Guide complet de l'exposition et des exigences de culture des rosiers grimpants

Les rosiers grimpants sont de véritables pépites du jardin, offrant une floraison généreuse et un impact visuel incomparable. Vous cherchez une jolie façon d’habiller votre pergola ou un grillage, les rosiers grimpants sont faits pour vous ! Facile à planter, ils sauront développer leurs longues lianes pour former une jolie décoration florale. De la lumière, de l’espace, de l’air autour des branches, cet arbuste réclame des conditions de culture particulières pour être à son aise et vous offrir des brassées de roses.

Un rosier grimpant en fleurs sur une pergola en bois

Les exigences d’exposition : le facteur clé de la réussite

Pour obtenir de belles roses, il faut nourrir et arroser le rosier, notamment au début du printemps. En règle générale, ces rosiers préfèrent au moins six heures de soleil direct par jour pour une croissance optimale et une floraison abondante. Le rosier préfère le soleil ou une zone très lumineuse. L'exposition idéale est l'Est, pour le soleil du matin et l'ombre de l'après-midi, utile pour le protéger de la canicule estivale.

Cependant, il est impératif d'éviter les expositions extrêmes comme la proximité d’un mur plein sud réfléchissant une forte chaleur sèche ou, au contraire, un endroit très ombragé, froid et humide. Renoncer à fleurir avec des roses la façade nord toujours à l’ombre. Bien que le rosier pousse un peu partout, il faut noter que les rosiers grimpants peuvent tolérer une ombre légère, mais une exposition prolongée à l’ombre peut entraîner une croissance moins vigoureuse et une floraison réduite. Certaines variétés supportent la mi-ombre (3 à 4 heures de soleil /jour).

Dans le Midi de la France, les fortes chaleurs estivales bloquent les floraisons qui reprennent naturellement au retour des pluies et de températures plus fraîches. Même si les rosiers aiment bien le soleil, ils deviennent sensibles si on les expose trop longtemps. Il y a des situations dans les jardins ou même les rosiers ne peuvent plus supporter la chaleur, par exemple directement devant des murs ou une chaleur intense peut bruler et endommager les feuilles. Il y a aussi le danger d’un dessèchement qui favorise l’expansion des acariens (araignées) et d’oïdium.

Préparation du sol et conditions de plantation

Ne pas planter trop vite le rosier. Faire d’abord un grand trou profond et examiner la terre qui est souvent médiocre ou mêlée de gravats. Mieux vaut alors la remplacer par de la meilleure terre de jardin, un terreau contenant de l’argile ou un mélange des deux. Un sol bien drainé et peu calcaire est à privilégier. Si la terre est trop lourde, placez dans le fond du trou une couche de graviers grossiers (10 cm d’épaisseur) afin de faciliter le drainage.

Pour la plantation, nous vous conseillons d’éviter de replanter des rosiers à un endroit où il y en a déjà eu dans un délai de 2 à 5 ans. Préparez le terrain où vous comptez planter vos rosiers : bêchez et enlevez mauvaises herbes et cailloux. Creusez le trou de plantation (40 cm en tous sens), incorporez un mélange de terreau et de fumier en poudre dans le fond ou du compost bien mûr. Pour une plantation à l’automne, pour bien fumer votre terrain en profondeur, il est conseillé d’utiliser du fumier décomposé ou de la corne d’os, en évitant le contact avec les racines du rosier.

Schéma illustrant les étapes de plantation d'un rosier avec la mise en place du point de greffe

Les étapes techniques de la plantation

La technique de plantation des rosiers n’est pas révolutionnaire. Elle est la même pour tout les arbustes et rosiers (grimpants ou non). Voici les étapes essentielles :

  1. Retirez le rosier de son emballage protecteur (pot ou sachet lorsque ce dernier est en racines nues).
  2. Taillez le bout des racines (juste le bout), afin de stimuler le rosier lors de sa plantation.
  3. Pralinez les racines du rosier en laissant tremper les racines dans un seau rempli de boue.
  4. Creusez un large trou de 30 à 40 cm de côté et de profondeur et ameublissez le fond à la bêche.
  5. Installez le plant verticalement en étalant les racines. Le point de greffe doit affleurer au niveau du sol.
  6. Comblez le trou de terre meuble éventuellement mélangée à un peu de terreau en tassant au fur et à mesure tout autour des racines.
  7. Tassez du bout du pied tout autour du rosier pour bien l’enraciner en aménageant une petite “cuvette”. Cela permettra, lors de l’arrosage de bien canaliser l’eau vers les racines du rosier.
  8. Après avoir apporté copieusement de l’eau au fond du trou (5 à 10 litres par plante), rebouchez avec la terre.
  9. Au printemps en particulier, ménagez une cuvette autour du plant pour recevoir et concentrer l’eau des futurs arrosages.

Pour les rosiers grimpants qui sont plantés près d’un mur, placez le pied à 20-25 cm de celui-ci et orientez, si possible, les racines vers l’extérieur. NB : contre un mur, inclinez sa motte, comme pour une clématite.

Entretien : arrosage, paillage et palissage

Les vertus du paillage sont de plus en plus reconnues. Il limite le développement des mauvaises herbes, maintient l’humidité, favorise un biotope équilibré. Utilisez une matière saine, qu’elle soit sèche (évitez les tontes fraîches qui pourrissent et vous amènent des maladies). Grattez légèrement la terre sans blesser les racines et arrosez avant de poser votre paillage. Ainsi, vous maintiendrez une terre meuble, humide qui retient l’eau.

Poursuivez cependant les arrosages la 1ère année (10l/semaine) pendant les grosses chaleurs et soyez vigilant en cas d’hiver sec ! Il vaut mieux espacer les arrosages que de les multiplier. Nos rosiers savent adapter leur système racinaire aux conditions climatiques. Nourrissez chaque année votre rosier de préférence à l’automne. Privilégiez les apports naturels (compost ou fumier bien décomposé en surface en ayant pris soin de griffer légèrement la terre).

TAILLE D’ÉTÉ ET PALISSAGE D’UN ROSIER GRIMPANT

Puisque votre rosier est grimpant, il faut prendre le soin de le palisser sur un support. Les rosiers grimpants, contrairement aux plantes grimpantes comme le lierre, ne s'accrochent pas naturellement. Commencez par vérifier que votre rosier dispose d’un support adapté. Un treillage, des fils métalliques ou des tuteurs robustes sont essentiels. Ensuite, attachez délicatement les tiges principales au support à l’aide de liens souples, comme du raphia ou des attaches spéciales pour plantes. Pour stimuler la croissance verticale, inclinez les tiges à l’horizontale.

Prévention des maladies et choix des variétés

Au niveau du sol, des apports trop dosés d’engrais azoté, l’absence de binage ou encore de paillage créent les conditions idéales pour attirer des hordes de pucerons qui sucent ensuite la sève des jeunes pousses. Les rosiers souffrent également de l’oïdium, des taches noires, de la rouille et du mildiou. Seuls les traitements préventifs sont efficaces contre ces maladies provoquées par des champignons. Les catalogues fournissent des précisions sur la résistance aux maladies. Les labels ADR (Allemagne) et AARS (USA) certifient la résistance des roses. Les rosiers Kordes sont cultivés sans produit phytosanitaire.

Faire le bon choix n’est pas une mince affaire : il existe tant de roses ! La forme (arbuste, couvre-sol, grimpant…) est un premier critère. Dans un sol pauvre, léger ou caillouteux, préférer les roses anciennes à floraison unique et à fleurs simples ou plus petites. Des rosiers qui tolèrent mieux la chaleur sont souvent caractérisés par des feuilles très petites. En plus un port étalé et bas peut aider pour que la plante supporte mieux la chaleur. Les rosiers couvres-sols protègent la terre de l’échauffement et permettent à la terre de mieux garder l’humidité.

Infographie comparant les besoins en exposition de différents types de rosiers

Évolution et maturité des rosiers grimpants

Le rosier atteint sa taille adulte en trois ans. Les jeunes rosiers grimpants peuvent mettre 2 à 3 ans avant de fleurir abondamment. La première année, ils ont besoin de développer leur système racinaire. La patience est de mise : certains rosiers peuvent prendre 2 à 3 ans avant de grimper significativement. Les rosiers grimpants produisent des fleurs assez abondantes. Ils sont souvent cultivés pour leurs grappes de fleurs qui peuvent couvrir de grandes surfaces une fois qu'ils ont atteint leur maturité.

Lorsque les rosiers grimpants excèdent 4 mètres de haut, ils entrent dans la catégorie des grands rosiers, que l'on appelle également les rosiers lianes. Toutes les variétés de roses sont originaires de l’hémisphère nord. Même s'il en existait dans l'Antiquité, seuls une quinzaine de rosiers sont référencés sous le règne de Louis XIV. Il faut attendre le XVIIIe siècle pour que se développent vraiment les variétés. Les hybrideurs commencent alors à mélanger le pollen des roses et obtiennent plusieurs centaines de variétés. Du côté de Lyon, de nombreux obtenteurs ont créé des variétés à partir du milieu du XIXe siècle.

Exemple d'une variété emblématique : Le Grand Huit®

Le rosier grimpant Le Grand Huit® est une variété emblématique pour qui recherche à la fois la noblesse d’une grande rose rouge et un parfum réellement présent au jardin. Conduit en tuteur, il apporte immédiatement de la verticalité et structure un mur, une entrée ou une terrasse avec élégance. Le rosier grimpant Le Grand Huit® donne le meilleur de lui-même en situation ensoleillée. Une exposition lumineuse et bien aérée favorise une floraison abondante et limite l’humidité sur le feuillage. Il apprécie les sols profonds, fertiles et bien drainés. Une terre lourde ou gorgée d’eau en hiver peut ralentir sa croissance et affaiblir la plante. À l’inverse, un sol trop pauvre ou trop sec limitera la remontée de floraison.

Sa rusticité est bonne et permet sa culture dans la plupart des régions françaises. Une fois bien installé, il supporte sans difficulté les hivers froids. Comme beaucoup de rosiers grimpants, il montre surtout ses limites dans les terrains mal drainés ou les expositions très brûlantes sans suivi d’arrosage. Au jardin, il s’associe facilement avec des vivaces souples qui allègent sa silhouette : géraniums vivaces, sauges, nepeta ou gaura. Les feuillages gris ou bleutés mettent particulièrement en valeur la profondeur de son rouge velouté. Dans un décor plus structuré, il peut être accompagné d’arbustes persistants bas ou de petites graminées. À maturité, ce rosier grimpant atteint généralement 2,5 à 3 mètres de hauteur, avec une largeur d’environ 1,5 à 2 mètres selon les conditions de culture et la conduite du palissage.

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