Introduction : La Comptabilité en Maraîchage et l'Émergence d'une Vision Durable
La gestion d'une exploitation agricole, et plus spécifiquement en maraîchage, repose traditionnellement sur des outils comptables standards, tels que le bilan actif-passif et le compte de résultat. Ces documents, essentiels pour évaluer la santé financière d'une entreprise, regroupent à une date donnée l'ensemble des ressources externes, appelées passif, et les emplois durables non consommés, désignés comme actif. Le bilan, un document de synthèse, se compose de deux parties équitables : la partie gauche, l'actif, recense tout ce que l'entreprise possède et tout ce qu'on lui doit, tandis que la partie droite, le passif, représente tout ce que l'entreprise doit. Ce principe de tableau chiffré demeure constant, quel que soit le type d'exploitation.
Cependant, à l'ère de l'agroécologie et de l'engagement durable, une nouvelle approche de la comptabilité s'impose. La ferme de maraîchage de Cagnolle, située en Dordogne et déjà à la pointe en matière d'agroécologie, a récemment converti son bilan et son compte de résultat à des pratiques plus respectueuses de la nature et de l'Homme. Benoît, le maraîcher, souhaitait ardemment prouver en chiffres la pertinence de l'engagement durable de sa ferme. Il a ainsi contacté Fermes d'Avenir, une association œuvrant au développement d'exploitations en agroécologie pour améliorer la résilience des territoires. Partageant le principe de favoriser un changement de modèle par une meilleure transparence sur les chiffres, l'association a accueilli l'expérience avec grand intérêt. L'outil CARE (Comptabilité Adaptée au Respect de l'Environnement) a immédiatement séduit Benoît, qui le perçoit comme « porteur de sens et apparaissant comme un moyen de reprogrammer notre système économique pour qu'il prenne davantage soin de la planète et de nos conditions de vie ».

Les Fondamentaux du Bilan Comptable en Agriculture
Pour comprendre l'innovation apportée par des méthodes comme CARE, il est crucial de maîtriser les bases du bilan comptable. L'actif est classé selon trois catégories principales. Il s'agit, tout d'abord, des immobilisations relatives à l'outil de production. Celles-ci incluent les terres, les bâtiments, les améliorations du fonds, les droits à paiement de base (DPB), le matériel, les installations, et les parts sociales. Ces éléments sont destinés à être utilisés durablement dans l'exploitation, compte tenu de leur sortie tardive du bilan, après leur utilisation. Les immobilisations se retrouvent dans la colonne de gauche du bilan comptable, désignant ce que l'entreprise possède. Par opposition à la colonne de droite, dite du passif, en référence à ce que l'entreprise doit.
Les immobilisations peuvent être :
- Immobilisations corporelles : Ce sont des éléments physiques, tangibles, de l'actif que l'entreprise peut utiliser au-delà d'un exercice.
- Immobilisations incorporelles : Elles correspondent aux actifs dématérialisés, non tangibles, aussi dits sans substances physiques, et non monétaires. On y retrouve les licences, les marques ou encore les Droits au Paiement de Base (DPB) en cas d'acquisition après le 15 juin 2015.
- Immobilisations financières : Ces actifs financiers de longue durée sont détenus par l'entreprise et se matérialisent par des titres de participation, comme des parts sociales dans une coopérative, ou des prêts que l'entreprise pourrait avoir accordés.
Il est bon de noter que ces catégories sont répertoriées dans la classe 2 des comptes d'immobilisations d'un plan comptable, document qui définit la classification comptable suivant une nomenclature précise.
La gestion des immobilisations des biens vivants constitue une spécificité majeure de la comptabilité des entreprises agricoles. Une exploitation peut en effet être amenée à immobiliser des biens vivants, qu'ils soient d'origine animale ou végétale. Depuis le 1er janvier 2021, l'application du règlement 2019-01 de l'ANC a modifié les conditions d'immobilisation de ces biens. Par exemple, la problématique se pose pour des veaux issus d'un cheptel de vaches allaitantes, elles-mêmes immobilisées. Si ces veaux sont destinés à être vendus, ils ne répondent pas à la définition des biens vivants devant être immobilisés, le caractère "durable" leur faisant défaut. En revanche, s'ils doivent rester dans l'entreprise, pour y servir d'animaux reproducteurs, ils sont destinés à rester durablement dans l'entreprise pour y être utilisés comme moyen de production. Si les biens vivants sont des immobilisations acquises, ils sont valorisés par leur coût d'achat.
Ensuite, l'actif est aussi circulant. Il s'agit des stocks, des avances aux cultures, des créances et des comptes courants d'associés débiteurs pour ceux qui se trouvent en société. Et, pour terminer, il s'agit de l'argent disponible qui se trouve à la banque, et qui constitue la trésorerie active de l'exploitation.
Au passif, on trouve l'ensemble des dettes, qui sont classifiées de ressources, pour faire face aux emplois qui se trouvent à l'actif. Il s'agit des fournisseurs, des prêts à court et moyen termes, des comptes bancaires débiteurs, des comptes courants d'associés créditeurs, et d'autres dettes.
L'actif et le passif étant égaux, la différence entre ce que l'on possède et ce que l'on doit constitue les capitaux propres de l'entreprise, qui représentent des ressources disponibles pour toute la vie de l'exploitation et sont les plus stables. Si les fonds propres sont insuffisants, il faudra recourir à des emprunts bancaires à long et moyen terme pour y faire face. Ensuite, il restera les prêts à court terme, qui servent à financer des besoins souvent plus élevés que la normale. Et, bien entendu, les fournisseurs ordinaires qui couvrent les dépenses courantes de l'exploitation. Dans l'idéal, les fonds propres doivent au moins représenter 20 % du total du passif.
L'Amortissement : Reflet de la Dépréciation des Biens
En comptabilité, l'amortissement consiste à étaler le coût d'acquisition d'un bien immobilisé sur le temps de son utilisation. L'amortissement représente la perte de valeur du bien due à son usage. Au cours de chaque exercice où le bien est présent dans l'entreprise, la perte de valeur, également appelée la dotation aux amortissements, est reportée comme une charge dans le compte de résultat. Chaque bien est amorti jusqu'au moment où sa valeur devient nulle ou jusqu'à sa cession. La dotation aux amortissements est déductible du résultat de l'entreprise et calculée suivant un amortissement linéaire ou dégressif. Il est important de noter que le foncier agricole n'est pas amortissable.
L'amortissement linéaire consiste à fixer une dotation constante exercice après exercice. L'amortissement dégressif consiste à appliquer une dotation aux amortissements plus importante au cours des premières années, ce qui permet notamment de minimiser le résultat comptable et l'imposition qui en découle. L'arbitrage de la durée et du mode d'amortissement dépend des choix de pilotage d'entreprise et de la stratégie d'investissement et de renouvellement des biens de l'actif immobilisé. Son utilisation est réglementée par le législateur.
La Méthode CARE : Intégrer les Capitaux Naturels et Humains
Dominique Loos, agronome de formation et doté d'une longue expérience dans le secteur financier, a accompagné la démarche de la Ferme de Cagnolle. Il s'est rendu sur place pour suivre Benoît durant une journée de travail type, ce qui lui a permis de bien comprendre le fonctionnement de la ferme, son environnement et les personnes qui y collaborent. Dominique et Benoît ont ensuite travaillé à définir plus précisément les capitaux, leur niveau de préservation souhaité et comment réussir en pratique à les conserver à ce niveau.
Quelles sont les 5 QUALITES à avoir pour DEVENIR COMPTABLE ?
Quatre capitaux ont été retenus comme types de capital naturel (eau, sol, biodiversité et atmosphère) et trois comme types de capital humain (social, patrimonial et sociétal). Cette liste est assez représentative de la situation globale de la ferme. Deux principes clés s'imposent : ni pollution, ni surconsommation.
Le Capital Eau : Mesurer la Préservation, non la Valeur
La Ferme de Cagnolle n'utilisant pas de produit phytosanitaire et n'abritant pas d'élevage intensif, le capital eau n'est pas pollué et ne nécessite donc pas d'investissement à ce niveau. En revanche, une quantité importante d'eau reste requise pour les cultures. Dominique et Benoît ont alors calculé les investissements nécessaires sur deux ans afin de limiter les besoins en eau courante à un niveau minimal. C'est là une des forces de CARE selon Benoît, qui considère que « donner une valeur à la nature pour en prendre soin est paradoxal ». Avec cette nouvelle méthode, « on ne cherche donc pas à lui donner une valeur, mais à mesurer ce qui est nécessaire pour la préserver ».
C'est ce montant d'investissements requis qui a alors été ajouté à l'actif et au passif du bilan. Dans le cas de la ferme, il a notamment été envisagé de construire un dispositif de récupération des eaux de pluie et d'augmenter la fréquence de désherbage manuel pour diminuer les besoins d'irrigation des cultures. Suivant le principe d'amortissement linéaire classique, l'actif eau a ainsi été déprécié de la moitié du montant estimé à la fin de la première période, montant constituant également une charge comme dans un système de comptabilité traditionnelle. De l'autre côté du bilan, le capital eau est diminué du montant des mesures effectivement mises en place. Ce montant constitue également un produit pour le capital eau. La différence entre le produit et la charge donne alors une perte ou un profit imputable au capital eau. Dans ce cas, une perte est apparue car le dispositif de récupération des eaux de pluies n'a finalement pas pu être bâti.

Le Capital Social : Une Évaluation Basée sur le Bien-être
Le capital social dépend du bien-être, des conditions de travail ainsi que de la rémunération des agriculteurs et des vacanciers en woofing qui passent nombreux par le lieu pour découvrir les méthodes de la ferme. Estimer le niveau de préservation souhaité de ce capital paraît donc bien plus subjectif que pour le capital eau par exemple. Les calculs sont donc principalement basés sur des interviews avec les maraîchers et les woofeurs. Ils dépendent surtout du niveau de rémunération souhaité pour mener une vie décente.
Une fois déterminé, le montant permettant de préserver le capital social sur deux ans est porté à l'actif et au passif. À nouveau, l'actif est déprécié de moitié à la fin de la période et le passif est réduit de la rémunération octroyée et des coûts mis en place pour améliorer les conditions de travail. Le montant de l'amortissement représente également une charge et le montant de la diminution du passif est considéré comme un produit.
Le Bilan et Compte de Résultat Selon la Méthode CARE
Une fois cet exercice réalisé sur les sept capitaux définis (eau, sol, biodiversité, atmosphère, social, patrimonial et sociétal) et couplé à la comptabilité financière classique, le bilan et le compte de résultats peuvent être établis selon la méthode CARE. Même si le compte de résultat laisse apparaître une perte et contrairement à ce que laisserait penser une analyse isolée des capitaux eau et social, l'image qui ressort de ces comptes est en réalité plutôt positive pour la ferme.
Comme Benoît s'y attendait, les autres capitaux naturels sont plutôt bien préservés, notamment le capital sol qui est largement bonifié grâce aux techniques de maraîchage utilisées. Du côté du capital humain, les capitaux patrimonial et sociétal sont bien préservés. Sur le plan patrimonial également, grâce à la restauration et à l'entretien des anciens bâtiments. Pour l'aspect social, le résultat provient notamment des formations proposées et de l'impact positif de la démarche responsable de la ferme sur le voisinage.
Les Bénéfices de la Démarche CARE pour la Ferme de Cagnolle
La Ferme de Cagnolle a pu retirer beaucoup de cette démarche. D'abord, elle conforte Benoît et ses acolytes dans leurs choix engagés puisqu'ils ont pu constater de façon chiffrée tous les bienfaits que le modèle durable de la ferme a sur son environnement naturel, patrimonial et sociétal. Le maraîcher explique que beaucoup d'efforts sont faits pour produire des aliments de qualité tout en respectant l'environnement, mais que cela n'est pas mesuré et valorisé dans le système classique. Cela était d'autant plus décevant lorsque des gens se plaignaient du coût de ses produits. Avec CARE, il dispose désormais d'un outil lui permettant d'illustrer ces externalités positives.
Cette approche rappelle aussi l'importance de se considérer au cœur d'un écosystème tant environnemental que social, et d'appréhender des facteurs stratégiques jusqu'ici non suffisamment pris en considération et pourtant essentiels à la résilience de l'exploitation. Pour Benoît, implémenter CARE « permet de cibler les points d'amélioration, de faire valoir les externalités et de faire de meilleurs arbitrages avec les ressources disponibles ». En somme, c'est un outil de pilotage nettement plus complet que la comptabilité classique. Dominique abonde dans la même direction, soulignant que l'implémentation de la comptabilité CARE « permet de donner davantage de perspectives sur toute la démarche de la ferme ».
L'Analyse Approfondie du Bilan : Au-delà du Standard
La lecture du bilan est un élément primordial de la gestion d'entreprise. Son analyse peut apporter des éléments clés à son gestionnaire. Le bilan à lui seul ne suffit pas pour apprécier les bons chiffres d'une entreprise. Il est important de se poser les bonnes questions pour mieux les comprendre. C'est pourquoi il est nécessaire d'intégrer des éléments extra-comptables (en dehors du bilan) pour faire une approche du bilan plus complète et plus réaliste.
Pour cela, côté actif, il faut ajouter le foncier s'il n'y figure pas, revaloriser les valeurs de matériel (en raison de leur dépréciation), les améliorations du fonds, mais aussi reconstituer la vraie valeur des stocks par rapport au mode de valorisation choisi (cours du jour, prix de revient, décote ou surcote). Il convient également de considérer la date de clôture du bilan qui peut influencer l'actif en fonction des stocks. Et, côté passif, il faudra bien mettre en valeur les situations des comptes d'associés, pour ce qui se trouve en société, et ajouter les dettes professionnelles hors bilan (foncier, prêt JA et autres, prêts familiaux…).
Pour répondre à toutes ces questions, un retraitement du bilan est nécessaire. Ce bilan consolidé va affiner l'analyse et permettra au gestionnaire de faire une approche plus précise de ses ratios d'analyse financière. Souvent, les documents comptables reprennent ces éléments à la clôture de l'exercice pour présenter le bilan consolidé de l'exploitation.
Fonds de Roulement et Besoin en Fonds de Roulement
Le fonds de roulement est déterminé en prenant les capitaux permanents (capital et dettes à long et moyen termes) et l'actif immobilisé. Dans un exemple donné, cela pourrait signifier que le fonds de roulement s'établit à la somme de 400 000 € + 350 000 € - 600 000 € = 150 000 €.
Quant au besoin en fonds de roulement, il correspond aux liquidités dont l'entreprise doit disposer pour continuer à produire, avant ses encaissements. Il se calcule par la différence entre l'actif circulant et le passif d'exploitation. En reprenant l'exemple précédent, il s'établirait donc à la somme de 300 000 € - 200 000 € = 100 000 €, ce qui permet de dire que l'excédent de fonds de roulement non utilisé par le besoin en fonds de roulement s'établit à la somme de 150 000 € (fonds de roulement) - 100 000 € (besoin en fonds de roulement), soit un montant de 50 000 € qui représente la trésorerie de l'exploitation.
Analyse Dynamique et Ratios Financiers Clés
L'analyse dynamique du bilan doit se faire au moins sur trois à cinq exercices. Le résultat est d'autant plus intéressant qu'une simple analyse classique et annuelle. Bien entendu, l'analyse économique se fera à partir de l'excédent brut d'exploitation (EBE). Rapporté au produit total, il permet de connaître la trésorerie dégagée sur l'activité, et rapporté aux annuités, l'EBE permet de mesurer la part de trésorerie utilisée pour le paiement des annuités.
Ce qu'il faut éviter, c'est de financer des emplois à long terme, notamment du matériel, avec des prêts à court terme, qui se renouvellent chaque année. Tout simplement, l'entreprise ne pourrait pas faire face à des remboursements si son actif circulant devenait insuffisant. Cette analyse doit être associée à une comparaison avec d'autres exploitations du même secteur grâce aux analyses de groupe.
Plusieurs ratios financiers sont essentiels pour évaluer la santé d'une exploitation :
- 50 % : Taux à ne pas dépasser par l'exploitation. Il mesure le taux d'endettement, qui reflète la fragilité financière et le poids de la dette de l'entreprise. Il représente, en pourcentage, l'ensemble des dettes par rapport au total de l'actif.
- 85 % : Ce pourcentage mesure la solvabilité à court terme de l'entreprise et sa capacité à faire face à ses engagements à court terme. Il représente, en pourcentage, l'actif circulant moins les stocks par rapport aux dettes de moins d'un an.
- 66 % : Plus ce taux est élevé, plus l'indépendance financière mesurée vis-à-vis des banques est acceptable. Il représente, en pourcentage, les capitaux propres par rapport au passif stable.
- 30 % : Atteindre ce taux reflète l'efficacité économique que doit avoir une entreprise, c'est-à-dire sa capacité à créer de la richesse. Il se calcule par le rapport entre le produit brut et l'excédent brut d'exploitation (EBE).
- 45 % : Pourcentage à ne pas dépasser en régime de croisière. C'est le rapport qui mesure le poids du financement des investissements (l'ensemble des annuités) de l'entreprise par rapport à l'excédent brut d'exploitation (EBE).

Les Implications de la Cessation d'Activité et de la Liquidation
La cessation d'activité d'une société peut entraîner sa dissolution et sa liquidation, ce qui occasionne des écritures comptables particulières. Dans le régime conventionnel, la seule obligation comptable légale est de présenter les comptes établis à l'assemblée appelée à statuer sur la clôture de la liquidation. Dans les deux cas, une déclaration de résultat doit être produite à l'administration fiscale dans les 60 jours de la date de clôture de la liquidation.
Les écritures de liquidation comprennent les enregistrements comptables constatant la réalisation des éléments d'actif et l'apurement du passif. À l'issue de ces opérations, un compte spécial « Résultat de liquidation » est créé par différence entre le compte 773 « Résultat de liquidation - produits » et le compte 673 « Résultat de liquidation - charges ». Le compte de définition de liquidation est établi lorsque l'ensemble des opérations est achevé. Par exemple, si le liquidateur revend les immobilisations pour 110 000 euros et les stocks pour 5 000 euros, et rembourse l'intégralité des dettes, le résultat de liquidation pourrait s'établir à + 5 000 euros.
Fiscalement, les opérations de cession des immobilisations peuvent générer des régularisations de TVA à reverser. Dans ce cas, il convient de débiter le compte 673 « Résultat de liquidation - Charges » et de créditer le compte 4455 « TVA à décaisser ». Il convient également de comptabiliser la répartition des capitaux propres subsistants entre les associés. Le partage fait apparaître un boni de liquidation ou un mali de liquidation (pour plus d'informations à ce sujet : Résultat de liquidation - boni ou mali ?). Les règles de partage figurent dans les statuts. Les écritures comptables d'une cessation d'activité suivie d'une liquidation sont assez simples en pratique.
Prérequis pour l'Adoption de CARE : L'Authenticité
Dominique et Benoît ne ménagent pas leurs efforts pour convaincre d'autres fermes d'adopter la méthode CARE. Ils organisent notamment des formations à cette nouvelle méthode de comptabilité durable et espèrent créer un effet d'entraînement. Quel prérequis est nécessaire pour ceux qui souhaiteraient se lancer ? Il est somme toute assez simple : l'authenticité de l'approche ! Comme le dit Dominique, « CARE ne fonctionne que si on a de la sincérité dans la démarche ». Cette sincérité est la pierre angulaire d'une évaluation juste et pertinente des capitaux naturels et humains, permettant ainsi une véritable transformation des pratiques agricoles vers une durabilité accrue.
L'implémentation de CARE, comme le démontre l'exemple de la Ferme de Cagnolle, offre une vision holistique de la performance d'une exploitation, intégrant des dimensions environnementales et sociales souvent négligées par la comptabilité traditionnelle. Elle permet de mettre en lumière les externalités positives des pratiques agroécologiques et de piloter l'entreprise avec une compréhension plus profonde de son impact réel sur la planète et sur le bien-être de ses collaborateurs.
tags: #exemple #bilan #actif #passif #maraichage