite entreprise », a tweeté M. Murphy après la visite. Selon M. Thuch, M. Murphy s’est montré enthousiaste à cette idée, car il est bien connu que ces dernières années, le Cambodge a dû faire face à un manque de demande pour ses produits agricoles, notamment pendant la pandémie.

Les défis de l'innovation et du développement commercial
Cependant, créer quelque chose de nouveau n’est pas sans difficulté. M. Thuch vit et travaille actuellement sur des terres agricoles louées et n’est en aucun cas devenu riche à ce stade de son projet.
De 2004 à 2008, Thuch a loué une parcelle de terre agricole pour cultiver des produits tels que le maïs et le tapioca afin de nourrir sa famille, puis entre 2008 et 2013, il a commencé à étudier les techniques de production de vin à partir de longanes. Sa première tentative de production de vin de longane de Pailin remonte à 2008, mais il n’a pas pu obtenir un résultat suffisamment satisfaisant pour poursuivre le projet.
« En 2013, j’ai rencontré un Écossais qui m’a donné quelques idées. Il m’a appris les techniques de production de vin de raisin. Je n’étais pas intéressé par ce vin en tant que tel, mais je m’intéressais au vin de longane. Je pensais que si je produisais du vin de raisin, il me faudrait dépenser beaucoup d’argent pour acheter des terres agricoles. Mais pour le longane, nous en avons déjà en abondance, car environ 65 % des habitants de Pailin cultivent ce fruit », explique M. Thuch.
Il a commencé à utiliser une recette de vin de raisin et s’est attelé à l’ajuster pour le longane en plusieurs étapes d’expérimentation. Entre 2013 et 2015, il a pu produire avec succès du vin de longane Pailin, mais en raison d’un capital insuffisant pour produire en masse le produit et le mettre sur le marché, il a dû mettre de nouveau ses rêves en attente jusqu’en 2018.
Après avoir officiellement lancé l’entreprise en 2018, Thuch et son épouse ont décidé de vendre un terrain pour investir dans Pailin Longan Wine Handicrafts - une décision qui a été largement accueillie par les moqueries des autres villageois. « J’ai vendu un hectare de la terre agricole de ma famille et j’ai d’abord produit seulement 2 000 bouteilles parce que je vivais dans des conditions très modestes. J’achetais les bouteilles à 5 dollars l’unité, ce qui m’a coûté environ 10 000 dollars au total. Une fois que j’ai eu 2 000 bouteilles de vin sur les bras, les villageois ont dit que j’étais fou de vendre mes terres agricoles et de dépenser des dizaines de milliers de dollars pour faire du vin et certaines personnes ont même essayé de convaincre ma femme de divorcer », raconte-t-il.
La foire provinciale de Koh Kong en 2018 est l’endroit où le vin de longane de Pailin a fait ses débuts pour la première fois et a reçu un bel accueil des visiteurs de la foire. Il en a acheté pour sa propre consommation, mais aussi pour le vendre à ses voisins dans le borey et l’offrir en cadeau aux membres de sa famille. « Comme je n’ai pas beaucoup d’argent pour acheter en grandes quantités, j’ai acheté quelques bouteilles pour ma propre consommation, et il m’en restait un peu pour vendre aux voisins. Pour moi, le goût est vraiment excellent, mais la teneur en alcool est juste un peu trop faible », dit-il.
La production du vin de longane de Pailin sous la marque PALOWIN se fait principalement à la main, mais l’entreprise change progressivement certains équipements pour la production de masse. Le vin de longane de Pailin a été testé plusieurs fois par le ministère de l’Industrie et un logo a été enregistré en 2018. En 2020, Thuch a demandé des droits de propriété intellectuelle sur le nom du produit.
Les 15 000 prochaines bouteilles de vin de longane seront vendues en deux étapes. D'abord, 5 000 bouteilles seront mises en vente en octobre prochain, puis les 10 000 bouteilles restantes seront commercialisées en mars et avril de l'année prochaine. « Mon projet est de produire 5 000 bouteilles par mois à partir de 2023. C'est une sorte d'entreprise familiale pour l'instant, donc je n'ai pas beaucoup de personnel, mais lorsque je commencerai à produire davantage, j'aurai besoin de 20 à 30 employés rien que pour éplucher les longanes », confie l'entrepreneur. Selon lui, une tonne de longanes peut produire 500 bouteilles de vin, et si ce sont de bons fruits, il est possible de produire jusqu'à 1 000 bouteilles.
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Ros Bora est le propriétaire d'un dépôt de vin en gros et au détail à Siem Reap, près de Pub Street. Selon lui, le vin de longane est une idée intéressante, mais il a quelques conseils pour peaufiner la recette : « Pour les Cambodgiens, les goûts sucré, acide et amer sont acceptables, mais moins pour les consommateurs européens. Si possible, il devrait diminuer le goût sucré. » Thuch sait quel est son rêve, mais il n'est pas encore sûr qu'il se réalisera un jour.