Ferritine et périménopause : comprendre les causes, les symptômes et les traitements

La périménopause est une étape de transition significative dans la vie d'une femme, marquant le passage des cycles menstruels réguliers à leur arrêt définitif, la ménopause. Cette période, qui peut durer de quelques mois à 11 ans et débuter dès la fin de la trentaine ou le début de la quarantaine, s'accompagne de fluctuations hormonales majeures, notamment de l'œstrogène et de la progestérone. Ces changements peuvent entraîner une multitude de symptômes physiques et émotionnels, parmi lesquels des modifications du métabolisme du fer. Il est crucial de distinguer la carence en fer de l'hyperferritinémie (un taux élevé de ferritine), car chacune présente des causes, des symptômes et des traitements spécifiques, particulièrement importants à comprendre pendant cette phase de vie.

Périménopause et changements hormonaux

Qu'est-ce que la ferritine et quel est son rôle ?

La ferritine est une protéine essentielle au métabolisme du fer dans l'organisme. Elle agit comme la principale protéine de stockage du fer dans le corps, présente à l'intérieur des cellules de nombreux organes tels que le foie, les reins, le cœur, les poumons et la moelle osseuse. Son rôle est de maintenir un équilibre délicat entre l'apport en fer et les besoins de l'organisme pour la production d'hémoglobine. L'hémoglobine est la protéine des globules rouges qui transporte l'oxygène dans tout le corps, un processus vital pour la fonction cellulaire, l'énergie et la santé en général.

En plus de son rôle de stockage, la ferritine participe à la protection cellulaire en régulant le fer, prévenant ainsi les dommages oxydatifs, car un excès de fer peut favoriser la formation de radicaux libres. Elle agit également comme un marqueur inflammatoire ; un taux élevé de ferritine peut être le reflet d'une réponse inflammatoire dans le corps. Il est important de noter que le taux de ferritine et le taux de fer sérique sont mesurés distinctement lors d'un bilan sanguin, la ferritine reflétant les réserves tandis que le fer sérique mesure le fer circulant. Selon la Haute Autorité de Santé, le dosage de la ferritine est plus informatif que celui du fer seul.

Les valeurs normales de ferritine varient en fonction de l'âge, du sexe, de l'effort physique et des laboratoires d'analyse. Chez l'homme adulte, les valeurs se situent généralement entre 30 et 300 ng/ml. Pour la femme adulte avant la ménopause, les réserves sont souvent plus basses, avec une norme comprise entre 15 et 200 ng/ml. Après la ménopause, le taux de ferritine tend à augmenter, se situant généralement autour de 80 µg/L.

Rôle de la ferritine dans le corps humain

Carence en fer et périménopause : une problématique courante

La carence en fer est la carence nutritionnelle la plus répandue dans le monde, affectant principalement les filles et les femmes en âge de procréer. Pendant la périménopause, cette problématique peut devenir particulièrement pertinente en raison des changements physiologiques et hormonaux.

Les saignements menstruels intenses

Les saignements menstruels très intenses sont l'une des principales causes de carence en fer chez les femmes. Pendant la périménopause, les changements hormonaux peuvent augmenter le risque de saignements abondants. De nombreuses personnes ont des règles plus abondantes pendant la périménopause, ce qui peut entraîner une perte de fer importante. Ces règles intenses peuvent être dues à des cycles anovulatoires, où l'ovulation ne se produit pas, et à des affections telles que les fibromes (excroissances non cancéreuses de tissu musculaire dans ou sur l'utérus), qui deviennent plus fréquents pendant cette période. Les saignements menstruels très intenses sont définis comme des saignements excessifs qui affectent la qualité de vie d'une personne, ayant un impact sur le travail, les relations et la vie quotidienne, surtout s'ils entraînent une carence en fer ou une anémie. La recherche indique qu'environ 1 femme sur 4 âgée de plus de 41 ans peut avoir des saignements menstruels intenses.

Le lien entre les œstrogènes et la gestion du fer

Pendant la périménopause, l'évolution des niveaux d'œstrogènes peut également affecter la gestion du fer par l'organisme. Les œstrogènes favorisent l'absorption du fer en diminuant une hormone appelée hepcidine, qui ralentit habituellement l'absorption du fer. Lorsque les niveaux d'œstrogènes chutent, les niveaux d'hepcidine peuvent augmenter, rendant plus difficile l'absorption du fer contenu dans les aliments. Ce phénomène, associé à des saignements très abondants, peut entraîner une carence en fer, car l'organisme utilise les réserves de fer plus rapidement qu'il ne peut les remplacer.

Symptômes de la carence en fer et de l'anémie ferriprive

Une carence en fer non traitée peut conduire à l'anémie, une condition dans laquelle le corps ne dispose pas de suffisamment de fer pour créer des globules rouges sains. Il peut être difficile de reconnaître les symptômes de la carence en fer pendant la périménopause, car des manifestations comme la fatigue, les étourdissements et le brouillard cérébral peuvent facilement être confondues avec des expériences typiques de la périménopause. Les symptômes peuvent apparaître lorsque les niveaux de fer sont faibles et s'aggraver progressivement lorsque la carence en fer évolue vers l'anémie ferriprive.

Les symptômes les plus courants sont :

  • Fatigue et manque d'énergie
  • Essoufflement
  • Faiblesse
  • Manque de concentration et brouillard mental
  • Rythme cardiaque rapide
  • Maux de tête
  • Peau pâle ou jaunâtre
  • Ongles cassants
  • Perte de cheveux

Un faible taux de fer peut également affaiblir le système immunitaire, rendant l'individu plus vulnérable aux maladies. Le suivi des saignements et des expériences liées au cycle peut aider à identifier une carence en fer avant qu'elle ne se transforme en anémie.

Carence en Fer et Anémie - 2 minutes pour comprendre

Diagnostic et traitement de la carence en fer

Le diagnostic d'une carence en fer ou d'une anémie ferriprive implique un examen des antécédents médicaux et alimentaires, ainsi que des analyses de sang. Une numération sanguine complète permet d'évaluer l'état de santé général en mesurant les globules rouges et l'hémoglobine. Le taux de ferritine est crucial pour vérifier les réserves de fer et identifier une carence avant qu'elle ne devienne anémie. Si une carence est diagnostiquée, le médecin recherchera les sources potentielles de perte de sang. En cas de saignements menstruels intenses, une échographie du bassin et une biopsie de la muqueuse utérine peuvent être effectuées. D'autres tests incluent un test de grossesse, un dosage des hormones thyroïdiennes, une recherche de sang occulte dans les selles et une coloscopie.

Le traitement de la carence en fer repose sur plusieurs stratégies :

  • Alimentation : Intégrer des aliments riches en fer comme la viande, le poisson, la volaille, les légumes verts, les légumineuses et les céréales enrichies en fer. L'association avec des aliments riches en vitamine C (agrumes, poivrons) peut améliorer l'absorption du fer.
  • Supplémentation : Les suppléments de fer sont souvent le traitement de première intention. Il existe différents types et dosages, et la prise d'une trop grande quantité peut entraîner des effets secondaires comme la constipation ou les nausées. Des études suggèrent qu'une prise tous les deux jours est aussi efficace qu'une prise quotidienne, avec moins d'effets secondaires.

Hyperferritinémie et périménopause : un excès à surveiller

Alors que la carence en fer est fréquente avant la ménopause, l'arrêt des règles après la ménopause peut entraîner une modification du métabolisme du fer, favorisant une augmentation progressive du taux de ferritine, parfois jusqu'à l'hyperferritinémie.

Qu'est-ce que l'hyperferritinémie ?

Selon l'Académie de médecine, l'hyperferritinémie est une « élévation de la concentration sérique de la ferritine au-dessus de 300 ng/ml, à interpréter en fonction de l’âge et du sexe, dont les causes sont nombreuses ». Un excès de ferritine dans l'organisme peut être observé une fois la ménopause installée étant donné l'arrêt des menstruations. En l'absence de pertes sanguines régulières pendant les règles, le fer peut s'accumuler dans l'organisme et des taux élevés de ferritine sont souvent observés.

Classification des hyperferritinémies

Le bilan sanguin permet de classer les hyperferritinémies en trois catégories selon le mécanisme en cause :

  • Hyperferritinémie avec surcharge en fer : peut être d'origine génétique (hémochromatose, maladie de la ferroportine) ou non génétique (maladies hématologiques chroniques avec transfusions répétées, alcoolisme chronique).
  • Hyperferritinémie sans surcharge en fer : peut résulter d'un syndrome inflammatoire, d'une hyperthyroïdie ou de l'alcoolisme.
  • Hyperferritinémie par lyse cellulaire : peut avoir pour origine des hémolyses ou des hépatites.

Causes de l'hyperferritinémie

L'hyperferritinémie peut résulter de divers facteurs :

  • Le syndrome métabolique : C'est la principale cause d'hyperferritinémie, caractérisé par un excès de graisse abdominale, hyperglycémie, taux élevé de triglycérides, faible taux de cholestérol HDL ou hypertension artérielle.
  • L'hémochromatose : Une maladie génétique qui conduit à une absorption excessive de fer par l'intestin, avec un stockage excessif dans divers organes. Le dépistage de l'hémochromatose par test génétique (mutations du gène HFE) est essentiel.
  • Les maladies inflammatoires chroniques ou aiguës : Les états inflammatoires entraînent une augmentation de la ferritine, qui joue un rôle anti-inflammatoire lors de la phase aiguë.
  • La consommation excessive d'iode ou de suppléments de fer : Un apport excessif en fer par l'alimentation ou la prise de suppléments peut conduire à une hyperferritinémie, surtout si l'organisme ne parvient pas à réguler ce surplus.
  • La polyglobulie et l'hyperactivité de la moelle osseuse : Une production excessive de globules rouges peut augmenter le taux de ferritine par une libération accrue de fer.
  • L'alcoolisme chronique : L'alcool augmente la production de ferritine et favorise sa libération en raison de sa toxicité sur les cellules du foie.
  • Les effets secondaires de certains médicaments : Certains médicaments, notamment ceux utilisés pour traiter l'hyperthyroïdie, peuvent perturber le métabolisme du fer.
  • L'adaptation à l'altitude : Chez les personnes vivant en altitude, le corps peut augmenter la production de globules rouges pour compenser la baisse d'oxygène, entraînant une hyperferritinémie physiologique.
  • Certains cancers : comme la leucémie ou le cancer du système lymphatique.

Causes d'une ferritine élevée

Symptômes et manifestations cliniques de l'hyperferritinémie

L'hyperferritinémie peut être asymptomatique ou se manifester par divers symptômes liés à la surcharge en fer ou à l'inflammation. Paradoxalement, un excès de fer peut entraîner une fatigue persistante, tout comme le manque.

  • Symptômes généraux : Fatigue et faiblesse chroniques, douleurs articulaires (en particulier dans les mains et les doigts, cas de l'hémochromatose), perte de libido.
  • Symptômes spécifiques aux pathologies sous-jacentes : Problèmes hépatiques (ictère, augmentation de la taille du foie, anomalies de la fonction hépatique), troubles cardiovasculaires (palpitations, hypertension artérielle, complications cardiaques), symptômes inflammatoires (fièvre, sueurs nocturnes, douleurs diffuses).

Diagnostic de l'hyperferritinémie

Le diagnostic d'une hyperferritinémie se fait grâce à un bilan sanguin ciblé sur les symptômes présentés, incluant :

  • Dosage de la ferritine
  • Numération Formule Sanguine (NFS)
  • Glycémie, triglycérides, cholestérol HDL
  • CRP (protéine C-réactive) ou VS (vitesse de sédimentation)
  • Transaminases
  • CPK (créatine phosphokinase)
  • Coefficient de saturation de la transferrine (CST) : indispensable pour le diagnostic de l'hémochromatose génétique, surtout s'il dépasse 45%.
  • TSH (hormone stimulant la thyroïde)

Des examens complémentaires peuvent être réalisés :

  • IRM hépatique avec calcul de la charge hépatique en fer : Pour les hyperferritinémies inexpliquées (au-delà de 1 000 µg/L) ou pour quantifier une surcharge en fer secondaire.
  • Imagerie par résonance magnétique (IRM) cardiaque : Pour évaluer la charge en fer des organes en cas de surcharge majeure.
  • Dépistage de l'hémochromatose : Test génétique pour détecter les mutations du gène HFE.

Pour une fiabilité de la mesure, il est préférable de réaliser le prélèvement le matin à jeun et d'arrêter les compléments alimentaires à base de fer quelques jours avant. Un état infectieux passager peut aussi artificiellement augmenter le chiffre affiché.

Traitement de l'hyperferritinémie

Le traitement de l'hyperferritinémie dépend de la cause identifiée.

  • Traitements médicamenteux : Les chélateurs du fer sont prescrits en cas de surcharge pour capter l'excès de fer et l'éliminer par voies urinaire et digestive.
  • Phlébotomie thérapeutique (saignée) : C'est l'une des méthodes les plus courantes et efficaces, surtout dans le cadre de l'hémochromatose. Il s'agit de prélèvements sanguins réguliers pour réduire la quantité de fer dans l'organisme, ce qui diminue la viscosité sanguine, la charge en fer et prévient les complications. La fréquence est ajustée en fonction des taux de ferritine.
  • Traitement de la maladie sous-jacente : Si l'hyperferritinémie n'est pas causée par l'hémochromatose, il est recommandé de soigner d'abord la maladie à l'origine de l'élévation.
  • Hygiène de vie : Correction du surpoids, arrêt de l'automédication, surveillance annuelle de la ferritine en cas d'hémopathie ou de transfusions itératives. Il est également recommandé de modérer la consommation d'aliments riches en fer héminique (viandes rouges, abats, charcuterie) et d'éviter la cuisson dans des ustensiles en fonte.

Options de traitement pour la ferritine élevée

Complications et risques associés à l'hyperferritinémie

Un taux élevé de ferritine non traité peut entraîner plusieurs complications :

  • Hypertension artérielle
  • Thrombose
  • Cirrhose et cancer du foie
  • Douleurs articulaires et abdominales
  • Fatigue chronique
  • Symptômes neurologiques : maux de tête, vertiges, altération de la concentration.

Prévention et conseils pratiques

La prévention repose sur un suivi médical régulier et des modifications du mode de vie :

  • Suivi médical régulier : Bilan sanguin complet pour surveiller la ferritine, l'hémoglobine et d'autres paramètres du métabolisme du fer. Un suivi avec un hématologue ou un endocrinologue est recommandé pour les patients à risque.
  • Alimentation équilibrée : En cas de surcharge, il est conseillé de réduire la consommation d'aliments riches en fer.
  • Bonne hydratation : Aide à maintenir le volume plasmatique et à éviter la déshydratation.
  • Exercice physique régulier : Favorise une meilleure circulation sanguine et contribue à la gestion du stress.
  • Éviter l'automédication : Ne pas prendre de suppléments de fer sans avis médical.

Le lien entre les hormones thyroïdiennes et le fer

Les niveaux de fer et la fonction thyroïdienne sont étroitement liés. Les hormones thyroïdiennes aident l'organisme à utiliser le fer, tandis que de bons niveaux de fer favorisent la production d'hormones thyroïdiennes. Une carence en fer peut perturber les hormones thyroïdiennes et augmenter le risque de troubles de la thyroïde. Inversement, une thyroïde qui ne fonctionne pas bien peut entraver l'absorption et l'utilisation du fer par l'organisme, augmentant ainsi le risque de carence en fer.

L'hypothyroïdie, caractérisée par une baisse des hormones thyroïdiennes, peut provoquer des symptômes tels que la fatigue, des crampes musculaires, des modifications des cheveux et de la peau, et des saignements menstruels abondants ou imprévisibles. Ces symptômes sont également fréquents pendant la périménopause en raison des modifications des taux d'œstrogènes et de progestérone. Il peut donc être difficile pour les professionnels de santé de détecter une hypothyroïdie chez les personnes périménopausées et ménopausées en se basant uniquement sur les symptômes cliniques. Avec l'âge, le risque de dysfonctionnement de la thyroïde augmente, ce qui signifie que nous sommes plus susceptibles d'avoir des problèmes de thyroïde pendant la périménopause et au-delà. Il est recommandé aux personnes souffrant de problèmes thyroïdiens de faire contrôler régulièrement leur taux de fer et de traiter les taux de fer trop bas.

Autres facteurs de risque de carence en fer

Outre les changements hormonaux de la périménopause, plusieurs autres facteurs peuvent contribuer à une carence en fer :

  • Une alimentation pauvre en fer : Ne pas consommer suffisamment d'aliments riches en fer. Les régimes végétariens et végétaliens peuvent augmenter le risque car le fer héminique (viande, volaille, poisson) est absorbé plus efficacement que le fer non héminique (fruits, légumes, céréales). Plus de 9 femmes menstruées sur 10 ne consommaient pas suffisamment de fer dans leur alimentation.
  • Les régimes restrictifs et le jeûne : Ces approches peuvent réduire les nutriments essentiels comme le fer. La suppression d'aliments riches en fer héminique ou les régimes amaigrissants intensifs peuvent réduire considérablement les niveaux de fer.
  • L'utilisation d'un stérilet en cuivre : Peut entraîner des règles plus intenses ; plus d'une femme sur quatre utilisant cette méthode présente une carence en fer.
  • Affections gastro-intestinales : Les pertes de sang non menstruelles dues à des affections comme la gastrite, l'œsophagite, les ulcères, les infections ou les tumeurs peuvent entraîner une carence en fer. Des affections comme la maladie cœliaque, la colite ulcéreuse ou la maladie de Crohn peuvent entraver l'absorption du fer.
  • La grossesse : Augmente considérablement les besoins en fer, et une carence pendant cette période peut entraîner des complications pour la personne enceinte et le fœtus.

Gérer la périménopause : une approche globale

La périménopause, avec ses fluctuations hormonales et ses conséquences sur le métabolisme du fer, peut être une période de grands bouleversements. Comprendre ces changements est la première étape vers une gestion efficace.

Comprendre les changements hormonaux

Pendant la périménopause, c'est la progestérone qui chute la première, ce qui peut raccourcir les cycles et provoquer un syndrome prémenstruel plus marqué. Ensuite, les œstrogènes se raréfient, rendant l'ovulation plus rare et les cycles plus longs, jusqu'à leur arrêt définitif à la ménopause. Les symptômes d'une carence en progestérone peuvent inclure des cycles irréguliers et raccourcis. À mesure que les œstrogènes diminuent, des bouffées de chaleur, des sueurs nocturnes, une prise de poids inexpliquée, des insomnies, une sécheresse vaginale et une peau plus relâchée et plus fine peuvent apparaître. Les œstrogènes jouent également un rôle crucial pour la santé cardiovasculaire et ostéo-articulaire, expliquant les problèmes d'ostéoporose à la ménopause.

Malgré les perturbations du cycle, les ovulations se produisent toujours pendant la périménopause, ce qui signifie qu'il est possible de tomber enceinte. Il est donc recommandé de continuer une contraception si une grossesse n'est pas souhaitée.

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Options de traitement et de gestion

Bien que les symptômes de la périménopause varient en intensité, des solutions existent pour apaiser les désagréments :

  • Traitement Hormonal de la Ménopause (THM) : Il permet de soutenir les hormones féminines (œstrogènes et progestérone) qui viennent à manquer. Il est important de choisir des hormones bio-identiques. Le THM est généralement mis en place au cas par cas.
  • Options naturelles : Pour une carence en progestérone, des plantes comme l'alchémille ou l'onagre peuvent être bénéfiques. La gestion du stress est également cruciale, car le cortisol (hormone du stress) peut "voler" les ressources nécessaires à la synthèse de progestérone. Le calcium et la vitamine D sont recommandés pour la santé osseuse, le magnésium pour le système nerveux, et les vitamines du groupe B pour l'énergie et l'humeur.
  • Activité physique régulière : Est essentielle pour le bien-être général.

L'approche de la médecine chinoise

La médecine chinoise propose des traitements adaptés aux désagréments de la périménopause et de la ménopause, utilisant l'acupuncture et la pharmacopée chinoise. Des études comparatives ont montré des résultats significatifs. En France, bien que moins reconnue, cette médecine est remboursée par l'État dans d'autres pays européens.

Il est primordial de consulter un professionnel de santé pour un diagnostic précis et la mise en place d'un traitement adapté, qu'il s'agisse de carence ou d'excès de ferritine pendant la périménopause. La prévention et un suivi régulier sont les clés pour réduire les risques de complications et assurer une meilleure qualité de vie.

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