Créer une haie brise-vent en permaculture : un guide complet

illustration d'une haie brise-vent protégeant un champ

Les haies, éléments fondamentaux des paysages ruraux traditionnels comme le bocage, connaissent un regain d'intérêt, notamment grâce aux principes de la permaculture. Loin d'être de simples délimitations, les haies en permaculture sont des structures multifonctionnelles essentielles pour la protection des cultures, la conservation de la biodiversité et l'amélioration du microclimat local. Elles sont particulièrement efficaces en tant que brise-vent, un rôle crucial pour la résilience des jardins et des fermes face aux aléas climatiques.

Qu'est-ce qu'une haie en permaculture et pourquoi en implanter une ?

Les haies en permaculture sont des bandes de végétation diversifiées, composées d'arbustes, d'arbres, d'herbes, de légumes et de fruits. Ces haies servent de clôtures végétales pour délimiter les propriétés ou comme brise-vent pour protéger les cultures, mais leurs fonctions vont bien au-delà. Elles intègrent diverses fonctions écologiques et même économiques, répondant ainsi à l'un des principes clés de la permaculture, donné par Bill Mollison : un élément doit remplir plusieurs fonctions. En choisissant des plantations variées, une haie peut ainsi contribuer à l'amélioration de la biodiversité locale et à l'équitable partage des ressources, une éthique permaculturelle fondamentale.

Intérêts écologiques des haies en permaculture

Les haies en permaculture offrent de nombreux avantages écologiques qui contribuent à la santé et à la résilience des écosystèmes cultivés.

  • Amélioration de la biodiversité : Ces haies diversifiées fournissent des habitats pour les oiseaux, les insectes et d'autres animaux, augmentant ainsi la biodiversité dans un jardin ou une ferme. Elles peuvent également servir de corridors écologiques pour les animaux sauvages, permettant aux espèces de se déplacer d'une zone à l'autre. Différentes strates (hauteurs) et espèces d'arbres et arbustes contribuent fortement à la biodiversité au jardin, et donc aux équilibres de populations animales, ce qui réduit les risques de ravages.
  • Fixation des nutriments : Les haies peuvent aider à fixer les nutriments dans le sol en utilisant des plantes qui ont des racines profondes.
  • Lutte contre l'érosion : Les haies en permaculture limitent les effets de l'érosion en maintenant les sols en place et en régulant le ruissellement de l'eau. Elles peuvent également améliorer la qualité de l'eau en retenant les nutriments et en filtrant les impuretés.
  • Régulation du climat local : Elles contribuent à réguler le climat local en retenant l'humidité et en atténuant les effets des vents forts. Les haies peuvent également contribuer à réduire la chaleur urbaine en créant des zones d'ombre.
  • Conservation de la ressource en eau : Les haies permettent de conserver l'eau en retenant l'humidité dans le sol et en régulant le ruissellement de l'eau. Cela peut aider à réduire les besoins en irrigation et à augmenter la résilience des cultures face à la sécheresse.
  • Protection de la qualité de l'air : Les haies en permaculture participent à la qualité de l'air en absorbant les polluants et en produisant de l'oxygène. Elles peuvent également servir de barrières naturelles pour protéger les cultures des polluants atmosphériques.

En somme, les haies en permaculture peuvent contribuer à améliorer les écosystèmes naturels et à protéger les milieux cultivés, en plus de leur utilité pour les cultures.

Intérêts économiques des haies en permaculture

Les haies en permaculture présentent également des avantages économiques non négligeables, faisant d'elles des investissements judicieux pour les jardiniers et les agriculteurs.

  • Production de fruits et légumes : Les haies en permaculture peuvent être utilisées pour produire des fruits et des légumes pour la consommation humaine et animale, augmentant ainsi les revenus pour les jardiniers (par la diminution des achats) et les agriculteurs (par la vente de ces productions). Les haies fruitières deviennent incontournables en permaculture, tant leurs avantages sont multiples.
  • Amélioration de la qualité du sol : Les haies améliorent la qualité du sol en fixant les nutriments et en régulant le ruissellement de l'eau. Cela réduit les coûts d'irrigation et augmente la résilience des cultures face à la sécheresse.
  • Protection des cultures : Des haies denses peuvent servir de barrières naturelles pour protéger les cultures des animaux sauvages ou domestiques qui pourraient les endommager, réduisant ainsi les pertes de récoltes.
  • Réduction des coûts d'entretien : En utilisant, entre autres, des plantes à racines profondes, les coûts d'entretien, et plus précisément d'arrosage, de la haie en seront réduits. Une haie brise-vent sans entretien peut être privilégiée en optant pour une haie libre composée d'essences rustiques et vigoureuses qui ne nécessitent pas de tailles régulières.
  • Amélioration de la valeur foncière : Les haies en permaculture peuvent contribuer à améliorer la valeur foncière d'une propriété en améliorant l'apparence et en augmentant les revenus potentiels (ferme).
  • Aides publiques : La plantation d'une haie brise-vent peut bénéficier d'aides publiques selon votre situation (PCAE, Label Haie, mesures agro-environnementales). Les dispositifs et montants varient selon les régions et les campagnes en cours.

Les haies en permaculture en fonction de leurs objectifs

Avant de choisir les espèces qui constitueront votre haie, il est essentiel de réfléchir à vos objectifs. Une haie peut servir diverses fonctions, et sa conception doit en tenir compte.

Une haie pour la biodiversité

Constituée d’espèces locales (les mieux adaptées) et diverses (pas une haie uniquement composée de thuyas…), une haie fournira gîte et couvert à de nombreux animaux, souvent autres que ceux hébergés dans les herbes basses ou dans les arbres. Différentes strates (hauteurs) et espèces d'arbres et arbustes contribueront ainsi fortement à la biodiversité au jardin, et donc aux équilibres de populations animales, ce qui réduira les risques de ravages.

Une haie brise-vue

La haie est couramment utilisée pour protéger son intimité au jardin. Dans cette optique, elle devra être suffisamment dense et comporter des espèces à feuillage persistant. Plutôt que des conifères, des espèces peu favorables à la biodiversité et à la vie du sol, il est préférable de privilégier des feuillus. On peut citer par exemple les éléagnus, le laurier-cerise, la viorne-tin (laurier-tin), le bambou, le miscanthus, ou l'oranger du Mexique, qui, en plus, sent bon. Le charme peut également parfaitement s’intégrer à une haie brise-vue. Ce n’est pas un arbre persistant, mais son feuillage jauni ne tombe qu’au débourrement et est rapidement remplacé par une nouvelle végétation. Dans ce type de haie, les charmes seront taillés.

Une haie pour protéger des vents dominants

Schéma montrant l'effet d'une haie brise-vent sur la vitesse du vent

Vous pouvez également avoir besoin de protéger votre jardin de vents dominants, parfois violents ou très asséchants. Le vent est en effet le facteur limitant numéro un d'un terrain : il accélère l'évaporation de l'eau, fait chuter les températures et freine la croissance de vos arbres et de votre potager. Pourtant, planter une haie pour s’en protéger ne s’improvise pas. Si elle est trop dense (comme un mur de conifères), elle crée des turbulences destructrices de l’autre côté. La haie brise-vent protège votre jardin, vos cultures et vos habitations du froid et du vent. Ces vents violents peuvent freiner le développement des végétaux, abîmer les fleurs fragiles et stresser les jeunes plantations. Vous protégerez ainsi les fleurs fragiles et les arbustes de votre jardin, les cultures de votre potager, mais aussi les animaux d'élevage et les bâtiments. En agriculture, la haie brise-vent agricole protège les cultures, réduit l'évaporation du sol et améliore les rendements.

Les principes pour une haie brise-vent efficace sont peu ou prou les mêmes que pour une haie brise-vue :

  • Hauteur et densité : Cette haie brise-vent devra être suffisamment haute et épaisse pour être efficace. Pour être efficace, la haie brise-vent doit être la plus perpendiculaire possible au sens du vent, la plus haute possible (mais composée d’essences de hauteur différentes), et assez dense.
  • Feuillage persistant et dense : Les espèces à feuillage persistant et particulièrement dense sont à privilégier.
  • Plusieurs rangées : Plusieurs rangées de plantations seront d’autant plus efficaces. Face au vent, on plantera des arbustes résistants et bas. C’est par exemple le cas des espèces dites pionnières (genêts, ajoncs, genévriers, argousier, cornouiller, laurier, houx, aubépine…). Des végétaux plus élevés suivront.
  • Filtrer plutôt que bloquer : Il faut bien sûr sélectionner des espèces résistantes ou tolérantes au vent, mais également des espèces qui ne bloquent pas trop le vent. L’idée est plutôt de filtrer le vent pour diminuer sa vitesse plutôt que de le bloquer, ce qui engendrerait de nombreuses perturbations sur les côtés de la haie. D’autant qu’un vent léger permet aussi d’éviter le gel.
  • Observer la nature : Observez la nature aux alentours de votre lieu et voyez les stratégies et les espèces que la nature met en place pour remplir ces rôles et tentez de l’imiter.
  • Protection optimale pour l'élevage : Elle fournit une protection optimale pour les éléments dédiés à l’élevage.
  • Distance de protection : Pour bénéficier de sa protection, il faut planter la haie plus près que 10 fois la hauteur mature de celle-ci.

Préservation des haies - Ep. 1/4 : des barrières naturelles indispensables à la biodiversité

La haie, source de matériaux pour votre jardin

Tailler sa haie est souvent nécessaire pour éviter qu’elle ne s’étale trop ou pousse trop haut. Cela représente certes un travail supplémentaire, mais lorsque vous taillerez votre haie, vous aurez à disposition une grande quantité de branchages. Des branchages que vous pourrez broyer et utiliser comme couverture du sol. Vous pouvez également en incorporer à votre compost, fournissant à ce dernier de la matière ligneuse utile à sa décomposition.

Les haies en permaculture, sources de nourriture

En intégrant à votre haie des arbres fruitiers, des petits fruits, ou même des légumes ou aromates vivaces appréciant un certain ombrage (salade, menthe, ail des ours par exemple), vous disposerez de fruits et de légumes en plus de ceux cultivés dans votre potager. Cette nourriture sera pour partie à votre bénéfice, mais aussi à celui de la faune, répondant ainsi à l'éthique permaculturelle de partager équitablement les ressources. Des arbres et plantes utiles peuvent être ajoutées à la haie brise-vent. Elles seront ensuite éclaircies et pourront grossir. Au Jardin Intérieur, nous avons sélectionné un ensemble d’arbustes et plantes afin de constituer notre haie permacole, incluant une 2ème bande de framboisiers et de cassissiers, puis une 3ème de consoude stérile (afin de décourager les mauvaises herbes de gagner notre potager).

Une haie pour protéger de la pollution

Une haie pourra être utile pour protéger votre jardin d’éventuelles pollutions environnantes (agriculteurs traitant en chimie les champs voisins par exemple). Les haies peuvent également servir de barrières naturelles pour protéger les cultures des polluants atmosphériques.

Quelles espèces pour les haies en permaculture ?

Il est important de noter que les espèces de plantes qui conviennent le mieux à une haie en permaculture dépendent de nombreux facteurs, tels que la région géographique, le climat et le sol. Il est primordial de choisir des espèces adaptées à la zone dans laquelle vous vous trouvez, mais aussi à vos objectifs.

Si vous avez une haie sauvage en bordure de votre jardin, essayez de la conserver telle quelle. Non seulement ces espèces sont parfaitement adaptées à votre environnement (sol, climat), mais elles constituent également un gîte et un couvert auxquels est habituée la faune locale sauvage (que vous feriez fuir si vous détruisiez cette haie naturelle…).

Des arbres fruitiers et des petits fruits (framboisiers) accentuent les bénéfices de la haie. Et ce même, et j’oserais dire « surtout » s’il s’agit de ronciers, une plante presque systématiquement détruite aujourd’hui. C’est pourtant une plante formidable, tant par la diversité animale qu’elle héberge (les insectes y sont à l’abri de prédateurs plus gros, qui ne peuvent y pénétrer à cause des épines…) que par ses fruits (appréciés par les oiseaux, mais aussi notamment par les enfants).

Si vous n’avez pas la chance d’avoir une haie sauvage, envisagez peut-être d’en implanter une. Les essences indigènes champêtres conviennent particulièrement : érable champêtre, charme commun, noisetier, cornouiller sanguin, viorne obier, prunellier. Ces espèces rustiques résistent naturellement aux maladies et aux conditions climatiques locales. Dans l’Avesnois, par exemple, le bocage de construction plus récente (XIXe siècle) est constitué d’aubépine et de saules têtards. Il servait surtout à délimiter les parcelles de bétail, qu’il nourrissait ou abritait, d’ailleurs, parfois.

Au niveau des essences, on peut en profiter pour choisir des végétaux qui pourront apporter bois, fruits, fixation d’azote, refuge pour les auxiliaires, etc. En revanche, il faudra être vigilant concernant les arbres gourmands en eau (peuplier, saule, …) qui pourraient concurrencer les récoltes les plus proches. Il est aussi très important de penser à la hauteur qu’atteindront vos arbres et arbustes à l’âge adulte.

Les différentes méthodes de création des haies en permaculture : semis direct, bouture, greffe, plantation

Il existe différentes méthodes pour créer une haie en permaculture, chacune ayant des avantages et des inconvénients, offrant des options adaptées à divers besoins et niveaux de compétence.

  • Plantation : La méthode la plus simple pour implanter une haie consiste à mettre en terre des plants élevés en pépinière (en prélever dans la nature est normalement interdit…). Le coût d’achat des plants sera relativement élevé. Aussi, plutôt que d’acheter des plants de plusieurs années, privilégiez des scions de 1 an. Ils coûtent moins cher et la reprise est en général meilleure que pour des plants plus âgés.
  • Semis direct : Le semis direct consiste à semer les graines directement dans le sol. Cette méthode est facile à mettre en place, peu coûteuse et peut permettre de créer une haie rapidement. Cependant, le taux de germination peut être incertain et il peut être difficile de maintenir une densité de plantation uniforme.
  • Boutures : Le bouturage consiste à prendre des boutures d’une plante existante et à les planter pour créer une nouvelle plante. Généralement utilisée pour les plantes à croissance rapide, la bouture permet de reproduire rapidement des plantes saines et vigoureuses.
  • Greffes : Le greffage consiste à prendre une partie d’une plante (greffon) et à la greffer sur une autre plante (porte-greffe) pour créer une nouvelle plante. Cette méthode est généralement utilisée pour les plantes à croissance lente ou pour reproduire des variétés particulières (fruitiers notamment). Cependant, le greffage nécessite un certain degré de compétence technique.

Planter une haie en permaculture

La réussite de votre haie en permaculture dépend en grande partie d'une planification et d'une exécution minutieuses de la plantation.

Disposition des plantes composant la haie

Les haies peuvent être implantées de différentes façons, chacune ayant des avantages et des inconvénients, influençant la densité et l'efficacité de la haie.

  • Plantation en rang : Cela consiste à planter les plantes en ligne, généralement à un intervalle de 30 à 60 cm. Cette méthode est facile à mettre en place et permet un accès facile pour l’entretien et les récoltes.
  • Plantation en quinconce : Plantez les différents végétaux en formant un damier, généralement à un intervalle de 60 à 90 cm. Cette méthode occupe certes un peu plus d’espace, mais elle densifiera d’autant plus la haie (parfait en brise-vent ou brise-vue par exemple).
  • Plantation en guilde : La méthode de plantation en guilde consiste à planter des groupes de plantes complémentaires les unes aux autres qui se soutiennent mutuellement dans leur croissance et leur production. Cette méthode est plus complexe à mettre en place, mais permet une meilleure productivité et une résilience accrue.

Quand planter sa haie ?

Comme toute plantation d’arbres ou arbustes, la meilleure période pour implanter sa haie se situe en automne, voire en hiver (sol non gelé). Les végétaux ont alors le temps de bien s’enraciner avant l’été. Vous pouvez éventuellement aussi planter au printemps, mais il vous faudra alors probablement arroser en conséquence. Et la reprise sera forcément plus délicate, car les plants ne seront pas encore bien enracinés avant les chaleurs de l’été.

Préparer la plantation

Afin d’être efficace lors de la plantation, il est recommandé de préparer les trous de plantation plusieurs semaines avant.

  • Délimiter les lignes : Commencez par délimiter vos lignes de plantation (il peut y avoir plusieurs épaisseurs).
  • Creuser les trous ou tranchées : Creusez des trous de plantations individuels. Les trous devront être suffisamment larges (40 ou 50 cm) et profonds (40-50 cm). Mettez la terre de surface d’un côté (vous pouvez y mélanger un peu de compost mûr) et la terre de profondeur d’un autre. Notez que si vous envisagez de planter très serré, vous pouvez creuser une tranchée sur toute la longueur prévue pour la haie. Le mieux serait d’utiliser une sous-soleuse afin de décompacter (mais sans mélanger) le sol en profondeur. Nous avons pris cela relax car il faut le dire c’est extrêmement chiant et long. Mais à raison d’une heure par ci par là et ce pendant 2 ou 3 mois, nous y sommes parvenus.

Planter la haie

Une fois la préparation effectuée, le processus de plantation lui-même doit être réalisé avec soin pour assurer la bonne reprise des plants.

  • Placer le végétal : Placez les racines (ou la motte) du végétal au fond du trou de plantation. Au besoin, comblez un peu le trou, avec la terre de profondeur, afin que le plant se retrouve au même niveau qu’avant la plantation.
  • Combler et tasser : Comblez, en plaçant d’abord la terre extraite en profondeur puis en finissant avec la terre de surface. Tassez légèrement.
  • Arroser : Arrosez (un bon arrosoir par plant) après la plantation. Même s’il pleut, cette opération va aider la terre à bien colmater les trous d’air entre les racines.
  • Apports nutritifs et paillage : Épandez une bonne pelletée de compost en surface. S’il ne fait pas encore trop froid, paillez légèrement avec des feuilles mortes, de la paille, du foin ou du BRF.

Entretien des haies en permaculture

L'entretien régulier de votre haie en permaculture est crucial pour assurer sa croissance, sa densité et sa longévité, maximisant ainsi ses fonctions protectrices et productives.

  • Apports de compost et paillage : Des apports de compost chaque année (à l’automne) seront utiles pour maintenir la fertilité du sol. Complétez cet apport par un bon paillage. Ces apports assureront une bonne croissance et la longévité de votre haie.
  • Taille régulière : Une taille régulière sera nécessaire pour maintenir la forme et la densité des haies. La taille s’effectue en fin d’hiver, ainsi qu’en automne. Évitez de le faire au printemps et en été. Une éclaircie sera alors nécessaire au bout de 8-10 ans. Pour une haie brise-vent sans entretien, privilégiez une haie libre composée d'essences rustiques et vigoureuses qui ne nécessitent pas de tailles régulières.

une haie bocagère traditionnelle, exemple d'intégration paysagère

Le bocage s’est fortement développé durant le Moyen-âge, surtout dans des pays comme la Belgique, l’Autriche, l’Italie. En France, il est caractéristique du Nord-Ouest, du Nord, du Centre et de certaines parties de l’Anjou. Il reste par exemple utilisé et entretenu dans l’Avesnois ou le Boulonnais, encore aujourd’hui. Constitué d’essences variées, il convient aux grands espaces. En effet, on ne va pas intervenir dessus. Les mini-haies peuvent elles aussi protéger du vent ou le diriger. Une haie, c'est utile !

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