Fumier, Blé, Maïs et Agriculture : Une Approche Optimisée de la Fertilisation

L'agriculture moderne, soucieuse de rendement et de durabilité, s'appuie sur une gestion précise des nutriments. Les engrais de ferme, tels que le fumier et le lisier, jouent un rôle crucial dans cet équilibre, apportant non seulement des éléments nutritifs essentiels, mais aussi de la matière organique bénéfique pour la santé des sols. La valorisation de ces intrants organiques, notamment pour des cultures exigeantes comme le maïs et le blé, repose sur une compréhension approfondie de leur composition, de leur dynamique de minéralisation et des besoins spécifiques des plantes à chaque stade de leur développement.

La Dynamique des Engrais de Ferme : Fumier et Lisier

Les engrais de ferme se distinguent principalement par la forme de l'azote qu'ils contiennent et leur vitesse de libération dans le sol. Cette distinction est fondamentale pour optimiser leur utilisation et minimiser les pertes.

L'Azote Organique des Fumiers et Composts

Pour les engrais de ferme comme le fumier ou le compost, l'azote est majoritairement sous forme organique. Cette forme nécessite une phase de transformation, appelée minéralisation, avant d'être assimilée par les racines des plantes sous forme minérale (ammonium puis nitrate). Ce processus dépend de la température du sol et de son activité biologique.

Un fumier de bovins pailleux, par exemple, libère son azote plus lentement qu'un fumier de volaille, en raison d'une teneur en matière sèche plus élevée et d'un rapport Carbone/Azote (C/N) généralement plus élevé. Si le fumier est frais et pailleux, cela peut même engendrer une "faim" d'azote dans le sol juste après l'épandage, l'azote étant temporairement immobilisé par la décomposition des pailles. L'azote libéré par un fumier sera efficace à partir de 100 jours normalisés environ après son épandage. Il est généralement recommandé d’épandre les fumiers de bovins 1,5 mois à 2 mois avant le semis du maïs, voire plus pour des fumiers très pailleux, afin que l’azote soit disponible au bon moment pour la culture. L'épandage doit être fait suffisamment tôt pour que la minéralisation libère l'azote davantage au moment où la plante l'absorbe.

L'Azote Minéral des Lisiers et Fientes de Volailles

Dans les lisiers et les fumiers de volailles, l'azote est majoritairement présent sous forme ammoniacale. Cette forme est rapidement disponible pour la culture, mais elle est aussi très sensible à la volatilisation dans l’atmosphère, un processus où l'azote ammoniacal se transforme en ammoniac gazeux et s'échappe dans l'air. En conditions de sol sec, de temps venteux et ensoleillé, les pertes par volatilisation peuvent aller jusqu’à 50 %.

Pour une efficacité optimale, ces produits doivent être épandus au plus proche du semis. Par exemple, un lisier de porcs qui contient 60 % d'azote sous forme minérale, rapidement minéralisable, est à épandre au plus près de la période d'absorption par les plantes. Ce sera donc au printemps sur prairies, fin février sur blé et au plus près du semis sur maïs, voire au stade 6-8 feuilles avec du matériel adapté. Le lisier, à forte teneur en azote ammoniacal, doit être enfoui au plus vite ou être épandu par pendillards pour limiter la volatilisation.

Schéma de la minéralisation de l'azote organique et de la volatilisation de l'azote ammoniacal

Conditions d'Épandage et Impact sur la Valorisation

Les conditions d'épandage déterminent la valorisation des engrais de ferme. L'objectif est de maximiser l'efficacité des nutriments et de réduire les pertes, qu'elles soient dues au lessivage ou à la volatilisation.

Limiter la Volatilisation

La volatilisation de l'azote représente une perte économique et environnementale importante, particulièrement avec les engrais organiques et les formes ammoniacales. Plusieurs leviers permettent de limiter ces pertes :

  • Enfouissement rapide des effluents : Intégrer les lisiers et fumiers dans l'heure suivant l'épandage réduit la volatilisation de 50 à 80 %.
  • Choix de la forme d'engrais : Privilégier l'ammonitrate qui limite les pertes, ou les formes urée stabilisées avec inhibiteurs. Les solutions azotées à base de nitrate et d'ammonium offrent également une bonne efficacité.
  • Conditions d'apport : Éviter les épandages par temps chaud, sec et venteux.

Gestion du Tassement du Sol

Les opérations d'épandage et de destruction de couverts requièrent de bonnes conditions de ressuyage du sol pour éviter tout risque de tassement, qui peut être préjudiciable pour le maïs. Les essais au champ de comparaison de sols tassés et non tassés quantifient à 35 % la perte de rendement en maïs fourrage lié à un tassement. Cette perte va dépendre également de la proportion de la surface et du volume compacté, ainsi que du climat de l’année. En maïs semences, des essais conduits ont mis en évidence des pertes de 16 % liées au stress hydrique, avec une majoration de 25 % en cas de sol tassé. Le tassement amplifie les impacts du stress hydrique.

Il est impératif de limiter absolument le risque de tassement en s’assurant du ressuyage du sol jusqu’à 40 cm de profondeur avant toutes opérations d’épandage et destruction de couverts. Pour cela, les tests de pénétromètre, bêche et mini-profil permettent d’identifier un tassement en cas de doute.

Effets du tassement du sol sur la culture de lin - ARVALIS-infos.fr

Valorisation sur Prairies

Les apports d'engrais de ferme sur prairie sont également pertinents. Il est recommandé d’intervenir sur des prairies ressuyées et, pour le fumier, de ne pas dépasser un apport de 40 T/ha. Il est aussi préférable de privilégier les fumiers vieillis ou compostés, afin d’éviter de couvrir la végétation et de voir disparaître des plantes. Contrairement aux idées reçues, les fumiers ou lisiers n’acidifient pas les sols ; ils peuvent même augmenter le pH dans les parcelles où ils sont apportés régulièrement. Hormis les effluents de volailles (même compostés), toutes les déjections sont adaptées aux épandages sur prairie, à condition de respecter un délai de trois semaines entre l’épandage et le pâturage. Les apports de lisiers et de fumiers n’ont pas non plus d’effet négatif sur l’appétence de l’herbe.

Pour les apports de fumiers, le calcul se fera d’abord en fonction des quantités de P et K contenues dans les engrais de ferme et des besoins de la prairie. Pour les lisiers, dont les teneurs en azote sont plus élevées et dont la libération de l’azote est très rapide, le calcul de la dose à apporter sera comparable à celui d’un apport d’ammonitrate.

La Fertilisation du Maïs : Une Culture Exigeante

Le maïs est une culture exigeante en nutriments, et sa fertilisation repose sur une bonne connaissance de ses besoins nutritionnels à chaque stade du cycle cultural. Les besoins de la plante maïs augmentent pendant son cycle jusqu’au Stade Limite d’Avortement du Grain (SLAG, 250° après la floraison femelle).

Macro-éléments Essentiels

  • Azote (N) : Très important pour la croissance végétative et indispensable pour maximiser le rendement. La quantité d'azote absorbée par les plantes atteint 200 à 250 kg N/ha selon le potentiel de rendement. Cet élément intervient dans la formation des protéines et le développement de la biomasse. La stratégie d’apport doit être basée sur la méthode des bilans pour évaluer la fourniture naturelle des sols et le coefficient d’utilisation par la plante. Un apport de 30 à 40 unités au semis ou au stade 3 feuilles couvrira les besoins du début de cycle, mais la dose principale doit être apportée avant le stade 8 feuilles pour répondre aux besoins croissants de la plante. Le fractionnement des apports optimise l'efficacité de la fertilisation azotée et limite les pertes par lessivage. Les formes nitrate (comme l'ammonitrate) sont rapidement assimilables.
  • Phosphore (P) : Sous forme de phosphate (P₂O₅), il est crucial pour le développement racinaire notamment. Le maïs est très sensible à la carence phosphorique, qui se manifeste par une coloration violacée des feuilles. L’apport en phosphore est largement recommandé, surtout qu’il présente l’avantage de procurer un effet starter pour une levée plus rapide de la plante. Au début de son développement, surtout par temps froid, le maïs présente une mauvaise mobilisation du phosphate. La meilleure façon d'obtenir un apport suffisant en phosphate à ce stade est de procéder à une fertilisation sous-racinaire accompagnée d'un additif azoté initial. Les engrais NP (par ex. DAP, MAP) sont principalement utilisés dans la pratique.
  • Potassium (K) : Indispensable pour la résistance au stress et joue un rôle majeur dans la régulation des fonctions vitales de la plante, notamment la photosynthèse, la croissance et le transport des nutriments. La quantité de potassium absorbée atteint 250 à 300 kg K₂O/ha pour des rendements élevés. Un bon apport en potassium augmente la stabilité et la résistance à la tige creuse, et est important pour la formation complète des épis.
  • Magnésium (Mg) : Apporté sous forme de MgO (oxyde de magnésium). Une carence en magnésium peut apparaître en sols acides ou sableux, nécessitant un apport de MgO.
  • Soufre (S) : Intervient dans la synthèse des protéines et agit en synergie avec l’azote pour optimiser l’assimilation de ce dernier. L’apport de soufre au semis est recommandé, notamment après des automnes et hivers très pluvieux, pour compenser les pertes par lessivage.

Tableau des besoins en macro-éléments pour le maïs

Oligo-éléments Clés

  • Zinc (Zn) : Essentiel à la croissance (carence fréquente). Une carence en zinc provoque des stries blanchâtres sur les jeunes feuilles et un retard de croissance. Le zinc participe au développement racinaire, à la régulation de la croissance et à la synthèse des protéines et des glucides.
  • Fer (Fe) et Manganèse (Mn) : Nécessaires à la photosynthèse. Le manganèse est un oligo-élément essentiel pour le maïs qui entre en jeu dans la photosynthèse, la formation de chlorophylle et l’activité enzymatique.
  • Bore (B) : Important à la floraison.

Les carences parfois remarquées en oligo-éléments résultent plutôt de blocages liés à la structure ou au pH du sol (carences induites), les fournitures du sol étant généralement suffisantes. L'apport en oligo-éléments est à considérer en particulier sur les sites à haut rendement et les sites secs. La fertilisation peut se faire sous forme de fertilisation du sol ou de fertilisation foliaire.

Fertilisation Spécifique au Type de Maïs

  • Maïs Fourrage : Récolté en plante entière pour l'ensilage, il présente des besoins spécifiques. La fertilisation azotée vise l'objectif de rendement et la valeur alimentaire de la plante entière. Pour un objectif de 16 t MS/ha, avec un besoin unitaire de 13 kg N/t MS, la dose prévisionnelle est de 208 kg N/ha.
  • Maïs Grain : Vise à optimiser le rendement en grains tout en maîtrisant la teneur en protéines. Les besoins en azote sont légèrement inférieurs à ceux du maïs fourrage car seul le grain est exporté. Pour un objectif de 110 q/ha, avec un besoin unitaire de 2,2 kg N/q, la dose prévisionnelle est de 242 kg N/ha. La méthode du bilan prévisionnel reste la référence pour ajuster la fertilisation azotée, en intégrant les spécificités de chaque parcelle.

Stratégies d'Application et Outils d'Optimisation

Engrais Starter

L'apport d'engrais starter localisé de type 18-46-0 favorisera le démarrage de la culture notamment par son apport de phosphore disponible et est fortement conseillé dans les sols ou régions froides. Un apport de 30 à 40 unités d’azote minéral peut être utile (dont une part apportée par l’engrais starter de type 18-46).

Fertigation

La fertigation, ou apport d'engrais via le système d'irrigation, constitue une technique de précision adaptée au maïs irrigué. Elle combine l'apport d'eau et de nutriments de manière synchronisée avec les besoins de la culture. Ses avantages incluent une efficience accrue, un fractionnement optimal, une réduction des pertes et une souplesse d'intervention. La fertigation azotée est particulièrement intéressante du stade 10 feuilles à la floraison, période de besoins intenses.

Outils d'Aide à la Décision (OAD)

Les OAD collectent un maximum de données partout où cela est possible, aux stades macro et micro, et retranscrivent ces données sous une forme assimilable pour la prise de décision. Toutes les informations collectées et traitées sont aussi très utiles pour la traçabilité et l’édition de documents réglementaires (aides PAC, etc.). L’optimisation d’un itinéraire technique cultural ne s’arrête jamais ; chaque campagne est une opportunité pour affiner les pratiques, en se basant sur l’observation, l’expérimentation et l’analyse de données.

Schéma d'un système de fertigation pour le maïs

Itinéraire Technique Global pour le Maïs

Cultiver du maïs, ça ne s’improvise pas. Chaque étape, du choix des variétés à la récolte, a un impact direct sur le rendement. La préparation du sol, la gestion de l’eau, les apports d’azote : tout doit être optimisé. Un itinéraire technique bien conçu conditionne à la fois les rendements et la durabilité des sols.

Préparation des Sols et Choix des Variétés

La préparation des sols et le choix des variétés de maïs constituent la base de tout itinéraire technique réussi. Le maïs s’adapte mieux aux sols profonds ayant une bonne capacité de rétention d’eau. Des sols bien structurés, sans obstacles ni zones compactées, sont la garantie d’une levée homogène et d’un enracinement profond. Il est recommandé un temps de retour de 3 à 4 ans entre deux cultures de maïs. Les agriculteurs devraient également prêter attention à la porosité et à l’état de surface. Les variétés précoces s’adaptent mieux à des cycles courts et aux zones où les stress hydriques sont fréquents, malgré le fait qu’elles donnent moins de rendement.

Semis et Levée

À ce stade, la priorité est d’assurer une levée rapide et homogène afin que la culture résiste au mieux aux ravageurs et puisse devancer les adventices. La température du sol doit idéalement atteindre 10°C avant de semer, mais ce paramètre doit être vérifié avec précision, notamment en tenant compte de la profondeur et des variations journalières. Il faut aussi tenter d’anticiper les conditions météorologiques extrêmes, comme le risque de froid tardif après le semis.

Gestion des Adventices

Le maïs est une culture particulièrement sensible à la concurrence des adventices, et ce, jusqu’au stade 10 feuilles. Il est recommandé d’intervenir le plus tôt possible par le biais d’un désherbage mécanique afin d’empêcher les adventices de développer des racines profondes. Le binage, à partir du stade 2 feuilles, permet de nettoyer les inter-rangs tout en favorisant la structure du sol.

Gestion de l'Eau

Contrairement à certaines idées reçues, le maïs n’est pas une plante particulièrement gourmande en eau. Cependant, sa sensibilité au déficit hydrique pendant l’été le rend vulnérable dans les zones à pluviométrie insuffisante ou irrégulière. Certaines variétés sont mieux adaptées aux conditions de stress hydrique. Afin d’évaluer avec précision les besoins en eau des parcelles de maïs, le programme d’irrigation devrait s’appuyer sur l’utilisation d’outils de suivi de stress hydrique, comme la sonde capacitive d’irrigation.

Graphique des besoins en eau du maïs aux différents stades de croissance

Protection Phytosanitaire

Le maïs est une culture relativement épargnée par les attaques fongiques. La clé, c’est l’anticipation. Avec une rotation réfléchie, des résidus bien gérés et des leviers comme les trichogrammes ou l’utilisation de semences traitées, il est possible de limiter les pertes tout en réduisant l’impact des interventions.

Récolte et Stockage du Maïs

La récolte et le stockage du maïs demandent une gestion précise pour tirer le meilleur parti de la production, qu’elle soit destinée à l’alimentation animale, humaine ou industrielle. Selon la finalité - grain, fourrage, semences, biogaz, bioéthanol… - les stratégies diffèrent.

Maïs Grain

Le moment optimal de la récolte du maïs grain est atteint à la maturité physiologique, lorsque le grain présente un point noir à sa base. Celui-ci indique la fin du remplissage en matière sèche et une humidité du grain d'environ 32 %. Le taux de dessiccation dépend des conditions climatiques, notamment de la température et de l'humidité ambiante. En septembre, le maïs peut perdre entre 1 et 2 % d'humidité par semaine, tandis qu'en octobre, ce taux diminue à 0,5-0,75 % par jour. Ce temps d’attente permet de faire des économies sur le temps de séchage en silo. Pour un stockage temporaire, ne pas laisser le maïs humide (> 32 % d’humidité) en attente plus de 24 heures. Pour un séchage en silo, il doit être progressif pour éviter d’endommager les grains d’amidon et de protéines.

Maïs Semences

La production de semences de maïs repose sur les plantes femelles, soigneusement castrées pour éviter toute autofécondation. La récolte est réalisée à l’aide d’équipements réglés spécifiquement pour ne récolter que les épis. Dans l’attente d’être séchés, les épis sont ventilés pour éviter le développement de champignons. Après le séchage, les grains sont séparés des rafles lors de l’égrenage, puis calibrés à l’aide de cylindres pour former des lots homogènes qui faciliteront le futur semis. Les grains sont ensuite passés sur une table densimétrique qui permet d’éliminer ceux qui sont malades ou endommagés. Le conditionnement des semences est la dernière étape avant leur commercialisation.

Maïs Ensiled Épi

Le maïs ensilage épi est une stratégie de récolte destinée à densifier les rations des ruminants. Sa richesse en amidon (environ 58 % de la matière sèche en moyenne) et son apport modéré en fibres en font un bon concentré énergétique. Le moment optimal pour récolter le maïs épi se situe lorsque la teneur en MS de l’épi atteint entre 50 et 60 %, soit une humidité des grains autour de 35 %. Ce stade est atteint environ 200 degrés-jours (base 6-30 °C) après que le maïs plante entière atteigne 32 % de MS. Le processus nécessite l’utilisation d’un cueilleur adapté monté sur une ensileuse classique. La longueur de coupe doit être réduite au minimum (entre 3,5 et 7 mm) pour un hachage fin, et l’éclateur de grains doit être réglé avec un écartement serré (0,75 à 1,5 mm). Le stockage du maïs épi ensilé peut être réalisé dans différents types de silos : couloirs, boudins ou balles enrubannées.

Maïs Ensiled Plante Entière

Pour le maïs destiné à l'ensilage, l'objectif est de récolter lorsque la plante entière atteint une teneur en matière sèche (MS) comprise entre 32 % et 35 %. À ce stade, le maïs offre le meilleur compromis entre rendement, valeur nutritive et aptitude à la conservation. En cas de récolte trop tardive (MS > 35 %), les tiges et les feuilles deviennent plus fibreuses, rendant le tassage au silo plus difficile et augmentant le risque de fermentations indésirables. La longueur de la coupe (environ 10 à 20 mm selon la MS) permettra un bon tassage au silo tout en assurant une ration propice à la rumination. Les particules grossières (> 20 mm) doivent être évitées. Le processus de stockage repose sur un tassage efficace et une bonne herméticité du silo.

Maïs pour la Méthanisation

Grâce à son excellent rendement en biomasse et son fort pouvoir méthanogène, le maïs peut aussi être destiné à la méthanisation pour la production de biogaz, en tant que CIVE (culture intermédiaire à vocation énergétique). Les récoltes doivent avoir lieu lorsque la plante entière atteint 30 à 35 % de matière sèche. Le choix de la variété de maïs sera déterminant pour optimiser la production de biogaz.

Maïs Doux

Le maïs doux exige une toute autre organisation de production. Celui-ci est récolté à un stade immature, lorsque les grains sont tendres et juteux. Les grains doivent être bien développés mais toujours tendres, brillants et non ridés, avec une humidité d’environ 70 %. La fraîcheur du produit est essentielle. Le cycle de production est conçu pour échelonner les récoltes de mi-juillet à mi-octobre et garantir un approvisionnement continu des usines.

Diagramme des différentes destinations du maïs après récolte

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