La réalité du désherbage chimique et le phénomène de résistance
Ce n'est un secret pour personne que les producteurs sont confrontés chaque jour à une grande variété de problèmes agricoles. Des conditions météorologiques capricieuses aux parasites indésirables, les problèmes auxquels les producteurs sont confrontés constituent une longue liste. La résistance chimique aux herbicides ne se produit pas en raison de la mauvaise performance d'un herbicide. La résistance chimique des cultures peut se produire pour diverses raisons, mais au fond, c'est simplement que nous avons utilisé la même chimie sur le même champ pendant une période prolongée.

« Ce qui se passe avec la résistance aux herbicides, c'est que nous appliquons nos herbicides et tuons les mauvaises herbes qui n'ont pas de mutation dans la plante lui permettant de survivre. C'est comme n'importe quel processus évolutif - les plantes résistantes qui n'ont pas été contrôlées par des applications d'herbicides survivront et, sur une certaine période de temps, l'évolution des plantes aboutira à une population de plantes résistantes à cette chimie. Toutes les applications d'herbicides ne trouveront pas un individu résistant. La résistance n'est pas nécessairement si fréquente et il existe un certain nombre de facteurs qui jouent sur sa fréquence et sa complexité. »
La résistance aux herbicides entraîne des mauvaises herbes qui ne sont pas contrôlées. Cela signifie qu'ils continuent à concurrencer la culture pour les nutriments, la lumière, l'eau, etc., et à réduire le rendement de la culture. « Nous pouvons également voir des impacts sur la qualité de la récolte récoltée si les graines de mauvaises herbes sont de la même taille que les graines de la culture qui est récoltée - par exemple, les espèces de gaillet gratteron ont des graines de taille proche du canola, ce qui les rend difficiles à sortir du échantillon de récolte, ce qui peut entraîner le déclassement et la perte de valeur de l'échantillon récolté », explique Tidemann. « Les mauvaises herbes qui ne sont pas contrôlées peuvent également servir de vecteurs d'insectes ou de maladies et contribuer au maintien de leurs populations. Il existe des similitudes entre la résistance aux herbicides et quelque chose comme la résistance aux antibiotiques. Qu'il s'agisse de mauvaises herbes ou de bactéries, les populations résistantes réduisent les options de contrôle disponibles. »
Dans le pire des cas, vous vous retrouverez avec un champ avec des options de culture limitées, car les options efficaces de contrôle des herbicides sont limitées en raison de la résistance. Toutefois, toute pression excessive des mauvaises herbes que vous ne pouvez pas contrôler étouffe votre capacité à obtenir de bons rendements dans vos champs. Par conséquent, même avec des populations relativement faibles de mauvaises herbes résistantes, une pression supplémentaire sur le système en utilisant les mêmes produits chimiques sur les mêmes populations favorisera la reproduction du biotype résistant.
Le secteur phytosanitaire : acteurs et influence
Le terme « pesticide » est un nom générique donné à des substances chimiques que l’on peut classer en plusieurs familles. Les trois principales familles sont les fongicides, destinés à éliminer les champignons, les insecticides, pour tuer les insectes, et les herbicides, pour lutter contre les mauvaises herbes. Le glyphosate, l’herbicide le plus vendu au monde, est classé comme potentiellement cancérigène. Il est plus connu sous la marque commerciale Round Up de Monsanto et il est associé à certains OGM. Les néonicotinoïdes quant à eux sont une famille d’insecticides particulièrement dévastateurs et très utilisés en agriculture.
En France, 75 000 tonnes de pesticides sont produites en moyenne tous les ans et 65 000 sont utilisées, ce qui représente un tiers des tonnages consommés en Europe. La France est ainsi le 2e marché européen et l’un des principaux consommateurs de pesticides dans le monde. Depuis le début des années 1990, le niveau de production de ces produits reste à peu près le même alors que les pesticides actuels sont beaucoup plus puissants et s’utilisent donc à plus faible dose. Bayer (leader sur le marché français des pesticides), BASF, Syngenta, Monsanto… Tous sont des acteurs très influents dans le secteur des produits phytosanitaires. Ils se regroupent de plus en plus (rachat de Monsanto par Bayer annoncé en septembre 2016, par exemple) pour se renforcer et contribuer à accroître la dépendance française aux pesticides dont certains, en plus d’être une menace pour la santé, sont particulièrement nocifs pour les pollinisateurs. Ces grands groupes sont représentés par l’Union des industries de la protection des plantes (UIPP), lobby de l’industrie des pesticides en France. L’UIPP compte aujourd’hui 22 entreprises adhérentes, qui représentent 95 % du marché.
AMI DES LOBBIES #2 - Les pesticides
Risques sanitaires et environnementaux de l'usage intensif
Les pesticides sont interdits d’utilisation dans les espaces verts depuis le 1er janvier 2017 et seront interdits à l’ensemble des usages non professionnels dès 2019. Les herbicides (désherbants, débroussaillants) sont utilisés pour détruire les adventices (mauvaises herbes) qui étouffent les végétaux cultivés ou pour entretenir les voieries, les parcs et jardins. De nombreux travailleurs agricoles, jardiniers et agents d’entretien des espaces verts, des sites publics ou industriels, utilisent des herbicides de façon intensive et prolongée et leur usage ne cesse d'augmenter régulièrement. Or, cette utilisation des herbicides, fréquente et massive, par épandage, saupoudrage ou pulvérisation, présente des risques pour la santé des travailleurs exposés et pour l’environnement (présence dans l’eau et l’air).
Si les herbicides sont moins toxiques que les insecticides, les effets aigus et chroniques associés aux herbicides sont néanmoins souvent à la base de troubles cutanés, ophtalmologiques, digestifs et neuromusculaires et certains sont allergisants. Comme pour toute activité susceptible de présenter un risque d'exposition à des agents chimiques dangereux, l'employeur doit procéder à une évaluation des risques encourus pour la sécurité et la santé des travailleurs, limiter l'usage des herbicides au strict nécessaire, adopter de bonnes pratiques et d’hygiène au travail, former ses salariés et mettre à leur disposition les équipements de protection individuelle adéquats (combinaison, gants, bottes, masque) pour éviter tout contact et inhalation d’herbicides.
Les produits désherbants et débroussaillants sont utilisés dans plusieurs domaines : la protection des cultures, l’entretien des voiries, jardins, parcs d’agrément et de sport, lignes ferroviaires et électriques, canaux. L’accroissement de la surface des jardins, cours et allées des propriétés privées ou publiques, des parcs, des pelouses des terrains de sport et parcours de golf, des aménagements routiers, ferroviaires, aéroportuaires, de la longueur des lignes électriques augmente le recours aux désherbants et débroussaillants.
Comportement des herbicides dans les écosystèmes
Les herbicides se dégradent plus ou moins lentement dans les écosystèmes : une faible rémanence implique la répétition de traitements ; à l’inverse une forte rémanence génère des effets subsistant longtemps dans l’environnement (eau, sols, graisses animales, tissus végétaux) avec des bioaccumulations dangereuses pour tous les organismes vivants par l’intermédiaire des chaînes alimentaires. Les herbicides sont des mélanges qui contiennent une ou plusieurs substances actives et un diluant qui est une matière solide (talc, argile…) ou un liquide (eau, solvant organique) et divers adjuvants (tensio-actifs, agents mouillants…) qui améliorent leur efficacité, mais augmentent aussi souvent leur toxicité. Les très nombreux principes actifs des herbicides (plus d’une centaine !) sont le plus souvent des substances chimiques synthétiques, issues de la chimie organique (hormis quelques herbicides minéraux par exemple à base de chlorate de sodium).
Toute opération de pulvérisation commence par la préparation des bouillies et le remplissage de l’appareil. Les opérations de vidange et de nettoyage des appareils entraînent des incidents difficiles à gérer sans danger (prise en masse des produits dans la cuve, déversement accidentel des fonds de cuve). La préparation des mélanges et l’application constituent les étapes les plus dangereuses de l’utilisation des herbicides, car le travailleur est exposé au concentré.

Les risques de ces substances chimiques pour la santé humaine sont importants et cela a été longtemps méconnu et/ou sous-estimé. Les herbicides comprennent une grande variété de composés chimiques dont la toxicité varie considérablement d’une substance à l’autre : cette toxicité est généralement plus faible que celle des insecticides. Toutefois, les herbicides sont très souvent à la base d’un certain nombre de troubles cutanéo-muqueux, ophtalmologiques, mais aussi de troubles hépato-digestifs et de troubles neurologiques (maux de tête, nausées). On distingue les effets aigus (dus à des concentrations élevées) et chroniques (dus à de faibles concentrations, mais à des expositions répétées).
Prévention, protection et gestion des risques professionnels
Les intoxications aiguës sont dues à une durée d'exposition courte, une absorption rapide du toxique et l'apparition rapide de symptômes. Les intoxications chroniques sont dues à l'absorption progressive et répétée de petites quantités de produits qui vont s'accumuler dans l'organisme jusqu'à provoquer des atteintes plus ou moins graves. Au cours de l'exposition, l'opérateur ne ressent que des troubles mineurs (maux de têtes et nausées) lorsqu'ils sont décelés, mais à terme, des pathologies plus importantes peuvent apparaître. Certaines font l'objet de tableaux de maladies professionnelles du régime général ou agricole. Le contact digestif par ingestion accidentelle (mains ou aliments souillés) peut entraîner des troubles digestifs.
Le glyphosate, l’herbicide le plus utilisé, vient d’être classé par le CIRC comme cancérigène probable pour les lymphomes non hodgkiniens, une forme de cancer du sang, mais cet avis est encore très controversé et n’a pas donné lieu à une interdiction totale ou partielle. Comme pour toute activité susceptible de présenter un risque d'exposition à des agents chimiques dangereux, l'employeur doit procéder à une évaluation des risques encourus pour la sécurité et la santé des travailleurs. L'étiquetage du produit et la fiche de données de sécurité (FDS) sont obligatoires et permettent de repérer les principaux risques. Ce document renseigne sur la composition, les propriétés, les caractéristiques physico-chimiques et surtout le mode d’utilisation, comme la concentration des mélanges.
Des réductions dans l’usage des herbicides sont possibles en résorbant les inefficacités des exploitations : il convient de limiter l'usage des phytosanitaires au strict nécessaire et d’optimiser les doses et nombres de traitement en fonction des critères météo, état sanitaire, stade de développement de la culture. Par ailleurs, la suppression ou la substitution des produits ou procédés dangereux par d’autres qui le sont moins est la mesure de prévention prioritaire qui s'impose.
Stocker des herbicides présente des risques de chute ou de renversement d'emballage avec fuites ou déversements des produits. Tout retour d’eau de lavage polluée dans le réseau doit être impossible. Il est donc nécessaire d’installer un dispositif spécial. Concernant la réentrée dans les zones traitées, le respect des délais d’attente recommandés avant de pénétrer dans une enceinte où des herbicides ont été appliqués est impératif, ainsi que l’observation rigoureuse du mode d’emploi de ces produits. Des panneaux sécurité doivent être mis à l’entrée de la parcelle traitée pour indiquer qu’un traitement est en cours et le délai de réentrée, car les risques liés aux herbicides persistent après l’application des produits.
Une hygiène rigoureuse, en application phytosanitaire ou en réentrée, est indispensable : se laver les mains après chaque intervention, prendre une douche immédiatement après le traitement, remplacer tout vêtement souillé par des projections. L’objectif est d’éviter au maximum toute exposition cutanée, respiratoire ou digestive. Les vêtements de travail et équipements de protection individuelle (EPI) fournis et entretenus par l'employeur comportent : les combinaisons de protection, les masques avec filtre à gaz ou lunettes selon les cas, les gants, les bottes de sécurité ou de protection. L'employeur doit s'assurer que ces équipements sont effectivement portés.
La combinaison prévue pour les traitements phytosanitaires est essentielle. Pour une protection optimale, il convient de porter une combinaison imperméable (vêtements de type 3 étanchéité aux projections de liquides ou de type 4 étanchéité aux aérosols, aux pulvérisations) et munie d’un capuchon. Le port de masque est nécessaire car certains produits plus volatiles sont fortement inhalés, de même lors de la manipulation de poudres. L’idéal est d’utiliser un masque avec une cartouche avec filtres combinés pour les solvants organiques et inorganiques ainsi que pour les poussières (poudres). Pour les produits phytosanitaires, l’utilisation d’un filtre à particules (P) additionné d’un filtre à charbon actif de catégorie A est suffisante et recommandée (cartouche du type A2P2).

Le port de gants est absolument nécessaire. Imperméables aux produits chimiques, ils protègent les avant-bras. Il est impératif de ne jamais contaminer l’intérieur des gants. Beaucoup de cas d’exposition dermique sont la conséquence de contaminations internes de ces gants, quand l’utilisateur les enlève et les remet. Il est donc nécessaire de laver l’extérieur des gants à l'eau claire avant de les enlever. Le port de bottes ou bottines imperméables, réservées aux traitements phytosanitaires conformes aux normes CE EN345-346-347, marquage S5 ou P5 (Polymères naturels et synthétiques), est nécessaire. La combinaison sera portée au-dessus des bottes et pas dans les bottes afin d'éviter la pénétration de liquide dans celles-ci. Le certificat professionnel individuel Certiphyto est obligatoire pour répandre des produits herbicides. Valable dix ans, il s'obtient au terme de douze heures de formation réparties sur deux jours.
Alternatives au désherbage chimique et perspectives
Les désherbants chimiques sont répertoriés par les Autorités comme des produits susceptibles de provoquer des maladies graves chez l'homme comme des cancers. L'interdiction de ces produits fait régulièrement polémique, mais leur commercialisation reste toujours d'actualité pour l'instant. Le secret de réussite d'un désherbage manuel est la régularité. En intervenant régulièrement et souvent sur les mauvaises herbes qui envahissent votre jardin, vous verrez qu'elles finiront par se montrer moins envahissantes, au fur et à mesure du temps. Que cela soit des écorces, de la paille, ou des films de paillage, des fleurs pour limiter l'apparition des mauvaises herbes le long des murs ou des grillages peuvent être utilisées.
Pendant des années, le désherbage chimique (herbicides à base de glyphosate ou autres molécules) a été la solution principale. Aujourd’hui, la réglementation se durcit et les attentes des citoyens évoluent. Les herbicides se déposent sur les surfaces, s’infiltrent dans les sols et peuvent être entraînés par la pluie vers les fossés, rivières ou nappes phréatiques. Le désherbage thermique à air chaud pulsé fonctionne autrement : aucune goutte de produit, uniquement un choc thermique qui fait éclater les cellules de la plante et stoppe sa croissance.
Un herbicide ne fait pas la différence entre une “mauvaise herbe” et une plante parfois utile au sol ou à la biodiversité. Il peut aussi affecter certains insectes et micro-organismes. La solution thermique, elle, agit de manière beaucoup plus localisée : seules les plantes exposées au flux d’air chaud sont touchées. On pourrait penser que “brûler du gaz” est forcément plus mauvais pour le climat. Le désherbage thermique Ripagreen utilise du gaz comme source d’énergie, mais la majeure partie du travail est réalisée par l’air ambiant chauffé : environ 94 % d’air pour 6 % de gaz. La solution thermique, elle, ne génère pas de brouillard de pulvérisation ni de résidu toxique. Les opérateurs ne manipulent pas de produits classés dangereux et les riverains acceptent beaucoup mieux cette méthode.
Les herbicides à base de glyphosate sont connus pour leur efficacité contre les « mauvaises herbes », qu’il s’agisse de plantes vivaces à racines profondes, d’essences annuelles ou de bisannuelles. Le glyphosate est une molécule constituant la substance active de différents herbicides systémiques et totaux. Le terme « systémique » signifie qu’un désherbant est capable de circuler dans toute la plante par la sève, des feuilles aux racines. Le terme « total » indique que son mécanisme agit sur tous les végétaux, sans distinction. Très efficace et peu coûteux, le glyphosate est l’herbicide le plus utilisé au monde. Il est employé depuis le siècle dernier dans l’agriculture, par les jardiniers amateurs, les collectivités et les professionnels des espaces verts.
Depuis le 1er janvier 2019, l’achat, l’utilisation et le stockage de pesticides de synthèse, comme le glyphosate, longtemps utilisé dans la fabrication du Roundup, est interdit aux particuliers. Seuls les produits comportant la mention EAJ (Emploi Autorisé dans les Jardins) peuvent être utilisés. Le glyphosate est également interdit aux collectivités depuis le 1er janvier 2017 pour l’entretien des espaces verts, des forêts, des voiries ou tous les lieux accessibles au public.
Bien que les effets toxiques du glyphosate soient controversés, le centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a classé le glyphosate comme « probable cancérogène pour l’Homme » en 2015. Le glyphosate détruit toutes les plantes, à l’exception de celles génétiquement modifiées pour lui résister. Il nuit donc à la richesse de la flore sauvage. De plus, il ne se dégraderait pas aussi rapidement que ne le disent ses promoteurs. Il impacterait négativement les bactéries du sol, et présenterait aussi un risque pour les insectes auxiliaires.
Pour le moment, aucun produit n’est aussi performant que le glyphosate tout en étant moins nocif. Le glyphosate étant toujours autorisé dans certains pays, certains parviennent sans mal à s’en procurer. Mais l’interdiction des pesticides de synthèse représente aussi une opportunité : celle de repenser notre vision du jardinage. Même si elles sont régulièrement considérées comme des « mauvaises herbes », les plantes poussant spontanément au jardin sont essentielles à la biodiversité. Ces plantes sauvages offrent une source de nourriture et un lieu de reproduction à la petite faune. De plus, un jardin peut tout à fait être beau et productif, même en présence de quelques plantes sauvages !
Le paillage consiste tout simplement à recouvrir le sol où les végétaux poussent d’une couche de matériaux d’origine naturelle, qu’ils soient minéraux ou organiques. Pour dire adieu aux mauvaises herbes, des solutions naturelles existent pour réguler ou éviter leur développement :
- Appliquer une couche de paillage naturel organique, ou dérouler une toile de paillage bloque la levée des adventices. Celles qui parviennent à germer étouffent sous le paillage ;
- Plus laborieux, le désherbage manuel s’envisage à l’échelle d’un jardin : il se réalise à l’aide d’une binette, d’un sarcloir ou directement à la main ;
- La technique du faux semis permet de réduire la pression des adventices sur la culture suivante ;
- Le désherbage thermique s’effectue avec un désherbeur thermique ou avec de l’eau très chaude ;
- Les plantes couvre-sol occupent l’espace au pied des massifs ;
- Semer autre chose, comme un engrais vert, permet d’occuper le sol ;
- Sur le marché, il est possible de trouver des désherbants biologiques, à base d’acide pélargonique ou d’acide acétique.
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