Le noisetier, aussi connu sous le nom de coudrier, est un arbuste aux origines très anciennes, remontant à l'ère secondaire. Rustique, vigoureux et généreux, il traverse les temps, résistant aux hivers les plus rigoureux, une qualité qui lui a permis de côtoyer les dinosaures. Facile à cultiver et peu encombrant, il allie l'utile à l'agréable en offrant des fruits savoureux tout en apportant une touche décorative au jardin. Cet article vous guidera à travers toutes les étapes pour planter, entretenir et récolter vos propres noisettes, avec un focus particulier sur les actions à mener en automne, une saison cruciale pour cet arbre aux multiples facettes.

Choisir la Bonne Variété et le Bon Emplacement
Avant de vous lancer dans la plantation, il est crucial de sélectionner la ou les variétés de noisetiers qui correspondent le mieux à vos attentes. Que vous souhaitiez de gros fruits, une production abondante, ou que vous soyez attiré par l'esthétique du feuillage, il existe une multitude de choix.
Variétés et leurs Caractéristiques :
Toutes les noisettes ne se valent pas. Selon que vous souhaitiez des gros fruits pour l'apéro ou des petites noisettes parfumées pour la pâtisserie, votre choix sera différent.
- Les « gros calibres » (noisettes de table) :
- Ennis : C’est la star des gros fruits. Les noisettes sont énormes, brillantes et délicieuses. Attention par contre, elle est un peu frileuse et sensible aux acariens. Elle a besoin de copains comme 'Butler' pour la polliniser.
- Corabel : Une obtention française, tardive (donc elle échappe souvent aux gels du printemps), très productive et ses fruits sont excellents. C’est souvent le meilleur choix pour un jardinier amateur.
- Fertile de Coutard : La classique du Sud-Ouest. Très vigoureuse, elle donne de bons fruits ronds. Elle demande la compagnie du 'Segorbe' pour bien fructifier.
- Les « rustiques » (pollinisateurs et jardins froids) :
- Merveille de Bollwiller : Son nom sonne comme un conte de fées, et c’est justifié. C’est une variété super rustique, qui résiste aux grands froids. C’est aussi un pollinisateur universel génial pour les autres variétés.
- Segorbe : Si vous plantez une 'Fertile de Coutard', il vous faut un 'Segorbe'. Il est robuste, érigé (prend moins de place) et produit beaucoup.
- Autres variétés : Des variétés comme le noisetier pleureur, le noisetier tortueux ou encore le noisetier pourpre peuvent ajouter une touche d'originalité à votre espace vert. Des variétés comme 'Butler', 'Corne de Provence', 'Longue d'Espagne', 'Nottingham' ou 'Gros de Barcelone' offrent des caractéristiques gustatives et de précocité variées, permettant de composer une récolte étalée sur plusieurs semaines.
Exposition et Sol :
Le noisetier est un arbre particulièrement accommodant. S'il préfère le plein soleil, il peut aussi s'adapter à la mi-ombre, bien que la couleur de son feuillage puisse être moins intense. Pour une production optimale de noisettes, visez le plein soleil ou une ombre légère aux heures les plus chaudes. Dans les régions aux hivers les plus rudes, il est conseillé de planter le noisetier à l'abri des vents d'est, par exemple près d'un muret.
En ce qui concerne le sol, le noisetier n’est guère exigeant. Il pousse partout, même dans les sols à tendance calcaire. Cependant, un sol lourd et humide lui est fatal, car il peut étouffer les racines et empêcher une bonne respiration et l'absorption des nutriments. Privilégiez un sol plutôt léger, frais et humifère. Il aime les terres aérées et légères (sablo-limoneuses), fraîches (qui gardent un peu d’humidité l’été) et pas trop acides (pH entre 6 et 7,5). Si votre sol est très acide, un peu de chaux ou de cendres de bois lui fera du bien.
La Période Idéale pour la Plantation et les Étapes Clés
L'automne, et plus particulièrement le mois de novembre, est la saison idéale pour planter vos noisetiers. Cette période permet aux racines de bien s'établir avant l'arrivée de l'hiver, favorisant ainsi un meilleur enracinement. Il est toutefois possible de planter jusqu'en février, surtout si l'automne est très pluvieux. Si vous ne pouvez pas planter immédiatement, placez vos plants en jauge en recouvrant leurs racines de terre ou de sable, à condition que le sol ne gèle pas. Pour les arbres en conteneur, la plantation peut s'effectuer en septembre ou novembre.

Les Étapes Clés de la Plantation :
La réussite de la plantation repose sur quelques gestes essentiels.
- Préparation du Plant : Que vous ayez choisi un plant en motte ou à racines nues, une préparation est nécessaire. Trempez la motte quelques minutes dans un seau d'eau avant de la mettre en terre. Pour les plants à racines nues, il est recommandé d'« habiller » les racines, c'est-à-dire de couper les racines trop longues avec un sécateur propre et désinfecté, puis de procéder au pralinage des racines (trempage dans un mélange de terre argileuse et d'eau, éventuellement avec de la bouse de vache pour une meilleure hydratation et cicatrisation).
- Creuser le Trou : Creusez des trous d'environ 20 à 30 cm de profondeur et de 30 à 40 cm de largeur pour un noisetier standard, ou un beau trou carré de 50 à 60 cm de côté et de profondeur pour un développement optimal. Assurez-vous que l'espacement entre les plants soit d'environ 2 à 3 mètres pour permettre un bon développement. Retirez les éventuels cailloux, racines et mauvaises herbes du trou.
- Mise en Terre et Amendement : Placez votre plant de manière à ce que le démarrage des premières racines (le collet) soit au niveau du sol. Comblez le trou avec la terre précédemment enlevée, en y ajoutant si possible de la fumure bien décomposée ou du compost. Pour les plants à racines nues, un apport de corne torréfiée (environ 80g) mélangé à la terre au fond du trou est bénéfique.
- Arrosage Abondant et Tuteur : Arrosez abondamment, environ 10 à 15 litres d'eau par plant, voire 20-30 litres, même s’il pleut, afin d'assurer une bonne cohésion entre les racines et la terre. Cette étape est cruciale pour la reprise du jeune arbuste. Installez un tuteur face au vent dominant pour soutenir le jeune plant.
L'Importance de la Pollinisation
Pour obtenir une bonne récolte de noisettes, il est indispensable de planter au moins deux variétés différentes de noisetiers. Le noisetier est un grand romantique, il déteste la solitude. Il est auto-stérile dans la grande majorité des cas, ce qui signifie que le pollen d’un arbre ne peut pas féconder ses propres fleurs femelles. Pour avoir des noisettes, il vous faut impérativement une pollinisation croisée.
Ces arbres sont pollinisés par le vent, et la floraison de certaines variétés peut être décalée, nécessitant la présence d'un autre noisetier à floraison complémentaire. Assurez-vous donc de choisir des variétés distinctes pour garantir une pollinisation croisée efficace.
Le Cycle de Floraison et Fructification :
Le cycle de vie du noisetier dure plus d’un an !
- La fleur mâle (châton) : Elle se développe dès le mois de juin jusqu’à l’automne avant de rentrer en dormance jusqu’à la floraison entre mi-décembre et mars. Vides de leur pollen, ils sécheront avant de tomber en mars/avril. En janvier à mars, lors de la floraison, les chatons jaunissent et leurs écailles s’ouvrent pour libérer le pollen qui sera transporté par le vent.
- La fleur femelle (glomérule) : Elle est beaucoup plus discrète et se présente sous la forme d’un bourgeon avec de petits épis rouges à l’extrémité, les stigmates.
- Pollinisation : En quelques jours, le pollen déposé sur les stigmates de la fleur femelle progresse à l’intérieur du bourgeon pour permettre la croissance du tube pollinique. Cette croissance sera stoppée et ne reprendra que plusieurs semaines après la pollinisation.
- Formation de la noisette : Si la noisette a été pollinisée durant l’hiver, la coque entame son développement. À la fin du printemps, à la faveur de températures élevées, le tube pollinique reprend sa croissance et féconde l’ovule. Cela donnera l’amandon (plus rarement deux amandons), la partie comestible de la noisette.
- Lignification : Au début de l’été, une fois que l’amandon a fini sa croissance, la coque revêt sa robe brune, on dit qu’elle se lignifie.
- Floraison hivernale : Les fleurs mâles sont de longs chatons jaunes orangés et les fleurs femelles sont plus petites, de couleur verdâtre. Cette floraison hivernale, de janvier à mars, est précieuse car elle constitue une ressource rare en cette période pour les insectes butineurs, faisant du noisetier un arbre mellifère.
L'Entretien du Noisetier : Gestes Essentiels
Le noisetier est un arbuste robuste qui demande peu d'entretien, mais quelques gestes réguliers assureront sa vigueur et sa fructification.
Arrosage et Désherbage :
Les deux premières années suivant la plantation, des arrosages réguliers sont recommandés, surtout en cas de forte chaleur ou de sécheresse. Maintenez cet arrosage abondant durant les 3 premières années pour favoriser une meilleure reprise. On pense souvent que le noisetier se débrouille seul, mais le manque d’eau en été (juillet-août) provoque deux catastrophes : les noisettes de l’année seront vides ou toutes riquiqui, et l’arbre ne préparera pas de fleurs pour l’année suivante. Un bon paillage au pied (paille, BRF, tontes de gazon) permet de garder l’humidité et de protéger les racines du froid. Veillez également à limiter la pousse des mauvaises herbes autour du tronc, car elles peuvent priver vos noisetiers des nutriments dont ils ont besoin.
La Taille : Une Intervention Douce et Stratégique :
Le noisetier ne nécessite pas de taille de formation ou de fructification complexe. Il forme naturellement une touffe de tiges ramifiées. Cependant, une taille douce permet de maintenir un port aéré et harmonieux, favorisant ainsi la pénétration de la lumière et une meilleure fructification. Le noisetier a tendance à s’étoffer de la base (drageons).
- Taille après plantation : Après la plantation d'un noisetier à racines nues, il est conseillé de tailler les rameaux à environ 20 cm de longueur, de préférence au-dessus d'un bourgeon orienté vers l'extérieur. Les premières années, on cherche souvent à former un « gobelet ». Vous coupez la tige centrale pour forcer l’arbre à faire des branches latérales. Gardez-en 3 ou 4 bien réparties qui formeront le squelette de l’arbre. Le but est que le centre de l’arbre reste vide pour laisser passer le soleil.
- Taille d'entretien : La taille des noisetiers s’effectue en hiver, lorsque l’arbre est en repos végétatif, généralement entre décembre et février, voire en mars. Avant de commencer à supprimer des branches, la première étape d’une taille efficace est de bien observer ses arbustes. Supprimez les rejets qui partent du sol (sauf si vous voulez une touffe géante). Coupez les branches les plus âgées, les branches basses et les rameaux qui encombrent le centre du buisson. Coupez les branches âgées au ras du sol. Cette opération permet de garder un port aéré et de favoriser la circulation de l’air. En plus des vieux rameaux, vous pouvez couper ceux qui partent vers le centre de la touffe. En effet, les noisettes ne se développent qu’à l’extérieur de l’arbre. Ces rameaux sont donc complètement inutiles : s'ils s’entremêlent ils peuvent se blesser mutuellement. Pour améliorer l’aspect esthétique de vos noisetiers et limiter leur encombrement, il faut raccourcir toutes les jeunes pousses.
- Taille de fructification : Lorsque la production de fruits ralentit (le rendement d’un rameau commence à diminuer lorsqu’il est vieux de 8 à 10 ans), une taille plus importante peut être envisagée, mais elle n'est généralement pratiquée que tous les vingt ans. Elle consiste à couper toutes les branches pour permettre un renouvellement complet. Pour augmenter le rendement de votre noisetier, il faut couper à la base ces branches les plus anciennes avec votre scie d’élagage. Nous conseillons de ne pas toutes les couper d’un coup et d’étaler leur taille sur plusieurs années.
- Mastiquer les plaies : Pour les plaies de taille majeures, l'application d'un produit cicatrisant est recommandée.
Fertilisation :
Votre noisetier est un athlète, il a besoin de manger. À chaque automne, vous pouvez également apporter un peu de fumure bien décomposée ou de compost pour enrichir le sol et favoriser une meilleure récolte. Au printemps, si vous voulez booster la production, un engrais riche en Potasse (K) est idéal pour la formation des fruits.
Calendrier Lunaire (pour les adeptes) :
- Plantation : Privilégiez la Lune Descendante. C’est le moment où la sève redescend vers les racines, favorisant la reprise.
- Taille : Toujours en Lune Descendante et idéalement en jours « Fruits » ou « Racines ». Évitez les jours « Feuilles » pour la taille de bois, cela favorise trop le feuillage au détriment des noisettes.
- Récolte : En Lune Montante (jours Fruits). Les fruits se conserveraient mieux et seraient plus savoureux. Mais honnêtement, pour la récolte, fiez-vous surtout à la météo (récolte par temps sec).
La Récolte des Noisettes : Quand et Comment ?
Vous pourrez déguster vos premières noisettes environ 3 ans après la plantation. Cependant, c'est à partir de 7 ans que vos noisetiers atteindront leur pleine maturité et offriront leur meilleur rendement. Le noisetier produit entre 6 et 11kgs de noisettes par pied au meilleur de sa production.
Récolter et conserver les noix
Quand récolter ?
Les noisettes mûrissent généralement durant le mois de septembre. La récolte s’étale généralement de fin août à début octobre, selon les variétés et les régions. Ne cueillez pas les noisettes sur l’arbre ! Attendez que l’involucre (la petite jupe verte ou casque végétal) sèche et que la noisette tombe au sol toute seule. C’est le signe qu’elle est mûre. Vous pouvez secouer légèrement les branches pour aider les retardataires. Ramassez-les régulièrement pour éviter qu’elles ne prennent l’humidité du sol. L'automne est arrivé ? Saison idéale pour ramasser des noisettes sur le sol. Les noisettes peuvent être récoltées et consommées vertes (noisettes fraîches) dès le mois de juillet.
Comment les conserver ?
Une noisette fraîche contient beaucoup d’eau. Si vous la stockez telle quelle, elle va moisir.
- Le séchage : Retirez l’enveloppe verte (la cupule). Étalez les noisettes (avec leur coque) sur des clayettes ou des cageots dans un endroit sec, ventilé et tempéré (grenier, pièce aérée), à l'abri des pluies. Remuez-les tous les jours.
- Le test : Secouez une noisette. Si vous entendez l’amandon cogner contre les parois, c’est sec !
- Stockage : Une fois sèches, mettez-les dans des sacs en filet ou des cagettes. Elles se gardent plus d’un an dans un endroit frais. Une bonne noisette est de couleur marron et brillante. Vous pouvez aussi les conserver simplement dans un panier à température ambiante, dans un endroit sec.
- Astuce Gourmande : Pour décupler le goût, vous pouvez torréfier vos noisettes décortiquées au four (10-15 min à 150°C). Cela enlève la petite peau amère et sublime le goût de praliné !
Protection contre les Ravageurs et Maladies : Actions en Automne
Le noisetier peut être sujet à quelques ravageurs et maladies qu'il est bon de connaître pour mieux les prévenir et les traiter.
Le Balanin du Noisetier (Curculio nucum) : l'ennemi public n°1
Ce petit coléoptère, un charançon au long nez, pond ses œufs dans les jeunes noisettes au printemps. La larve se nourrit ensuite du fruit avant de tomber au sol pour se développer. Résultat : une noisette vide et un trou caractéristique. La larve va s’échapper pour se cacher dans le sol.
- Prévention naturelle : Attirez les oiseaux et les auxiliaires dans votre jardin (merles, grives, musaraignes, hérissons) en installant un nichoir, un point d'eau ou en leur offrant des graines. Les poules peuvent également être d'une grande aide pour débusquer les larves dans le sol, faisant un festin des larves de balanin en hiver.
- Actions en automne : Ramassez méticuleusement les feuilles mortes sous l'arbre et grattez superficiellement la terre pour faire remonter les larves et les exposer au gel et aux oiseaux. Nettoyez le sol de toutes les noisettes tombées pour limiter le développement des larves.
- Actions au printemps et en été : Posez des bandes de glu sur le tronc et les branches des arbres pour piéger les insectes. Vers la fin du mois de mai, placez une bâche claire sous l'arbre et secouez-le pour faire tomber les insectes, dont le balanin. Brûlez les noisettes trouées sur l'arbre ou tombées au sol.
Le Capricorne du Noisetier (Oberea linearis) :
Ce petit insecte pond ses œufs sous l'écorce, et les larves se nourrissent du bois. En cas de noisettes trouées, supprimez-les car elles sont colonisées. Nettoyez le sol de toutes les noisettes tombées pour limiter le développement des larves.
Le Phytopte :
Vous avez vu des bourgeons qui gonflent énormément et ne s’ouvrent pas ? On dirait des petits choux-fleurs ? C’est le phytopte, un acarien microscopique. Sur un jeune arbre, arrachez ces bourgeons (appelés « badigoules » dans le Sud) à la main en hiver et brûlez-les. Certaines variétés comme 'Merveille de Bollwiller' y sont plus résistantes.
L'Anthracnose et l'Oïdium :
Ces maladies cryptogamiques affectent les feuilles et les rameaux du noisetier.
- Anthracnose : Provoque des taches sur les feuilles, les rameaux et les branches.
- Oïdium : Se manifeste par des dépôts blancs poudreux sur le dessous des feuilles, qui peuvent ensuite se déformer et tomber.
Des mesures préventives comme une bonne aération de la ramure et un ramassage des feuilles mortes peuvent aider à limiter leur propagation. En cas d'infestation sévère, des traitements à base de cuivre peuvent être envisagés, en respectant les doses et les périodes d'application.

Le Noisetier : Un Arbre aux Multiples Facettes
Au-delà de sa production fruitière, le noisetier présente un intérêt ornemental indéniable. Ses branches tortueuses, son port buissonnant et ses fleurs printanières en font un sujet de choix pour diversifier les paysages de votre jardin. Il peut être planté en massif, en haie champêtre, ou même isolé pour mettre en valeur son port original. Sa rusticité lui permet d'être cultivé partout en France, résistant à des températures allant jusqu'à -15°C.
Un Arbre Écologique et Historique :
Historiquement, le noisetier est un arbre des forêts européennes. Son nom latin, Corylus, dérive de "capuchon", faisant référence à la forme de son involucre (la "coque" qui entoure la noisette), ou d'un mot grec "Korus" signifiant "casque", qui fait référence à la cupule souple qui entoure chaque noisette. C'est un arbuste vigoureux et touffu, atteignant généralement 4 à 5 mètres de hauteur à l'âge adulte, mais pouvant aller jusqu'à 6 mètres.
Le noisetier est un atout écologique majeur. Ses racines puissantes maintiennent les sols, ses feuilles créent un humus riche en se décomposant, et c’est l’un des premiers à nourrir les abeilles en hiver grâce à ses chatons (les fleurs mâles pleines de pollen), une ressource rare en cette période pour les insectes butineurs. Il sert de gîte et de couvert pour la faune comme les oiseaux et les petits animaux en automne et hiver.
Le noisetier commun ou Corylus avellana fait partie de la famille des Bétulacées (Betulaceae), le cousin du bouleau. C’est un fruitier de lisière : dans la nature, il pousse à la frontière entre la forêt et les champs. Le regain d'intérêt pour le noisetier tient en partie à la capacité de ses racines à se « mycorhizer » c’est-à-dire s’associer à un champignon, notamment la truffe, si recherchée pour ses qualités culinaires. Si vous avez un sol calcaire, vous pouvez planter des noisetiers « mycorhizés » pour récolter, avec un peu de chance, des truffes Tuber Melanosporum ou Uncinatum à ses pieds. Double récolte, double plaisir !
Utilisations Pratiques du Bois de Noisetier :
Le bois du noisetier est souple et résistant, il possède donc de nombreuses propriétés utiles à la fabrication d’objets. Tuteurs, clôtures en fascines, paniers… ce bois très clair est depuis longtemps utilisé dans les campagnes. Les plus bricoleurs d’entre vous pourront essayer de créer une pergola si vous disposez de bois en quantité suffisante. Pour les autres, il est assez facile de trouver sur le net des exemples de paniers ou barrières faites à partir de noisetier tressé. On récupère les (grosses) branches coupées des différentes tailles et on s’en sert comme tuteurs au jardin, manches d’outils et cannes.
Symbole et Légende :
Utilisé autrefois par les Celtes, le noisetier (le coudrier) était l’arbre de la connaissance et servait à la confection de baguettes « magiques » pour trouver des sources d’eau. Le bois de noisetier serait ultra-sensible aux vibrations. Manger des noisettes était censé donner la sagesse.