La protection des plantations et la formation des arbres fruitiers sont des sujets cruciaux pour assurer la pérennité et la productivité des vergers. Que ce soit en milieu naturel ou en agriculture, les jeunes plantations d'arbres et d'arbustes sont particulièrement vulnérables aux agressions, tandis que la forme de l'arbre détermine sa capacité à produire des fruits de qualité. Cet article explore les différentes menaces auxquelles les arbres sont confrontés et les solutions de protection, puis se penche sur l'utilisation des arcures et des équerres pour façonner l'arbre fruitier, garantissant une croissance équilibrée et une fructification optimale.
I. Identifier les Menaces et Protéger les Jeunes Plantations
La raréfaction de la nourriture pousse les animaux à s’attaquer aux jeunes plantations d’arbres et d’arbustes, notamment en période hivernale et printanière. Pour choisir la protection la plus adaptée, il convient d’identifier clairement les risques.
A. Les Petits Rongeurs
Les lapins et lièvres sont susceptibles de s’attaquer aux racines superficielles, à l’écorce, aux bourgeons, au feuillage et aux rameaux des jeunes plantes. Ces animaux peuvent causer des dégâts considérables, allant de la simple défoliation à l'annélation complète du tronc, entraînant la mort de l'arbre.

B. Les Gros Herbivores des Bois
Les chevreuils, daims et cerfs ont pour cible principale les bourgeons, jeunes branches et feuillages, un phénomène appelé l’abroutissement. De plus, certaines hardes de cerfs pratiquent l’écorçage d’arbres adultes, arrachant de grandes portions d’écorce. Cela engendre une dévalorisation du bois pour les sylviculteurs, voire la mort de l’arbre. Enfin, le « frottis » est un autre type de dégât provoqué par ces grands mammifères herbivores. Au printemps, lorsque leurs bois ont atteint leur maturité, ils les frottent sur les jeunes arbustes afin d’arracher le velours qui les recouvre, mettant en péril la survie des plantations en arrachant leur écorce.
C. Les Herbivores d’Élevage
Les lapins, chèvres, moutons, ânes, vaches et chevaux ne sont pas les derniers à faire des dégâts sur les jeunes plantations, comme sur les arbres plus âgés. Les feuillages, tendres écorces et jeunes rameaux sont leurs cibles favorites. Leur présence dans ou à proximité des vergers nécessite une attention particulière et des mesures de protection efficaces.
D. Les Omnivores Fouisseurs
Quant aux omnivores que sont les sangliers et les cochons, il faudra tenir compte du fait qu’ils ont pour habitude de puissamment « labourer » les sols pour chercher leur nourriture. Ce comportement peut endommager les racines superficielles des arbres et perturber la structure du sol, affectant la croissance des jeunes plants.
E. Les Solutions de Protection
Face à ces menaces variées, il est essentiel de choisir des protections adaptées. Les griffes, sabots, dents, langue, groin et cornes sont toutes des parties du corps utilisées par les animaux pour arriver à leurs fins, ce qui souligne l'importance d'une protection bien pensée. La hauteur, la largeur, la finesse et la résistance des protections devront donc être bien adaptées à la ou aux espèces d’animaux rencontrées.
1. Les Manchons de Dissuasion
Ces manchons sont posés dès la plantation du jeune arbuste. Leur diamètre étroit (10 cm) incite à la croissance apicale et leur densité (65g/m) leur confère une rigidité naturelle et une bonne résistance aux attaques des gibiers, car ils n'accrochent pas dans les bois des chevreuils. D'une hauteur de 110 cm, ils nécessitent la pose et l’agrafage d’un échalas ou de deux bambous pour un bon maintien au sol et en position largement ouverte. La réutilisation après le ramassage semble difficile.
2. La Gaine de Protection Agroforesterie
Beaucoup plus résistante que la précédente (450g/m), cette solide gaine de 20 cm de diamètre et 120 cm de haut est faite pour durer. Elle est bien adaptée à la présence des petits rongeurs jusqu’aux chevreuils, moutons et chèvres. Une astuce consiste à écraser la gaine dans le sens longitudinal, si nécessaire en utilisant un marteau, afin de lui donner une forme carrée avant la pose. Le passage des machines peut alors se faire à proximité sans craindre une destruction au premier écart. Sa solidité permettra une réutilisation éventuelle, offrant ainsi une solution durable.
3. Les Gaines de Protection "Pulvérisation" et "Désherbage"
Ces manchons de Polyéthylène partiellement grillagés de différentes couleurs (verte, bleue ou brune) sont des protections de courte durée (3 ans). Ils permettent aux jeunes plantes de bénéficier à la fois d’une protection climatique (contre le vent et les ardeurs du soleil), contre les petits rongeurs et contre les désherbants des cultures, sur une hauteur de 30 à 40 cm suivant le modèle choisi. Les chevreuils, chèvres et moutons étant déjà suffisamment grands pour dévorer tout ce qui en dépasse. Le bord du manchon étant assez abrasif, on peut replier légèrement le bord, ce qui facilitera aussi le maintien de l’ouverture. Les tuteurs bambous suffiront pour leur maintien.
4. Les Gaines de Dissuasion « Forest »
Ces gaines en polyéthylène sont disponibles en deux hauteurs (120 cm et 180 cm) et en différents diamètres. Après quelques années, leur dépose est très rapide. Faciles à découper, ils s’adaptent aisément aux besoins de chaque arbre. Traités anti-UV, ils ont une durée de vie de 8 à 10 ans. En se déroulant, ils s’adaptent à la croissance du tronc, sans le blesser, ce qui en fait une solution polyvalente et respectueuse de l'arbre.
CES PLANTES assisteront GRANDEMENT vos ARBRES FRUITIERS !
5. Les Protège-Troncs Ventilés
Formés d’un tube rigide en plastique, ces protège-troncs sont fendus sur toute leur hauteur afin de pouvoir être mis en place sur des arbres déjà plantés. Disponibles en trois hauteurs, ils peuvent protéger le tronc des arbres des dégradations causées par les petits rongeurs jusqu’à celles des chevreuils, moutons et chèvres. Leur mise en place est facile et rapide, sans lien ni tuteur. Les nombreux trous percés dans la coque rigide permettent la respiration du tronc sans nuire à la rigidité et la solidité de l’ensemble. Spécifiquement prévus pour les arbres sur tige, il faut faire attention aux abrasions et aux blessures infligées au niveau de la sortie du tronc qui peuvent survenir en cas de grand vent. Le protège-tronc s’écartera au fur et à mesure de la croissance du tronc, avec une limite maximale de 8 cm de diamètre. Sa durée de vie est de 5 à 7 ans, le rendant réutilisable.

6. Le « Protecteur Spirale » pour Tronc
Composé d’une spirale en PVC régulièrement perforée, ce protège-tronc est efficace sur des troncs jusqu’à 3,5 cm de diamètre. Cette solution se révèle plus économique et plus simple à mettre en place, offrant une protection basique mais efficace contre les petits rongeurs.
II. L'Importance de la Formation des Arbres Fruitiers par les Arcures
La première utilisation des arcures dans le verger est la formation des arbres fruitiers, permettant de réaliser n'importe quelle forme fruitière souhaitée. Le potentiel de vigueur d’un arbre a toujours fait peur aux arboriculteurs. Arquer les charpentières garantit une bonne structure de départ et permet de réaliser la forme fruitière choisie, car l’arbre ne pousse pas toujours comme on le voudrait. C’est pour cela qu’il faut faire une bonne formation initiale de votre arbre. C’est avec les tailles et les arcures qu’on arrive à faire une bonne formation des fruitiers, dans les règles de l’art. Tout cela va équilibrer, renforcer, développer et embellir sa structure.
A. Principes et Objectifs des Arcures
On recherche une forme bien large et solide plutôt que haute, trop étroite et cassante sous le poids des fruits. Un arbre fruitier a toujours tendance à pousser verticalement vers la lumière du ciel, de manière très serrée. Pour ouvrir la ramure de l’arbre ou donner une forme fruitière, il suffit d’arquer les branches charpentières et ainsi favoriser la lumière, pour obtenir de beaux fruits. Il est indispensable que la forme soit ouverte, aérée et le plus éclairée possible. Chaque rameau et chaque feuille doivent pouvoir profiter d’un ensoleillement maximum, ce qui est crucial pour obtenir des fruits bien sucrés et bien colorés. Également, cela permet de chasser l’humidité dans l’arbre, et donc de limiter les problèmes sanitaires. Le bois des arbres fruitiers est inégalement élastique, selon les essences, la variété, l’emplacement des tissus ligneux dans l’arbre et l’âge des branches. Il faut donc y aller doucement et avec délicatesse pour ne pas casser la branche.
B. Méthodes et Matériaux pour les Arcures
Il existe plusieurs solutions pour réaliser des arcures, chacune avec ses avantages et ses inconvénients.
1. Utilisation de Ficelles et Liens
La ficelle horticole en polypropylène stabilisée aux rayons UV est un matériau couramment utilisé pour arquer les arbres fruitiers. Des liens souples coupés en ballot permettent également d’attacher et d’arquer les arbres fruitiers sans danger. S’il n’y a pas de tuteur, on peut utiliser des liens en caoutchouc EPDM. Ce lien, grâce à son élasticité, permet d’établir un lien résistant tout en conservant une souplesse facilitant la croissance de la plante. La mise en œuvre est simple et rapide.
2. Les Tuteurs pour Arquer les Branches
Chaque année, les nouvelles pousses ont tendance à repousser tout droit, vers la lumière. C’est pour cela qu’il faut renouveler les arcures, le temps de la formation de l’arbre. Cela oblige aussi à aller de plus en plus loin du tronc pour placer les piquets, afin d’y attacher les branches. L’inconvénient sera alors l’encombrement au sol lors de la tonte du verger, si vous avez un tracteur ou une grosse machine. C’est pour cela qu’il y a un autre moyen, en utilisant des tuteurs pour arquer les branches.
3. Les Élastiques Triangle et Bracelets en Caoutchouc
Les élastiques Triangle sont très utilisés pour arquer les branches fruitières, sur toutes les formes fruitières, mais surtout par les professionnels, pour les formes en axe. En mettant les branches à l’horizontale, on va freiner la pousse et favoriser la mise à fruits de l’année prochaine. Avec une longueur de 220 mm, on peut facilement attacher les branches et, si nécessaire, les rallonger avec un deuxième élastique. On peut utiliser l’arcure avec les élastiques dès le mois de juin, pour freiner une branche trop vigoureuse par rapport aux autres. Les bracelets ou colliers en caoutchouc sont noirs et traités contre les UV, offrant une mise en place facile et rapide. Il est important de ne pas forcer, sinon la branche peut casser à un endroit trop fragile.

4. Les Écarteurs
On peut utiliser la même méthode que ci-dessus, mais les écarteurs sont souvent employés pour donner une inclinaison d’environ 45°. Ces écarteurs en plastique résistant servent à écarter les branches d’arbres fruitiers en formation, pour ouvrir les branches. Il faut faire très attention, car si l’angle est un peu fermé, la branche peut casser. À 15 cm après l’arcure, la branche va repousser vers le haut. L'utilisation des écarteurs est limitée par le diamètre de l’axe pour la mise en place.
5. Les Poids
Il y a différents poids que l’on peut utiliser pour faire les arcures. Le plus connu est de faire du béton dans des pots de yaourt. Cette méthode, souvent conseillée lors des formations arboricoles, peut également être réalisée avec un petit crochet.
III. L'Équerre dans la Structuration du Verger et la Plantation
Au-delà des arcures pour la formation des branches, l'équerre, dans son sens géométrique et pratique, joue un rôle fondamental dans la structuration des vergers et la mise en place des éléments de soutien et de protection. Un verger, par définition, est un espace qui rassemble plusieurs arbres fruitiers sans créer d’aspect “boisé”. Il faut disposer d’une surface suffisante pour accueillir une dizaine d’arbres assez espacés pour préserver un espace aéré et ensoleillé.
A. Planification et Implantation du Verger
Les vergers traditionnels sont très appréciés par les pollinisateurs, les oiseaux, les chauves-souris, les petits mammifères, qui adorent leurs fleurs, leurs fruits et leurs cavités. Assurez-vous d’avoir un sol assez profond (min. H. 80-100 cm pour la haute-tige). Les fruitiers traditionnels les plus plantés sont le pommier, le poirier, le cerisier, le prunier et le noyer, avec des centaines, voire des milliers de variétés. Bien que moins résistants au froid et aux gelées tardives, on peut aussi installer le pêcher, l’abricotier ou encore le figuier. Parmi les fruitiers traditionnels mais un peu oubliés, pensez aux néflier et cognassier. Les petits arbres et arbustes fruitiers sont toujours très appréciés au sein ou au pourtour du verger. Il faut distinguer les espèces ou essences (par ex. le pommier, le poirier, le prunier…) des variétés ou cultivars d’une même espèce, c’est-à-dire les différentes formes d’un même fruit (par ex. la Granny Smith et la Jonagold sont des variétés de pommes).
Planifiez l’agencement des arbres sur le terrain en fonction de leur hauteur et de leur envergure une fois qu’ils seront adultes, mais aussi de leurs besoins particuliers (exposition au soleil, type de sol…). Les vergers de production sont traditionnellement composés de lignes parallèles. En espaces verts, les agencements peuvent prendre des formes plus organiques. Plantez par exemple en quinconce avec un espacement de 1,2 fois le diamètre de l’arbre une fois adulte. N’oubliez pas les distances nécessaires entre les arbres : les vergers doivent rester aérés et il ne faut pas que les arbres se touchent.
Pour l'acquisition des plants, rendez-vous dans une pépinière ou chez un arboriculteur spécialisé. Évitez les achats en ligne dans des jardineries peu scrupuleuses ou dans la grande distribution. Lorsque c’est possible, préférez les variétés RGF-Gblx, pour « Ressources génétiques fruitières de Gembloux », qui sont des variétés anciennes remises sur le devant de la scène pour leur robustesse et leur résistance aux maladies. Les variétés Trad-RGF sont quant à elles des variétés traditionnellement cultivées dans nos régions, mais qui peuvent être plus difficiles à cultiver (sensibilité aux maladies, ports spécifiques…). Pensez à vérifier la qualité générale des plants. Les vergers de vieux arbres à haute tige sont un élément majeur pour bon nombre d’espèces, leurs anfractuosités accueillant une large quantité d’espèces, comme des colonies de chauves-souris ou des nids de chouettes.
Idéalement, réalisez la plantation en novembre, voire en décembre. Pour certaines variétés, vous pouvez le faire jusque fin mars/début avril, en-dehors des périodes de gel, de neige ou de pluies abondantes. Renseignez-vous sur la meilleure période pour planter la variété choisie. Plantez de manière échelonnée dans le temps afin d’arriver à un équilibre des âges (mélange d’arbres de moins de 30 ans ; de 30 à 60 ans ; de plus de 60 ans ; dégénérescents ou morts).
B. Préparation du Sol et Plantation

Pour la préparation du sol, placez des jalons qui serviront de repère visuel une fois le trou creusé, à l’aide d’une planche à planter. Il s’agit d’une planche solide de 2,5 mètres de longueur, avec une encoche de 5 cm au centre (où placer le tronc de l’arbre quand le trou sera creusé) et une encoche de 2 cm environ à chaque extrémité. Indiquez les emplacements des fosses sur base du plan établi via des repères visuels (jalons, piquets) à l’aide d’un décamètre ou d’une équerre optique.
À l’aide d’une bêche (ou d’une pelle mécanique sur les terrains difficiles), ôtez le gazon sur la partie à creuser, en enlevant le moins de terre possible. Préparez une fosse de plantation de 50 cm de profondeur : d’un diamètre correspondant à 3 fois la taille de la motte (s’il y a une motte de terre) ou, dans le cas de racines nues (pas de motte de terre), d’un diamètre de 50 à 60 cm (pour les arbres de basse-tige) et 80 à 100 cm (pour les arbres de demi- et haute-tige). Séparez les terres arables (les 30 premiers cm de profondeur, qui sont généralement plus foncés) des terres du dessous (plus pauvres). Les terres séparées peuvent être laissées en tas à côté du trou plusieurs semaines ou plusieurs mois en attendant la plantation. Par facilité, si vous souhaitez travailler en peu de temps et garder une pelouse propre, travaillez sur une bâche.
Déposez éventuellement un panier en treillis contre les rongeurs dans le trou, contre ses parois. Enfoncez un tuteur solide (bois de chêne ou de robinier, env. 10 cm de diamètre) d’au moins 70 cm en terre, dans le fond de la fosse creusée, face au vent dominant (sud-ouest). Dans les zones qui seront fauchées mécaniquement, préférez 2 tuteurs fins, à 50 cm du tronc, dans un axe Ouest-Est. En racines nues (si l’arbre à planter n’a pas de motte de terre), formez un cône au fond du trou avec le mélange de terre-compost pour que le collet ou, s’il y en a un, le point de greffe, se situe 10 à 20 cm au-dessus de la surface. Pour les arbres en pot, les racines tournent souvent et forment un chignon. Placez l’arbre dans le trou, à 10 cm du tuteur (tuteur central) ou à 50 cm des deux tuteurs (tuteur double), en prenant soin de ne pas plier les racines. Attachez-le au tuteur à un ou deux endroits avec le lien en caoutchouc (en laissant une main d’écart).
Comblez le trou avec le mélange de terre arable (les 30 premiers centimètres mis de côté), en tassant très légèrement sans laisser de cavités. Répartissez la terre plus pauvre du dessous aux extrémités, et tassez toujours avec la pointe du pied vers le tronc. Ne marchez pas transversalement aux racines car cela peut provoquer leur rupture. N’enterrez pas le point de greffe ni le collet. Rabattez le panier en treillis jusqu’au tronc en faisant attention à ne pas le blesser. Le treillis doit remonter autour du tronc sur une dizaine de centimètres (comme une chaussette). Veillez à ce qu’il n’étrangle pas l’arbre au cours de sa croissance. Ajoutez éventuellement du fumier riche en paille en surface, jamais dans le fond du trou, en évitant qu’il touche le collet et les racines. Couvrez de 5-10 cm de terre. Arrosez généreusement. Paillez le pied de l’arbre, idéalement avec du bois raméal fragmenté (BRF) en couche de 5-10 cm, sur un rayon d’1,5 m autour du tronc. Évitez de couvrir le collet et n’enterrez pas le broyat. Le panier peut être fabriqué avec du treillis (type cage à poules), d’une largeur de 1 m (jusqu’à 1,5 m). Pour calculer la longueur du treillis à couper (à la pince coupante), multipliez le diamètre du trou par 3,14.
C. L'Équerre dans les Structures de Clôture et de Terrasse
L'équerre, au sens d'une pièce de fixation formant un angle droit, est également essentielle pour la construction de structures annexes au verger.
1. Équerres pour Clôtures
Les équerres en forme de L sont recommandées pour les rondins de Ø 80 mm et piquets ronds de Ø 80 à 100 mm. Elles permettent le montage des clôtures en ligne avec un pilier vertical, assurant ainsi la solidité et la droiture des barrières protégeant le verger. En cas de pâturage (pré-verger), il est crucial de protéger les arbres avec des corselets métalliques, des piquets ou du treillis métallique de type Ursus. Il faut installer la protection à une dizaine de centimètres du sol. En cas de proximité avec une zone boisée, avec des risques de broutage (par des chevreuils), l'utilisation d'une gaine de treillis fin est recommandée.

2. Équerres pour Fixation de Vis de Fondation Terrasse
Les équerres sont également utilisées pour la fixation de vis de fondation de terrasse, permettant d'obtenir une structure en bois durable et parfaitement droite. Afin de fixer solidement les solives sur la vis de fondation ou directement sur le Wood Basic, une équerre doit être installée. En fonction des besoins, cet accessoire de longueur 58 mm, de largeur 33 mm et 4 mm d’épaisseur vient s’adapter aux vis fondation terrasse bois FS550, FS750, FS1000, FS1250 et FS1500. Ce modèle déposé est compatible avec les produits tels que Wood Basic, Base 2, Base 3 et Kit de fixation (base 2 ou base 3). Galvanisée à chaud, l’équerre pèse 140 grammes en prenant en compte les accessoires. Conçue pour le système de vis de fondation terrasse bois de la marque Weasyfix, elle est livrée avec une vis M10, un écrou et deux rondelles. Le tout est à fixer directement sur un des trous de la bride de la vis fondation Weasyfix. Très simple d’utilisation, l’équerre garantit une structure en bois durable, stable, sécurisée, facile à mettre en place et parfaitement droite. Avec cet accessoire, la structure en bois est fermement soutenue par des fondations résistantes, économiques et écologiques, assurant ainsi que la structure ne bouge pas d’un millimètre au fil des années.
IV. Entretien et Biodiversité du Verger
Pendant les premières années, maintenez l’herbe rase. Le pâturage tournant évite aussi que les populations de campagnols n’explosent et est également une méthode de contrôle du carpocapse. Pendant les périodes sèches, veillez à un arrosage régulier. Il vaut mieux arroser beaucoup de temps en temps qu’un peu régulièrement. Les quantités absolues sont difficiles à déterminer, mais en règle générale, le sol doit être humide depuis l’arrosage jusqu’à, au moins, 40 cm sous le niveau du sol. Vérifiez éventuellement avec une gouge en faisant toujours attention aux racines.
Les soins apportés aux jeunes plantations sont un gage de réussite. Livrés à eux-mêmes, les arbres auront beaucoup de mal à s’installer et subiront les aléas climatiques ou les attaques de ravageurs. De plus, le verger peut rapidement devenir un haut lieu de biodiversité. Attirez les abeilles sauvages pour la pollinisation, avec des bandes fleuries adaptées. Les bourdons sont par exemple des pollinisateurs vigoureux des fruitiers qui fleurissent à la sortie de l’hiver. Sous les arbres, les pelouses peuvent, à terme, se transformer en zones de fauche, ou être pâturées de manière extensive. Envisagez de compléter les grilles souterraines de piquets de type perchoir, pour favoriser les rapaces et corvidés qui viendront chasser les rongeurs, contribuant ainsi à un écosystème équilibré et résilient.