Chaque printemps, nombreux sont les jardiniers qui ont la fièvre du printemps, et avec passion et précipitation, ils plantent leurs plants de légumes, fines herbes et fleurs annuelles. Cependant, l'annonce d'un gel imminent peut transformer cette euphorie en inquiétude. Le gel est un phénomène naturel, et en tant que jardinier, il est essentiel de l’accepter et de s'y adapter. Cela ne signifie pas que l'on ne peut pas protéger son jardin du froid. L'agriculture compose avec le givre depuis des générations, et nos aïeux établissaient déjà leur calendrier de plantations en fonction des fêtes, comme la Sainte-Catherine qui, le 25 novembre, alerte de l'arrivée des températures froides, et les Saints de glace - les 11, 12 et 13 mai - qui annoncent la fin des gelées.

Les jours chauds du mois de mai peuvent rapidement nous faire oublier que les risques de gel au sol persistent encore durant quelques semaines. La température a un impact direct sur les processus biochimiques des plantes. Le froid, la chaleur et les variations de température affectent la fleur et le fruit à différents stades du cycle de croissance. En hiver, les arbres entrent dans un état de repos. Les gelées peuvent être classées selon le moment où elles se produisent : hiver, printemps ou fin. Les fléaux hivernaux affectent les espèces fruitières à feuilles persistantes et les fléaux printaniers affectent les mêmes espèces et les arbres à feuilles caduques qui ont commencé leur développement végétatif. Les nouvelles plantes, parce qu'elles ont des tissus tendres, sont plus sensibles au gel que les adultes. De plus, les dégâts peuvent compromettre la plante entière et ainsi provoquer sa mort. Les plantes dont les pousses sont en croissance active sont plus sensibles aux dommages causés par le gel. Selon l’intensité et la durée du gel, les dommages causés aux plantes peuvent varier en ampleur, allant de la mort à une légère brûlure des feuilles en périphérie.
Gel : le pire est-il à venir pour les cultures ?
Prévenir les dégâts du gel avant qu'il ne frappe
Pour les fleurs annuelles et les plantes potagères en contenants, il est préférable d'entrer les jardinières, balconnières, pots et potées fleuries à l'intérieur. Pour les potagers ou aménagements de fleurs annuelles en pleine terre, il est recommandé de recouvrir les plantations en fin de journée, lorsque le soleil commence à baisser mais qu’il y a encore un peu de chaleur ambiante. À cette fin, des membranes type P-19 avec arceaux peuvent être utilisées. Si vous utilisez ce que vous avez sous la main (carton, table, drap, nappe, plastique, couverture), il faut veiller à ce que la protection n’entre pas en contact avec les plantes, surtout pour le plastique car il est conducteur de froid.

En situation de démarrage et avant le stade grappe visible, l’impact de gel, s’il n’est pas irréversible type gelée noire, entraînera surtout un retard de végétation. Il est évident que pour un gel plus intense et un impact sur grappes, celui-ci aura des conséquences sur le potentiel de récolte. Il est donc primordial d’intervenir par voie racinaire et foliaire dès le retour de sève, afin de relancer la vigne et permettre également aux bourgeons axillaires de fructifier. Le traitement OSIRYL a été préconisé après plantation de plants sur sol difficile, pauvre en matières organiques et sur précédent de céréales à la dose de 10 L/ha sur le rang. En situation de gelée automnale (- 5 °C), les plants témoins, de croissance plus faible, sont plus sensibles aux risques de gel (75 % du feuillage touché) par comparaison aux plants traités avec OSIRYL (25 % du feuillage touché).
Quand planter pour éviter le gel ?
Au potager, toute la famille des solanacées est frileuse, c’est-à-dire les tomates, les poivrons, les piments, les aubergines, ainsi que la famille des cucurbitacées, tels que les concombres, les courgettes, les courges et les citrouilles. Un plant de basilic peut être un bon indicateur de temps froid, car par une nuit sous les 10 degrés il deviendra mou, brun et perdra ses feuilles. Pour ces plantes sensibles, la période idéale pour planter est habituellement de 1 à 2 semaines après la dernière pleine lune du mois de mai. Pour notre secteur, cela correspond donc habituellement au début juin. Pour les moins sensibles, la fin mai est habituellement adéquate. Si vous n’attendez pas la bonne période, vous risquez de recommencer avec ces plantations ou de leur nuire dans leur cycle de croissance. Cependant, il est important de ne pas attendre la fin mai pour votre magasinage, sinon, vous risquez d’être déçu.
Surveillance météorologique et compréhension du gel
Dès que les températures baissent, il est crucial de surveiller attentivement la météo, en particulier la température réelle et la température ressentie, qui peut être refroidie par le vent par exemple. Les parties aériennes des plantes gèlent entre 0 °C et - 2 °C. Le sol, quant à lui, gèle à des températures inférieures à - 2 °C. Le jardin se rafraîchit ? Il est temps de mettre en place des astuces pour protéger le potager du gel !
Il est important de noter que des changements brusques de temps, avec des hausses et des baisses importantes de température, sont également fréquents aux mois d'avril, mai et même juin, ce qui donne parfois lieu aux redoutables gelées tardives.

Méthodes naturelles et biologiques de protection des plantes
Heureusement, la nature n’a pas attendu les jardiniers pour se défendre contre le froid. Les légumes ont adopté quelques protections naturelles contre le gel.
Composition antigel des cellules végétales
La composition même des cellules végétales permet parfois de protéger la plante du froid. Ainsi, les cellules riches en sucres ont une meilleure résistance au gel. La glace permet même d’augmenter la teneur en sucre de ces végétaux, ce qui a pour conséquence une meilleure défense contre les basses températures et un impact positif sur le goût après quelques gelées.
Structure de la plante pour passer l’hiver
La structure de la plante est également une excellente défense contre le froid. Les plantes se développant en rosettes, comme la mâche, augmentent leur résistance au gel en profitant de la chaleur du sol. Les légumes racines se mettent à l’abri du gel en se développant dans la terre. Ces mécanismes incroyables aident à protéger le potager du gel, sans rien faire.
Légumes résistant au gel
Il existe de nombreux légumes qui supportent le gel, permettant de maintenir un potager actif même en hiver.
Légumes supportant le gel et les températures inférieures à - 5 °C
Stars de l’hiver, les légumes supportant le mieux le gel sont les suivants : ail et oignon ; céleri-rave ; chicorée ; choux (brocolis, chinois, de Bruxelles, frisé, kale, pommé, rave) ; cresson, épinard, mâche, oseille ; laitue (d’hiver, frisée) ; panais ; po# Gérer les gelées après la plantation : Guide complet pour les jardiniers
Chaque printemps, nombreux sont les jardiniers qui ont la fièvre du printemps, les poussant à planter avec passion et précipitation leurs légumes, fines herbes et fleurs annuelles. Cependant, l'arrivée inattendue d'un gel peut rapidement transformer cette joie en inquiétude. Comprendre le phénomène du gel et ses implications pour les plantations est essentiel pour assurer la survie et le développement de votre jardin. Le gel est un phénomène naturel. En tant que jardinier, vous devez l’accepter. Cela ne veut pas dire que vous ne pouvez pas protéger votre jardin du froid, loin de là.

Identifier et anticiper les risques de gel
Les gelées peuvent être classées selon le moment où elles se produisent : hiver, printemps ou fin d'automne. Les gelées hivernales affectent les espèces fruitières à feuilles persistantes, tandis que les gelées printanières menacent les mêmes espèces et les arbres à feuilles caduques qui ont commencé leur développement végétatif. Les jours chauds du mois de mai peuvent rapidement nous faire oublier que les risques de gel au sol persistent encore durant quelques semaines. La température a un impact direct sur les processus biochimiques des plantes. Le froid, la chaleur et les variations de température affectent la fleur et le fruit à différents stades du cycle de croissance. En hiver, les arbres entrent dans un état de repos.
Dès que les températures baissent, surveillez attentivement la météo, en particulier : la température réelle et la température ressentie, qui peut être refroidie par le vent par exemple. Souvenez-vous que les parties aériennes des plantes gèlent entre 0 °C et - 2 °C. Le sol, quant à lui, gèle à des températures inférieures à - 2 °C.
Gel : le pire est-il à venir pour les cultures ?
Quand planter pour éviter le gel ?
La localisation joue un rôle clé dans la survenue du gel, particulièrement lorsque le ciel reste dégagé et le vent tombe. Au potager, toute la famille des solanacées sont frileuses, c’est-à-dire les tomates, les poivrons, les piments, les aubergines, … Et également la famille des cucurbitacées, tels que les concombres, les courgettes, les courges et les citrouilles. Votre plant de basilic sera un bon indicateur de temps froid, car par une nuit sous les 10 degrés il deviendra mou, brun et perdra ses feuilles. Pour ces plantes sensibles, il est habituellement recommandé de planter 1 à 2 semaines après la dernière pleine lune du mois de mai, ce qui correspond généralement au début juin dans notre secteur. Pour les moins sensibles, la fin mai est habituellement adéquate. Si vous n’attendez pas la bonne période, vous risquez de recommencer avec ces plantations ou de leur nuire dans leur cycle de croissance. Cependant, n’attendez pas la fin mai pour votre magasinage, sinon, vous risquez d’être déçu.
Historiquement, nos aïeux établissaient leur calendrier de plantations en fonction des fêtes dans le calendrier. La Sainte-Catherine, le 25 novembre, alerte de l’arrivée des températures froides. Les Saints de glace - les 11, 12 et 13 mai - annoncent la fin des gelées.
Stratégies de protection préventive
Protéger son potager du gel est indispensable dès l’arrivée des températures froides. Choisissez les bons semis, ajoutez un épais paillage et utilisez éventuellement des voiles d’hivernage ou du fumier de cheval. Surtout : adaptez-vous à votre climat local : tentez, expérimentez, apprenez et profitez de votre potager.

Méthodes naturelles et résistance des plantes
Heureusement pour vous, la nature n’a pas attendu les jardiniers pour se défendre contre le froid. Les légumes ont adopté quelques protections naturelles contre le gel.
Composition antigel des cellules
La composition même des cellules végétales permet parfois de protéger la plante du froid. Ainsi, les cellules riches en sucres ont une meilleure résistance au gel. La glace permet même d’augmenter la teneur en sucre de ces végétaux. Conséquence ? Une meilleure défense contre les basses températures et un impact positif sur le goût après quelques gelées !
Structure de la plante pour passer l’hiver
La structure de la plante est également une excellente défense contre le froid. Les plantes se développant en rosettes, comme la mâche, augmentent leur résistance au gel en profitant de la chaleur du sol. Les légumes racines se mettent à l’abri du gel en se développant dans la terre. Ces mécanismes incroyables vous aident à protéger le potager du gel, sans rien faire.

Légumes résistants et sensibles au gel
- Légumes supportant le gel et les températures inférieures à - 5 °C (Stars de l’hiver) : ail et oignon ; céleri-rave ; chicorée ; choux (brocolis, chinois, de Bruxelles, frisé, kale, pommé, rave) ; cresson, épinard, mâche, oseille ; laitue (d’hiver, frisée) ; panais ; poireau ; radis d’hiver ; salsifis ; topinambour ; persil.
- Légumes supportant les températures entre - 4 et - 2 °C : artichaut ; asperge ; betterave ; blette ; carotte ; céleri-branche ; chou-fleur ; endive ; fenouil ; fève ; navet ; pois ; pomme de terre ; radis ; roquette ; rutabaga.
- Légumes gélifs (qui ne supportent pas les gelées) : Les légumes riches en eau sont forcément très sensibles au gel. Les cristaux se forment dans la plante et augmentent de volume. De l’extérieur, vous pouvez voir la peau du légume se fendre. On ne parle non pas d’engelures, mais de gélivures. La tomate en est un parfait exemple. Si vous avez déjà vu ce fruit juteux prendre un coup de froid, vous avez forcément remarqué les crevasses formées par le gel. Toute la famille des solanacées (tomates, poivrons, piments, aubergines) et des cucurbitacées (concombres, courgettes, courges, citrouilles) est particulièrement frileuse.
Protections physiques et culturales
Vous n’êtes pas impuissant face au froid. Voici quelques conseils pour défendre le jardin contre le froid.
Paillage en hiver : un très bon isolant
Couvrir le sol est essentiel en été comme en hiver. Lorsque les températures baissent, le paillage crée un excellent isolant pour protéger le sol du gel. Rassemblez feuilles mortes, paille ou paillettes de chanvre. Couvrez la terre, au pied des cultures et des arbres, avec une couche d’au moins 10 cm. Les plantes, les arbustes et les arbres fruitiers doivent avoir les pieds au chaud ! Si vous avez fait l’acquisition de nouvelles plantes fragiles comme le Dahlia, vous devez appliquer un paillage (broyat, feuilles mortes…) ! N’hésitez pas à aller jusqu’à 10 cm de hauteur pour que les racines soient bien au chaud et donc les protéger du gel et du froid. Le paillis doit être appliqué avant l'arrivée des gelées, en anticipant les basses températures automnales qui sont très dommageables pour les cultures, car les plantes n'ont pas encore commencé leur dormance hivernale. Un sol exempt de mauvaises herbes, de saleté ou d’autres objets est moins susceptible de geler.

Voiles d’hivernage pour protéger les légumes du vent froid
Les voiles d’hivernage sont une très bonne protection des plantes contre le froid. Ces toiles permettent de couper les vents glaciaux, tout en gardant une aération correcte. Créez un tunnel au-dessus des plantes pour protéger les légumes du gel. Pour cela, plantez des anneaux métalliques et couvrez-le du voile d’hivernage. Assurez-vous de bien enfoncer la structure dans la terre. Autrement, tout risque de s’écrouler en cas de vent ! Enveloppez arbres fruitiers et arbustes sensibles, du pied aux feuilles. Veillez à laisser de l’amplitude. Ne serrez pas trop le voile d’hivernage à la base de l’arbre, pour éviter l’accumulation d’humidité. Pour les potagers ou aménagements de fleurs annuelles en pleine terre, recouvrir les plantations en fin de journée, lorsque le soleil commence à baisser mais qu’il y a encore un peu de chaleur ambiante. À cette fin, vous pouvez utiliser des membranes type P-19 avec arceaux. Si vous utilisez ce que vous avez sous la main (carton, table, drap, nappe, plastique, couverture), gare à ce que la protection n’entre pas en contact avec les plantes, surtout pour le plastique car il est conducteur de froid.
Couche chaude pour protéger le potager du gel
Pensez également à cultiver en couche chaude pour mettre à l’abri du froid les cultures et légumes. Utilisez du fumier pour constituer votre couche chaude. Incorporez du broyat dans la couche chaude pour créer une butte de culture durable. Recouvrez-la de terre végétale. Attendez quelques jours après disposition du fumier de cheval pour que la température de ce dernier baisse et ne brûle pas les graines. Semez sur place.
Utilisation de cloches et tunnels
Pour vos différents semis (pommes de terre, carottes…), vous pouvez les protéger en les abritant sous une cloche (en verre ou en plastique) - efficace pour les salades, un voile d’hivernage ou encore un tunnel avec film de forçage ou rigide ! Pour les arbustes et les arbres fruitiers qui ont commencé à se développer, il va falloir les recouvrir d’un voile de forçage durant la nuit (qui est bien plus fraîche et agressive pour les végétaux). Si les températures ne montent pas en journée, laissez le voile en place. Le mieux est de confectionner un tunnel d'hivernage qui aura pour effet de prolonger la croissance des légumes d'automne.

Mise à l'abri des plantes en contenants
Pour les fleurs annuelles et les plantes potagères en contenants, entrez les jardinières, balconnières, pots et potées fleuries. Pour vos différents pots présents en extérieur, remettez-les à l’abri à l’intérieur, dans une véranda ou une cave.
Autres techniques préventives
- Arrosage : L’utilisation d’arroseurs est l’une des mesures les plus utilisées aujourd’hui pour lutter contre le gel. L’avantage est que la consommation d’énergie est considérablement inférieure à celle des radiateurs et des grands ventilateurs. L’inconvénient de ce système est qu’il nécessite un système d’irrigation spécialement conçu pour le contrôle du gel et peut représenter un coût d’investissement initial élevé. Ce système exploite la chaleur latente de l’eau lorsqu’elle se solidifie. Cependant, attention à l’arrosage ! L’eau peut stagner et donc geler, cela va entraîner une mort certaine de vos plants.
- Chauffage et fumée : Il s'agit de générer de la chaleur grâce à des poêles ou de la fumée grâce à des chaudières à combustible qui empêchent le refroidissement de l'air au niveau des cultures.
- Manchons et capuchons : Ils peuvent être fabriqués en fibre de verre ou en caoutchouc mousse, qui sont d'excellents isolants thermiques pour les plantes. Ils ont une durée modérée. Ils contribuent également à une régénération rapide en cas de gel et sont relativement peu coûteux.
- Localisation des plantations : Il y a des endroits où le gel se produit plus fréquemment en raison de l'air froid, de la pente, de l'exposition et du type de sol. Les zones basses ont tendance à accumuler de l'air froid. Les zones où l’incidence du gel est plus élevée ne doivent pas être cultivées avec des espèces sensibles aux basses températures. L'air froid, étant plus dense, a tendance à occuper des positions plus basses dans une zone spécifique. L’emplacement des plantations joue un rôle déterminant. Les arbres et arbustes fragiles gagnent à être installés près d’un mur, à l’abri du vent dominant.
- Stockage des plants avant plantation : En période de gel, il faudra prendre des précautions au moment du stockage des plants. En effet, il faudra veiller à ce que le local où sont entreposées les plantes en attendant d’être mis en terre, soit bien tempéré (températures positives). À l’air libre ou au moins hors de terre, les racines sont fragilisées. L’idéal est d’organiser le stockage dans un local dont le sol est en terre battue. On surveillera aussi l’hygrométrie afin que les racines ne se dessèchent à l’air libre. Il n’y a donc pas de problème si le local est bien frais et que le taux d’humidité est suffisant.
Agir après le gel : Soigner les plantes touchées
Malgré toutes les précautions, vos végétaux ont souffert du froid mais sont encore vivants. Donc il y a encore du vert, alors il y a de l’espoir ! Le gel peut causer des dégâts importants aux plantes du jardin, particulièrement aux espèces frileuses et aux jeunes plantations. Lorsque les températures négatives frappent, les feuilles deviennent molles, pendantes et noircissent, tandis que les tiges s'affaissent. Une plante qui a subi un coup de gel présente des signes caractéristiques facilement identifiables. Les feuilles perdent leur couleur verte habituelle, deviennent molles et pendantes, puis noircissent progressivement. Les tiges et les branches peuvent également s’affaisser et ramollir. Dans certains cas, le feuillage gonfle avant de prendre une teinte vert foncé puis noire. Cette déshydratation résulte du gel des cellules internes de la plante. Il est important de distinguer les dégâts superficiels des atteintes plus graves.

Premiers gestes après un coup de froid
Dès la constatation des dégâts du gel, il faut agir rapidement pour protéger ce qui peut encore l’être. L’installation d’un voile d’hivernage autour de la plante gelée constitue une protection supplémentaire.
- Retirer les parties flétries : Retirez toutes les feuilles et les fleurs flétries.
- Ne pas couper immédiatement : Surtout ne coupez pas tout avec votre sécateur ! Attendez quelques jours pour voir si la nature peut repartir d’elle-même. La tentation de couper immédiatement les feuilles et les tiges noircies est compréhensible, mais il convient de résister à cette envie. Il suffit d’attendre patiemment le retour des beaux jours pour procéder à la taille. Cette patience permet d’observer l’éventuelle reprise de la plante gelée.
- Éviter l'arrosage : Il est préférable de suspendre immédiatement tous les arrosages. L’eau risque de geler au contact de la terre froide et d’aggraver les dommages au système racinaire. Il est déconseillé de trop arroser, car la petite quantité de feuilles ne permet pas une évapotranspiration normale.
Soins spécifiques pour les plantes en pot et en pleine terre
- Plantes en pot : Pour une plante en pot gelée, il est préférable de couper immédiatement les branches brûlées avec un sécateur propre. L’arrêt complet des arrosages s’impose pour éviter que l’eau ne gèle dans le substrat.
- Plantes en pleine terre : En situation de démarrage et avant le stade grappe visible, l’impact de gel, s’il n’est pas irréversible type gelée noire, entraînera surtout un retard de végétation. Il est évident que pour un gel plus intense et un impact sur grappes, celui-ci aura des conséquences sur le potentiel de récolte. Il est donc primordial d’intervenir par voie racinaire et foliaire dès le retour de sève, afin de relancer la vigne et permettre également aux bourgeons axillaires de fructifier.
Favoriser la reprise de la végétation
La récupération d’une plante gelée demande de la patience. Il faut parfois attendre plusieurs semaines, voire jusqu’au début de l’été, pour voir apparaître de nouvelles pousses.
- Retirer les protections : Si les températures remontent, enlevez les différentes protections que vous aurez installées pour que les végétaux puissent s’aérer tranquillement. Attention au risque de condensation sur les plantes et arbustes si vous tardez trop à les enlever. Au printemps, il convient de retirer progressivement les protections hivernales lorsque les températures se stabilisent.
- Taille : Une période d'attente de plusieurs semaines est recommandée avant de tailler le bois mort. Il faut ensuite évaluer l’étendue des dégâts.
- Désherbage : Un désherbage soigneux autour de la plante favorise la reprise en supprimant la concurrence racinaire.
- Fertilisation : Il faut la démarrer au printemps, avec des pousses de 5 à 10 cm. La quantité d’azote à appliquer dépendra de l’intensité des dégâts causés par le gel. Plus les dégâts sont importants, moins la quantité appliquée sera importante, car les plantes auront des pousses et les besoins seront moindres. De plus, les demandes doivent être divisées en autant de versements que possible.
- Irrigation : Il est recommandé de les démarrer en même temps que le programme de fertilisation, à condition qu'il n'ait pas plu.
Solutions de biostimulation après gel
Plusieurs produits peuvent être utilisés pour aider les plantes à se remettre d'un stress dû au gel.
- Traitement OSIRYL : Le traitement OSIRYL a été préconisé après plantation de plants sur sol difficile, pauvre en matières organiques et sur précédent de céréales à la dose de 10 L/ha sur le rang. En situation de gelée automnale (- 5 °C), les plants témoins, de croissance plus faible, sont plus sensibles aux risques de gel (75 % du feuillage touché) par comparaison aux plants traités avec OSIRYL (25 % du feuillage touché).
- SPIRALIS LONGUE VIE et ECO : Il s'agit d'une formulation à base d'acides organiques et de complexes peptidiques sélectionnés, apparentés aux algues vertes et rouges, qui se produisent dans la plante des modifications structurelles au niveau de la lignification de sa paroi cellulaire, augmentant la synthèse et l'accumulation de callose et de lignine et offrant une barrière physique contre le stress abiotique. De plus, il produit une réponse cellulaire dans la plante, qui consiste à activer la synthèse de molécules hautement défensives.
- CultisilK : Une autre alternative de traitement serait l’utilisation de CultisilK, une formulation à base de silicium et de potassium. Le silicium fournit des modifications anatomiques de la structure des cellules, offrant une résistance mécanique aux tissus (parmi de nombreux autres effets bénéfiques), tandis que le potassium agit comme un régulateur osmotique aidant la plante à maintenir une bonne turgescence cellulaire. Les deux effets combinés fournissent à la plante de meilleures conditions et possibilités de résister aux conditions de stress abiotique.
- ÉVOLUTION BVC (anciennement BVC 2021) : C'est un biostimulant approprié à ce type de situations. Sa polyvalence le rend adapté à toute phase phénologique et sa formulation est idéale pour ce type de situations. Sa combinaison d'algues en émulsion et d'acides aminés produit dans la plante l'activation des processus physiologiques et métaboliques, même dans des conditions défavorables, activant la synthèse de la chlorophylle et augmentant le taux de photosynthèse et stimulant la division cellulaire et la formation de nouveaux tissus, entre autres. ÉVOLUTION DU BVC induira le début de l'activité végétative de la plante, stimulera la formation des feuilles et des fleurs, améliorera la qualité des fruits et augmentera la résistance de la plante aux basses températures et aux conditions météorologiques défavorables.
Comprendre l'impact du gel sur les plantes
Les nouvelles plantes, parce qu'elles ont des tissus tendres, sont plus sensibles au gel que les adultes. De plus, les dégâts peuvent compromettre la plante entière et ainsi provoquer sa mort. Les plantes dont les pousses sont en croissance active sont plus sensibles aux dommages causés par le gel. Selon l’intensité et la durée du gel, les dommages causés aux plantes peuvent varier en ampleur, allant de la mort à une légère brûlure des feuilles en périphérie. En situation de démarrage et avant le stade grappe visible, l’impact de gel, s’il n’est pas irréversible type gelée noire, entraînera surtout un retard de végétation. Il est évident que pour un gel plus intense et un impact sur grappes, celui-ci aura des conséquences sur le potentiel de récolte.
Gel : le pire est-il à venir pour les cultures ?
Effets bénéfiques du gel
Le froid. Très froid ! Pas de panique. Les périodes de grand froid détruisent les parasites et des ravageurs du jardin. Notamment les œufs, les larves et les adultes en hibernation, mais aussi les moisissures. Le froid hivernal reste indispensable à la reprise d'activité d'un grand nombre de graines et de bourgeons. Tous les jardiniers vous diront que sans un vrai hiver avec du gel, les jardins perdent leurs repères. De plus, les jardins ne sont jamais aussi beaux que lorsque les saisons sont bien marquées. Ensuite, le gel accélère la décomposition des feuilles mortes. Il les transforme plus rapidement en matière organique assimilable par les plantes.
Plantation en hiver : précautions et opportunités
L’hiver, avec ses basses températures, peut sembler peu propice aux plantations. En effet, nombreux sont ceux qui hésitent à planter en cette période hivernale. Cependant, selon les conseils de Clément Crété, pépiniériste forestier, planter en hiver est tout à fait envisageable en prenant certaines précautions. « Dans notre région, les hivers ne sont pas très rigoureux. Les arbres sont en dormance. C’est donc la période idéale pour planter, déclare-t-il. Des croyances déconseillent de planter pendant les périodes de gel par crainte qu’il n’affecte les racines ou la partie aérienne. Cependant, le gel ne pénètre généralement que sur les deux premiers centimètres du sol (sauf si les températures descendent en deçà de 5°C sur plusieurs jours). La terre en profondeur, elle, reste tempérée. Cette situation permet aux racines de continuer à se développer bien que l’arbre reste en dormance.

Certains arbres et arbustes, tels que les cèdres ou encore les houx, s’adaptent par exemple bien à la plantation hivernale. Il faudra juste surveiller à ce que le sol soit correctement drainé. En effet, le système racinaire peut être sensible à l’excès d’eau. Les parties aériennes des plantes peuvent généralement supporter le gel. Si vous avez des questions en période hivernale, n’hésitez pas à nous les poser.
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