L'Exploitation Maraîchère en Espagne : Entre Modèles Intensifs, Transitions Biologiques et Initiatives Locales

L'Espagne, et en particulier l'Andalousie, est depuis des décennies un acteur majeur de la production maraîchère en Europe. Cependant, derrière cette façade d'abondance se cache une réalité complexe, faite de défis environnementaux, sociaux et économiques, mais aussi d'initiatives prometteuses visant à transformer le secteur vers plus de durabilité et d'équité.

Carte de l'Andalousie et de la région de Murcie

Le Modèle Almerian : Le "Potager de l'Europe" et ses Conséquences

Les rayons de nos supermarchés regorgent toute l’année durant de tomates, de poivrons, de courgettes et de fraises à prix imbattables. La majorité de ces fruits et légumes proviennent du sud de l’Espagne, dans le désert rendu artificiellement fertile d’Almeria. Cette région d’Andalousie, au sol aride et sec, n’a pourtant pas toujours été recouverte de serres. Là où elles s’étalent aujourd’hui, il n’y avait auparavant qu’un territoire presque inhabité, parcouru de temps à autres par des troupeaux de moutons.

Au milieu du XXe siècle, le régime de Franco décide de mettre en valeur la zone d’Almeria. Constatant le taux d’ensoleillement record, le climat très chaud, l’absence de gelées et la facilité d’accès aux nombreuses nappes phréatiques, les agronomes espagnols lancent un projet d’irrigation géant pour la culture de légumes. Des puits sont creusés, et le désert andalou est rapidement colonisé par les agriculteurs. Pour protéger les cultures des vents du Sahara qui érodent les sols, ils décident d’ériger des serres.

Vue aérienne des serres d'Almeria

Une immense mer de plastique recouvre ces quelque 33 000 hectares, formée par les kilomètres de bâches qui recouvrent les serres s’étendant à perte de vue. En quelques décennies, l’ancien désert d’Almeria est devenu le centre de production intensive de légumes le plus important d’Europe. La productivité serait passée d’environ 30 tonnes de légumes à l’hectare avant l’entrée dans l’UE à 50 ou 55 tonnes par hectare produites aujourd’hui, estime l’ingénieur agronome Bernard Roux dans un entretien publié sur le site de l’AGTER (Association pour contribuer à l’Amélioration de la Gouvernance de la Terre, de l’Eau et des Ressources naturelles). En 2017, l’Andalousie a exporté pour 5 224 millions d’euros de légumes primeurs.

Impacts Socio-Économiques

Le potager de l’Europe repose sur un système de production qui allie culture super-intensive et exploitation d’une main d’œuvre immigrée. Les logiques productivistes et capitalistes à l’œuvre dans ces exploitations montrent leurs effets à différents niveaux, à commencer par les conditions de travail des agriculteurs. Le système agricole pousse à l’augmentation de la productivité, à l’investissement technologique et donc à l’endettement, tandis que les acheteurs, entreprises de distribution en tête, font tout leur possible pour négocier les prix à la baisse.

Les paysans ont beau investir, leurs revenus n’augmentent pas ; l’unique moyen de compensation réside donc dans la potentielle hausse des rendements. Pour augmenter ces rendements, l’un des leviers principaux est la diminution des salaires. Les Andalous ont peu à peu fui ce marché devant l’impossibilité d’obtenir une rémunération décente. Mais de l’autre côté de la Méditerranée, certains ont commencé à entendre parler d’emplois potentiels en Andalousie, sous-payés et difficiles, certes, mais qui permettraient de survivre.

Sans aucune protection juridique ni sociale, ces travailleurs peuvent donc être remerciés du jour en lendemain. Le salaire moyen serait de 35 euros la journée, pas assez pour se payer un logement dans les environs. Beaucoup des immigrés sont donc soit logés directement dans les zones de serres, dans les anciens bâtiments, les « cortijos », ou encore dans les écuries, soit dans des abris de fortune fabriqués avec de vieilles bâches en plastique. En plus d’être précaires, les conditions de travail sont par ailleurs particulièrement rudes.

La mer de plastique d’Almeria | ARTE Regards

Impacts Environnementaux

Le modèle almerian a des répercussions environnementales significatives. Résultat : la biodiversité s’éteint, les sols s’appauvrissent et les réserves d’eau se vident. L’autre levier largement mobilisé par les agriculteurs pour augmenter leurs rendements, c’est bien le recours massif aux produits phytosanitaires. Ces intrants chimiques polluent les sols, l’eau, provoquent des cancers chez les travailleurs et produisent en bout de course des aliments néfastes pour la santé.

Mais la dégradation des sols andalous est aussi provoquée par l’érosion, ainsi que par les énormes quantités de déchets issus de la reconstruction régulière des serres. Le problème majeur posé par cette exploitation intensive demeure la diminution des réserves d’eau. Au-delà des serres, les coteaux escarpés qui bordent ce paysage de plastique sont occupés par des oliveraies qui ont achevé de vider les réserves d’eau souterraine.

Des alternatives pour l’approvisionnement en eau ont été explorées, et les producteurs ont recours à un système d’irrigation au goutte-à-goutte dans les serres, qui permet de réduire la consommation, même si 50 litres d’eau sont toujours nécessaires pour produire un kilo de tomates. Une unité de dessalement de l’eau de mer avait donc été mise sur pied par le gouvernement. Mais en plus d’être extrêmement polluant, le processus est très coûteux, et la composition de l’eau obtenue ne convient pas à la bonne croissance des plantes.

La Transition vers l'Agriculture Biologique : Entre Opportunités et Défis

Pour une agriculture moins consommatrice en ressources et plus respectueuse de l’environnement, le modèle du bio peut apparaître comme une solution. En 2018, 108 566 tonnes de bio seraient sorties des serres d’Almeria et de sa région, dont la très grande majorité (75 %) part à l’étranger en camion. Les conditions de travail ne seraient pourtant pas meilleures dans ce secteur. Un reportage du Monde a mis en lumière les doutes que l’on pouvait avoir sur les produits utilisés par certaines exploitations certifiées bio.

Là où il n’y a pas de doute, en revanche, c’est sur le recours massif au soufre dans les serres. Ce procédé, autorisé en agriculture biologique, cause allergies et irritations aux travailleurs sans protection.

L'Exemple de GreenLand Organic : Une Approche Axée sur la Transparence et le Lien

Certains acteurs, comme GreenLand Organic, s'efforcent de proposer un modèle différent, basé sur la transparence et le lien direct entre producteurs et consommateurs. Salut depuis notre charmant petit village andalou près de Malaga en Espagne. Je m’appelle Antonio Gonzalez, j’aimerais vous parler de mon projet. Depuis l’enfance, j’ai travaillé dans les champs avec ma famille, où j’ai appris les techniques utilisées en agriculture biologique pour les produits typiques de notre région. Dans les années 1990, ma famille fut l’une des premières en Espagne à effectuer la transition vers des pratiques d’agriculture biologique authentiques. Lorsque je suis à mon tour devenu agriculteur, j’ai réalisé les défis auxquels les petits producteurs étaient confrontés : travail dévalorisé et hausse des coûts.

GreenLand Organic est notre solution. Nous vous invitons à rejoindre cette aventure, basée sur la transparence entre les producteurs et les consommateurs. Notre mission : rapprocher les consommateurs et les agriculteurs Bio. Nous croyons qu'un autre modèle économique est possible, et même avantageux. Notre projet repose sur la transparence, l'éducation et la création de liens à long terme avec nos consommateurs.

Logo de GreenLand Organic

Ce modèle se distingue par plusieurs piliers :

  • Pas d'intermédiaire : Nous fournissons les produits de notre ferme familiale et celles d'amis agriculteurs de la région.
  • Créer du lien : Nous voulons connaître personnellement nos consommateurs. Nous viendrons en personne pour votre première commande pour vous rencontrer.
  • Visiter notre ferme : Nous serons heureux de vous recevoir à notre ferme. Nous pouvons vous héberger pendant votre séjour en Andalousie. Nous accueillons nos groupes de consommateurs dans notre ferme à Pizarra, en Andalousie. Vous serez hébergés dans une maison à côté de la ferme, et nous prendrons du temps pour vous faire visiter et vous montrer comment nous travaillons.
  • Commerce équitable : Une juste rétribution pour les agriculteurs, et une transparence sur l'origine des produits pour le consommateur. En achetant vos fruits et produits Bio directement chez nous, vous avez un impact positif significatif car vous aidez à supporter les pratiques d’agriculture Bio engagées. Notre démarche commerciale cherche à supprimer les intermédiaires pour être plus équitable et transparente. Vous bénéficiez de votre côté de produits de qualité respectueux de l’environnement.
  • Des produits locaux de saison : Nous proposons un large catalogue de produits toute l'année : agrumes, fruits subtropicaux, noix, huiles, olives, etc.
  • Livraison rapide : Nous gérons nous-même l'emballage et travaillons avec des livreurs qui garantissent la fraîcheur des produits. Nous expédions les commandes à destination directe du lieu de votre choix, via un service de transport terrestre rapide et de qualité. Nous prenons soin de surveiller tout le processus, de la récolte à la palettisation des colis, et la remise au transporteur.
  • Rejoindre le réseau : C’est facile. Allez sur la page des groupes déjà en place, où vous aurez accès à la liste de nos groupes. Vous pourrez choisir celui qui vous intéresse et faire une demande de prise de contact. Pour rejoindre le réseau Greenland Organic, contactez-nous pour nous présenter votre groupe.

Initiatives et Innovations pour une Agriculture Durable

Au-delà des modèles existants, de nombreuses initiatives émergent en Espagne pour repenser l'agriculture et la rendre plus durable, plus juste et plus respectueuse de l'environnement.

Reboisement et Permaculture : L'Action de Frédérique Edy

Certains habitants de la région tentent à leur échelle de trouver des solutions pour lutter contre cet écocide qui ne semble pas préoccuper les pouvoirs locaux. C’est ainsi que Frédérique Edy, résidente de Los Alias, a décidé de ne plus attendre pour agir. Aidée de sa formation en permaculture, elle est passée à l’action avec l’aide de jeunes bénévoles enthousiastes. Son objectif : planter 500 arbres cette année, et le double les années suivantes. L’idée est de reforester la vallée de Cariatiz avec des espèces endémiques locales, qui vont enrichir les sols au lieu de les appauvrir. Cette démarche qui s’articule autour de la permaculture et l’agroécologie vise à renouveler les nappes phréatiques de la vallée.

Les initiatives de ce type sont aujourd’hui essentielles pour tenter de protéger tant que c’est encore possible l’environnement dégradé par des décennies de surexploitation des ressources naturelles. L’appauvrissement des sols et l’épuisement des réserves d’eau constituent en effet la base d’un système agricole qui nourrit une grande partie l’Europe. Ces dégradations, couplées au travail dans des conditions déplorables d’une main d’œuvre immigrée et à la pollution occasionnée par le transport, sont autant de facteurs réunis pour produire des aliments qui nuiront au final à la santé des consommateurs.

Marchés Locaux et Circuits Courts : Madrid Rural

Le distributeur espagnol Alcampo (groupe Auchan) développe depuis plusieurs années son offre en fruits et légumes locaux. Dernièrement, il a signé un partenariat avec Madrid Rural, une nouvelle place de commercialisation de la production madrilène. La Communauté de Madrid a ouvert, fin février, Madrid Rural, le premier grand marché de proximité pour la distribution et la vente de fruits et légumes locaux de saison sans intermédiaires. Ce marché est le tout premier marché porté par une administration autonome en Espagne. Jusqu'à présent, 50 agriculteurs participent déjà à ce projet.

La gamme offerte est large : blettes, asperges, tomates, épinards, brocolis, chou, bourrache, aubergine, concombre, ciboule, chou-fleur, laitue, artichaut, pomme de terre, entre autres. Tous les produits portent la marque Madrid Rural, visible sur leurs étiquettes. La création de Madrid Rural a été envisagée dans le cadre du Plan Terra du gouvernement autonome, un programme qui a déjà été exécuté à 80%. Celui-ci se compose de 50 mesures visant à libéraliser le secteur et dispose d'une dotation de 100 millions d'euros.

Infographie sur les avantages des circuits courts

Investissements et Innovation Technologique : Sofruce et Primaflor

Certaines entreprises se positionnent sur l'investissement dans l'agriculture durable et l'innovation technologique. Désireux d’être au cœur de la production, mais aussi de valoriser notre culture familiale agricole, nous avons décidé d’investir dans des fermes situées dans le bassin méditerranéen : en Espagne et à Dakhla Oued Ed-Dahab. Dans un monde en constante évolution, l’investissement dans le secteur agricole s’avère être une démarche stratégique et impérative. Investir dans l’agriculture, c’est répondre à une demande grandissante de la population pour des produits frais et de qualité. Cela permet également de contribuer à la sécurisation de la chaîne alimentaire tout en encourageant les pratiques agricoles durables et responsables.

Chez Sofruce, nous mettons l’accent sur la production de fruits et légumes frais qui répondent exactement aux attentes et aux besoins du marché. Nous nous engageons à fournir des produits de la plus haute qualité, cultivés selon des normes rigoureuses. Nos fermes ne sont pas seulement des lieux de production mais aussi d’importantes bases pour la recherche et le développement, nous permettant d’innover et d’améliorer continuellement nos produits et nos méthodes agricoles. La garantie des volumes de production et la traçabilité sont des éléments clés de notre engagement envers nos clients. Sofruce s’assure que chaque produit peut être retracé jusqu’à son origine, garantissant ainsi une transparence totale sur la provenance et la qualité des produits.

Nous possédons deux fermes en Espagne. La première porte le nom de Finca Colombo et s’étend sur une superficie de 30 ha. Notre exploitation Green Valley Berries, experte dans le secteur des fruits rouges, avec la fraise comme produit majeur (avec une capacité de production de près de 20 000 tonnes). La collecte de nos productions est effectuée uniquement lorsque les fruits ont atteint une maturité optimale. Le conditionnement et le stockage des marchandises sont alors réalisés le jour même, afin que les produits restent frais et savoureux. La deuxième plantation porte le nom de Finca Papito, c’est une exploitation familiale spécialisée dans la filière des agrumes. S’étendant sur une superficie de 25 ha, nous nous spécialisons dans les cultures d’arbres fruitiers comme l’oranger, le citronnier, le clémentinier et le mandarinier. En plus d’offrir une large gamme de fruits et légumes à notre clientèle, nous lui donnons la possibilité de choisir l’origine du produit agricole qu’elle souhaite acquérir.

L'entreprise Primaflor a choisi la ferme Fatima comme représentant pour le programme Flagship Farmers. La ferme produit une laitue conforme aux exigences du référentiel GLOBALG.A.P. Celles-ci garantissent que l'ensemble des pratiques telles que la sécurité et la qualité des aliments, la gestion adéquate de l'environnement, la tenue de registres et le bien-être des travailleurs sont auditées et vérifiées en toute indépendance.

La concentration en nutriments de toutes les parcelles de plantation est testée chaque année, afin d'éviter l'application excessive d'engrais. L'exploitation agricole a mis en place un certain nombre de mesures pour utiliser l'eau de manière plus efficace :

  • Des humidimètres de sol permettent d'évaluer avec précision les besoins en irrigation tout en s'assurant que l'eau ne s'écoule pas au-delà de la zone racinaire de la culture.
  • L'irrigation goutte à goutte souterraine minimise l'utilisation de l'eau, celle-ci s'égouttant lentement jusqu'aux racines des plants. On estime que cette méthode d'irrigation est 25 % plus efficace que les autres.
  • Plus performant et précis que les goutteurs traditionnels, un système d'irrigation goutte à goutte à pression compensée est également utilisé.
  • Toutes les sources d'eau sont soumises à deux tests microbiens effectués chaque année pour contrôler le respect des taux de pureté.
  • Une station météorologique sur la ferme prédit les précipitations probables et calcule les taux d'évaporation du sol.

Grâce à un programme de sélection des semences, mené en collaboration avec les fournisseurs, plus de 300 variétés différentes sont plantées chaque semaine pendant la saison de végétation, dans le but d'améliorer la résistance aux nuisibles et aux maladies ainsi que la croissance des générations futures. Primaflor participe également à Veg-i-Trade, un projet d'évaluation des impacts anticipés du changement climatique et de la mondialisation sur la sécurité des produits frais et des produits alimentaires dérivés. Les recherches portent notamment sur les niveaux d'irrigation, l'objectif étant d'évaluer leur influence sur la durée de conservation et la qualité des laitues iceberg et romaines.

La ferme emploie un spécialiste en agronomie pour assurer un diagnostic précis et rapide des ravageurs, tandis que des répulsifs biologiques tels que de l'extrait d'ail et l'huile de neem - qui ne sont pas dangereux pour les insectes utiles - sont utilisés pour lutter contre certaines espèces nuisibles ciblées. Elle a recours à la fertirrigation, c'est-à-dire l'application d'engrais ou d'autres produits solubles dans l'eau par le biais d'un système d'irrigation. Cette technique permet une diffusion précise et réduit la quantité totale de solutions chimiques utilisées par rapport à l'application à sec.

Schéma de la fertirrigation

Primaflor s'appuie également sur des systèmes GPS pour tenir compte de la forme et de la pente du champ dans la préparation des champs. La surface utile du champ est ainsi optimisée, ce qui améliore l'efficacité de la culture, de la plantation, de l'irrigation et de la récolte. Le recours à la plantation, au désherbage et à la récolte mécanisés favorise un meilleur établissement des plants. Grâce à cela, la laitue peut désormais être récoltée cinq jours plus tôt. De plus, l'entreprise a pu réduire ses effectifs de 32 %. Les pièges à phéromones et les pièges collants capturent les espèces nuisibles, et en cas de dépassement des seuils, le technicien de la ferme peut approuver l'utilisation de produits phytosanitaires spécifiques. « En tant que membres du programme Flagship Farmer, nous sommes conscients de l'importance de bonnes pratiques agricoles et de cultiver des produits de qualité d'une manière durable et sûre pour assurer l'avenir de l'agriculture. Ce n'est qu'ainsi que nous pourrons gagner la confiance de nos clients. « L'incroyable éventail de technologies et de bonnes pratiques en jeu ici montre ce qui est réellement possible en matière de production agricole. Certaines pratiques ont été adoptées parce qu'elles présentent un avantage économique, mais l'impact bénéfique qu'elles ont sur l'environnement a également été pris en compte. La diminution des besoins en engrais, pesticides et eau est l'un des aspects les plus importants et les plus urgents de l'agriculture moderne et durable, et Primaflor a relevé ce défi avec succès.

L'Agriculture Biologique à Taille Humaine : Projets Rucula, Casa Pareja et José

D'autres initiatives mettent en avant l'agriculture biologique à taille humaine, souvent portée par des familles ou de jeunes agriculteurs passionnés. Nous défendons un modèle d’agriculture à taille humaine au sein duquel les familles de paysans peuvent vivre de l’agriculture biologique et l’appliquer de façon cohérente en conservant la biodiversité et en développant un agrosystème vivant et durable.

La ferme "Proyecto Rucula" se trouve à Mula, c'est un voisin et ami d'Alberto et de Cristóbal. La ferme Casa Pareja se situe à Jumilla dans la région de Murcie, au sud-est de l'Espagne, à 400 m au-dessus du niveau de la mer, avec une pluviométrie très faible et un fort ensoleillement. C'est Juan, parmi 8 cousins de la famille, qui décide de remettre sur pieds ce patrimoine moribond et pourtant très riche. La famille Ortega est installée dans le secteur de Yecla au nord de la région de Murcie. Récemment installé en tant que paysan, sur de petites parcelles à El Niño de Mula, José mène son verger d'agrumes tout en travaillant comme technicien pour une coopérative agricole locale. Ces exemples démontrent une volonté de préserver les savoir-faire traditionnels tout en s'adaptant aux exigences d'une agriculture respectueuse.

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