Face à des pressions mildiou de plus en plus irrégulières, des solutions à la fois fiables, robustes, faciles à intégrer et compatibles dans les itinéraires de protection sont indispensables. La gestion sanitaire du vignoble exige une vision à long terme, où la durabilité des programmes repose sur une alternance rigoureuse des familles chimiques. Dans ce contexte, la solution Enervin® Active associée au phosphonate de potassium répond pleinement à ces enjeux en associant deux matières actives uniques et complémentaires, offrant une sécurité au vignoble du niveau des hauts de gamme du marché.

La force de l’amétoctradine : un mode d’action unique et spécifique
L’amétoctradine est une molécule à mode d’action unique : elle se fixe sur les deux faces du complexe III des mitochondries du mildiou, entraînant une rupture brutale de la chaîne respiratoire du pathogène. Ce mécanisme, qualifié de caractère double uni-site, assure une forte efficacité préventive, à la fois stable et difficile à contourner du point de vue des résistances, car la résistance de cible à l’amétoctradine est coûteuse pour le mildiou.
L’amétoctradine ne se contente pas d’inhiber le développement du mildiou : elle empêche également sa reproduction. Cette action stérilisante complète renforce fortement l’intérêt de son positionnement dès les premières phases sensibles. Développée pour les cultures spéciales, cette matière active possède une affinité particulière pour les surfaces cireuses, permettant une redistribution sur les feuilles en croissance et une résistance au lessivage exemplaire.
MOOC côté cours : La mitochondrie : généralités
Le phosphonate de potassium : complémentarité et stimulation des défenses naturelles
L’association avec le phosphonate de potassium permet une complémentarité d’action majeure. Son action directe offre une activité fongique sur les stades précoces de développement du pathogène. De plus, le phosphonate possède une action indirecte : il stimule les mécanismes des défenses naturelles de la vigne, permettant ainsi une réactivité plus rapide en cas de pression accrue.
Dans un contexte de restriction des intrants, cette solution se révèle être un partenaire cohérent. En apportant 37% de moins d’acide phosphonique, le phosphonate de potassium apporte une efficacité équivalente au foséthyl-aluminium, tout en contribuant à la performance des programmes, y compris en situation de résistance.
L’assurance d’une vendange sécurisée et durable
La solution combine la puissance de ces deux matières actives pour assurer une protection fiable et performante contre le mildiou sur feuilles comme sur grappes. Cette alliance démultiplie les voies de la lutte contre le mildiou, affiche une excellente résistance au lessivage, simplifie la gestion des chantiers et propose un profil adapté aux cahiers des charges actuels.
Cette synergie assure non seulement une protection performante et durable, mais aussi une intégration harmonieuse dans les itinéraires de protection modernes, plus durables et valorisables auprès du marché. En tant qu'apporteur de Certificats d'Economie de Produits Phytopharmaceutiques (CEPP), cette solution permet d'alléger les Indicateurs de Fréquence de Traitement tout en gérant la rentabilité du programme.

Préconisations d’emploi et gestion des modes d’action
Pour maximiser l'efficacité de la solution Enervin® Active + Phosphonate, il convient de l'appliquer en préventif, en début et milieu de programme, avec une cadence allant jusqu’à 14 jours en fonction de la pousse et de la pression maladie. Il est impératif de respecter le Délai Avant Récolte (DAR) de 21 jours.
La gestion des modes d’action doit rester rigoureuse :
- Une application maximum par saison, de préférence avant floraison (BBCH maxi 73).
- Au maximum 2 applications par saison de QoSI et/ou QiI, non consécutives pour le même mode d’action.
- Ne pas utiliser en dernière application du programme.
Vers une approche intégrée de la protection du vignoble
Les attaques de mildiou sur feuilles et grappes de la vigne peuvent avoir une issue fatale pour la récolte. Cette maladie est à prendre en compte très tôt dans le raisonnement de la protection, avant même le début de la campagne. Raisonner sa lutte contre le mildiou implique de planifier les traitements en tenant compte des prévisions météorologiques, de l'état des vignes et du niveau de pression.
Une approche intégrée, qui combine traitements phytosanitaires et mesures préventives comme la gestion de la canopée et l'aération des feuilles, optimisera la protection. Dans cette stratégie, d'autres solutions comme le Futura®, fongicide multisite à base de dithianon, peuvent être complémentaires. Le dithianon offre une action directe sur le tube germinatif et agit jusqu’à 12 heures après une pluie contaminatrice, renforçant ainsi la robustesse globale de l'itinéraire agroécologique.

Sécurité et recommandations professionnelles
L'utilisation d'un matériel adapté et entretenu, ainsi que la mise en œuvre de protections collectives, constituent la première mesure de prévention contre les risques professionnels. Dans le cadre d'une application effectuée à l'aide d'un pulvérisateur pneumatique, le port de gants en nitrile certifiés EN 374-3 et d'une combinaison de travail en polyester/coton avec traitement déperlant est requis. Il est également nécessaire d'associer ces équipements à des réflexes d'hygiène rigoureux, tels que le lavage des mains et la douche en fin de traitement.
Enfin, des services comme AgAssist mettent à disposition des viticulteurs le catalogue complet des solutions phytosanitaires ainsi que des outils d'aide à la décision (alertes météo, actualités) afin de préserver les cultures tout en optimisant le positionnement des interventions. Cette rigueur dans le suivi et l'application demeure le gage d'une protection réussie et durable pour le vignoble.