
Niché au cœur de la Communauté de communes Roumois Seine, le Jardin de la Vallée à Épreville-en-Roumois représente bien plus qu'un simple espace vert ; c'est un véritable sanctuaire de biodiversité, fruit d'une passion inébranlable et d'un travail acharné. Cette région, riche de sa faune et de sa flore, bénéficie grandement de la proximité du Parc naturel régional des Boucles de la Seine Normande, un atout majeur pour la préservation environnementale. Les efforts locaux et l'initiative privée se conjuguent pour créer des lieux comme le Jardin de la Vallée, qui contribuent à cette richesse naturelle.
Une Histoire de Passion et de Transformation
L'aventure du Jardin de la Vallée débute en 1993, lorsque Gérard et Philippe, l'un vétérinaire, l'autre marin, quittent Rouen pour s'installer dans une ancienne ferme normande. À leur arrivée, la prairie environnante ne comptait que deux cerisiers. C'est sur cette toile vierge qu'ils ont entrepris de créer, au fil des années, un jardin d'environ 2 hectares, devenu aujourd'hui un havre de paix et de diversité botanique. Leur investissement a été considérable, transformant un paysage modeste en un site d'exception. Comme ils le racontent, « Au départ, il n’y avait que quelques pommiers et un cerisier », une illustration frappante de la métamorphose opérée.
Visite guidée des Jardins Intérieurs
L'aménagement a commencé par des plantations d'arbres et d'arbustes, incluant des espèces rares telles que le Decaisnea fargesii et l'Asiminier. Ces choix audacieux témoignent d'une volonté de dépasser les conventions horticoles et d'introduire des végétaux uniques. Par la suite, les plantations de vivaces ont étoffé le jardin. La plupart des plantes ont été acquises lors de fêtes des plantes renommées, comme celles de Saint Jean de Beauregard, dans le Nord de la France, et même en Belgique, démontrant une quête incessante de nouveautés et de spécimens d'exception.
Aujourd'hui, le Jardin de la Vallée abrite plus de 1800 variétés de plantes différentes. Parmi elles, on dénombre une collection impressionnante de 80 variétés d'Hydrangea, 36 de Magnolia, 50 de Rhododendron, une trentaine de pivoines, sans oublier un nombre important de rosiers, qu'ils soient modernes ou anciens. Cette diversité témoigne d'une connaissance approfondie et d'une passion sans limite pour le monde végétal. Un exemple frappant est la présence d'un Musa basjoo, un bananier rustique qui, bien qu'ayant fleuri une fois, n'a jamais donné de bananes comestibles dans ce climat. Une autre curiosité est l'Asiminier, dont le fruit, se dégustant en septembre, a un « goût de banane et de vanille ». Ce fruit, délicat, ne se trouve pas en magasin car il « pourrit en trois jours », ce qui en fait une rareté à savourer directement sur place. Gérard évoque également un « fossile vivant », le Ginkgo biloba, ces arbres qui servaient de nourriture aux dinosaures, ajoutant une dimension historique et presque préhistorique au jardin.
Un Engagement en Faveur de la Biodiversité et de l'Éducation
La Communauté de communes Roumois Seine s'inscrit dans une démarche proactive de préservation de la biodiversité. Grâce au Parc naturel régional des Boucles de la Seine Normande, les usagers peuvent accéder à la liste des espèces faunistiques et floristiques présentes sur le territoire, accompagnée de fiches descriptives détaillées (milieu de vie, répartition, protection, lieux d'observations). L'analyse de ces observations est cruciale et est prise en compte dans divers programmes, tels que les plans d'urbanisme et les études d'impacts sur les projets d'aménagement. Ces données permettent de mettre en œuvre des politiques publiques efficaces pour la préservation de la biodiversité.
Plus spécifiquement, l'équipe du PNR s'est investie de 2020 à 2022 dans l'élaboration d'un Atlas de la Biodiversité Communale (ABC) au sein de quinze communes du Roumois, une initiative essentielle pour documenter et protéger le patrimoine naturel local. Ces atlas sont des outils précieux, fournissant des inventaires détaillés de la faune et de la flore jusqu'au niveau communal. Ces données font l'objet d’une validation par des experts et sont ensuite exploitées pour des analyses plus agrégées, au niveau du département et des zones d’emploi.
Le Jardin de la Vallée, en ouvrant ses portes aux visiteurs, participe activement à cette mission éducative et de sensibilisation. Gérard Duaux et Philippe Jarry, les heureux propriétaires, ouvrent leur cocon aux visiteurs extérieurs depuis quelques années. C'était notamment le cas lors des Escapades d'été, organisées par la communauté de communes Roumois Seine. Pendant plus d'une heure et demie, les deux passionnés ont partagé les secrets de leur jardin avec une douzaine de curieux, offrant une visite guidée passionnante et chaleureuse. Cette démarche permet aux visiteurs de découvrir la richesse de la flore et de comprendre les enjeux de la biodiversité.
Explorer le Jardin de la Vallée : Informations Pratiques
Le Jardin de la Vallée est un lieu à découvrir absolument pour les amoureux de la nature et les passionnés de botanique. Les nombreux trésors qu'il recèle sont accessibles du 1er avril au 15 octobre, de 10h à 18h, sur rendez-vous. Le tarif d'entrée est de 4€ par adulte, une somme modique au regard de la richesse de la visite. Il est recommandé de prendre contact par téléphone pour organiser sa visite et profiter pleinement de l'accueil de Gérard et Philippe.

Le Contexte Démographique et Économique du Roumois Seine
Comprendre le Jardin de la Vallée, c'est aussi le situer dans son contexte territorial. Les données démographiques et économiques fournissent un éclairage sur l'environnement dans lequel s'épanouissent de telles initiatives.
Population et Démographie
La population d'une commune, calculée à partir de l'utilisation des résultats du recensement, est un indicateur fondamental. Les données de l'Insee, par exemple, sont souvent arrondies au dixième pour les communes de plus de 20 000 personnes afin d'assurer la comparabilité et d'éviter une précision excessive. Pour les sous-populations considérées, un effectif minimal de 500 personnes est généralement requis pour une publication fiable. Les informations sur la population sont cruciales pour les politiques publiques, y compris celles de préservation de la biodiversité.
En ce qui concerne les naissances, les statistiques incluent les naissances ayant eu lieu dans toutes les communes de France, à condition que la mère réside en France. Les naissances ayant eu lieu à l'étranger ou dans les COM (collectivités d'outre-mer) ne sont pas comptabilisées. Ces données enregistrent les enfants nés vivants, mais ne prennent pas en compte les enfants mort-nés. Il est important de noter que ces informations sont rattachées à la commune où ont lieu les naissances.
Pour les décès, le même principe s'applique : les décès enregistrés sont ceux ayant eu lieu dans toutes les communes de France, pour lesquels le défunt résidait en France. Les décès ayant eu lieu à l'étranger ou dans les COM ne sont pas non plus comptabilisés. Les statistiques comprennent les jugements déclaratifs de décès, et sont également rattachées à la commune où ont lieu les décès. Les populations légales sont établies à partir du recensement et sont ajustées pour l'évolution de la population de la France. Les arrondissements municipaux de grandes villes (100 personnes ou plus) fournissent des informations plus détaillées, mais ces données doivent être interprétées avec précaution, car elles peuvent ne pas être toujours significatives ou systématiquement renseignées sur le bulletin statistique.
Activités Économiques
Au-delà des données sur la population, le paysage économique du Roumois Seine est également important. Les statistiques sur les activités productives et marchandes non agricoles, à l'exception des activités financières, sont collectées auprès d'unités légales (siège) employant au moins un salarié pendant l'année en France (hors particuliers employeurs). Ces informations, utilisées par la Base Permanente des Équipements (BPE), fournissent une image du dynamisme économique local.
Le tourisme joue un rôle non négligeable. Les campings résidentiels, par exemple, sont des établissements touristiques dont la classification est mise en œuvre par l'opérateur Atout France. Les données sur les campings sont recueillies auprès des comités régionaux de tourisme (CRT) pour l'ensemble de la France (hors Mayotte). Ces données incluent des informations sur les capacités d'accueil et la fréquentation, contribuant à la connaissance de l'activité touristique locale.

Les Défis de la Gestion des Données Territoriales
La collecte et l'analyse des données territoriales présentent des défis constants. Les fusions de communes, par exemple, peuvent compliquer la comparabilité des données dans le temps. Le rétablissement de communes, comme ce fut le cas pour Les Monts d'Aunay (14040), Val d'Arry (14729), Val-de-Drôme (14672), Les Loges-Saulces (14376), et Saint-Martin-des-Besaces (14620) avant leur intégration dans Souleuvre en Bocage (14676), ou encore Les Ventes (27678) et Berville-en-Roumois (27067) au sein de Les Monts du Roumois (27413), illustrent la nécessité de s'assurer de l'exactitude et de la comparabilité des informations. De même, les fusions de communes comme Montpezat-sous-Bauzon (07162) et Le Bez (07030), devenues Montpezat-sous-Bauzon (07162) ou Salindres (30305) et Servas (30318) au sein de Salindres (30305), nécessitent une attention particulière pour maintenir la cohérence des bases de données. D'autres exemples incluent Sainte-Soulle (17407) et Saint-Rogatien (17391) dans la commune de Sainte-Soulle (17407), Saint-Martin-d'Armagnac (32390) et Saint-Pierre-d'Aubézies (32402) au sein de Saint-Martin-d'Armagnac (32390), ou encore Veyras (07339) et Saint-Privat (07288) au sein de Veyras (07339).
De nouvelles communes, issues de fusions antérieures à la géographie indiquée, exigent également une vigilance. Par exemple, Aydat (63026) et Saint-Julien-de-Coppel (63368) au sein de Aydat (63026), Saint-Martin-Valmeroux (15199) et Saint-Cirgues-de-Jordanne (15178) au sein de Saint-Martin-Valmeroux (15199), ou encore Saint-Cirgues-de-Malbert (15179) et Saint-Martin-Cantalès (15198) au sein de Saint-Cirgues-de-Malbert (15179). Les cinq communes de Boisset (15021), Leynhac (15104), Lafeuillade-en-Vézie (15091), Saint-Étienne-de-Chomeil (15181), et Pleaux (15153), qui ont été rétablies au 1ᵉʳ janvier 2025 après avoir été intégrées dans des communes nouvelles, nécessitent une gestion attentive de leurs données historiques et futures. De même, les communes de Cursan (33145) et Tabanac (33518) au sein de Cursan (33145), ou Montpezat (15127) et La Ségalassière (15224) au sein de Montpezat (15127) sont des exemples de ces dynamiques territoriales. Des cas similaires existent avec Le Fau (15087) et Saint-Projet-de-Salers (15208) au sein de Le Fau (15087), Champs-sur-Tarentaine-Marchal (15038) et Trémouille (15267) au sein de Champs-sur-Tarentaine-Marchal (15038), ou encore Valjouze (15248) et Ruynes-en-Margeride (15168) au sein de Valjouze (15248).
La gestion des données fiscales, telles que le revenu fiscal de référence (nombre de personnes appartenant à des ménages fiscaux), est également complexe. Ces données sont souvent agrégées à des niveaux géographiques plus importants (département et zone d’emploi au plus fin) et sont parfois soumises à des restrictions de diffusion pour des sous-populations très spécifiques ou des secteurs restreints afin de garantir l'anonymat et la confidentialité.
Le Jardin de la Vallée à Épreville-en-Roumois, avec sa richesse botanique et l'engagement de ses propriétaires, s'inscrit pleinement dans les efforts de la Communauté de communes Roumois Seine pour valoriser et préserver son patrimoine naturel, tout en contribuant à la vitalité culturelle et touristique du territoire. C'est un exemple éloquent de la manière dont la passion individuelle peut se conjuguer aux initiatives collectives pour le bien-être de la biodiversité et de la communauté.
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