Optimisation des Engrais en Big Bag en Lorraine : Enjeux, Pratiques et Innovations

Big bags d'engrais dans un champ

L'agriculture en Lorraine, comme dans de nombreuses régions, fait face à des défis constants liés à l'optimisation des intrants, à la préservation de l'environnement et à la rentabilité des exploitations. L'utilisation des engrais en big bag, une pratique courante pour de nombreux agriculteurs, soulève des questions d'efficacité, de gestion et d'impact. Une gestion rigoureuse des apports en nutriments est essentielle pour une production agricole durable et performante.

La Gestion des Nutriments : Une Nécessité Stratégique

La bonne gestion des engrais, qu'ils soient livrés en big bag ou sous d'autres formes, est un pilier de la réussite agricole. En 2024, une pluviométrie importante a été observée, rendant difficile pour les éleveurs la récolte de fourrages de qualité. Une herbe gorgée d’eau et un fauchage tardif ont complexifié la situation. Les moissons ont également révélé des baisses de rendement importantes, même si la teneur en protéines des céréales s’est maintenue. Les analyses moyennes de 2024 pour plusieurs fourrages, comparées aux références connues, montrent globalement une baisse en protéine et en matière azotée de l’ordre de 20 à 25%. L’énergie est aussi impactée, avec une diminution de 13 à 14%. L’encombrement, quant à lui, a connu une augmentation hétérogène en 2024. Ces fourrages de qualité inférieure prendront plus de place dans le rumen des animaux, mais ne suffiront pas à couvrir leurs besoins de production.

Pour évaluer la valeur d’un fourrage, plusieurs indicateurs sont à prendre en compte. Le stade de récolte est crucial : plus la fauche est proche du stade de floraison, plus la plante perdra ses qualités nutritionnelles, comme le souligne la production de fourrage de SEMAE Pédagogie. Les conditions de récolte sont également déterminantes : une récolte sous forte pluviométrie détériore les valeurs nutritives et augmente le risque de contamination bactérienne. Un point de vigilance important concerne la conservation des fourrages humides. Une température au centre de la botte inférieure à 40°C est considérée comme normale. Entre 40 et 60°C, le foin est en train de chauffer, nécessitant une surveillance de l’évolution de sa température. Si elle ne baisse pas, il convient de stocker les bottes dans un local aéré, sans les entasser, pour permettre à l’air de circuler. Au-delà de 60°C, un danger d’incendie est présent.

Schéma des principaux nutriments pour les plantes

Face à cette hétérogénéité significative des fourrages cette année, il est essentiel de réaliser des analyses pour équilibrer correctement les rations. Ces analyses permettent d’identifier précisément la complémentation nécessaire, évitant ainsi un surcoût alimentaire ou un déficit dans la couverture des besoins des animaux. Un tel déficit pourrait entraîner une dégradation de l’état corporel des brebis, pénalisant les résultats techniques futurs.

Le Rôle des Engrais Minéraux et les Enjeux Environnementaux

Le Paulownia, par exemple, illustre parfaitement les défis liés à des exigences culturales très intensives, impliquant travail de sol, irrigation, engrais minéral, et produits phytosanitaires, ce qui induit des coûts de production exponentiels pour un résultat incertain dont aucune publication scientifique ne rend compte. Cela souligne l'importance d'une réflexion approfondie avant d'adopter de nouvelles cultures ou pratiques. Les planteurs sont souvent laissés seuls face à leur désarroi par les vendeurs de projets qui vendent également les plants.

Les résultats des mesures du reliquat azoté ou, le cas échéant, du bilan azoté post-récolte doivent être transmis à la Direction départementale des territoires avant le 31 décembre de l'année. Les justificatifs sont tenus à disposition en cas de contrôle. Cette obligation met en lumière l'importance de la traçabilité et de la justification des pratiques d'épandage, notamment pour les engrais en big bag. Le conseil permanent de l’INAO, réuni le 11 juillet dernier, a d’ailleurs décidé de faire payer certains services à partir du 1er janvier 2026, ce qui pourrait avoir un impact sur les coûts de certification et de contrôle.

La Planification Agricole et les Mesures de Soutien

La mise en œuvre de la mesure 30 du Plan Eau, visant à soutenir et valoriser les projets de solutions fondées sur la nature, est un exemple d'initiative allant dans le sens d'une agriculture plus respectueuse de l'environnement. Le jury national s'est réuni le 11 mars pour désigner les lauréats pour la session 2026, encourageant ainsi les pratiques innovantes et durables.

Par ailleurs, l’Andra et 21 parties prenantes, réunis au sein d’un comité de pilotage du fonds de compensation agricole, lancent une cinquième session d'appel à projets aux exploitants et industriels de la filière agricole. Ces appels à projets peuvent offrir des opportunités de financement pour des innovations dans la gestion des engrais et l'amélioration des pratiques agricoles en Lorraine.

Bonnes pratiques pour l'application d'engrais azoté sur les prairies de graminées

Biosécurité et Santé Animale : Un Éclairage sur les Troupeaux

La santé des animaux est intrinsèquement liée à la qualité des fourrages et, par extension, à l'efficacité des apports en engrais. La surveillance et la rigueur sont essentielles pour empêcher la dissémination de maladies telles que la DNC sur le territoire. Il est crucial de poursuivre les mesures de lutte définies depuis le début de l’émergence de la DNC sur tout le territoire. Ces mesures comprennent la détection précoce des foyers, basée sur la surveillance rapprochée de l’état de santé des bovins par les éleveurs et le signalement systématique au vétérinaire en cas de signes évocateurs (fièvre, écoulements, nodules) pour la réalisation de prélèvements officiels. Des zones réglementées sont instaurées par arrêté préfectoral autour des foyers. Dans ces zones, une vaccination massive, dans les meilleurs délais et obligatoire, est mise en œuvre. Cette vaccination est intégralement prise en charge par l’État et concerne l’ensemble des bovins, quel que soit leur âge. Le respect des exigences de biosécurité dans les zones réglementées, et en particulier les interdictions de mouvements de bovins ou le strict respect des conditions de déplacement en cas de mouvement dérogatoire autorisé, est impératif. La DNC est une maladie virale fortement préjudiciable à la santé des bovins, entraînant des pertes de production importantes pour le cheptel infecté.

Des symptômes à surveiller dans les troupeaux incluent une forte fièvre, pouvant atteindre 41 °C, un abattement, une anorexie et une chute notable de la production laitière, ainsi qu'une augmentation des ganglions lymphatiques (hypertrophie). Les recommandations aux éleveurs sont claires : une surveillance accrue des troupeaux, notamment en cas de tout animal présentant les symptômes évoqués. Il est également impératif de renforcer la biosécurité en limitant les mouvements d’animaux, en contrôlant les introductions et en désinfectant les installations et l’eau d’abreuvement.

Par ailleurs, si vous constatez un ou plusieurs de ces signes tels qu'un appétit diminué, une augmentation de la consommation d’eau, un abattement, une fièvre (> 40°C), des regroupements inhabituels d’animaux, des rougeurs sur la peau (oreilles, abdomen…), des avortements et une mortalité sous la mère, ou un doublement de la mortalité habituelle sur 15 jours dans une bande ou une salle, il est impératif d'agir.

L’aide FCO vise à prendre en charge les surmortalités liées à la FCO-3 observées pour les cheptels d’ovins, caprins et bovins confirmés foyers entre le 5 août et le 31 décembre 2024 inclus, pour les pertes liées à la FCO-3 sur cette même période. Pour chaque demandeur éligible, l’aide est calculée en fonction du nombre total d’ovins âgés d’un mois ou plus, de caprins âgés d’un mois ou plus et des bovins morts ou euthanasiés dans le ou les élevages confirmés foyers FCO sur les périodes indemnisées en 2024. La demande d’aide est constituée du formulaire en ligne complété comprenant les données déclaratives et les engagements du demandeur.

Jusqu’au 4 novembre inclus, chaque centre de rassemblement situé en zone réglementée supplémentaire depuis le 18 octobre devra déclarer sa reprise d’activité au préalable auprès de l’autorité préfectorale compétente et fonctionner sous la supervision d’un vétérinaire désigné par le représentant du centre. Ce dernier sera le garant du strict respect des protocoles sanitaires. Jusqu’au 16 novembre inclus, tous les centres de rassemblement français devront notifier sous 24 heures par les outils de saisie habituels tous les mouvements de bovins transitant par son centre, quelle que soit leur destination. De plus, le délai maximal de notification des mouvements d'ovins et de caprins, habituellement fixé à sept jours, est ramené à 48 heures durant toute la période allant du 28 avril au 28 mai 2026 inclus. L'arrêté s'inscrit dans le cadre du renforcement de la traçabilité des animaux en circulation durant cette période de forte activité.

La Meuse Agricole : Entre Reconnaissance et Défis

Le département de la Meuse joue un rôle significatif dans l'agriculture lorraine. La prochaine étape sera la session d'installation de la nouvelle mandature de la Chambre d'Agriculture de la Meuse pour la mandature 2025-2031, prévue pour le jeudi 20 février 2025. Cette institution remercie tous les électeurs pour leur participation active à ce processus de vote, qui renforce la légitimité et la représentativité de l'institution.

À l'approche des élections municipales, la Meuse, comme bien d’autres territoires, constate une diminution du nombre d'agriculteurs siégeant dans les conseils municipaux. Il est crucial que les agriculteurs prennent la parole pour défendre leurs intérêts et ceux du monde agricole.

Un événement mettra à l’honneur les agriculteurs et agricultrices de la Meuse et des départements voisins. Trois tables rondes thématiques rythmeront la journée : "Viande (bovins, ovins, porcins)" à 14h, avec des éleveurs et structures locales engagées dans des démarches de qualité et de circuits courts ; "Fruits et légumes" à 15h15, où producteurs, transformateurs et porteurs de projets partageront leurs expériences sur la valorisation des productions locales ; et "Autres produits végétaux (céréales, légumineuses…)" à 17h15, un focus sur les cultures diversifiées et leur potentiel de transformation.

Trophées et médailles de produits lorrains

Les produits et vins lorrains ont été reconnus pour leur excellence. La Ferme des P'tisanes a reçu une Médaille d’Or pour sa Liqueur à la menthe et une Médaille de Bronze pour sa Liqueur menthe-bergamote. La Ferme de la Vallée a obtenu une Médaille de Bronze pour sa Bière blonde. Le Domaine de la Goulotte a été honoré d'une Médaille d’Argent et d'une Médaille de Bronze pour son Eau-de-vie de mirabelle. L'Atelier des Eleveurs a remporté une Médaille d’Argent pour sa Saucisse de Strasbourg traditionnelle. Dans la catégorie des vins, le Domaine Léo-Paul Liénard a obtenu une Médaille d'Or pour son Rosé Millésime 2023, et le Domaine de Montgrignon une Médaille d'Argent pour son Blanc Millésime 2024.

Dans la catégorie "Animaux", monsieur Hyneck Florent a obtenu la 6ème place dans la catégorie "Mâles Viande de 10 à 18 mois" et la 5ème place dans la catégorie "Mâles Viande de + de 18 mois" pour les ovins. Il a également obtenu la 6ème place dans la catégorie "Mâles laine de 10 à 18 mois" et la 4ème place dans la catégorie "Mâles laine de + de 18 mois". Concernant les chiens, U Cocotte du Château Robert, un Saint-Bernard à poil court, a remporté la 1ère place dans le groupe CACS femelle multi-race. Derrière ce diplôme, il y a des années de travail, de passion et d’engagement quotidien, une belle reconnaissance pour cette doyenne du troupeau.

Le Prix de l’Agneau et la Rentabilité des Élevages Ovins

Le prix de l’agneau, historique face à des fourrages de qualité inférieure, pose la question de comment assurer la production de demain sans manger sa marge sur coût alimentaire. Un constat : l’année 2024 a été marquée par une pluviométrie importante. Entre une herbe gorgée d’eau et un fauchage tardif, il a été compliqué pour les éleveurs de récolter des fourrages de qualité.

Il est nécessaire de mettre en place des pratiques de suivi de sa troupe ovine pour déceler les problèmes et adapter les rations si besoin. En priorité, identifier les brebis vides : la mise en place d’un suivi de fertilité avec des échographies ou un harnais marqueur permettra d’alloter correctement les animaux en fonction de leurs besoins physiologiques. Les brebis vides pourront être remises en lutte immédiatement pour maintenir la productivité numérique de l’élevage. Compte tenu d’un marché porteur de la viande ovine et d’un prix raisonnable du concentré acheté, le nombre d’agneaux produits est le critère essentiel de la rentabilité de votre atelier. La préparation à la mise bas (minimum 1 mois) permet d’avoir des agneaux plus vigoureux à la naissance et une meilleure lactation. Les conseillers ovins sont disponibles pour accompagner les éleveurs.

Espèces Nuisibles et Protégées : Impact sur l'Agriculture

La faune sauvage a un impact certain sur les exploitations agricoles, que ce soit par des espèces nuisibles ou protégées. Le renard, reconnaissable par sa robe rousse, ses yeux jaunes, son museau allongé, ses grandes oreilles pointues et sa queue touffue, est un petit canidé européen ubiquiste, peuplant des territoires très variés (forêts, plaines, milieux urbains…). Classé comme espèce nuisible pour ses dégâts sur les populations de petits gibiers et son rôle dans la transmission d’Echinococcose alvéolaire, il joue également un rôle important dans la régulation des rongeurs (campagnol) et donc de la maladie de Lyme.

Le loup, un grand canidé européen quasiment disparu de France au début du XXème siècle par sa chasse, remonte des alpes italiennes pour repeupler peu à peu les campagnes. Discret par nature, le loup est difficilement observable car majoritairement actif la nuit. L’espèce est protégée en France, la destruction ou la tentative de destruction du loup en dehors des conditions strictes sont répréhensibles. En Meuse, les éleveurs possédant le permis de chasse valide peuvent réaliser des tirs d’effarouchement non létales (ex : balles en caoutchouc) sans autorisation. Des autorisations de tirs peuvent être demandées auprès de la DDT 55.

Le raton laveur, reconnaissable par son masque noir cerclé de blanc, est un petit canidé d’une soixantaine de centimètres pour un poids pouvant aller jusqu’à 10 kg. Originaire d’Amérique du Nord, il a été introduit en Europe pour sa fourrure. Actif au crépuscule, il est omnivore opportuniste et consomme la nourriture la plus accessible. L’espèce est classée comme invasive et nuisible en France. Elle est responsable de nombreux dégâts sur la petite faune sauvage et d’élevage, mais également sur les cultures comme le maïs. À ce titre, le raton laveur peut être piégé toute l’année sous réserve que le piégeur soit agréé et déclaré.

Certains dégâts engendrés par ces espèces nuisibles, invisibles ou protégées, peuvent prendre de l’ampleur et impacter certains secteurs. Afin de connaître leur montant et leur localisation, une application de recensement existe : l’application de signalements de dégâts de la faune sauvage.

Les Procédures Administratives et la Réglementation

La gestion des terres et des projets agricoles est soumise à diverses procédures administratives. Après vous être identifié, vous pouvez déposer votre porter à connaissance, qui demande l’avis à la DDT (Direction départementale des territoires). La DDT étudie le dossier et, le cas échéant, demande des compléments et/ou des informations à l’OFB (Office français de la biodiversité) et/ou au demandeur. Dans certains cas, une visite terrain peut être organisée. Si la DDT a à sa disposition l’ensemble des informations, elle rend un avis favorable ou non. Cet avis est transmis à la sous-préfecture puis au demandeur afin qu’une trace soit gardée. Si l’avis est favorable, le demandeur peut réaliser les travaux. Si l’avis est négatif, le demandeur sera redirigé vers la procédure adaptée le cas échéant. Cette procédure dématérialisée permet de déposer directement un dossier loi sur l’eau sous régime déclaratif. Il est important de noter que cette procédure demande plus de pièces justificatives que le PAC.

Les données du Ministère de l'Agriculture montrent une amélioration de l'humidité des sols depuis décembre, ne permettant pas une dérogation collective. Le bureau pour un remembrement comprend obligatoirement le maire de la commune sur le territoire de laquelle s'étend le remembrement ou un conseiller municipal désigné par le maire. Il comprend également des propriétaires fonciers désignés pour 6 ans : pour moitié par le conseil municipal et pour moitié par la Chambre d'Agriculture, ainsi qu'un représentant de l'État.

Communication et Participation

La communication est un élément essentiel dans le monde agricole. Chaque matin, aux alentours de 8h, une nouvelle question sera publiée sur la page Bienvenue à la ferme Meuse. Pour participer, il faudra répondre correctement en commentaire à la question du jour posée sur la publication et liker le post. Il est important de se méfier des faux profils, car aucune donnée bancaire ne sera demandée. Sur cette page, vous retrouverez l’actualité du réseau, les agendas saisonniers des évènements à venir dans les fermes, et les profils des adhérents. Que vous soyez à la recherche de bons produits fermiers ou d’expériences insolites à la ferme pour vous ressourcer au cœur de la nature, cette plateforme offre diverses opportunités.

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