Le Fumier de Bovin : Un Amendement Organique Essentiel pour une Fertilisation Durable

Le fumier de vache représente un amendement organique de référence, essentiel pour enrichir durablement la terre du jardin. Cette matière organique améliore la structure du sol, favorise la rétention d'eau et nourrit la vie microbienne. Riche en nutriments essentiels, il peut considérablement améliorer la qualité du sol et favoriser une croissance saine et abondante des plantes. Au-delà de ses propriétés fertilisantes, il joue un rôle crucial dans la conservation des sols et la réduction de l'utilisation d'engrais minéraux, offrant ainsi des avantages économiques et environnementaux significatifs.

Schéma des différents types de fumier et de leur cycle dans le sol

Comprendre la Composition du Fumier de Bovin

La composition physico-chimique du fumier est très variable et de nombreux facteurs l'affectent. L'application rationnelle et efficace du fumier nécessite une bonne connaissance de cette composition.

Facteurs influençant la composition

Plusieurs éléments sont des causes principales de la variation de la composition des fumiers. On compte l'état de l'animal, la nature de la litière, la ration alimentaire, la fertilisation pratiquée par l'agriculture, les soins apportés à sa conservation, et son état de décomposition. L'animal, en tant que composante élémentaire dans le processus de production du fumier, influence de manière importante sa valeur fertilisante, qui varie suivant son espèce, sa race, son sexe, sa taille et sa digestibilité. Les nutriments des plantes existant dans le fumier proviennent entièrement des aliments consommés par les animaux. La proportion de ces nutriments varie avec l'animal. Les polluants potentiels présents dans les déchets animaux résultent le plus souvent des additifs chimiques contenus dans plusieurs rations alimentaires.

Apport en éléments nutritifs et matière organique

Le fumier de vache contient naturellement les trois éléments nutritifs principaux : l’azote pour la croissance des feuilles, le phosphore pour le développement racinaire et le potassium pour la floraison. Il contient en moyenne 75% d'azote, 80% de P2O5, 85% de K2O et environ 40 à 50% de matière organique. La phase liquide représente 30 à 40%. Le fumier de bovin, par exemple, représente en moyenne 3 kg/t brut de phosphore (P2O5), 7 kg/t brut d'azote total (NTK) et 9kg/t brut de potassium total (K2O). Ces chiffres sont des moyennes et les analyses restent très hétérogènes selon l'échantillon de fumier prélevé. C'est pourquoi, connaître les teneurs en éléments fertilisants est primordial pour optimiser les doses et éviter le lessivage de l'azote ou les carences pour les cultures. L'analyse des effluents reste la méthode la plus précise pour les caractériser.

Infographie sur les principaux nutriments contenus dans le fumier de vache

Le fumier apporte non seulement des nutriments précieux pour les plantes, mais aussi beaucoup de matière organique, contribuant ainsi à l'amélioration de l'environnement biologique, chimique et des propriétés chimiques du sol. Il contribue à limiter la perte de matières organiques des sols cultivés, essentielles pour un sol fertile avec une activité biologique riche et une meilleure travaillabilité, rendant les sols plus résilients. Les fumiers de bovins présentent un intérêt important pour la matière organique des sols, avec environ 170 kg/t de MO brute.

Les Différentes Formes de Fumier et Leur Utilisation

Il est important de distinguer les fumiers en fonction de leur provenance et de leur forme de production pour une utilisation optimale.

Fumier frais

Le fumier frais, non transformé et obtenu directement à la ferme, contient, outre les excréments des animaux, plus ou moins de litière, généralement constituée de paille, selon l’étable et l’élevage. Son inconvénient principal est l'odeur et sa manipulation. Le fumier frais ne doit pas être épandu directement sur les plantes, car l’ammoniac qu'il dégage peut provoquer des brûlures aux racines et ralentir la levée des graines, en plus de risques de contamination par des germes pathogènes.

Idéalement, le fumier frais s’épand à l’automne, après les récoltes. Cette période permet une décomposition naturelle pendant l’hiver, enrichissant la terre et préparant une structure souple et fertile pour le printemps suivant. Il peut être incorporé en surface ou utilisé comme paillage temporaire sur les planches nues, en évitant les zones de semis immédiats. Un apport raisonnable de fumier de vache frais se situe entre 1 et 3 kg/m².

Fumier composté

Le fumier composté, qui ressemble beaucoup au compost, est un fumier frais qui a été décomposé pendant au moins six mois. Ce compost de fumier libère ses nutriments progressivement et peut être incorporé directement dans le sol avant les plantations. Il convient particulièrement aux légumes gourmands tels que les tomates, courges, choux et pommes de terre.

Pour un apport printanier, le fumier de vache doit impérativement être composté. Le fumier de vache composté est l’allié idéal pour démarrer la saison au potager. Contrairement au fumier frais, il est déjà décomposé, ce qui permet aux éléments nutritifs (azote, phosphore, potassium) d’être rapidement assimilables par les plantes. Au printemps, incorporez le compost mûr en surface ou lors du bêchage léger avant vos plantations. Le fumier composté stimule la croissance sans risque de brûler les jeunes racines, tout en évitant tout risque sanitaire. Les doses recommandées pour un fumier composté appliqué au printemps varient de 0 à 3 kg par m².

Granules de fumier

Les granules de fumier de vache offrent une solution hygiénisée et facile à épandre. Ce conditionnement élimine les mauvaises herbes, parasites et germes tout en conservant les propriétés nutritives du fumier. Il peut s’avérer utile de choisir les granules pour les jardins urbains ou les cultures en pot. Cet engrais organique naturel convient aux arbres fruitiers, plantes ornementales et légumes du potager.

Avantages du Fumier de Bovin au Potager

Le fumier de vache, utilisé seul, n’apporte pas toujours un équilibre parfait entre azote, phosphore et potassium. Il est donc souvent recommandé de l'associer à d'autres pratiques de fertilisation naturelle pour optimiser son efficacité.

Amélioration de la structure du sol

Le fumier de vache, étant lourd, est particulièrement recommandé pour les terres légères, auxquelles il conférera davantage de « coffre » et les rendra ainsi plus stables, contrairement au fumier de cheval qui sera plus favorable aux terres lourdes. Il transforme progressivement la structure du sol, rendant les sols lourds plus aérés et perméables, et les sols légers gagnent en capacité de rétention d’eau. Il crée également un environnement idéal pour la croissance des plantes, en évitant le compactage du sol.

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Apport en nutriments essentiels

Le fumier de vache est riche en nutriments essentiels tels que l’azote, le phosphore, le potassium et divers oligo-éléments, favorisant la croissance des plantes, renforçant leur système racinaire et stimulant la production de fleurs et de fruits. Il fournit au sol du jardin de nombreux éléments nutritifs, bien que pour des cultures maraîchères exigeantes, il puisse être nécessaire d'ajouter un engrais pour légumes en complément.

Favoriser la vie microbienne et l'humus stable

Le fumier favorise le développement de micro-organismes bénéfiques dans le sol. Les bactéries et les champignons aident à décomposer la matière organique, libérant ainsi des éléments nutritifs essentiels pour les plantes. La dégradation de la matière organique a lieu lorsque les bactéries se trouvent en conditions favorables (température, humidité). L'apport du fumier tend à améliorer l'environnement biologique, chimique et les propriétés chimiques du sol.

Précautions et Bonnes Pratiques d'Utilisation

L’utilisation du fumier nécessite le respect de certaines règles pour en tirer le meilleur parti et éviter les effets indésirables.

Épandage et Dosage

Le fumier frais s’épand de préférence à l’automne, pour laisser le temps à la décomposition avant les cultures. Au printemps, il doit être composté pour éviter de brûler les racines. Les doses recommandées varient de 1 à 3 kg par m² pour un fumier frais épandu à l’automne, et de 0 à 3 kg par m² pour un fumier composté appliqué au printemps. Une bonne brouette (environ 30 kg) pour 10 m² est un bon ordre de grandeur pour le fumier de vache frais.

Il est important de ne jamais apporter de fumier frais juste avant un semis ou une plantation car l’ammoniac qu’il dégage peut brûler les racines et ralentir la levée des graines. Pour les cultures sensibles consommées crues (salades, radis, carottes, concombres, fraises), n’appliquez que du fumier composté et parfaitement décomposé, ou assurez-vous que plusieurs mois s’écoulent entre l’apport de fumier frais et la récolte, car le fumier de vache frais contient encore de nombreux germes pathogènes (E. coli, salmonelles, listeria, etc.).

Stockage et Compostage

Le stockage du fumier frais doit respecter certaines normes : un tas aéré, retourné régulièrement et protégé de la pluie pour éviter le lessivage des nutriments. Le compostage du fumier de vache nécessite 3 à 6 mois minimum. Le tas doit être retourné régulièrement et maintenu humide.

Un géotextile qui ne laisse pas passer l’eau mais qui laisse sortir les gaz doit être utilisé pour couvrir les andains pour éviter le lessivage de l’azote et du potassium. L’absence de couverture de l’amas entraîne des pertes importantes de potassium et d’azote par lessivage.

Adapter le fumier aux cultures et aux sols

Certaines cultures, comme les légumes racines (oignons, ails et échalotes), préfèrent les sols non fumés récemment. Un excès de fumier peut provoquer un déséquilibre nutritionnel (un développement exagéré du feuillage au détriment des fruits) et favoriser les maladies cryptogamiques (mildiou, oïdium), et même une pollution des nappes phréatiques par lessivage de l'azote. Respectez les doses recommandées et évitez d’en apporter chaque année sur la même parcelle.

Les fumiers de ruminants et de chevaux contiennent une proportion de phosphore par rapport à l'azote et au potassium plus faible que les fumiers de granivores. Cette caractéristique est à considérer si on veut limiter l'apport de phosphore et apporter le plus possible de potassium. Une analyse du sol aide à déterminer les besoins nutritionnels et à adapter les apports, car des apports élevés de fumiers, lisiers et composts tendent à augmenter les niveaux de zinc et de manganèse.

Tableau récapitulatif des cultures adaptées au fumier de vache frais et composté

Type de fumierEffet principal sur le solCultures adaptéesPrécautions / Notes
Fumier de vache fraisEnrichit le sol en matière organique et oligo-éléments ; améliore la structure des terres légèresChoux, tomates, courges, pommes de terreNe pas utiliser directement sur légumes racines ou salades ; épandre à l’automne ; 1 à 3 kg/m²
Fumier de vache compostéLibération progressive des nutriments ; effet engrais ; favorise vie microbienneToutes cultures potagères ; fleurs ; fruitiersPeut être utilisé au printemps ; quantité adaptée aux besoins des plantes (0 à 3 kg/m²) ; moins risqué qu’un fumier frais
Fumier de vache mélangéAméliore l’humus ; équilibre NPK ; favorise décomposition rapideSols pauvres ou très légers ; légumes gourmandsMélanger pour équilibrer azote et phosphore ; couvre le sol pour protéger du lessivage et stimuler les vers de terre
Fumier en couche légère sur buttes ou paillageAméliore structure et fertilité sur le long termeButtes potagères, cultures en permacultureÉviter excès ; laisser se décomposer naturellement ; recouvrir pour éviter brûlures et nuisances

Comparaison avec d'Autres Types de Fumiers et Engrais

Les différents types de fumier ont des caractéristiques spécifiques qui les rendent plus ou moins adaptés à certaines situations.

Fumier de bovin vs autres fumiers animaux

Le fumier de cheval, plus léger et aéré, convient aux sols lourds et froids. Sa décomposition rapide en fait un excellent activateur de compost. Le fumier de mouton ou de chèvre apporte une forte concentration en potasse. Ces fumiers secs se décomposent rapidement et conviennent aux cultures après des légumes gourmands.

Une étude menée sur l'effet de différents types de fumier (volaille, ovin et bovin) sur la production du maïs et la disponibilité des différentes formes d'azote, a abouti au fait que la production avec le fumier de volaille est supérieure à celle obtenue avec le fumier bovin et en dernier lieu avec le fumier ovin. Cependant, les fumiers de ruminants et de chevaux contiennent une proportion de phosphore par rapport à l'azote et au potassium plus faible que les fumiers de granivores.

Comparaison visuelle des teneurs en NPK de différents types de fumier

Fumier de bovin vs engrais minéraux

Le fumier de vache améliore la qualité du sol sur le long terme, tandis que les engrais minéraux apportent une nutrition rapide et ciblée. La substitution des engrais minéraux par le fumier est très utile, afin de réduire les dépenses de l'exploitation agricole. Cette substitution peut induire une conservation d'énergie du fait que la production et la distribution des engrais azotés nécessitent environ 18000 Kcal/Kg, avec une conservation des pertes en azote qui représentent 25 à 75 % de l'azote des engrais minéraux azotés.

Économiquement, la substitution limite les dépenses liées à l'énergie, au transport et au stockage des engrais azotés. En plus, elle a des bonnes conséquences sur l'aspect environnemental lié à la pollution des eaux souterraines par les nitrates. Cependant, cette substitution présente aussi des contraintes, la majorité des pertes se concentrant entre le temps d'excrétion et l'incorporation du fumier dans le sol.

L'Importance de l'Analyse des Fumiers et Composts

Il est recommandé de faire analyser les fumiers, lisiers et composts utilisés sur la ferme de façon systématique car ils peuvent varier grandement. Même pour les composts commerciaux, l'analyse peut varier de façon importante, une des causes de cette variabilité étant que les fabricants sont tenus de fournir l'analyse garantie minimale.

Informations fournies par l'analyse

Les rapports d’analyse présentent une information assez complète sur les quantités totales de macro-éléments et micro-éléments (oligo-éléments) contenus dans les fumiers, lisiers et composts. L’analyse standard permet de connaître l’humidité, le contenu en matière organique, ainsi que les quantités d’azote total et ammoniacal, de phosphore sous forme de P2O5 total, de potassium sous forme de K2O total, de calcium, de magnésium et des éléments mineurs.

Ces chiffres peuvent être comparés aux données d’analyses présentées dans les sous-sections. Par exemple, les teneurs en N, P2O5 et K2O sont supérieures à celles d’un fumier de bovin après compostage. C’est normal car il y a diminution de la masse volumique lors du compostage et augmentation du taux de matière sèche. Si les éléments sont bien conservés, ils sont plus concentrés.

Calcul des valeurs fertilisantes

Pour établir un plan de fumure intégrant l’épandage des produits résiduaires organiques (PRO), il est indispensable de connaître leurs valeurs fertilisantes. Celles-ci reposent sur leur composition (teneurs en azote, en phosphore, en potassium) et des coefficients d’équivalence engrais minéral. Pour chaque élément fertilisant, le coefficient d’équivalence engrais minéral (Keq) exprime l’efficacité de l’engrais organique par rapport à un engrais minéral de référence.

Le Keq est d’autant plus élevé que le PRO contient de l’azote minéral et de l’azote organique rapidement minéralisable. Il dépend aussi de la culture réceptrice, de la période d’apport, et s’il est enfoui ou non. En pratique, il faut multiplier la dose totale d’élément fertilisant apportée par le coefficient d’équivalence engrais minéral pour obtenir la fourniture réelle en éléments fertilisants à la culture. Le coefficient d’équivalence pour le potassium est égal à 1 quel que soit le type de produit. Pour le calcul de la fertilisation phosphatée, le Keq n’est à prendre en compte que lorsque l’apport de phosphore est nécessaire, c'est-à-dire lorsque la teneur en P2O5 de l’analyse de terre la plus récente de la parcelle est inférieure au seuil Timpasse. Au-dessus de cette valeur, la prise en compte des Keq pour le phosphore est inutile.

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La Dynamique de la Libération des Nutriments

La mise à disposition de l’azote des PRO est très variable selon la part d’azote minéral qu’ils contiennent et les formes d’azote organique présentes.

Azote

L’azote minéral se présente essentiellement sous forme ammoniacale (NH4+) et est immédiatement disponible pour les plantes, se transformant rapidement en nitrate, forme préférentielle d’absorption de l’azote par les plantes. L’azote organique est, lui, contenu dans la matière organique et doit être au préalable minéralisé par les bactéries du sol pour être libéré sous une forme assimilable par les plantes. La dégradation a lieu lorsque les bactéries se trouvent en conditions favorables (température, humidité). L’azote organique est donc disponible à plus ou moins long terme. L’azote disponible la première année d’épandage comprend donc l’azote ammoniacal et la part d’azote organique qui se minéralise vite. Pour un fumier pailleux, comptez 20 % la première année.

L’azote organique des PRO de type fientes ou fumiers de volailles ou vinasses se minéralise rapidement (30 à 80 % de l’azote organique apporté est minéralisé au cours des premiers mois voire des premières semaines). Ces produits doivent donc être apportés peu de temps avant les périodes d’absorption des cultures. Les PRO de type fumiers de bovins ont un rythme de minéralisation intermédiaire (entre 20 et 40 % de l’azote organique apporté se minéralise progressivement au cours de la campagne suivant l’apport). Enfin, les PRO de type composts de déchets verts ou de fumiers de bovins ayant subi une phase de maturation longue (> 12 mois) se minéralisent très lentement (seulement 10 à 15 % de leur azote organique est libéré au cours de la première année). Ces produits sont principalement utilisés pour entretenir le stock de carbone organique du sol et non comme fertilisants azotés.

Phosphore et Potassium

Le potassium (K) des PRO se trouve dans les urines et les litières. Sa solubilité est analogue à celle des engrais potassiques et il est donc rapidement et en totalité disponible pour les cultures (100 % immédiatement). Le phosphore (P) se trouve en majorité sous des formes minérales plus ou moins solubles, mais aussi sous des formes organiques très diverses. Elles doivent être minéralisées pour que le phosphore puisse être utilisé par les plantes. Les expérimentations montrent que la disponibilité à court terme du phosphore des PRO est au moins égale à 50 % de celle du superphosphate. À long terme, la disponibilité du phosphore des PRO serait identique ou supérieure à celle des minéraux solubles. Le phosphore est disponible entre 80 % et 100 % la première année mais 100 % sur la rotation. Le principe général est d’assurer chaque année à la plante une nutrition en phosphore et en potasse. Un sol pauvre reste pauvre, mais nécessitera des apports réguliers, alors qu’un sol riche autorisera quelques impasses.

Rôle du Fumier de Bovin dans l'Agriculture Durable

L'apport du fumier tend à améliorer l'environnement biologique, chimique et les propriétés chimiques du sol. La substitution des engrais minéraux par le fumier est très utile, afin de réduire les dépenses de l'exploitation agricole. En plus, elle a des bonnes conséquences sur l'aspect environnemental lié à la pollution des eaux souterraines par les nitrates.

Le fumier de vache, bien dosé et utilisé au bon moment, est un allié précieux en permaculture : il nourrit les sols en profondeur, soutient la biodiversité et favorise des récoltes abondantes, tout en restant respectueux de l’environnement. Les fumiers et composts sont des amendements organiques. Leur minéralisation est lente et progressive. Ils sont donc plutôt destinés à entretenir ou reconstituer le stock de matière organique du sol et apportent de l’azote qui minéralise progressivement. Les autres éléments fertilisants sont par contre facilement disponibles.

Questions Fréquemment Posées

Q: Quelle quantité de fumier de vache utiliser au m² ?R: Les doses recommandées varient de 1 à 3 kg par m² pour un fumier frais épandu à l’automne, et de 0 à 3 kg par m² pour un fumier composté appliqué au printemps.

Q: Peut-on utiliser du fumier de vache pour les plantes en pot ?R: Les granules de fumier de vache conviennent aux cultures en pot et aux arbres fruitiers. Pour le fumier composté, il peut également être utilisé.

Q: Combien de temps faut-il composter le fumier de vache ?R: Le compostage du fumier de vache nécessite 3 à 6 mois minimum. Le tas doit être retourné régulièrement et maintenu humide.

Q: Quelles cultures aiment le fumier de vache ?R: Les légumes gourmands (choux, tomates, courges, pommes de terre) apprécient particulièrement le fumier de vache. Évitez de l’utiliser frais sur les salades et légumes racines.

Q: Faut-il composter le fumier de vache avant utilisation ?R: Oui, sauf si vous l’apportez en automne. Le compostage réduit les risques sanitaires et libère les nutriments de manière plus progressive.

Q: Quels sont les risques du fumier de vache ?R: Un excès peut entraîner un sol trop riche en azote, des maladies ou une pollution des nappes. Le fumier frais contient également des germes pathogènes qu'il est crucial de ne pas appliquer sur des légumes consommés crus.

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