La culture du cannabis, en particulier dans des régions où le climat est propice, comme la Californie, est un art qui combine science, savoir-faire et attention aux détails. Le cannabis, comme toutes les plantes, a besoin de nutriments pour pouvoir se développer au maximum. Dans les cultures en pleine terre, le sol fournit les nutriments essentiels. Cependant, dans le cas des cultures en pots, c’est au cultivateur de fournir les nutriments nécessaires pour éviter les carences afin d’obtenir de bonnes récoltes.

Comprendre les besoins nutritionnels du cannabis
Un des éléments les plus critiques dans la culture de cannabis est l’utilisation adéquate des engrais. L’optimisation de l’apport en nutriments peut faire la différence entre une récolte ordinaire et une production exceptionnelle. Les principaux macronutriments sont l’azote (N), le phosphore (P) et le potassium (K), connus sous l’abréviation NPK.
- Azote (N) : Essentiel pour la croissance végétative, il est responsable du développement des feuilles et de la tige, permettant à la plante d’atteindre une taille optimale avant la floraison.
- Phosphore (P) : Fondamental pour la formation des racines et la phase de floraison. Il aide à développer une structure racinaire solide, essentiel pour l’absorption efficace des nutriments.
- Potassium (K) : Régule de nombreux processus physiologiques, notamment la synthèse des protéines et la résistance au stress. Il est vital pour la formation des bourgeons floraux.
En plus des macronutriments, les plantes de cannabis nécessitent des micronutriments tels que le calcium, le magnésium, le fer, le zinc et le cuivre. Ces éléments, bien que requis en plus petites quantités, sont tout aussi essentiels pour éviter des carences.
Utilisation des engrais dans le substrat Growmix
Le terreau Growmix est un substrat enrichi. L’utilisation d’engrais liquides pour plantes dans une culture de cannabis, on peut obtenir des rendements de qualité et ce en toute simplicité. Il ne reste plus qu’à choisir l’engrais liquide pour plantes qui s’adapte le plus à chaque culture et situation.
Les engrais liquides pour plantes contiennent les nutriments dont les plantes ont besoin durant chaque étape de leur cycle vital. On utilise tout d’abord un enracineur qui aide les racines à pénétrer le terreau facilement et efficacement. Ensuite, durant l’étape de croissance, les engrais liquides apportent un supplément d’azote. L’azote permet de former des tiges et des feuilles fortes, d’augmenter les défenses des plantes face à de possibles infestations et de les préparer pour la floraison.
Fertilisation partie 1 - Comment et quand apporter des engrais pendant la culture
Dosage et fréquence d’application
Les quantités varient en fonction du produit, de la marque, du type de plante et de la phase de culture. Il est donc très important pour le cultivateur de connaître les différentes étapes de la vie d’une plante et de savoir interpréter les besoins de celle-ci. Les marques d’engrais liquides proposent des dosages comptés en millilitres par litres d’eau. Certains cultivateurs préfèrent alterner un arrosage à l’eau claire avec un arrosage contenant des produits. D’autres n’arrosent qu’avec des nutriments incorporés à l’eau.
La terre et surtout le terreau contiennent déjà une certaine quantité d’engrais, il faut donc attendre quelques temps avant d’ajouter de l’engrais liquide. Pour un terreau enrichi, il est conseillé d'attendre environ 2 à 3 semaines après le rempotage ou la germination.
Les différents types d’engrais : Minéral vs Organique
Sur le marché, vous trouverez une grande variété d’engrais liquides pour plantes. Si vous êtes adeptes de la culture bio, vous pouvez opter pour des engrais organiques.
- Engrais minéraux : Formulés pour une absorption rapide, ils sont souvent utilisés dans les cultures intensives. Ils offrent une grande précision dans les apports, mais nécessitent un rinçage rigoureux avant la récolte pour éviter des résidus dans les fleurs.
- Engrais organiques : Dérivés de matières naturelles comme le compost ou le fumier, ils libèrent leurs nutriments plus lentement. Ils favorisent un sol sain en enrichissant la vie microbienne et en améliorant la structure du sol.
Gestion du "Stretch" et floraison
Il paraît logique d’utiliser de l’engrais de croissance en période végétative, et de l’engrais de floraison lorsque les buds se forment, mais la gestion de l’engraissage est un peu plus délicate durant les 2 premières semaines de floraison, durant la période de stretch. Les besoins des plantes en azote sont alors à leur maximum, il sera donc important de continuer à leur apporter suffisamment d’engrais de croissance pendant environ 10 à 15 jours suite au passage en 12/12. Une technique courante est d’utiliser en même temps les engrais de croissance et de floraison, chacun à demi-dose.

Importance du rinçage
Le rinçage est une étape très importante de la culture, qui est hélas souvent bâclée ou mal réalisée. Rincer consiste simplement à arroser vos plantes à l’eau claire pour éliminer les réserves d’engrais du substrat, puis les réserves d’engrais de la plante elle-même. Pour une culture en terre, 15 jours de rinçage sont un strict minimum. Une herbe bien rincée exprimera ses pleines propriétés organoleptiques, avec une fumée très douce, qui ne gratte pas la gorge.
Conseils pour éviter les erreurs courantes
Le surdosage d’engrais est une erreur fréquente. Pour éviter les brûlures des racines ou l’accumulation de sels, il est crucial de surveiller régulièrement les niveaux de pH et d’EC. Il ne faut jamais mélanger des produits sous leur forme pure (sans eau) et il est déconseillé de mélanger différentes marques d’engrais, car les produits d’une même gamme sont prévus pour agir en synergie.
L’utilisation de champignons mycorhiziens peut également être bénéfique. Ces champignons microscopiques se fixent aux extrémités des racines et vivent en symbiose avec les végétaux, augmentant ainsi l’efficacité de l’absorption des nutriments par les racines. En fin de compte, la clé du succès réside dans l’équilibre : fournir aux plantes ce dont elles ont besoin, ni plus ni moins, et ajuster les pratiques en fonction des observations sur le terrain.