Les plantes grimpantes dans les zoos : Végétalisation, bien-être animal et conservation

Plantes grimpantes sur une façade de zoo

La végétalisation des parcs zoologiques est devenue une pratique essentielle, non seulement pour embellir les lieux, mais aussi pour améliorer significativement le bien-être animal et soutenir les efforts de conservation. Au-delà de l'aspect esthétique, les plantes grimpantes, en particulier, offrent une multitude d'avantages, allant de la création d'ombrages rafraîchissants à la fourniture d'habitats naturels pour de nombreuses espèces. Cette démarche d’ajustement au climat actuel ou attendu, ainsi qu’à ses conséquences, permet d’atténuer les effets préjudiciables et d’exploiter les effets bénéfiques de la nature en captivité.

L'intégration des plantes grimpantes dans l'architecture des zoos

Végétaliser ses façades ou clôtures pour créer des ombrières et rafraîchir ses murs, est une solution pratique et économique pour embellir et améliorer la qualité de vie dans un environnement donné, y compris celui d'un zoo. Dans le cas où une isolation thermique par l'extérieur n'est pas envisageable, utiliser la nature comme source de solution s'avère astucieux. Les plantes grimpantes, en particulier, jouent un rôle crucial dans cette végétalisation. Le tableau des plantes grimpantes, par exemple, est un outil synthétique qui cible toute personne ayant un projet de végétalisation de façades ou clôtures, et souhaitant connaître les plantes adaptées, notamment pour des régions spécifiques comme le Centre-Val de Loire. En complément des guides "Planter local", pour les arbres et arbustes, et "Semer local", pour les herbacées, le tableau des grimpantes liste les lianes ou arbustes grimpants indigènes à ces régions.

Cette approche est d'autant plus pertinente avec le changement climatique et l'intensification des épisodes de canicules, où créer de l'ombre et de la fraîcheur peut être, dans certains cas, un besoin vital. La végétalisation est l'une des clés pour aménager son territoire et le rendre plus résilient. De plus, au-delà de créer une barrière protectrice, les végétaux offrent gîte et couverts à de nombreux pollinisateurs et contribuent à stocker du CO2. Leur présence améliore la qualité de vie des usagers et usagères, qu'il s'agisse des visiteurs ou des animaux.

Exemple d'une façade végétalisée avec des plantes grimpantes

Amélioration du bien-être animal grâce à la végétalisation

Dans la conception moderne des zoos, le bien-être animal est une préoccupation centrale. Les animaux de "Planet Zoo", par exemple, ont quatre besoins fondamentaux : alimentation, sociabilité, habitat et optimisations. Chacun de ces éléments influe sur le bien-être général de l'animal. Les animaux dont le niveau de bien-être est élevé vivent plus longtemps, sont moins enclins à tomber malades, attirent plus de visiteurs et génèrent plus de dons. À l'inverse, un faible niveau de bien-être peut entraîner un risque de maladie plus grand et, dans le pire des cas, une mort précoce, tout en attirant des manifestants dans le zoo.

L'habitat idéal ressemble à l'environnement naturel de l'animal. À cet égard, les plantes jouent un rôle primordial. Idéalement, les plantes d'un habitat doivent correspondre à celles qu'on trouve sur le continent et dans le biome d'origine des animaux qui y vivent. Par exemple, pour un animal issu d'un biome tempéré d'Amérique du Nord, il est essentiel de veiller à ce que son habitat contienne des plantes venant de cette région du monde. La surface d'occupation, c'est-à-dire la densité de plantes dans un habitat, est également un élément important du bien-être de ses occupants.

Les plantes grimpantes contribuent à créer des environnements stimulants physiquement et psychologiquement, dans lesquels les animaux sont épanouis et en confiance. Elles offrent des structures d'escalade, des zones de camouflage et enrichissent la complexité spatiale des enclos, réduisant ainsi le stress des animaux. Le stress peut être induit par la perte d'un combat ou l'observation par les visiteurs. Pour réduire leur niveau de stress, les animaux cherchent un abri, se cachent ou se réfugient en hauteur afin d'échapper aux regards. Les plantes grimpantes, en créant ces recoins et ces hauteurs, sont donc des alliées précieuses.

Comportement Animal: Stéréotypies chez le tigre en captivité

La conservation de la biodiversité et le rôle des zoos

La conservation des espèces est devenue une mission essentielle pour les zoos, et plus seulement le divertissement. Les parcs animaliers ont l'obligation de participer à l'effort de conservation des espèces animales sauvages. Les zoos mettent en œuvre leur politique de conservation ex situ (hors site - élevage en captivité) ou in situ (dans le milieu naturel).

Les zoos, comme la Ménagerie du Jardin des Plantes à Paris, avec ses quelque 500 individus de 150 espèces différentes, dont 40 % sont en danger d'extinction, assument leur rôle de pionnier en privilégiant les espèces de petite et moyenne tailles adaptées à l'espace des enclos. Le Parc zoologique de Paris, quant à lui, compte 3 000 pensionnaires pour 250 grandes familles, dont le plus important troupeau de girafes d'Europe, et présente les animaux au fil de cinq biozones évoquant la Patagonie, l'Afrique, l'Europe, l'Amazonie et Madagascar. Enfin, la Réserve zoologique de la Haute-Touche (Indre) abrite des groupes d'herbivores au sein de larges espaces : plus de 1 500 individus de 120 espèces issues des cinq continents.

La détention et l'exhibition d'animaux sauvages dans les parcs zoologiques favorisent-elles la conservation des espèces ? C'est une question qui suscite de vifs débats. Si les zoos affirment mener des actions pour protéger la faune et les espèces menacées et éduquer le public à leur préservation, des critiques émergent, percevant ces établissements comme des parcs d'attraction où les animaux sont exploités à des fins commerciales. Des comportements stéréotypés, ou comportements répétitifs, invariants et qui n'ont aucun but ou fonction apparents, observés chez certains animaux en captivité, interrogent sur la pertinence d'étudier une espèce sauvage à travers un animal en captivité.

Cependant, de nombreux zoos participent à des programmes d'élevage européens (EEP - European Endangered Species Programmes) dans le plus grand respect des animaux, contribuant ainsi à maintenir en vie des espèces menacées dans leur habitat naturel. Cette conservation, dite « ex situ », est définie dans la Convention sur la Diversité Biologique, selon le statut de conservation : élevages conservatoires, de propagation, renforcement des populations, réintroductions, banques de gènes. Parmi les réintroductions réussies, celles de l'outarde canepetière en France, de l'Oryx d'Arabie - éteint à l'état sauvage - en péninsule arabique, ou encore du Tamarin lion doré au Brésil. Le Jardin des Plantes reproduit des agamis trompette depuis leur arrivée, et les petits sont envoyés dans d'autres parcs français. Une petite femelle est d'ailleurs née en 2007. De même, les martins de Rothschild sont très menacés à l'état naturel, mais grâce aux parcs zoologiques, la population est en train de grandir.

Tamarin lion doré dans son environnement naturel

Les parcs zoologiques consacrent également une partie de leur financement à des projets de conservation voire de réintroduction. Environ 5 % de leur chiffre d'affaires, selon Alexandra Morette, présidente de l'association Code Animal. Idéalement, les parcs zoologiques participent financièrement à la protection d'un milieu naturel. Par exemple, grâce au financement du bioparc de Doué-la-Fontaine, la population des girafes au Niger est passée de 50 à 700.

Les défis de la végétalisation dans les zoos

L'horticulture dans un zoo répond à des besoins et est soumise à des contraintes particulières. Les zoos ne présentent plus seulement des animaux, mais plutôt des animaux dans leur habitat. Pour créer une représentation esthétique et crédible pour les visiteurs, les zoos se végétalisent.

Dans la nature, les animaux et les plantes interagissent en équilibre. Des animaux se nourrissent de plantes. Mais celles-ci adoptent aussi des stratégies pour se protéger. Les animaux façonnent les paysages en consommant les feuilles, les branches et les fruits. Mais en captivité, les interactions entre les plantes et les animaux peuvent poser des problèmes. Il est donc crucial de choisir les bonnes espèces végétales.

Les palmiers sont un élément important des jardins exotiques. Si la plupart des 3600 espèces connues par la science poussent dans les régions tropicales du monde, quelques-unes sont suffisamment résistantes au froid pour être cultivées dans les régions tempérées. L'espèce la plus commune est le palmier de Chine (Trachycarpus fortunei). Mais d'autres espèces sont tout autant capables de résister à -15°C.

Les bambous sont des plantes dont le feuillage est persistant. Il existe de nombreuses espèces résistantes au froid. C'est le cas des bambous originaires de Chine et du Japon. Bien qu'ils ne produisent pas de fleurs attractives - les bambous fleurissent rarement - leur aspect toujours vert est apprécié par les visiteurs. Ils sont aussi appréciés par les jardiniers des parcs zoologiques, car ils sont rustiques et faciles d'entretien.

Les yuccas sont des plantes xérophytes qui évoquent les régions désertiques. Originaires d'Amérique du Nord et d'Amérique Centrale, les yuccas sont souvent cultivés dans les zoos. Plus récemment, les beaux yuccas bleus du Mexique ont été introduits en Europe.

Un défi majeur est l'approvisionnement en plantes. Beaucoup de plantes vendues en jardineries ont été collectées dans leur milieu naturel. Ces pratiques provoquent un déséquilibre des écosystèmes et nuisent à l'environnement. Les parcs animaliers étant investis dans la conservation des habitats naturels, ne peuvent pas acquérir des plantes prélevées dans la nature. Il faut donc se renseigner sur l'origine des plantes que l'on achète.

De plus, les écosystèmes sont de plus en plus menacés par la prolifération d'espèces exotiques envahissantes. Ces plantes et ces animaux concurrencent les espèces locales et peuvent même les faire disparaître. Il est difficile de prévoir le caractère invasif d'une plante. Pour éviter tout risque, il faut consulter les documents existants et privilégier les espèces végétales locales. Mais aussi faire preuve de bon sens.

Les différentes collections végétales et animales dans les zoos

La Ménagerie du Jardin des Plantes, l'un des plus anciens zoos du monde ouverte en 1794, présente une riche diversité. Dans la mini ferme de la ménagerie, on trouve des cochons vietnamiens, des chèvres naines, des cobayes domestiques et des lapins. La nouvelle faisanderie, rénovée en 1999, héberge aujourd'hui des oiseaux et des singes. Des kagous huppés (Rhynochetos jubatus) vivent dans la première volière, ainsi que quatre saïmiris à tête noire (Saimiri boliviensis boliviensis) dans la seconde. La troisième est occupée par des agamis trompette (Psophia crepitans) et des ouistitis à toupets blancs (Callithrix jacchus), l'agami étant une espèce rare en captivité. Une autre volière héberge des vanneaux du Chili (Vanellus chilensis) et des ibis rouges (Eudocimus ruber). La cinquième est le lieu de vie d'échasses américaines (Himantopus mexicanus) et de guira cantara (Guira guira). La dernière héberge des tamarins lions dorés (Leontopithecus rosalia), une espèce extrêmement menacée, et des ouistitis à toupets.

Volerie luxuriante dans un zoo

Face à cette faisanderie se trouve la galerie des reptiles, construite en 1870, où règne une ambiance tropicale. La première salle, appelée « Salle des crocodiles », abrite des crocodiles du Nil (Crocodylus niloticus) bénéficiant de deux enclos reliés, agrémentés de bassins à l'eau claire et d'une cascade. On y trouve aussi des boas de Duméril (Acrantophis dumerili), des boas de Madagascar (Acrantophis madagascariensis), un varan du Nil (Varanus niloticus), un varan des mangroves (Varanus indicus), des pythons molures (Python molurus molurus), des iguanes verts (Iguana iguana), des lézards à collerette (Chlamydosaurus kingii) et des pythons royaux (Python regius).

La salle suivante est consacrée au « stockage » hivernal des tortues géantes des Seychelles (Geochelone elephantina), dont la célèbre Kiki qui a plus de 120 ans. Au-dessus de leur tête, un parcours arboricole a été installé pour un couple de paresseux didactyles (Choloepus didactylus), une espèce rare en captivité en France. La troisième salle, parallèle à la salle des crocodiles, est composée de cinq vivariums, la plupart hébergeant des espèces semi-aquatiques nécessitant d'avoir les racines mouillées, car issues de lieux humides et parfois temporairement inondés. On trouve dans le premier vivarium des pythons tapis (Morelia spilota variegata) en cohabitation avec des tortues de Saint-Hilaire (Phrynops hilarii). Celui de gauche abrite un toupaie de Belanger (Tupaia belanger belangerii), un hydrosaur (Hydrosaurus pustulatus) et des tortues boîtes d'Asie (Cuora amboinensis). Un enclos similaire abrite des tortues du genre Pelomedusa. Le plus grand est occupé par un immense anaconda jaune (Eunectes notaeus). Le dernier est occupé par trois jeunes caïmans à lunettes (Caiman crocodilus).

En quittant ce bâtiment, on trouve la faisanderie de 1827, en forme de demi-cercle, dont le centre est un enclos agrémenté d'un bassin où vivent des mandarins (Aix galericulata) et des carolins (Aix sponsa). Les autres volières sont occupées par des oiseaux, pour la plupart terrestres ou pouvant voltiger. La première volière, très végétalisée, est occupée par deux espèces menacées faisant l'objet d'un EEP : le goura de Sheepmaker (Goura sheepmakeri) et le martin de Rothschild (Leucopsar de rothschildi). Une autre volière héberge un toucan vitellin (Ramphastos vitellinus vitellinus), espèce très rare en captivité. La volière suivante est occupée par un mâle paon du Congo (Afropavo congensis), rare en captivité. Un mâle argus géant (Argusianus argus) vit dans une volière voisine. La dernière volière est animée au sol par un couple de faisans de Vieillot (Lophophura ignita rufa) et plus en hauteur par des mainates (Gracula religiosa).

Volière abritant des oiseaux rares

En se dirigeant vers la grande volière, un enclos herbeux sur la droite est occupé par des poudous du sud (Pudu pudu) et des bernaches de Magellan (Chloephaga picta picta). Juste à côté, un enclos similaire agrémenté d'une mare d'eau est le lieu de vie de grues de paradis (Antropoides paradisea) et de flamants nains (Phoenicopterus minor). Avant d'entrer dans la grande volière, un enclos circulaire est occupé par un couple de pécaris à lèvres blanches (Tayassu pecari albirostris), espèce assez rare en captivité.

La grande volière, construite en 1888 et rénovée dans les années 80, est très végétalisée. On y trouve principalement des oiseaux semi-aquatiques, des grues demoiselles de Numidie (Antropoides virgo), des grues couronnées grises (Balearica regulorum), des cigognes blanches (Ciconia ciconia), des ibis sacrés (Threskiornis aethiopica), des spatules blanches (Platalea alba). On y trouve aussi une petite espèce de mammifère rarement vue en captivité : le dikdik de Kirt (Madoqua kirkii).

Le Zoo de Guadeloupe, au cœur de la forêt des Mamelles, présente plus de 450 animaux représentant 80 espèces néo-tropicales. Il est particulièrement apprécié pour son cadre naturel, les enclos spacieux et les animaux bien traités, offrant même un parcours sur des ponts suspendus à 25m de haut.

Le rôle des zoos dans la recherche et l'éducation

La recherche scientifique est souvent présentée comme l'un des éléments centraux des missions des zoos. Un article d'une équipe de recherche espagnole en 2021 a fait le bilan d'un siècle de publications scientifiques (13 569 articles) des parcs zoologiques et des aquariums. Tous ne sont pas actifs, quinze zoos concentrant 60 % du total des publications. Ce sont surtout les vertébrés qui sont concernés, et en particulier les mammifères (33 % des publications). Les espèces les plus étudiées sont le grand dauphin (300 documents), les chimpanzés (211), le loup (185), les gorilles (181), le chat domestique (173), les lions (169), les éléphants (Asie : 165, Afrique : 147), le koala (116) et le panda (112). Les animaux de la catégorie « Préoccupation mineure » représentent la majorité des espèces étudiées (30,9 %), 23,1 % sont « Vulnérables » et 17,5 % « En danger ».

Cependant, les auteurs notent que « bien que la recherche soit souvent présentée comme l’un des éléments centraux des missions des zoos, les qualifier aujourd’hui d’institutions de recherche est discutable ». Les zoos sont connus pour être biaisés sur les taxonomies, se concentrant souvent sur les vertébrés et oiseaux de grande taille et les espèces moins menacées. On peut regretter que plus d'efforts ne soient pas consacrés à la préservation des habitats naturels, leur déclin étant la cause principale de celui des populations animales.

En termes d'éducation, le personnel des zoos est fier d'affirmer qu'ils contribuent à sensibiliser les publics aux enjeux de demain, notamment les nouvelles générations. Cependant, l'efficacité de cette éducation est parfois remise en question, les animaux en captivité ne représentant pas toujours la réalité de leurs congénères en liberté. Pour le Docteur Ralf Stammsen, professionnel en zoologie et éthologie, éduquer les jeunes devrait être la priorité, et cette éducation passe par des enseignements à faire à l'école et ailleurs, des ouvrages à lire, des images à montrer.

La Ménagerie du Jardin des Plantes propose une web app « Sauve les animaux » conçue pour les enfants de 4 à 12 ans, permettant de découvrir 15 espèces et d'apprendre en s'amusant. Des ateliers, des rencontres avec les soigneurs ou encore des visites guidées permettent de mieux comprendre le comportement des animaux et de se sensibiliser à la biodiversité ordinaire. En 12 étapes, les visiteurs en sauront plus sur les lézards, abeilles, renards, oiseaux nicheurs, les menaces qui pèsent sur eux et les gestes à adopter pour leur garantir un espace vivable.

Enfants découvrant les animaux dans un zoo

Éthique et transparence dans les zoos

La question du bien-être animal remet en cause des habitudes de consommation et de divertissement partout dans le monde. Après les cirques, les zoos sont également critiqués, perçus par certains comme des parcs d’attraction où les animaux sont exploités à des fins commerciales. Le maintien de spectacles avec des animaux, comme le TigerWorld à Amnéville, où des tigres réalisent un numéro de cirque, est particulièrement controversé, semblant s'éloigner des objectifs d'éducation et de préservation. Des activités plus subtiles, comme passer une nuit dans des lodges face aux animaux au zoo de La Flèche, sont également critiquées comme étant uniquement du « business ».

Le monde a changé depuis 1999 et la publication de la directive Zoos, peu contraignante en ce qui concerne la conservation des espèces. Un bilan officiel de qualité, réalisé entre 2015 et 2018, a conclu que cette législation était encore parfaitement adaptée, ce qui est décevant pour certains, compte tenu du poids économique des parcs zoologiques qui, pour certains, n'ont pas intérêt à ce que la loi évolue.

Les zoos doivent prouver leur implication réelle dans la conservation en faisant montre de transparence quant à l'investissement réel dans les programmes de recherche et les résultats concrets qui en découlent, qu'ils soient positifs ou négatifs. Il ne tient qu'à eux de se débarrasser de leur image de vendeurs de divertissements pour adopter celle plus sérieuse d'acteurs de la conservation des espèces. Pour cela, la mise en place de comités d'éthique ou d'un label indépendant permettant de distinguer les parcs zoologiques contribuant de manière significative et conséquente à la conservation des espèces sauvages pourrait être une solution, tout en restant vigilant pour éviter le greenwashing et les conflits d'intérêts.

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