« À la Sainte-Catherine, tout bois prend racine ». Quiconque a déjà mis les mains dans la terre connaît ce dicton, souvent entendu dans la bouche des grands-pères jardiniers. Le 25 novembre est une journée bien connue des jardiniers. Qu’est-ce que cela signifie ? Pourquoi ? En jetant un œil sur le calendrier grégorien, on s’aperçoit que la Sainte-Catherine est fêtée le 25 novembre. En réalité, ce proverbe indique que planter à la Sainte Catherine est une période favorable à la culture de certains arbres et arbustes. Le célèbre dicton « À la Sainte Catherine, tout bois prend racine » est bien connu des jardiniers. Mais pourquoi cette période autour du 25 novembre est-elle si propice aux plantations ?

Les origines historiques et le glissement de sens
Sainte-Catherine, c’est en fait Catherine d’Alexandrie, née en 294 et décédée en 312 à l’âge de 18 ans. Née dans une famille noble installée à Alexandrie en Égypte, Dorothée (puisque tel est son prénom) est d’une grande érudition et d’une intelligence rare pour une jeune fille de son âge. Cette dernière s’oppose à l’empereur Maximin II Daïa à propos d’une séance d’apostasie (renonciation à sa foi) de chrétiens. Ce dernier essaie par tous les moyens de la faire renoncer à sa foi. Quelques siècles plus tard, lors de Croisades, sa légende se répand en Occident. Les jeunes filles encore célibataires à 25 ans coiffent Sainte-Catherine : Cette tradition est issue de la tradition selon laquelle c’étaient les jeunes filles de moins de 25 ans qui enlevaient la coiffe posée sur les statues de Sainte-Catherine dans les églises. Les foires de la Sainte-Catherine sont nombreuses partout en France.
La Sainte-Catherine du 25 novembre rend hommage à Catherine d’Alexandrie, une érudite et martyre chrétienne du IVᵉ siècle. Selon la légende, elle aurait tenu tête à l’empereur Maxence en défendant sa foi face à des philosophes païens, avant de subir le supplice de la roue. Elle est devenue la sainte patronne des philosophes, des étudiants… et des catherinettes ! Mais alors, quel rapport avec le bois qui prend racine avec Sainte-Catherine ? À en croire l’une des hypothèses les plus courantes, Sainte Catherine, protectrice des savoirs, symbolise aussi la transmission et la pérennité : planter un arbre en son jour, c’est donc perpétuer la vie et transmettre un héritage durable.
En fait, Sainte-Catherine n’a jamais fait aucune intervention (divine) dans les jardins. Ce n’est pas la martyre à laquelle la croyance populaire fait allusion, mais plutôt à la date du 25 novembre. Pour la petite histoire, le dicton de la Sainte Catherine fait référence à un savoir-faire ancestral bien connu des jardiniers et horticulteurs : la bouture en bois sec. Cette technique consiste à enfoncer dans le sol un simple morceau de bois ou une branche sans racines ni feuilles, pour qu'il pousse et fasse des feuilles au printemps. Et c'est au moment de la Sainte Catherine que la bouture en bois sec fonctionne le mieux. Au fil des siècles, le dicton s'est étendu du simple bois à l'arbre, englobant maintenant la plantation d'arbres et d'arbustes, en racines nues ou en pot.
La réalité scientifique du repos végétatif
Tout simplement parce qu’à cette époque hivernale, les arbres et arbustes entrent en dormance, c’est-à-dire en repos végétatif. Ce repos végétatif limite le stress lié à la plantation : les racines peuvent se régénérer tranquillement, sans devoir alimenter feuilles et jeunes pousses. En novembre, la sève a déjà quitté les parties supérieures des végétaux. C'est une période de repos favorable aux plantations d'arbres et d'arbustes qui se prolongera jusque début mars pour les sujets à racines nues.
Les sucres produits par la photosynthèse des feuilles se sont concentrés dans les bois (branches, troncs et racines) pour assurer la survie de la plante pendant la mauvaise saison. Quand il est planté à cette période, le bois (et plus généralement, les arbres et les arbustes) a donc plus de réserves pour fabriquer de nouvelles racines et bien démarrer au printemps. La Sainte Catherine, c’est aussi la fin de l’automne. Cette période pluvieuse, aux températures fraîches mais pas négatives, offre tous les éléments favorables à la plantation : conditions d'humidité du sol et de l'air optimales, climat général propice et terrain praticable. Ces conditions idéales assurent aussi un minimum de stress au sujet transplanté… et au jardinier.

Les limites du dicton : entre mythe et prudence
« À la Sainte-Catherine, tout bois prend racine » est le dicton le plus fameux des jardiniers. Mais c'est aussi le plus mal interprété. À l'origine, la maxime complète était : « À la Sainte-Catherine, tout bois meurt ou prend racine ». Il s'appliquait spécifiquement aux boutures à bois sec, qui permettent de multiplier les végétaux ligneux en faisant apparaître des racines sur des tronçons de tiges plantés directement dans du terreau. Le dicton semblerait vouloir dire qu'à la date du 25 novembre, on peut savoir si une bouture commencée au début de l'automne a réussi, c'est-à-dire pris racine, ou pas.
Avec le temps, le dicton s'est raccourci et son sens s'est transformé. Il semble désormais dire qu'à cette date, les plantations réussissent à tous les coups, ce qui n'est pas faux. Mais plus qu'une date fatidique, la Sainte-Catherine renvoie à un moment favorable à la mise en terre, correspondant au repos végétatif des plantes à feuillage caduc. Il s'agit en réalité d'une vaste période qui s'étend de la chute des feuilles jusqu'au débourrement des bourgeons au printemps, autant dire près de quatre mois !
Typiquement, la Sainte-Catherine est la date de référence prise en compte pour planter les arbres fruitiers à racines nues et les arbres ou les arbustes d'ornement caducs. Cependant, si ce fameux 25 novembre il gèle à pierre fendre ou il pleut des hallebardes, mieux vaut remettre la plantation à plus tard. Plus prosaïquement, si les conditions pour travailler convenablement ne sont pas réunies, il serait un peu bête de s'obstiner à vouloir appliquer le dicton à la lettre. Attendez plutôt une belle journée ensoleillée après vous être assuré que le sol sera bien ressuyé.
Le dicton est trompeur car certaines espèces végétales supportent mal d'être plantées aussi tardivement dans la saison. Les moins rustiques comme les palmiers, les bananiers ou les plantes méditerranéennes ont besoin d'être correctement enracinées pour supporter le froid du premier hiver. Il est donc préférable de les mettre en terre au milieu du printemps, après les dernières grosses gelées. Ainsi seront-elles, après sept à huit mois d'enracinement, plus résistantes au gel. Même chose pour les jeunes vivaces frileuses, surtout dans les régions où les hivers sont rigoureux.
Guide pratique pour une plantation réussie
Pour autant, le jardinier se fie souvent à cette date pour commencer ses plantations d’arbres ou d’arbustes. Mais, rassurez-vous, si vous avez autre chose à faire ce jour-là, vous pouvez tout à fait poursuivre ces plantations au-delà de cette date précise, pendant tout le mois de novembre. Et jusqu’au mois de mars. Si la période idéale de plantation des arbres et arbustes s’étale de novembre à mars, il faut pour autant surveiller les bulletins météorologiques. Ainsi, s’il gèle régulièrement, il sera difficile voire impossible de creuser un trou. De même, l’arrosage abondant dont a besoin une plante lors de sa plantation risque de tourner au fiasco. De même, s’il pleut ou neige, évitez de creuser un trou. Planter un arbuste dans un sol gorgé d’eau risque de lui être fatal.
Non. Le dicton sert surtout de repère. L’essentiel est de planter pendant la période de dormance, de novembre à mars, hors gel et hors sols détrempés. Il s’agit surtout des boutures de bois sec (groseillier, cassissier, saule, certains arbustes d’ornement…) et des arbres et arbustes caducs plantés en racines nues. Oui, dès que les feuilles sont tombées et que l’arbre est entré en dormance, généralement courant novembre. Paillez généreusement le pied (feuilles mortes, broyat, compost mûr) et, si besoin, protégez le tronc avec un voile d’hivernage ou une gaine.
Comment planter un arbre en racines nues (étape par étape)
La technique de la bouture à bois sec
À la Sainte-Catherine se font les boutures à bois sec. Pour bouturer le bois sec, il faut attendre que les arbres et arbustes à feuilles caduques aient perdu toute leur parure. Qu’ils soient ornementaux ou fruitiers (figuiers, groseilliers, noisetiers, vignes, forsythias, spirées, weigélas…), c’est à cette période qu’ils se bouturent le mieux. Pour ce faire, il faut prélever des fragments de rameaux bien aoûtés (la tige doit avoir l'aspect du bois) d'un diamètre d'un crayon et d'une longueur d'environ 20 à 30 cm qui auront été coupés, de préférence en biseau à la base des autres boutures, en coupant leur partie supérieure à l’horizontale. Cela rend ainsi plus simple de reconnaître le sens dans lequel il faudra mettre en terre, sans quoi la bouture aura peu de chance de prendre.
Il est préférable d’installer les boutures dans un endroit ombragé, soit en pleine terre, soit dans un bac assez profond. Là où les hivers sont rudes, il faut placer les boutures sous un châssis qui restera ouvert tant que les froids ne seront pas trop intenses. La terre aura été bien nettoyée et ameublie au préalable. À l'aide d'un tuteur en bambou ou d'une tige de fer, vous aurez creusé autant de trous que de boutures à piquer, et les trous seront assez profonds pour permettre d'enfoncer les tiges à moitié ou jusqu'aux deux tiers de leur longueur. A votre gré, vous les disposerez à la queue leu leu dans un même sillon ou par espèce en petits fagots enfouis tels quels. Dans tous les cas, la reprise est bonne.
Les racines nues : championnes de la saison
Les racines nues sont les championnes de la saison. En effet, la période est idéale pour planter les arbres fruitiers, les haies, les arbustes caducs ou encore les rosiers à racines nues. Arrachés (délicatement) en pépinière, ces végétaux sont en repos végétatif. Et c’est à ce moment-là qu’ils supportent le mieux le stress du changement de sol. En les plantant à la Sainte-Catherine, vous leur donnez toutes les chances de reprendre doucement et de se préparer à un printemps en beauté.
La gestion des végétaux en conteneur
Les végétaux vendus en conteneur ou en motte sont beaucoup plus tolérants sur la période de plantation. Elles gardent leur motte intacte et ne subissent donc pas le traumatisme de l’arrachage. Vous pouvez donc les planter presque toute l’année, sauf en cas de gel ou de forte sécheresse. Cela vaut notamment pour les conifères, les persistants (laurier, buis, photinia…) et certains arbres fruitiers greffés. Même si vous ratez le créneau de la Sainte-Catherine, rien n’est perdu : il suffira de leur offrir de bonnes conditions de reprise au printemps.

Préparation du sol et gestes techniques
Planter un arbre ne s’improvise pas !
- Réfléchissez à l’exposition, au type de sol, et à l’espace nécessaire à l’arbre une fois adulte.
- Creusez un trou large, environ deux à trois fois le diamètre de la motte ou des racines nues.
- Positionnez l’arbre afin que le collet (la jonction entre les racines et le tronc) soit au niveau du sol. Évitez de l’enterrer pour prévenir les risques de pourriture.
- Placez un tuteur si nécessaire pour soutenir l’arbre face au vent.
En sol léger vous pouvez sans souci suivre les conseils ci-dessus, mais en sol humide, détrempé et argileux, la donne sera tout autre. Si le jour de la Sainte Catherine, il pleut, il vente ou il gèle, abstenez-vous de planter ! D'une manière générale, les opérations de plantations doivent toujours être réalisées hors gel et ce quelle que soit la nature du sol. Il est préférable aussi de ne planter que quelques jours après une pluie afin de faciliter la mise en place de l'arbre ou de l'arbuste dans son trou de plantation. Tout n'est que question de pertinence et d'observation, en mettant un gros bémol sur les dictons !
Le désherbage alternatif est un ensemble de méthodes écologiques et efficaces pour éliminer les mauvaises herbes sans recourir à des techniques utilisant des produits chimiques. Ces techniques respectent donc l’environnement, elles préservent également la biodiversité et la santé des sols.
L'engagement pour la biodiversité et l'avenir
Comme tout arrive à point nommé, je me suis rendue à la fête de l’arbre ce dimanche 24 novembre afin de trouver, qui sait, de quoi diversifier mon jardin. Organisé par « Chanteix Animations » et le comité des fêtes, cet événement désormais annuel s’impose comme un rendez-vous incontournable pour célébrer la nature et trouver de jeunes arbres à planter en cette période propice. Retour sur une journée riche en découvertes et en partages, dans l’esprit du dicton bien connu : « À la Sainte-Catherine, tout bois prend racine ! ». Née en 2021, la Fête de l’arbre a vite trouvé sa place dans le calendrier local. Forte du succès des précédentes éditions, cette 4ème édition a réuni plus de 30 exposants locaux et attiré un large public, curieux de découvrir l’importance de l’arbre dans nos vies, qu’il s’agisse de son rôle écologique, esthétique ou nourricier.
Les stands proposaient une belle diversité de produits : arbres fruitiers, arbustes, plantes vivaces, mais aussi produits du terroir, objets de décoration artisanale et créations en bois. Et j’ai aussi eu l’honneur d’y donner une conférence « L’arbre au cœur de la biodiversité au jardin ». J’ai pu y souligner l’importance de l’écosystème arbre dans vos jardins ainsi que des conseils pratiques liés à la plantation. Fort de cette belle réussite, les organisateurs ont déjà annoncé leur intention de renouveler l’événement en 2025.
C’est dans cette optique que les premiers arbres de la future forêt de Pierrelaye, qui doit s’étendre sur 1350 hectares, seront plantés le 25 novembre. L’automne n’est certes pas la saison où l’on préfère être au jardin, pourchassés par le vent et arrosés par la pluie qui tombe régulièrement à grands flots. C’est pourtant une saison très importante pour ce qui est de la multiplication des plantations d’arbres et d’arbustes. Pour ce qui est des espèces à feuillage caduc, il est toujours possible de planter, même en hiver, tant que les températures sont positives et que le sol n’est pas gelé. Les conifères et persistants seront plutôt plantés soit en octobre soit en mars.
Salut à tous, c’est André, le retour des beaux jours va vous permettre de profiter de vos extérieurs ! C’est le moment de bien les délimiter pour mieux les aménager. Cela donnera du caractère à vos espaces et vous permettra d’en profiter pleinement. À quoi ça sert ? ALERTE VERTE INTERGALATIQUE, C’est la catastrophe, les plantes invasives sont de retour à Lyon !!! Pas de panique Chieze Espaces Verts s’occupe de tout. On vous informe, on vous aide à les reconnaitre et si besoin on les extermine pour vous. Concernant l’eau, l’innovation ne s’arrête pas à l’arrosage ! Notre but est également de vous proposer des solutions pour stocker et réutiliser l’eau tout en faisant attention à préserver la nature et la biodiversité. 1- Les cuves enterrées nouvelle génération : vous connaissez sûrement les anciennes, mais celles-ci sont plus discrètes et robustes.
Attention toutes et tous ! La Sainte-Catherine arrive, et avec elle, la star des dictons jardiniers. Méfiez-vous cependant de cette glorieuse maxime ancestrale, mi-tronquée, mi-dévoyée, qui fait prendre racine à tout bois, car les choses ne sont pas aussi simples. Elle pourrait même vous faire prendre des vessies pour des lanternes. Oui c'est vrai, le 25 novembre, jour de la Sainte-Catherine, c'est a priori un bon jour pour faire des plantations. Encore que… Ce n'est pas un jour à planter n'importe quoi. Ni à planter n'importe comment, n'importe où et à n'importe quel prix. D'autant que la période reste favorable pendant encore de longues semaines, y compris s'il est important de garder la rime. Ainsi dès le lendemain, à la Sainte Delphine, tout bois prend encore racine. Et c'est la même chose, deux mois plus tard, à la Sainte-Martine, Jacqueline ou Apolline. Il paraît même que de jeunes jardiniers, des poètes sans doute, disent que dès la Saint-Gustave, le 7 octobre, « tout bois prend racine, wesh grave ».