L'entrée des joueurs sur la pelouse d'un terrain de football est un moment empreint de rituels et de particularités qui échappent parfois à l'œil non averti. Si le coup d'envoi marque le début de l'action, les instants qui le précèdent sont riches de significations, allant de l'aspect esthétique et fonctionnel des bandes de gazon aux traditions entourant la présence des enfants. Plongeons dans les détails qui font de cette entrée un élément à part entière de l'expérience footballistique.
Les bandes de gazon : Une histoire de sens et d'utilité
Si vous suivez régulièrement le football à la télé, c’est un détail qui ne vous aura pas échappé : les pelouses des terrains de football ne sont pas uniformes mais présentent des "rayures", des bandes de gazon vertes plus ou moins claires. Cette alternance de lignes vert clair et vert foncé est créée par le sens de passage de la tondeuse. Les jardiniers des clubs tondent une fois de haut en bas, une fois de bas en haut, et ainsi de suite. Le résultat est que les brins d’herbe sont couchés dans un sens opposé d’une ligne à l’autre. La lumière est ainsi réfléchie de manière différente selon l’inclinaison de la pelouse, ce qui crée ce changement de teinte. Et pour avoir des bandes parfaitement parallèles entre elles, les jardiniers et leurs tondeuses suivent des fils préalablement tendus le long du terrain. Astucieux, n’est-ce-pas ?

Ces rayures ne sont pas seulement artistiques et ont une véritable utilité. L’alternance de bandes sur le gazon permet aux arbitres mais aussi aux téléspectateurs d’évaluer rapidement les distances parcourues et à mieux repérer les hors-jeu. En effet, chaque bande fait cinq mètres de large, et il y en a huit dans chaque camp, offrant ainsi des repères visuels clairs. Ces repères visuels sont cruciaux, notamment pour la loi 11 qui est consacrée au hors-jeu (la position de hors-jeu, les infractions ou pas d'infractions, les sanctions).
À noter enfin que les règles en matière de tonte de gazon sont différentes en fonction des instances du football. L’UEFA, par exemple, n’autorise que des lignes droites, sur toute la largeur du terrain et perpendiculaires à la ligne de touche. D’autres peuvent autoriser des formes plus originales comme des pelouses à damier, en diagonale ou même en cercle. Ces différences de taille sont possibles car les règles sont assez souples. La FIFA, la fédération sportive internationale du football, laisse ainsi le choix aux clubs. Pour les matchs locaux, la longueur doit être comprise entre 90 mètres et 120 mètres, et la largeur du terrain entre 45 et 90 mètres. Le terrain doit évidemment être rectangulaire.
La pelouse : Un écosystème au service du jeu et de l'environnement
Une pelouse, un gazon, un terrain beau vert… Petit ou grand, on adore ça et en plus il a plein d’avantages ! Le gazon est reconnu pour produire de l’oxygène et capter le CO2. Il capte et détruit également les poussières présentes dans l’air. Un hectare de pelouse produit de l’oxygène pour environ 150 personnes et peut capter le CO2 d’une trentaine de voitures. Il réduit les nuisances sonores en absorbant les sons violents et limite le réfléchissement éblouissant de la lumière. D’ailleurs, le gazon réduit également la chaleur si bien que votre pelouse sera moins chaude de 10°C comparativement à l’asphalte de la route. Comme il recouvre le sol, il joue inévitablement un rôle de protection sur son érosion et ça, c’est grâce à la densité et la masse de ses racines.

La tonte de la pelouse ne se limite pas à des fins esthétiques ou de jeu. Elle peut également être une opportunité de nourrir le sol. Fini les allers-retours en déchetterie. Désormais, les tontes sont très efficaces en paillage ! La tonte d’herbe est très riche en azote. Pour le comprendre en quelques chiffres, son rapport carbone/azote est de 10 à 15. Pour le foin sec, il est de 25 à 30. Il est dix fois moins important que de la paille de blé qui aura un rapport de 120 à 150. De ce fait, la tonte délivrera très vite son azote aux plantes, mais ne sera pas un paillage très durable. Les légumes feuilles, comme la laitue ou les épinards ont une croissance rapide, gourmande en azote.
Une technique particulière de tonte, appelée mulching, offre des avantages supplémentaires. Le mulching est une technique de tonte qui hache finement la pelouse de manière à pouvoir la laisser reposer sous forme de particules après le passage de la tondeuse. Le mulching s’effectue via un équipement de lames spéciales et d’un obturateur d’éjection, un « kit mulching », disponible sur certaines tondeuses. Le terme est un anglicisme qui signifie « paillage » : résultat de l’action de couvrir le sol avec des matériaux organiques. Dans ce cas, l’herbe tondue. En théorie, le mulching est bénéfique car : il évite le bac de ramassage, ce qui représente 30 % de gain de temps durant la tonte ; il fertilise naturellement le gazon, le paillis, résultat du mulching, étant un engrais naturel ; et le paillis retient l’humidité du sol en été, protégeant ainsi la pelouse de la sécheresse. Le résultat est une pelouse tondue de près, garnie en toute circonstance et plus belle de jour en jour. Cependant, si l’herbe est haute, il est conseillé de la ramasser, car elle pourrait étouffer la pelouse. Petite astuce de jardiniers : ramasser l’herbe coupée au râteau le lendemain afin qu’elle ait eu le temps de sécher.
Le secret de la pelouse du Parc.
Les "escort kids" : Une tradition aux multiples facettes
De nos jours, voir des footballeurs rentrer sur un terrain de football avec des enfants est une tradition que l’on aurait presque tendance à ignorer tellement elle semble évidente et banalisée. Mais quelques décennies auparavant, les joueurs de football entraient seuls sur la pelouse, parfois en se tenant la main entre eux. Ceux que l’on surnomme les escort kids ou mascot children dans la langue de Shakespeare sont progressivement apparus durant les années 1990 dans les divers championnats européens. En Allemagne, le Werder Brême était, en 1994, le premier club à faire défiler des enfants aux côtés des joueurs lors de leur entrée sur le terrain.
Puis, la FIFA s’est emparée de cette coutume naissante et intégra une ribambelle d’enfants lors de l’entrée des joueurs, durant les compétitions internationales qu’elle organise. L’Euro 2000 était la première. La présence des escort kids devenait dès lors l’occasion pour le football de montrer son engagement dans la lutte pour les droits des enfants. Avant la Coupe du monde 2002, la FIFA et l’UNICEF s’associèrent à travers la campagne « Say Yes For Children ».
Depuis, McDonald’s s’est emparé de cette tradition en devenant en 2002 le sponsor officiel des escort kids durant les compétitions internationales organisées par la FIFA. En charge de réaliser le processus de sélection, ils envoyèrent au Brésil, à l’occasion de la Coupe du monde 2014, quelque 1 408 enfants venus du monde entier, défilant avec une tenue aux couleurs de l’enseigne de fast-food américaine.
À l’échelle des championnats nationaux, les escort kids que l’on voit également défiler aux côtés des joueurs de Ligue 1 ou de Premier League sont généralement sélectionnés par les clubs. Parfois au travers de jeux concours organisés par des marques partenaires, ou en offrant ce privilège à des jeunes joueurs de football évoluant dans des petits clubs régionaux. À l’occasion de cette saison 2023-2024, le RC Strasbourg confie par exemple le recrutement des escort kids à une enseigne McDonald’s associée au club.
Plusieurs raisons justifient la présence d’enfants aux côtés des joueurs. En premier lieu, il s’agit simplement de rendre le monde du football plus humain. De montrer l’accessibilité d’un milieu perçu comme très fermé, en offrant aux plus jeunes l’opportunité de côtoyer leurs idoles et leur faire vivre une expérience inoubliable. La seconde raison évoquée serait de l’ordre de la sécurité. Et puis, pour certains clubs, il y a tristement une justification monétaire. Si devenir escort kid en Ligue 1 est une opportunité totalement gratuite, du côté de la Premier League, certains clubs font payer ce privilège.

Le cadre réglementaire du terrain de jeu
Le football est le sport le plus populaire au monde et comme tout sport, il est encadré et régi par des règles et des normes, maintenues par l’International Football Association Board (IFAB), organisme en charge d’encadrer la pratique du ballon rond. Le traçage de lignes de terrain de football est ainsi encadré par la loi 1 du football, loi qui définit les dimensions du terrain et des lignes blanches à tracer qui s’y associent.
La loi 1 concerne le terrain de jeu (la surface, le marquage réglementaire, les dimensions, les surfaces de buts et de réparation, drapeaux, arc de cercle de coin et buts). Les dimensions d'un terrain de foot varient d'un stade à un autre. La ligne de touche doit être comprise entre 90 et 120 mètres et la ligne de but entre 45 et 90 mètres. La distance entre les deux poteaux est de 7 mètres 32. Le point de penalty, quant à lui, se situe à 11 mètres de la ligne de but et à égale distance de chaque poteau.
Deux lignes sont tracées perpendiculairement à la ligne de but, à 5,5 m (6 yards) de l’extérieur de chaque poteau de but. Ces deux lignes avancent sur le terrain de jeu sur une distance de 5,5 m et sont réunies par une ligne tracée parallèlement à la ligne de but. L’espace délimité par ces lignes et la ligne de but est appelé surface de but. À l’intérieur de chaque surface de réparation est marqué le point de penalty, à 11 m (12 yards) du milieu de la ligne de but et à égale distance des montants de but. À l’extérieur de chaque surface de réparation est tracé un arc de cercle de 9,15 m (10 yards) de rayon ayant pour centre le point de réparation.
Ces dimensions et marquages sont essentiels pour garantir l'équité et la clarté du jeu, permettant aux arbitres et aux joueurs de prendre des décisions éclairées.
Les autres lois fondamentales du football
Outre la loi 1, le football est régi par un ensemble de règles fondamentales qui garantissent le bon déroulement des matchs.
La loi 2 concerne le ballon (les spécifications et remplacement d'un ballon défectueux). La loi 3 concerne le nombre de joueur·euses (le nombre de joueur·euses et remplaçant·es pour les compétitions officielles et autres matches, les procédures de remplacement, les changements de gardien·ne de but, les infractions et sanctions, les expulsions, sécurité, couleurs…). La loi 4 concerne l'équipement des joueur·euses (les infractions et sanctions, les règles de reprise de jeu). Les lois 5 et 6 sont consacrées à l'arbitre et à l'arbitre assistant·e (les pouvoirs et devoirs de l'arbitre, les décisions). La loi 7 est consacrée à la durée du match (la durée de périodes de jeu, de mi-temps, de temps de récupération, de période de prolongation, de coup de pied de réparation et d'arrêt définitif du match). La loi 8 concerne les règles du coup d'envoi et reprise de jeu (la procédure, les infractions et sanctions, les règles de balle à terre…). La loi 9 est consacrée au ballon en jeu et hors du jeu. La loi 10 concerne les règles du but marqué (le but, l'équipe victorieuse, le règlement de la compétition, cas d'égalité…). La loi 11 est consacrée au hors-jeu (la position de hors-jeu, les infractions ou pas d'infractions, les sanctions). La loi 12 est consacrée aux fautes et incorrections (le coup franc direct, le coup de pied de réparation, le coup franc indirect, les sanctions disciplinaires, les fautes qui sont passibles d'avertissement et celles d'exclusions). La loi 13 concerne les coups francs (les types de coup francs directs ou indirects, la procédure, le lieu d'exécution du coup franc, les infractions et sanctions).
Ces lois, toutes aussi importantes les unes que les autres, créent un cadre structuré pour le jeu, assurant que le football reste à la fois compétitif et équitable.

La préparation physique et l'engagement des joueurs
Au-delà des règles et des traditions, l'entrée sur la pelouse symbolise aussi l'aboutissement d'un entraînement intense et d'une préparation physique rigoureuse. Pour progresser au football, la pratique régulière est essentielle. Entraînez-vous sur vos compétences techniques, améliorez votre condition physique et jouez autant que possible pour développer votre compréhension du jeu. Rejoindre un club de foot local et travailler avec des entraîneurs expérimentés peut également accélérer votre développement. Le football offre une gamme variée de niveaux de compétition, adaptés à tous les âges et niveaux de compétence. Que vous souhaitiez vous lancer dans le football amateur ou aspiriez à une carrière professionnelle, il existe des opportunités passionnantes qui vous attendent sur le terrain.
La vitesse des joueurs est un élément clé de la performance. Kylian Mbappé a été flashé à une vitesse maximale de 37 km/h sur le terrain, samedi dernier au cours du match opposant les Bleus à l’équipe d’Argentine. Le joueur tricolore de 19 ans a gagné un nouveau surnom : « 37 » et a très vite été comparé à Usain Bolt. Le sprinter multi-médaillé avait établi une moyenne de 37,6 km/h lors de son record du monde du 100 m à Berlin en 2009. Avec une pointe à 44,7 km/h. Certes, pour Mbappé, le 37 km/h est la pointe de sa course, donc il reste bien en dessous de l’athlète jamaïcain. Mais n’oublions pas que pour le premier, il s’agit de courir balle au pied et de garder de l’énergie pour tenir deux fois 45 minutes de jeu.
Le poste qui court généralement le moins au football est le gardien de but. Les gardiens se déplacent moins que les joueurs de champ, mais ils jouent un rôle crucial en protégeant le but et en effectuant des arrêts décisifs.

Certaines pratiques des joueurs, comme le port d'un bandage, peuvent susciter des interrogations. Karim Benzema, par exemple, a été vu avec un bandage après une blessure. Les os de son petit doigt se sont consolidés naturellement mais plutôt mal, faute d’une opération pratiquée dans les temps. Une bosse importante apparaît sur l’auriculaire, entre la 1ère et la 2e phalange. À terme, Karim Benzema a certainement prévu une intervention chirurgicale pour redonner à sa main son apparence initiale. En attendant, il recourt systématiquement à son bandage, vraisemblablement pour éviter d’abîmer davantage sa main dans un accrochage ou peut-être par fidélité à une routine. Si tel est le cas, difficile de donner tort à « KB9 », 57 buts en faveur du Real ces deux dernières saisons.
Même des stratégies de jeu, comme le joueur allongé derrière le mur lors des coups francs, évoluent. Le joueur allongé, façon plagiste, n’aurait d’utilité que face à un spécialiste du coup franc à ras de terre. Et ils sont rares. Ronaldinho a été l’un des premiers à tenter de passer sous le mur, et à réussir son geste. « Les gardiens étaient surpris, mais les défenses se sont adaptées », analyse Juninho, l’artiste aux 77 coups francs marqués, dont 44 avec Lyon. Pour les coups francs lointains, par contre, « ça ne change rien ». L’idée de former un mur derrière le mur serait née au Brésil en 2013.
L'importance des soins et des technologies
Au-delà de la performance pure, la santé des joueurs est primordiale. Les sportifs recourent souvent à des techniques de soin, comme la pose de bandes par un ostéopathe ou un kiné sur une blessure musculaire. Cependant, il est crucial de ne pas retarder un soin efficace et de se méfier des « bidulothérapeutes » qui facturent la pose entre 40 et 70 euros et « feraient mieux de poser des bandes chez Saint-Maclou ». La marque, quant à elle, recommande ses bandes pour tout et n'importe quoi : « Suivi thérapeutique du cancer », « Abaissement d’organes », « Travail orthopédique, neurologique » chez les enfants ou les nouveaux-nés. Il y a aussi sûrement un effet grigri non négligeable.