L'Odyssée du Melon : De ses Origines Anciennes au Mythique Melon de Montréal

Illustration d'un melon ancien avec des figures humaines égyptiennes

Le melon, ce fruit emblématique de l'été, dont la chair est à la fois fraîche et savoureuse, a une histoire riche et complexe, traversant les continents et les siècles. Apprécié aujourd'hui pour sa douceur et son parfum, le melon a connu une évolution remarquable, depuis ses formes sauvages et souvent amères jusqu'aux variétés exquises que nous connaissons. Son parcours est jalonné de découvertes, de sélections minutieuses et d'adaptations culturelles, le transformant d'un "légume" consommé salé et poivré en un fruit de dessert très prisé.

Les Racines Profondes du Melon : Une Histoire Géographique et Botanique

Le melon (Cucumis melo L), membre éminent de la famille des cucurbitacées, partage des liens de parenté avec le concombre (Cucumis sativus) et, de manière plus éloignée, avec la pastèque (Citrullus lanatus). Bien que ces trois espèces soient relativement faciles à distinguer sur les étals en France, notamment la pastèque avec ses graines réparties dans la chair plutôt que regroupées dans une cavité centrale, leur identification dans les documents anciens peut s'avérer délicate.

Son origine est un sujet de débat, mais il est vraisemblablement originaire d'Asie, comme son cousin botanique le concombre. Cependant, l'hypothèse récente d'une origine asiatique pour l'ensemble du genre Cucumis est fortement soutenue par la présence de toutes les espèces sauvages (à l'exception d'une) ayant le même nombre de chromosomes (n=12) en Afrique et non en Asie. Initialement, le melon sauvage était une plante très ramifiée, dotée de petites feuilles et fleurs, produisant des fruits de 3 à 5 cm de diamètre, peu charnus, non sucrés, voire amers, et remplis de petites graines. Ces formes sauvages, non toxiques mais peu appétissantes pour le palais moderne, sont encore présentes en Asie, en Afrique et en Australie.

Au début de la domestication, ces fruits ont pu servir à l'alimentation du bétail, à la consommation humaine des feuilles et des fruits cuits dans des sauces (une pratique encore d'actualité dans certaines régions), ou à des usages médicinaux. Les premières descriptions historiques du melon entretiennent une certaine incertitude quant à sa distinction d'avec le concombre. Il est aujourd'hui quasi certain que les anciens Égyptiens ne connaissaient pas le concombre tel que nous le concevons.

Les plus anciennes représentations de melons proviennent des pyramides égyptiennes (vers 1200-1300 av. J.-C.). Des offrandes en terre cuite datées du VIe siècle av. J.-C. ont été découvertes dans un temple du sud de l'Italie, et des mosaïques romaines dépeignent également des melons serpents. Pline l'Ancien mentionne que l'empereur Tibère appréciait de manger des concombres toute l'année, faisant probablement référence à des types de melons non sucrés de forme allongée, tels que le chate ou le flexuosus.

Carte des routes commerciales antiques montrant la propagation du melon

Le genre Cucumis fut officiellement créé en 1753 par le naturaliste suédois Carl von Linné et compte aujourd'hui 52 espèces reconnues. Les premiers melons domestiqués étaient probablement non sucrés, consommés comme des légumes, crus à la manière du concombre, ou cuits, voire confits au sel et au vinaigre comme des cornichons, généralement récoltés immatures.

L'Arrivée et l'Évolution du Melon en Europe

L'introduction du melon en France remonte à très longtemps, puisqu'il est mentionné parmi les plantes potagères énumérées dans le capitulaire De Villis que fit éditer Charlemagne au début du neuvième siècle. Cet acte législatif listait les végétaux dont la culture était ordonnée dans les jardins royaux, parmi lesquels figuraient des "cucumeres" et des "pepones", les premiers pouvant correspondre à des concombres et les seconds à des melons non sucrés.

Les premières améliorations gustatives du melon sont probablement le fruit du travail de moines italiens qui, en Arménie, auraient découvert une forme à fruit rond, à chair orangée et sucrée. Ils la cultivèrent dans le domaine papal de Cantaluppo près de Rome, donnant ainsi son nom au melon Cantaloup, couramment attribué aux melons brodés. Charles VIII est crédité de l'introduction du melon doux en France en 1495, de retour des guerres d'Italie. À cette époque, une variété ronde à chair orangée et savoureuse était cultivée à Rome, provenant d'Arménie, dans la propriété des papes à Conta Lupi, d'où le nom Cantaloup. Le pape Paul II serait même décédé d'une indigestion de melons en 1471, et Clément V aurait subi le même sort en 1605, soulignant l'attrait et peut-être le danger de la consommation excessive de ce fruit déjà à l'époque.

Diagramme des différentes variétés de melons et leurs caractéristiques

Il fallut attendre le dix-septième siècle pour que le melon Cantaloup parvienne en Charente, où, par sélection au cours du dix-neuvième siècle, furent obtenus les célèbres « cantaloups charentais », puis le « Charentais brodé ». Les melons de type charentais sont aujourd'hui les plus cultivés en France, caractérisés par une forme sphérique, une écorce peu épaisse avec des stries vertes plus ou moins marquées. Dans le Vaucluse, la généralisation de la culture forcée sous châssis remonte à la fin du XIXe siècle, permettant la production du cantaloup orange.

Le melon « charentais de Cavaillon », le type le plus cultivé en France depuis la seconde moitié du XXe siècle, est un fruit rond d'environ un kilogramme, précoce, à chair orange, sillonné, sucré et parfumé. Il semblerait qu'un jeune agriculteur de la région de Cavaillon, lors de son service militaire dans les Charentes vers les années 1920, ait rapporté des graines d'une variété locale. Ce melon s'est adapté et a été adopté par les producteurs de Cavaillon, puis de toute la France.

L’incroyable histoire des melons de Montréal!

Le Melon de Montréal : Une Légende Nord-Américaine

À la fin du XIXe siècle, un melon fabuleux était cultivé à Montréal, connu aujourd'hui sous le nom de melon de Montréal. Bien que de nombreux textes existent à son sujet, la majorité se contente de répéter des informations non confirmées. La plus ancienne mention répertoriée de ce melon date de 1875. Des rumeurs persistent quant à son origine, certains affirmant que les Jésuites le cultivaient dès les débuts de la colonie, tandis que d'autres suggèrent que la famille Décarie, l'une des plus anciennes familles du Québec, aurait rapporté des semences de France.

Le melon de Montréal appartient à l'espèce Cucumis melo, tout comme le cantaloup et le melon miel. Les descriptions de son époque glorieuse, de la fin du XIXe au début du XXe siècle, le dépeignent comme un melon brodé à la chair verte, sucrée, juteuse et parfumée. Il pouvait atteindre un poids impressionnant de 40 livres, bien que la plupart des fruits pesaient entre 8 et 15 livres.

Il a porté le surnom de "Montreal Green Nutmeg". Cependant, contrairement à certaines rumeurs, il est très probable qu'il ne possédait pas un goût de muscade. Le terme "nutmeg" (muscade en français) était utilisé par les agriculteurs de l'époque pour décrire des melons dont la forme était similaire à celle de la noix de muscade, sans rapport avec son goût. Aucune source fiable de cette période ne décrit un goût de muscade.

Photo ancienne d'une cargaison de melons de Montréal

Ce melon était déjà réputé dans les années 1870, mais sa popularité explosa en 1881 lorsque l'entreprise de semences américaine Burpee l'ajouta à son catalogue, vantant ses mérites. De nombreuses autres compagnies de semences américaines suivirent, propulsant le melon de Montréal vers une période de gloire jusqu'à la fin des années 1910. Les meilleurs restaurants et hôtels de New York, Boston et Philadelphie s'arrachaient la production des agriculteurs montréalais. La demande était si forte que l'offre ne pouvait suivre, entraînant une augmentation des prix.

Plusieurs familles et producteurs, tels que les Aubin, Benoit, Brodie, Des Rosiers, Hall, Latour, Legal, Power, Prudhomme, Roy et Viau, ont participé à la culture à grande échelle du melon de Montréal. Ils utilisaient une méthode d'agriculture ancienne appelée "couches chaudes", construisant de petites serres dans les champs remplies de fumier (principalement de cheval) recouvert d'une couche de terre. La chaleur générée par le fumier et les rayons solaires créait un climat chaud, permettant la plantation dès le mois de mars. Tout au long de l'été, les melons étaient méticuleusement arrosés, les plants taillés pour ne conserver que les fruits les plus prometteurs, et chaque melon était tourné à la main tous les deux ou trois jours pour assurer une exposition uniforme au soleil.

Le Déclin et la Renaissance du Melon de Montréal

Après quelques décennies de succès, le melon de Montréal finit par disparaître. Les producteurs, comme les Décarie et les Gorman, abandonnèrent sa culture et vendirent leurs terres pour le développement urbain. D'autres variétés, nouvelles, plus faciles à transporter ou plus petites, prirent sa place. Dans les années 1920, sa culture à grande échelle fut presque entièrement délaissée. Quelques-uns continuèrent à le cultiver pour le plaisir, mais il devint de plus en plus rare.

En 1991, le journaliste Barry Lazar du journal The Gazette de Montréal découvrit cette histoire fascinante et décida d'enquêter. Mark Abley, également journaliste pour The Gazette, se lança à la recherche de semences de melon. Grâce à une réserve de graines envoyée par la compagnie lavalloise W. H., qu'il partagea avec l'agriculteur montréalais Ken Taylor, le retour du melon de Montréal fut annoncé dans The Gazette en 1997.

Photo d'un sachet de graines anciennes de melon de Montréal

Cependant, depuis sa "redécouverte", des doutes subsistent quant à la véritable identité du melon. Les fruits cultivés à partir des semences retrouvées ne sont pas aussi gros que ceux des photos d'époque, et une grande partie d'entre eux sont peu savoureux, contrastant avec la réputation exquise du fruit de son âge d'or. Aujourd'hui, certains semenciers du Québec travaillent à sélectionner le melon de Montréal, en ne conservant que les meilleurs fruits, afin de lui rendre les caractéristiques qui l'ont rendu si populaire. L'histoire du melon de Montréal est loin d'être terminée, nécessitant l'engagement de plus de personnes pour cette tâche monumentale de préservation.

La Culture du Melon : Des Conditions Idéales à l'Art de la Taille

Le melon est une plante herbacée annuelle à tiges rampantes, munie de vrilles et de grandes feuilles bleu-vert. Pour s'épanouir, il requiert une terre fraîche, riche en humus et bien drainée, baignée de chaleur et de soleil. Une température minimale du sol de 15°C est nécessaire pour démarrer sa croissance, et il faut environ 90 jours pour obtenir un fruit mûr. Les plantations ont lieu entre février et juin, selon les zones de production.

Le melon pousse sur une liane rampante le long du sol, à vrilles et à grandes feuilles de couleur bleu-vert. Il est monoïque, portant à la fois des fleurs mâles et femelles, ces dernières étant reconnaissables par l'ovaire volumineux à leur base, ressemblant à un melon miniature.

Infographie sur les étapes de la culture du melon

Le semis du melon peut s'effectuer directement en pleine terre au milieu du printemps, une fois les gelées passées, en déposant 2 à 3 graines par trou de 2 cm de profondeur, espacés d'un mètre. Une autre méthode consiste à semer en godets, soit à la même époque, soit plus tôt dans la saison (février-avril) sous abri chauffé (serre ou véranda) pour une germination optimale entre 20 et 25°C, ce qui permet d'avancer la récolte. Après la levée, seul le plant le plus vigoureux est conservé.

La plantation des melons se fait entre avril et mai, en s'adaptant au climat local. Dans les régions froides, il est recommandé d'attendre la mi-mai (après les Saints de glace). Un espace d'un mètre entre chaque plant est idéal. Les plants sont installés dans des trous deux fois plus grands que la motte, avec la surface de la motte au niveau du sol, et la terre enrichie de compost ou de fumier. Une cuvette autour du pied facilite l'arrosage.

L'entretien du melon est crucial pour une récolte de qualité. Un arrosage régulier est indispensable, surtout en période de sécheresse. Le paillage est recommandé pour conserver la fraîcheur et l'humidité du sol, et pour éviter que les fruits ne soient en contact direct avec la terre humide.

La taille est une étape essentielle. Au début du développement, les gourmands partant de la base du plant doivent être supprimés. Lorsque la tige principale atteint un mètre, elle est pincée pour favoriser la ramification, car les fleurs femelles apparaissent généralement sur les tiges secondaires. Une fois les fruits formés, les tiges porteuses sont taillées deux feuilles au-dessus du dernier fruit, en ne laissant pas plus de 3 ou 4 fruits par tige, et 4 à 6 fruits par pied au total pour obtenir des fruits plus gros et de meilleure qualité.

Les fleurs des melons sont unisexuées, les mâles apparaissant plus bas sur la tige que les femelles. Les corolles ne s'ouvrent qu'une seule journée, et la pollinisation est principalement assurée par les abeilles, essentielles à la fécondation. Les fruits mûrissent entre 75 et 120 jours après le semis.

Pour protéger les jeunes melons du contact direct avec le sol, il est conseillé de les poser sur des tuiles, des tomettes ou des tessons de poterie. La terre cuite absorbe la chaleur et la restitue la nuit. Un apport généreux d'engrais liquide organique est bénéfique. À maturité, le melon cantaloup et le melon brodé forment une crevasse sur le pédoncule à la base du fruit, appelée "zone d'abscission", signe indubitable de sa pleine maturité.

Variétés et Usages du Melon à travers le Monde

La diversité des melons est stupéfiante, avec une multitude de types cultivés à travers le monde, chacun sélectionné par les populations en fonction de leurs préférences et usages. Cette diversité se manifeste par des formes variées (ronds, allongés, plats), des couleurs d'écorce (jaune, verte, orange, uniforme ou tachetée/striée), des couleurs de chair (orangée, verte, blanche), des textures (fondante, croquante, farineuse) et des goûts, sucrés ou non, aromatiques ou non.

De nombreux types de melons sont consommés comme des légumes, soit immatures et crus comme des concombres, en pickles conservés dans le vinaigre, ou cuits. Les melons desserts présentent également une très grande diversité de goûts et de textures. Autour de la Méditerranée, l'Espagne préfère le Piel de Sapo et le Canari, l'Italie des gros melons à chair orange, très brodés et côtelés, et la Turquie le type Kirkagaç.

On distingue trois grands groupes horticoles :

  • Les "melons légumes" : non sucrés à maturité, consommés généralement immatures, crus comme des concombres, cuits comme des courgettes ou conservés en saumure. Ce groupe présente une grande diversité, allant du "tibish" cultivé au Soudan au "melon serpent" (groupe flexuosus) pouvant atteindre 1,80 m de long et cultivé de la Méditerranée à l'Inde, en passant par le groupe "conomon" en Extrême-Orient, le groupe "acidulus" en Inde ou le groupe "chate" illustré sur les pyramides égyptiennes.
  • Les "melons fruits" : sucrés à maturité. Les Français sont très attachés au type Cantaloup Charentais, mais consomment aussi des melons du groupe inodorus à chair vert pâle, peu aromatique et de plus longue durée de conservation, tels que les types Canaris ou Olive d'hiver.
  • Le "melon parfum" : constitué par le type dudaim, non consommé mais dont les fruits non sucrés sont utilisés pour leur parfum de la Turquie à l'Afghanistan.

Il est probable que le melon ait d'abord été récolté, cultivé et domestiqué pour la consommation de ses graines, riches en protéines et en lipides, car la chair des melons sauvages est souvent amère en raison de la présence de cucurbitacines. Cette consommation est aujourd'hui marginale.

L'INRA d'Avignon, dans le Centre de Ressources Génétiques du GAFL, conserve plus de 2300 variétés de melons sauvages et cultivés du monde entier. Cette diversité est étudiée pour décrire leurs caractères agronomiques d'intérêt, comme les résistances aux maladies et aux ravageurs. Cette conservation est cruciale pour l'avenir, car elle permet de puiser dans ce vivier de nouvelles sources de résistances naturelles face à l'apparition de nouveaux parasites, notamment en raison du changement climatique.

Le Melon à Travers l'Histoire et la Gastronomie

Représentation artistique de melons dans un festin médiéval

Au Moyen Âge, les mentions de melons sucrés se multiplient dans les textes et les illustrations. Albert le Grand, en Allemagne du Sud au XIIIe siècle, décrit des melons sucrés sous le nom de "pepo". Des images de "Tacuinum sanitatis" du XIVe siècle montrent différentes images de melons sucrés, certains ressemblant à nos cantaloups ("melones dulces"), d'autres correspondant au type Olive d'hiver, sucré mais peu aromatique ("melones insipidi").

La légende veut que les melons de type cantaloup tirent leur nom de la petite ville de Cantalupo près de Rome, où les papes les faisaient cultiver. Les graines auraient été envoyées d'Arménie par des moines. Il est possible qu'il y ait eu plusieurs introductions de melons sucrés en Europe : une première en Andalousie par les Arabes, avec des types peu aromatiques, à chair verte et de longue conservation (groupe inodorus), et une autre plus récente en Italie, avec des types plus aromatiques, à chair orange et de faible durée de conservation (groupe cantalupensis).

Alexandre Dumas père (1802-1870), grand amateur de melons, en particulier ceux de Cavaillon, demanda en 1864 une rente viagère de 12 melons par an en échange du don de la totalité de son œuvre publiée à la bibliothèque de la ville. En 1988, la Confrérie des Chevaliers de l'Ordre du Melon de Cavaillon fut créée pour promouvoir cette production, associant définitivement l'image de Dumas au melon de Cavaillon.

L’incroyable histoire des melons de Montréal!

Culinairement, le melon peut être considéré comme une entrée ou un dessert. Nature, avec une fine tranche de jambon fumé ou italien et un fond de porto, il est délicieux pour commencer un repas. Nature, ou en sorbet par exemple, il fait de formidables desserts. On peut également confire ses jeunes fruits dans le vinaigre ou en faire des confitures.

Les Enjeux Actuels de la Culture du Melon

La culture du melon est exposée à diverses maladies comme la cladosporiose (nuile grise), le mildiou, l'oïdium et la pourriture grise, souvent causées par un excès d'humidité. Les limaces et escargots peuvent s'attaquer aux jeunes plants, et des rongeurs aux graines fraîchement semées et aux fruits mûrs. Des solutions écologiques comme des cordons de cendre ou des pièges à bière peuvent être utilisées pour éloigner les ravageurs.

Les évolutions techniques ont marqué la culture du melon. La généralisation des cultures sous serres dans les années 1970 et le retour des types "brodés" via la variété Gallia, venue d'Espagne, ont transformé le marché. Plus récemment, la domination du marché par la grande distribution a favorisé le développement de machines à tester la teneur en sucre du melon, donnant naissance à de véritables multinationales de production.

Aujourd'hui, il existe un regain d'intérêt pour les melons anciens, mais leur fragilité rend leur production aléatoire. Pour les cultiver avec succès, il faudrait entreprendre un long travail de sélection pour introduire des résistances aux maladies et aux ravageurs, ainsi que pour améliorer la durée de conservation après récolte, tout en maintenant leur goût sucré et aromatique, comme cela a été accompli avec les types charentais au cours des 40 dernières années.

Le melon est un fruit qui incarne la richesse de la biodiversité et l'ingéniosité humaine à travers les âges, témoignant d'une constante recherche d'amélioration et d'adaptation aux palais et aux environnements changeants.

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