La Permaculture à Bruxelles : Cultiver l'Avenir en Milieu Urbain

La permaculture à Bruxelles n'est pas qu'une simple tendance ; c'est une philosophie, une pratique et un mouvement en pleine effervescence qui transforme le paysage urbain de la capitale belge. Loin des clichés et des idées préconçues, elle propose des solutions concrètes pour une alimentation plus saine, un environnement plus résilient et une société plus solidaire. Qu'il s'agisse de vastes fermes urbaines ou de modestes balcons verdoyants, l'objectif reste le même : créer des systèmes nourriciers performants qui n'occasionnent pas de nuisances à l'environnement et permettent parfois même de l'améliorer.

Plan de Bruxelles avec des zones de permaculture

La Ferme Urbaine, un Modèle d'Insertion Socio-Professionnelle et d'Innovation

La Ferme Urbaine de Bruxelles, s'étendant sur 1,5 hectare, est un exemple unique de ferme urbaine. Depuis ses débuts, l'objectif principal du projet est l'insertion socio-professionnelle. Elle offre une formation au métier de maraîcher et à l'entretien de jardins et d'espaces verts écologiques, sur une période allant de 6 mois à 2 ans. Cet espace est un véritable lieu de vie en collectif et d'autonomisation, fonctionnant sur un modèle de co-gestion.

La Ferme Urbaine est également un pôle de formation, d'échanges et d'innovations en matière d'agriculture. On y explore diverses techniques telles que la biodynamie, la permaculture, la traction animale et les lowtech. Elle promeut activement un autre modèle alimentaire : local, de saison, en circuit court et préservant l'agro-biodiversité. Au niveau de sa production maraîchère, la Ferme Urbaine fait partie du Système Participatif de Garantie (SPG), assurant ainsi la qualité et l'éthique de ses produits.

Infographie des principes de la permaculture

Le site abrite des cultures variées, des pâtures, deux ânesses pour le travail du sol par traction animale, un poulailler, un rucher, ainsi qu'une parcelle de plantes aromatiques et médicinales gérée par le projet "Les Herbes de Bruxelles". Une Zone Verte à Haute Valeur Biologique est également gérée en collaboration avec Natagora, soulignant l'engagement de la ferme pour la biodiversité. Pour y accéder en transports en commun, l'arrêt le plus proche est « Val Maria », desservi par les bus 53 et 56.

Le public cible de ces initiatives est large et inclusif. Il comprend des jeunes peu ou pas qualifiés, via Actiris et les CPAS, ainsi que les mangeur·euse·s bruxellois·es soucieux d'une alimentation durable. Le public jeune est également visé, avec des partenariats avec des maisons de jeunes, des écoles des devoirs, des groupes scolaires et des structures péri-scolaires.

Cycles de Formation et Ateliers Pratiques en Permaculture

La Ferme d’Uccle propose un cycle d’initiation à la permaculture et au jardin permaculturel axé sur la pratique. Ce cours, qui s’étale sur 10 mois, permet de suivre toute une saison de production. L'objectif est de créer des systèmes nourriciers performants qui n’occasionnent pas de nuisances à l’environnement. Pour en profiter au mieux et pour la cohésion du groupe, une présence régulière aux différentes séances est demandée.

Le programme de ce cycle inclut des journées d'introduction pour comprendre ce qu'est la permaculture et son application au jardin. Ces journées, mélangeant théorie et pratique, se déroulent à des dates spécifiques : les dimanches 8 février, 29 mars, 19 avril, 24 mai, 21 juin, 13 septembre et 11 octobre, avec des horaires variant de 10h à 13h ou de 10h à 16h. En juillet et août, des séances d’entretien et de récoltes estivales sont proposées, bien que facultatives, pour le suivi des parcelles et les récoltes. Aucune nouvelle théorie n'est abordée lors de ces moments. Une large place est réservée à la pratique et à l'expérimentation, avec plusieurs zones du potager de la Ferme d’Uccle mises à disposition des participant·e·s. Un des objectifs de ce cycle est d’apporter des pistes pour aider à construire ou améliorer un projet personnel. À cette fin, il est demandé à chaque personne participante de choisir un projet en construction ou en réflexion, chez elle ou chez un·e proche, sur lequel elle pourra réfléchir et appliquer les notions vues au cours.

Par ailleurs, pour ceux qui cherchent une formation plus intensive et diplômante dans le secteur de l’agronomie et de la permaculture, des formations qualifiantes sont proposées. Forts de plus d’une dizaine d’années d’expérience dans l’agriculture moderne et écoresponsable, les formateurs partagent leur savoir-faire et leur amour de la terre. Ces formations, certifiées Qualiopi, permettent d’obtenir un diplôme reconnu par l’État, ouvrant la voie à une carrière de maraîcher qualifié.

Ces formations sont dispensées en ligne ou en présentiel à la ferme, sur une durée de 3 jours, pour devenir un exploitant qualifié en agro-économie. La première partie de la formation est dédiée à la compréhension des écosystèmes en vue de créer une exploitation écoresponsable, passant en revue les notions fondamentales du maraîchage, avec un accent sur la gestion de l’eau et des sols. La deuxième partie consiste à appréhender la construction d’un itinéraire technique (ITK), en étudiant en profondeur la fertilité des sols et l’importance des matières organiques, des amendements et des couverts végétaux. Enfin, l'accent est mis sur les facteurs de performance économique, en analysant les différents systèmes maraîchers ainsi que la logistique et la planification des cultures.

Cours de Permaculture "les bases"

Des journées combinant aspects théoriques-scientifiques et activités pratiques sont également proposées pour explorer la joie que procure le contact avec la terre. Les options incluent un parcours en permaculture sur 10 mois ou en 2x 3 jours, ainsi qu'un atelier d'une journée sur le potager permacole. L'objectif est de démontrer que sur de petites à moyennes surfaces, et de manière naturelle, il est possible de nourrir une famille.

Le Maraîchage sur Sol Vivant à Bruxelles : Une Approche Régénératrice

Le maraîchage sur sol vivant (MSV), également appelé agriculture régénératrice, est une technique de culture qui met l'accent sur la santé des sols et le respect des écosystèmes. Cette approche est de plus en plus adoptée à Bruxelles pour ses nombreux avantages.

En se concentrant sur la conservation des matières organiques, le maraîchage sur sol vivant favorise la fertilité et la durabilité des sols qui accueillent les cultures. Les plantes, fleurs, fruits et légumes qui ont poussé dans des systèmes de maraîchage sur sol vivant possèdent des qualités nutritives et gustatives bien supérieures à celles issues de l'agriculture classique.

Le MSV vise également à une utilisation parcimonieuse de l'eau nécessaire aux cultures. Les couverts végétaux et les résidus de culture sont utilisés comme paillis naturel, ce qui évite l'évaporation prématurée de l'eau tout en régulant son infiltration dans le sol. Cette technique offre une approche de l'agriculture qui favorise la biodiversité. En créant un cadre propice à la vie végétale et animale, les insectes pollinisateurs et les micro-organismes du sol peuvent effectuer leur travail en toute quiétude sur les parcelles. Les résultats obtenus par ces méthodes sont souvent bluffants, avec des légumes magnifiques et en pleine santé, dans un environnement grouillant de vie, même au cœur de Bruxelles.

Diagramme des couches d'une butte de permaculture

Les constructions de buttes, typiques de la permaculture mais non indispensables, sont utilisées pour créer un milieu de culture optimisé. Pour constituer les buttes, on creuse la terre sur une vingtaine de centimètres, et les fossés ainsi créés sont remplis de bois mort et de déchets organiques avant d'être recouverts avec la terre des allées et du paillis. Sur internet, de nombreux sites spécialisés expliquent cette technique en détails. Les légumes y poussent dans un joyeux mélange établi en tenant compte des interactions qu'ils ont entre eux. Cependant, certains experts tempèrent l'enthousiasme, soulignant le travail nécessaire à la construction des buttes et le risque d'une "faim d'azote" due à l'utilisation de matériaux en décomposition, qui pourrait réduire la production de légumes.

Le terrain peut être divisé en longues bandes séparées par des clôtures sur lesquelles grimpent toutes sortes de lianes productives : vignes, haricots, courges, etc. L'utilisation d'outils adaptés comme la "campagnole" (expliquée dans une vidéo du fabricant La Fabriculture) facilite le travail du sol.

Initiatives Citoyennes et Vergers Participatifs : Quand la Rue Devient un Jardin

Bruxelles regorge d'initiatives citoyennes qui transforment l'espace public en jardins productifs et lieux de rencontre. Ces projets démontrent que cultiver son jardin, même sur un balcon, est un pas important pour changer son alimentation et son rapport à la nature.

En 2011, la commune de Jette a créé un verger dans une parcelle voisine du Bois du Laerbeek, à proximité de la Ferme pour les enfants et du Jardin d’Abeilles. Cette initiative citoyenne, participative et pédagogique, vise à sensibiliser à la biodiversité et à une alimentation saine et respectueuse de l'environnement à travers le contact avec la nature et le soin des fruitiers. Depuis la prise en gestion du projet par Nature à Jette, le verger s’est progressivement développé et diversifié, comptant déjà une soixantaine de basses tiges et palissés, ainsi qu'une bonne centaine de petits fruitiers. Les travaux d’entretien et d’amélioration du verger (plantations, tailles, constructions) sont réalisés collectivement et sont ouverts à tous les intéressés. Des journées « portes ouvertes » permettent aux visiteurs de découvrir le verger et de participer à des activités pédagogiques en lien avec le projet, ainsi qu'à des chantiers.

Le Verger du trottoir d’en face, situé rue Vonck, entre Saint-Josse et Schaerbeek, est un verger urbain participatif planté sur les trottoirs. Au démarrage du projet, l'envie était de transformer les initiatives spontanées de verdurisation de la rue par les habitants en une aventure collective et de faire des fruitiers un terrain d’expérimentation de gestion d’un bien commun. Il s'agit de réfléchir à la manière de prendre soin de notre verger, de notre rue, de l’espace public immédiat comme d’un commun. Le verger est aujourd’hui composé de 11 fosses d'arbres fruitiers en pleine terre palissés contre les façades et 7 bacs de petits fruits et plantes comestibles. La commune de Schaerbeek a activement soutenu le projet par l’octroi d’une prime complétant le subside régional, et l’éco-pédagogue a partagé son savoir-faire pour l’entretien des fruitiers. Le verger, entièrement en culture biologique, sensibilise chacun à la biodiversité, à la pratique du jardinage biologique et à la souveraineté alimentaire.

Ce projet a également renforcé la convivialité dans la rue, offrant de nouvelles occasions aux habitants du quartier de se rencontrer et d’enrichir leurs liens. Certains habitants se sont engagés à entretenir un arbre fruitier et à devenir ainsi son « ambassadeur ». L’ambition la plus profonde de ce projet citoyen est de réhabiliter la notion de bien commun : le verger n’appartient à personne mais appartient à tous. Il est géré de manière collective dès sa conception et les récoltes se font en commun. Aujourd’hui, le groupe souhaite expérimenter le bien commun en explorant de nouvelles formes de démocratie participative avec tous les voisins. Les initiateurs de l'aventure ont fait preuve de ténacité face aux démarches qui ont pris plus d’un an, avec de nombreuses réunions et reports de décisions. Les réunions chez les uns ou les autres de la Rue des Compagnons pour suivre le progrès du dossier étaient des moments conviviaux. Finalement, le projet a pu démarrer concrètement pendant l’été 2019. Les bricoleurs ont construit les bacs avec des panneaux de récup, pendant que d’autres confectionnaient des guirlandes de fanions et préparaient les affiches. Les enfants du quartier sont de vrais moteurs pour le projet : ils adorent triturer la terre, sont fascinés par les petites feuilles qui sortent de terre, et posent de nombreuses questions. Le groupe se réunit le premier dimanche de chaque mois à 10h30 pour entretenir le potager et déguster une petite soupe à base des récoltes.

Dans la continuité des Jardins Participatifs d'Etterbeek, initiés dès 2009 le long des voies de chemin de fer, la commune d’Etterbeek a souhaité aller encore plus loin en lançant un espace de maraîchage entièrement dédié à la production, la sensibilisation et l'insertion sociale. Ce projet, « Légumes Bio d'Etterbeek », est né de l'envie de développer un potager écologique et productif sur petite surface et en pleine ville, en mettant l'accent sur les dimensions sociales et professionnelles. Une forte collaboration s'est instaurée entre la Commune et le CPAS d'Etterbeek. Les objectifs actuels sont d'assurer la production de fruits et légumes de saison et leur écoulement local via l'épicerie sociale du CPAS, d'encadrer les usagers du CPAS en projet de réinsertion, et de développer les actions de sensibilisation « Good Food » via l'encadrement de jardiniers amateurs et l'organisation d'ateliers et de visites pour les écoles, associations et citoyens.

Ce projet s'inscrit pleinement dans l'Agenda 21 Local d'Etterbeek, visant à favoriser un « mieux vivre ensemble », un « mieux vivre dans son environnement » et une « meilleure économie locale ». Grâce à la collaboration entre le service Développement durable-Environnement de la commune et le CPAS, un espace de 1 000 m² laissé en friche a été valorisé. Le développement de cet espace de maraîchage a notamment mené à la création de l'épicerie sociale du CPAS, intégrée ensuite dans l'« Espace Libellule ». L'axe de formation et de réinsertion sociale est aujourd'hui adressé prioritairement aux usagers du CPAS d’Etterbeek, qui peuvent s'initier au métier de maraîcher et acquérir les compétences nécessaires à la gestion d'une épicerie sociale via un contrat Article 60. L'expérience permet de découvrir le cycle complet d'une alimentation de qualité, de la production à la vente, tout en visant à se réinsérer socialement. De nombreux usagers et bénévoles viennent prêter main forte, que ce soit sur le terrain pour soutenir la maraîchère ou au sein de l'épicerie sociale.

Le projet a permis la création d’un espace de maraîchage comportant une importante dimension sociale, offrant à tou·te·s l'opportunité de bénéficier d'une alimentation de qualité à petits prix. Il complète le projet des Jardins Participatifs en tant que projet exemplaire et de démonstration en matière d'agriculture urbaine. La promotion de la « Good Food » a pris de l'ampleur via l'organisation d'ateliers pratiques, de visites et d'animations pour divers publics, l'encadrement des jardiniers amateurs, et la préparation d'un buffet du potager pour la Fête des Jardins Participatifs. L'intégration d'un poulailler collectif géré par des citoyens en collaboration avec la maraîchère est une autre réalisation notable.

Après avoir testé différentes formules et collaborations, le projet « Légumes Bio d'Etterbeek » a trouvé son rythme de croisière grâce à la relation forte entre la commune et son CPAS, avec les objectifs de production locale et d'insertion sociale comme piliers fondamentaux. Les actions de sensibilisation continuent de se développer et de rencontrer un intérêt marqué, avec un grand succès pour les ateliers pratiques au sein du CPAS.

Pour répliquer ce type de projet, il est nécessaire de bien préciser le rôle et les limites de chaque acteur (Commune, CPAS, maraîcher-formateur, usagers, bénévoles). Un encadrement optimal des stagiaires, avec un formateur ayant une fibre sociale développée, est indispensable. Il est également important de bien définir le travail à exécuter en planifiant au mieux les tâches de chacun. Enfin, une présence sur le terrain et l'organisation de diverses activités tout au long de la saison potagère sont essentielles pour la réussite du projet et la valorisation de chaque intervenant. La commune et le CPAS sont toujours à la recherche de subsides pérennes pour maintenir ce projet à long terme. L'insertion sociale des usagers représente un challenge important, tant pour recruter des usagers intéressés que pour intégrer cette formation auprès des travailleurs sociaux du CPAS. Le souhait est aussi de continuer à développer les actions de sensibilisation, notamment auprès des usagers du CPAS, des écoles et en termes de végétalisation de l'espace public. Une anecdote révèle qu'en 2013, malgré un hiver long et un été particulièrement chaud, les stagiaires ont tenu le coup, signe évident de leur intérêt pour le projet. La bonne entente au sein de la « dream team » de travail (2 services communaux et le CPAS) est considérée comme un grand facteur de réussite.

La Sensibilisation à l'Alimentation Durable et les Chantiers Citoyens

La permaculture à Bruxelles ne se limite pas aux fermes et potagers ; elle se déploie également à travers de nombreuses actions de sensibilisation à l'alimentation durable et des initiatives citoyennes. Ces actions visent à transformer les comportements et à promouvoir des pratiques respectueuses de l'environnement.

Dans le cadre de la première stratégie Good Food, trois sondages sur les comportements des Bruxellois en matière d'alimentation durable ont été réalisés pour Bruxelles Environnement auprès du grand public bruxellois. Ces études permettent de mieux comprendre les habitudes et les attentes des citoyens pour orienter les futures actions.

Les Chantiers citoyens Good Food étaient des chantiers collectifs et pédagogiques organisés par un groupe de citoyens porteurs d’un projet Good Food, en étroite collaboration avec le Collectif ipé, chargé de la mise en réseau des projets citoyens Good Food à Bruxelles. Cette activité permettait aux groupes de citoyens qui accueillaient le chantier de profiter d'une expertise et d'une main-d'œuvre pour la réalisation d'un projet correspondant à un besoin. Les participants qui venaient donner un coup de main avaient, quant à eux, l'occasion d'apprendre des techniques qu'ils pouvaient ensuite utiliser dans leur propre projet. Le Chantier citoyen Good Food favorisait ainsi l'échange et la diffusion des savoirs et savoir-faire tout en organisant des formes de solidarité. Bien que le projet des chantiers citoyens Good Food n'existe plus aujourd'hui, les comptes-rendus des chantiers restent accessibles et témoignent de la richesse des activités passées.

Parmi les réalisations des Chantiers citoyens Good Food, on retrouve :

  • Des ateliers sur les légumineuses salées et sucrées à Calico à Forest.
  • La construction d'une spirale aromatique au Potager Terranova à Bruxelles et au Jardin de Tour & Taxis à Laeken.
  • L'aménagement d'un mini-potager en bac à La Casa Planta à Ixelles.
  • La taille des arbres fruitiers aux Parcelles Fruits-Dupuis et au Verger de l'Alliance à Anderlecht, ainsi qu'au Verger collectif Humana Terre à Jette.
  • Des ateliers cuisine Zéro Déchet à Nic Nac Solidair à Laeken et lors de l'installation d'un potager en toiture à Food on the Roof à Schaerbeek.
  • L'installation d'un potager en toiture et atelier cuisine zéro déchet à Food on the Roof à Schaerbeek.
  • L'arrosage au goutte-à-goutte et un dossier sur l'irrigation au goutte-à-goutte au Pot’ Albert à Anderlecht.
  • Un atelier lacto-fermentation à Jette ta Recette à Jette.
  • La Bourse aux semences du Réseau des jardins semenciers bruxellois.
  • Des techniques pour sécher ses fruits et légumes au soleil, même en hiver.

Ces chantiers ont également produit des fiches techniques précieuses, notamment sur le bon voisinage des cultures (associations, buts généraux, vent), le substrat chez Food on the Roof et les alternatives pour le choix du substrat.

Image d'un potager urbain sur toit

Les ateliers cuisine C’EST NoUS LES CHEF·FE·S !, organisés depuis 2019, sont des ateliers participatifs autour d’aliments locaux et de saison. Ces ateliers ont lieu le dernier vendredi du mois de 9h30 à 13h, en partenariat avec la Maison de la Création de Neder-Over-Heembeek. Ils sont ouverts aux habitant·e·s du quartier de Neder-Over-Heembeek et d'ailleurs, favorisant ainsi les échanges et le partage de savoir-faire culinaires.

La transhumance annuelle de La Ferme Urbaine est un événement en décembre, durant entre 2 et 5 jours de marche, pour emmener ses ânesses se mettre « au vert » quelques mois et permettre à son équipe de partir en vacances sereine. Bien que cet événement ne soit pas spécifiquement lié à la permaculture, il met en lumière une gestion durable et respectueuse des animaux et du bien-être des équipes, des principes fondamentaux dans une approche holistique comme la permaculture.

De plus, l'ASBL "Les Jardins de Pomone" cultive des légumes rares et anciens sur les terres de la Ferme de Nos Pilifs depuis trois ans, fournissant le magasin et le restaurant de l'association. Ces jardins d'inspiration sont conçus pour être fonctionnels et faciliter la récolte, et ils sont également un lieu de découverte de diverses idées d'aménagement. Le toit végétalisé recouvrant le bâtiment logistique témoigne également d'une démarche écologique et durable.

Dans un monde parfait, les constructions seraient écologiques, les déchets valorisés, et les aliments sains distribués via des circuits courts. Cette vision n'est pas une utopie, et la Ferme de Nos Pilifs en est un exemple vivant, où 140 personnes souffrant d'un handicap ont trouvé un travail épanouissant.

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