Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi il était nécessaire d’utiliser des engrais ? Eh bien, celui-ci nourrit vos plantes et les aide donc dans leur croissance. L’engrais permet de doper la croissance des plantes. Cependant, celles-ci ont besoin de repos de temps en temps. Alors, comment savoir quel moment est le plus judicieux pour apporter de l’engrais ? Le moment idéal pour mettre de l’engrais dépend du type de plante et de l’engrais utilisé. Cet article vous propose un tour d'horizon des différents types d'engrais, des moments opportuns pour les appliquer, et des considérations spécifiques pour le jardin, le potager et les plantes en pot.
Engrais de fond ou coup de fouet : comprendre les différences
Il existe différents types d’engrais mais quelles sont les réelles différences entre ces derniers ?
Engrais à action rapide (coup de fouet)
L’engrais « coup de fouet » a une action rapide sur les plantes. Il fournit immédiatement des nutriments aux plantes pour stimuler leur croissance et est souvent utilisé en cas de carence, de stress ou pour donner un "boost" à une culture en pleine croissance. Ses caractéristiques incluent une absorption rapide, un effet immédiat visible en quelques jours, et une durée d’action courte, nécessitant souvent des apports répétés.

Exemples d’engrais coup de fouet :
- Engrais organiques rapides :
- Sang séché (riche en azote) : favorise la croissance du feuillage.
- Guano (riche en azote et phosphore) : stimule la croissance et la floraison.
- Purin d’ortie (azote) : booste la végétation et renforce les défenses naturelles.
- Engrais minéraux liquides ou solubles :
- Engrais liquides (ex. engrais foliaires) : apport immédiat par pulvérisation.
- Engrais azotés comme le nitrate d’ammonium : stimule la croissance rapide.
Ces engrais sont particulièrement utiles au démarrage du printemps pour relancer la végétation, en cas de carence (feuilles jaunies, croissance ralentie), après une période de stress (sécheresse, gel, maladie), ou pour les cultures exigeantes comme les légumes-fruits (tomates, courgettes…). Il est important de noter que ces engrais peuvent être lessivés rapidement, d'où la nécessité de les utiliser avec modération et en complément d’un engrais de fond à libération lente.
Engrais à action lente (de fond)
Au contraire, l’engrais de fond permet une action allongée sur une centaine de jours. Celui-ci a la faculté d’améliorer le sol en fournissant aux racines un apport en nutriments pour le développement de la plante. Idéalement, il est à apporter 2 semaines avant les premiers semis et plantations. Il libère progressivement ses nutriments sur une période prolongée, allant de plusieurs semaines à plusieurs mois. Contrairement aux engrais à action rapide, les engrais à action lente nourrissent progressivement la plante, évitant ainsi le risque de lessivage et de brûlure des racines.
Types d’engrais à action lente :
- Engrais organiques (naturels) : Compost, fumier, corne broyée, sang séché, tourteau de ricin. Ils se décomposent lentement sous l’action des micro-organismes du sol.
- Engrais minéraux à libération contrôlée : Granulés enrobés (ex. osmocote) qui libèrent les nutriments en fonction de la température et de l’humidité.
Avantages :
- Il nourrit la plante sur le long terme sans nécessiter d’apports fréquents.
- Il réduit les risques de pollution par lessivage (notamment en cas de pluie).
- Il améliore la structure du sol (surtout les engrais organiques).
- Il est idéal pour les arbres, arbustes, pelouses et plantes en pot.
Il est important de toujours respecter les doses recommandées, principalement pour les engrais chimiques et organiques. Un trop plein peut s’avérer néfaste pour vos plantes, en brûlant notamment les racines.
Le calendrier de fertilisation : quand et comment fertiliser ?
La fertilisation des plantes doit s'adapter aux cycles des saisons pour être la plus efficace possible.
Printemps : la relance de la végétation
Au printemps, il est possible d’apporter deux types d’engrais. En début de saison, il est recommandé d’utiliser un engrais à action lente. Celui-ci a la faculté d’améliorer le sol en fournissant aux racines un apport en nutriments pour le développement de la plante. Idéalement, celui-ci est à apporter 2 semaines avant les premiers semis et plantations.
En fin de saison, il est conseillé d’apporter de l’engrais « coup de fouet ». Ceci est particulièrement pertinent pour les semis, où la fertilisation doit débuter quand votre semis a de 4 à 6 vraies feuilles, en excluant les cotylédons. Une semence est composée d’une petite plante embryonnaire et d’énormes réserves d’énergie pour permettre aux semis de pousser en attendant qu’ils aient des racines pour se nourrir et des feuilles pour réaliser de la photosynthèse. De plus, de nombreux terreaux sont légèrement fertilisés, ce qui peut expliquer la réussite des semis sans engrais initial.
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Été : stimulation ponctuelle et préparation
En été, la lumière et le soleil agissent comme engrais naturel pour vos plantes. Vous pouvez tout de même dynamiser de manière ponctuelle leur développement en utilisant de l’engrais « coup de fouet ». La fin de l’été approchant et l’automne commençant à se mettre en place, c’est le moment d’apporter un engrais à action longue durée afin de préparer la terre avant les semis d’automne.
Automne : amendement du sol pour l'hiver
En automne, la terre commence à entrer en repos, c’est le moment d’amender votre sol afin que les nutriments pénètrent en profondeur dans les sols durant l’hiver. Nettoyez et retournez votre terre pour que celle-ci profite convenablement de son apport d’engrais.
Hiver : le repos du sol
En hiver, il n’est pas indispensable de mettre de l’engrais. Laissez votre sol au repos afin qu’il se régénère et répétez l’expérience seulement au retour des beaux jours.
Comprendre les besoins des plantes et choisir le bon engrais
Chaque famille de légumes aura ses besoins spécifiques, mais la plupart des plantes potagères apprécieront des terres équilibrées, plutôt neutres (ni trop acide ni trop calcaire) et des sols meubles, profonds et riches dans lesquels ils pourront s’enraciner aisément, se développer avec vigueur et produire avec générosité.

Les éléments nutritifs essentiels : NPK
Pour rappel, les éléments nutritifs nécessaires au bon développement des plantes sont :
- L'azote (N) : agit sur le développement des parties aériennes, favorisant la croissance du feuillage.
- Le phosphore (P) : agit sur le système racinaire, l'ancrage et la robustesse de la plante, ainsi que sur la formation des organes de reproduction (fleurs et fruits).
- Le potassium (K) : encourage la floraison et la fructification, assure la bonne circulation de la sève, l’assimilation des nutriments et la résistance aux diverses agressions (climat, parasites, maladies).
Les oligo-éléments et autres nutriments
S’ajouteront à cela un certain nombre d’oligo-éléments et autres éléments nutritifs :
- Le calcium : acteur du développement racinaire et de la robustesse des parties aériennes.
- Le magnésium, le fer ou encore le soufre : encouragent la production de chlorophylle (nécessaire à la photosynthèse).
- Le bore ou le zinc : agissent sur la croissance.
- Le cuivre : aide à l'absorption de l'azote, etc.
C’est en fonction du niveau et de la nature des besoins de vos plantes potagères que vous ferez le choix des apports à réaliser.
Amendements et amélioration de la structure du sol
Bien en amont de la plantation, vous vous attacherez, par l'intermédiaire entre autres d'amendements, à préparer vos parcelles.
- Pour un sol le plus neutre possible (pH égal à 7) :
- Vous apporterez un peu de chaux pour réduire son acidité (pH inférieur à 7).
- Vous apporterez un compost bien mûr ou du fumier dans un sol trop calcaire (pH supérieur à 7).
La structure du sol aura également son importance. Si les terres limoneuses seront les plus équilibrées et ne demanderont qu'un travail d'aération à la griffe ou à la bêche, d'autres types de terre devront être travaillés et modifiés au gré des cultures :
- Une terre argileuse, particulièrement fertile et retenant fortement l'eau, pourra être amendée avec du sable ou du vieux fumier pour l'alléger et en améliorer les fonctions drainantes.
- Une terre sableuse, très perméable et par conséquent pauvre, sera enrichie par du compost et du fumier et paillée pour faciliter la rétention d’eau.
Ces apports et le travail de la terre sont à commencer, de préférence, bien en amont des plantations. Si vous souhaitez démarrer votre potager au printemps, c’est dès l’automne précédent que vous pourrez préparer la terre en désherbant sommairement et en recouvrant les parcelles plusieurs mois durant avec un paillage organique qui nourrira le sol en se décomposant. Puis, une quinzaine de jours avant les plantations, vous pourrez procéder au travail de la terre, plutôt en surface que trop en profondeur, et réaliser la première fertilisation.
La fertilisation naturelle : un choix écologique et durable
Dans le cas de la culture potagère, il sera plus important que jamais de vous tourner vers des solutions naturelles et des produits certifiés UAB (utilisable en agriculture biologique). Vous préserverez la vie des sols, la santé des pollinisateurs mais également celle des consommateurs de votre production. La fertilisation naturelle permet de favoriser la vitalité des sols en pratiquant les bons gestes et en apportant les bons amendements, encourageant ainsi l'enracinement, la croissance et la production de la plante potagère à tous les stades de son développement.
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Engrais naturels pour le potager
Choisir un engrais naturel pour le potager est une excellente démarche. Voici une revue de détail de quelques options :
- Le sang desséché (N14P0K0) : une bombe azotée à diffusion assez rapide, à utiliser avec parcimonie en amont du semis, de la plantation et en cours de culture.
- La corne broyée (N13P0K0) : également fortement et uniquement concentrée en azote mais à diffusion lente, à utiliser en engrais de fond, en période de repos végétatif.
- Le guano (N12P12P3) : issu de déjections d'animaux marins le plus souvent, à utiliser dans un sol bien meuble en engrais coup de fouet.
- La poudre d'os (N5P25K0) : l'engrais phosphoré par excellence, à utiliser bien en amont de la plantation, pour des légumes bien ancrés, vigoureux et bien conservables.
- La farine d'arêtes de poisson (N5P20K0) : engrais phosphoré également à enfouir quelques semaines avant la plantation pour un enracinement optimal des végétaux.
- La vinasse de betterave (N0.5P0.5K35) : une potasse organique à utiliser avec parcimonie qui favorise le développement des racines et des cultures plus productives.
- Le purin d'ortie (N7P3K4) : à utiliser également pour sa richesse en minéraux, oligo-éléments et vitamines, au printemps lors de la reprise végétative.
- Le purin de consoude (N8P3K20) : également riche en tout un tas d'éléments nutritifs, s'utilise à la suite du purin d'ortie, pour encourager floraison et fructification.
Des composés à trouver autour de nous
On pourra ajouter à ceci des composés à trouver parfois facilement autour de nous :
- Les fientes desséchées de volaille : produiront un engrais équilibré et peu concentré (N4P3K2) qui fournira un apport rapide à la plantation puis se diffusera sur plusieurs mois.
- La cendre de bois : à récupérer dans votre cheminée à condition que vous brûliez un bois propre. Riche en potasse (N0P1K5), elle assurera un bon développement des légumes. Elle s'apporte par petites poignées en cours de culture tout en s'assurant qu'elle ne forme pas une croûte une fois humidifiée. Attention de n’utiliser que du bois non traité et d’en mettre très très peu (1 pincée pour un pot de fleur), et de ne pas en mettre à vos plantes acidophiles (bruyères, hortensias, camélias…).
- L'urine : un apport élevé en azote (N0.6P0.2K0.1) qui, pour certain.e.s constitue le meilleur apport azoté (et gratuit) pour tous les légumes qui en sont gourmands.
- Le compost domestique : un fertilisant complet. Il est crucial de prendre des précautions avec cette pratique. Un compost domestique trop jeune ou mal préparé peut contenir des pathogènes à cause du manque d’oxygène dans son processus de compostage. Cependant, les composts commerciaux conventionnels (souvent composés de tourbe et de fumier) ont normalement atteint une température suffisamment élevée sur une durée assez longue pour détruire les pathogènes, comme ceux qui causent la fonte des semis.
- Le vermicompost : exempt de pathogènes et de composés toxiques et gorgé de vie microbienne bénéfique, comme des bactéries et des champignons mycorhiziens. Les mycorhizes créent des associations symbiotiques avec les plantes et les aident avec l’absorption des nutriments et de l’eau, en plus d’améliorer la structure du sol. Le compost marin forestier Bionik en est un bon exemple. Celui-ci peut être mélangé à raison de 5-10% dans les terreaux de semis et d’empotage disponibles sur le marché. N’ajoutez pas trop de compost puisque ça peut avoir un effet sur la porosité du sol.
Les engrais verts
Enfin, on ne manquera pas d'encourager, notamment au potager, la plantation d'engrais verts. On leur fera occuper des parcelles momentanément nues et ils déploieront alors tous leurs atouts, de la protection des surfaces contre l'érosion à la composition d'un humus riche, de la récupération d'un paillage efficace à la production d'engrais naturels performants.
Choisir l'engrais adapté à chaque famille de légumes
Ces éléments concourant tous à l'amélioration des sols et à la bonne conduite des cultures, voyons à présent comment choisir le meilleur engrais pour votre potager en fonction des plantes potagères et aromatiques sélectionnées. La fertilisation s'articule autour d'un dosage, d'une fréquence et d'un calendrier qui dépendra, là encore, de plusieurs facteurs comme le type de plantes potagères, son stade de développement, le climat local et la saison.
Les légumes-fruits
Cette famille regroupe de nombreux légumes appréciant le plus souvent les terres ensoleillées et les sols riches. Elle compte, parmi les plus connus, l'aubergine, l'avocat, la citrouille, le concombre, les courgettes, le melon, le poivron, les potirons, la tomate.

Ces légumes réclament principalement du potassium pour offrir une production généreuse et de qualité. La fertilisation en amont et à la plantation devra être équilibrée ; privilégiez par la suite les engrais organiques comme la potasse ou le purin de consoude dans une terre amendée d'un peu de cendre de bois pour dynamiser la fructification. Vous pouvez également vous tourner vers des engrais bio ou utilisables en agriculture biologique (UAB) spécialement formulés pour les légumes-fruits.
Les légumes-racines
Au rang des plus célèbres, on citera la carotte, le radis, le navet, la pomme de terre, la betterave et nombre de légumes anciens revenus sur le devant des étals comme le panais ou le topinambour.
Comme les légumes-fruits, les légumes-racines seront exigeants en potassium. Faites des apports dès l'automne, dynamisez le démarrage de la culture avec un peu d'azote (purin d'ortie par exemple) puis revenez à des apports de potassium tout au long de la culture si le sol est plutôt pauvre. Optez pour une vinasse de betterave ou un engrais spécifique. Pour stimuler la croissance de leurs parties aériennes et la qualité de leur feuillage, tournez-vous vers des engrais organiques azotés comme le guano, la corne broyée, la poudre d'os ou, mieux encore, le purin d'ortie. Vous ferez cet apport au printemps mais avec parcimonie, l'excès d'azote pouvant être nocif pour les sols et pouvant grever la résistance des plantes aux maladies. Pour éviter ces problèmes de dosage, vous pourrez préférer des engrais bio ou UAB déjà formulés et présents dans votre jardinerie. Suivez alors scrupuleusement les instructions de dosage et de fréquence présentes sur le produit.
Les légumes-feuilles
Pour les légumes-feuilles, un engrais azoté est nécessaire, avec une teneur moindre en phosphore et en potassium, par exemple un engrais NPK 7-3-6, un engrais bien équilibré peut aussi convenir. Les engrais pour plantes vertes sont ainsi formulés, avec souvent des compléments en calcium, magnésium, soufre et fer pour une plante belle et vigoureuse. Vous pourrez aussi utiliser des engrais organiques. Le sang séché et la corne broyée, par exemple, qui sont riches en azote, sont adaptés aux plantes vertes.
Les aromatiques
Si la plupart d'entre elles se satisfont de conditions minimalistes lorsqu'installées en pleine terre, les plantes aromatiques cultivées en pot apprécieront une fertilisation plus présente. Préférez des engrais complets, bien équilibrés. Pour un effet coup de fouet, optez pour le guano, pour une action azotée rapide, tournez-vous vers le sang desséché, pour une action plus progressive, vers la corne broyée ou torréfiée. Enfin, pour un apport également riche en minéraux et oligo-éléments, optez pour les purins d'ortie ou de consoude.
Fertilisation des plantes en pot et en jardinière
Choisir son engrais pour les plantes en pot et en jardinière n’est pas évident du fait de la profusion et de la diversité des produits proposés. Un premier tri est déjà bien : engrais organique ou chimique, à libération prolongée ou à action rapide ? Vous aurez une idée un peu plus précise de la question. Ensuite, tout dépend de vos plantes !

La lumière leur permet de fabriquer de la matière organique, grâce au processus de photosynthèse. Par contre, c’est le sol qui leur donne les minéraux qui leur sont nécessaires. Ces éléments puisés dans le substrat se réduisent donc au fur et à mesure que les plantes en prélèvent.
Engrais spécifiques pour plantes en pot
Très riches en azote, potassium et phosphore directement assimilables, les engrais chimiques contiennent par contre peu d’oligo-éléments et de minéraux. Ces engrais pour les plantes en pots et jardinières sont de ce fait utilisés comme des engrais coups de fouet. Il existe néanmoins des engrais chimiques conçus pour libérer lentement les nutriments. Le défaut de ces engrais, par ailleurs très efficaces pour les plantes en pot, est la forte émission de gaz à effet de serre émis tant par leur production (utilisation de gaz naturel) que par leur utilisation (dégagement d’oxyde nitreux).
Les engrais organiques sont des fertilisants obtenus à partir de matières organiques animales (os broyés, sang séché, plumes), ou végétales (fumier, compost) riches en éléments nutritifs. Ces substances doivent d’abord se décomposer dans le substrat avant d’être disponibles pour les plantes. Et leur teneur en éléments majeurs est moins élevée que celle des engrais chimiques. C’est pourquoi ce sont la plupart du temps des engrais à diffusion lente et utilisés comme engrais de fond.
Engrais maison pour les plantes en pot
De nombreuses matières organiques peuvent être utilisées comme engrais pour les plantes en pots et jardinières. C’est économique et ça réduit la quantité de déchets. Quelques exemples :
- Fabriquez du purin d’ortie, très riche en azote.
- Utilisez la cendre de bois, qui va apporter du potassium.
- Fabriquez votre compost (en appartement, un lombricomposteur ou un composteur à bokashi), qui est un fertilisant complet.
Choisir en fonction des besoins spécifiques
Créer de belles jardinières n’est pas très compliqué, mais les conseils sont toujours précieux ! Les plantes vertes ont besoin de beaucoup d’azote, les rosiers et les bulbes à fleurs de potassium, les plantes à fleurs de phosphore…. Observez bien vos différentes plantes en pot, leur état est visible et vous vous rendrez rapidement compte si une plante est en pleine forme ou si elle a des faiblesses, vous pourrez ainsi ajuster la fertilisation à ses besoins.
- Pour vos ficus, dracaena, philodendron… : un engrais azoté est nécessaire, avec une teneur moindre en phosphore et en potassium, par exemple un engrais NPK 7-3-6, un engrais bien équilibré peut aussi convenir. Les engrais pour plantes vertes sont ainsi formulés, avec souvent des compléments en calcium, magnésium, soufre et fer pour une plante belle et vigoureuse. Vous pourrez aussi utiliser des engrais organiques. Le sang séché et la corne broyée, par exemple, qui sont riches en azote, sont adaptés aux plantes vertes.
- Pour vos géraniums, surfinias, pensées… : vous opterez pour un engrais équilibré, type NPK 7-3-5, qui va favoriser la floraison tout en aidant à avoir un beau feuillage. Vous les trouverez souvent sous le nom d’engrais pour géranium ou engrais pour plantes à fleurs. Un engrais organique type bâtonnets peut être apporté au printemps et suffire pour une fertilisation de plusieurs mois.
C’est là que vous aurez besoin de comprendre les teneurs en N, P et K indiquées sur les contenants. Le chiffre qui correspond à chaque élément est la proportion de cet élément. Ainsi, un engrais NPK 4-1,5-4 contient 4 % d’azote, 1,5 % de phosphore et 4 % de potassium.
Mis à part la question sur les éléments apportés et de leurs proportions, vous aurez le choix entre :
- Un engrais à diffusion lente : qui apportera ses nutriments progressivement et sur une longue période, pour des plantes en bonne santé et vigoureuses. Matière organique telle quelle ou bâtonnets composés de diverses substances naturelles seront vos alliés, à préférer à des engrais chimiques en granules à diffusion lente.
- Un engrais à action rapide : pour les plantes qui ont besoin d’être aidées dans leur développement. Les engrais coup de fouet sont plutôt apportés en cours de végétation, ponctuellement, avant la floraison pour les plantes à fleurs, au printemps pour les plantes vertes. L’apport en engrais liquides doit être renouvelé régulièrement, toutes les 2 à 4 semaines en moyenne entre le printemps et l’été.
Dosage et application des engrais
Pour vos plantes en pot comme pour les plantes en terre, l’excès d’engrais n’est jamais bon, dosez toujours avec parcimonie. Ne dépassez jamais les quantités recommandées par le fabricant, et il est plutôt conseillé de réduire les quantités indiquées, à raison d’½ dose ou de ⅔ de dose. Car ce qui n’est pas absorbé par la plante va être lessivé par les pluies et les arrosages et se perd. De plus, une dose trop importante d’engrais peut brûler les racines de vos végétaux. Des chiffres très élevés (comme du 30-30-30) risquent d’endommager vos semis. Si vous remarquez des feuilles aux bouts brunis, arrêtez ou ralentissez votre fertilisation.

Méthodes d'application
- Les engrais liquides : sont souvent à diluer. Arrosez ensuite lentement, jusqu’à ce que le sol soit bien humide. Un point très important : pas d’engrais sur un terreau sec. Commencez par arroser votre plante, laissez-la bien s’hydrater, puis apportez l’engrais.
- Les engrais à diffusion lente : doivent être répandus uniformément sur la surface puis être légèrement enfouis.
Pour bien entretenir ses plantes, il est tout aussi important de savoir comment bien arroser ses jardinières que de bien les fertiliser. Choisir le meilleur engrais pour votre potager devrait être à présent plus facile pour vous.
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