Le lierre, nom botanique Hedera, est une plante ligneuse grimpante capable d'atteindre 30 mètres de hauteur. Originaire d'Europe et d'Asie, il a traversé les siècles, habillant les paysages de l'hémisphère Nord, y compris en Chine où il s'est adapté à divers environnements. Cette plante est particulièrement clivante, certains cherchant à s'en débarrasser, tandis que d'autres en font l'éloge pour ses nombreux bienfaits. Pour comprendre cette dualité, il est essentiel d'examiner ses caractéristiques, son cycle de vie, son rôle écologique et ses diverses variétés.

Description Botanique et Cycle de Vie du Lierre
Le lierre se distingue par ses feuilles alternes et coriaces, qui restent vertes toute l'année, vivant généralement 3 ans avant d'être remplacées. Les plus jeunes sont découpées en trois ou cinq lobes, tandis que les plus âgées sont unilobées. Le lierre possède des « racines » aériennes, appelées crampons, qui n’ont aucun rôle dans sa nutrition. Elles servent uniquement à la fixation sur un support. Ces crampons ont la capacité de se transformer en racines véritables lorsque le support devient humide.
Ses fleurs, jaune-vert, suivent la règle des cinq (5 sépales, 5 pétales et 5 étamines) et sont regroupées en ombelles hémisphériques. La floraison survient tardivement, de septembre à octobre, ce qui le place parmi les plantes les plus tardives en la matière. Les fleurs sont soit mâles, soit femelles, ou les deux à la fois, faisant du lierre une plante polygame. Les fruits, globuleux et d’un diamètre de 8 mm, arrivent à maturité au début du printemps, de mars à mai, et sont alors de couleur noire. Il est important de noter qu'ils sont très toxiques pour l’Homme en consommation excessive.
Le lierre a un cycle de développement totalement décalé par rapport aux autres plantes. Cette particularité remonte à l’ère tertiaire, il y a des millions d’années, époque à laquelle il était déjà présent. C’est une des rares plantes qui ait survécu aux ères glaciaires et maintenu son rythme de vie jusqu’à nos jours. Ces caractéristiques sont dues au climat qui régnait à cette époque, où les fleurs s'épanouissaient plutôt en hiver, cette saison offrant humidité et températures douces, tandis que l’été était sec et plus chaud. Cette saisonnalité originale, avec floraison et fructification d'octobre à mars, témoigne de sa résilience.
Le lierre passe par trois stades distincts au cours de sa vie. Initialement, il rampe et s'étale, ses tiges émettant des racines adventives qui pénètrent et renforcent le sol. Il continue ainsi jusqu'à trouver un support. Il entre alors dans son deuxième stade où, à la place des racines adventives, apparaissent des crampons qui le fixent fermement à son support (arbre, mur, poteau), non pas pour se nourrir, mais pour s'accrocher. Son objectif est de chercher plus de lumière. Une fois suffisamment haut et exposé à la lumière, il atteint son troisième stade, le stade adulte, où il cherche à se reproduire. Les feuilles juvéniles, lobées, cèdent alors la place à des feuilles entières, souvent elliptiques ou ovales, sur les parties arbustives du lierre adulte.
Distribution et Habitat
Le lierre est une plante des régions tempérées avec des affinités plutôt atlantiques et méditerranéennes. Il est distribué en Europe, en Asie et est présent partout en France, y compris en Corse. Il pousse aussi bien à l’ombre qu’au soleil, mais il a besoin de beaucoup de lumière pour fleurir, car les fleurs ne se développent que sur les rameaux bien exposés. Il préfère les sols calcaires et frais, mais non gorgés d’eau.

Rôle Écologique du Lierre
Le lierre est une aubaine pour la faune. Il nourrit de nombreux insectes butineurs à la fin de l’automne grâce à ses fleurs tardives, étant le seul à présenter une abondance de pollen et de nectar à cette période. Étant également le premier à produire des fruits dès le mois de mars, il permet aux premiers migrateurs de se repaître de ses baies avant d’installer leur nid entre ses feuilles accueillantes. De nombreuses espèces d’oiseaux s’y côtoient et s’y reproduisent, et quelques mammifères peuvent aussi y trouver refuge.
Le lierre est essentiel pour bon nombre de pollinisateurs qui préparent tardivement leur hiver. Ses crampons lui servent de point d’ancrage et non à se nourrir du support. Ce n’est donc pas une plante parasite, car elle se nourrit par photosynthèse via ses feuilles. Sur un tronc d’arbre, le lierre ne cause aucun dégât et reste toujours à l’intérieur du houppier, n’empêchant jamais son arbre hôte de réaliser sa propre photosynthèse. Si l’arbre sert de support de croissance au lierre pour qu’il puisse croître et trouver assez de lumière, le lierre protège quant à lui l’arbre des variations de températures, notamment hivernales.
Les feuilles du lierre se renouvellent environ tous les trois ans au printemps. Le lierre a donc la capacité de coloniser facilement un milieu sans être exigeant en entretien. Cette plante joue un rôle crucial dans la biodiversité. Le nombre d’espèces présentes est plus élevé avec tous les échanges qui en résultent entre espèces, notamment la prédation. Outre les pollinisateurs, les baies du lierre sont les seules à être disponibles en plein cœur de l’hiver, offrant une source de nourriture précieuse pour les oiseaux, bien que ces derniers ne puissent pas en consommer à outrance en raison de leur toxicité. Seules les graines ne se décomposent pas dans le système digestif des passereaux, mais la pulpe des fruits, riche en lipides (32%) et protéines (5%), est digérée.
Tous les pollinisateurs peuvent être intéressés par un lierre en floraison, mais il est particulièrement essentiel pour les papillons comme le vulcain (Vanessa atalanta), les argus et le paon du jour (Aglais io), qui y pondent leurs œufs, et le citron (Gonepteryx rhamni), qui y réalise tout son cycle de vie. Une espèce d’abeille sauvage, la collète du lierre (Colletes hederae), lui est même inféodée et a besoin du lierre pour survivre. Même les chauves-souris y trouvent leur compte.
Lierre grimpant, un bijou pour la biodiversité
Le Lierre et l'Environnement Urbain : Pollution et Aménagements
Le lierre pousse de manière verticale, ce qui, combiné à des plantes à croissance plus horizontale comme les arbres, présente de nombreux avantages. Ce binôme offre des ramifications allant jusqu’à une plus-value économique, la modification des couloirs de vents, la protection contre les UV, la limitation de l’impact des fortes précipitations, sans compter l’influence esthétique ou le phénomène de captage de la pollution.
Le lierre a une capacité d’absorption des particules équivalant à 6 grammes par an et par mètre carré (Dunnett et Kingsbury 2004). Pour qu'il absorbe autant de particules qu’un arbre adulte, il ne suffit que de 23 mètres carrés de façade. Il semblerait également que les feuilles de lierre soient plus chargées en plomb et en cadmium que le reste de la plante, suggérant une propriété intéressante d'absorption des métaux lourds, à l'instar des renouées du Japon. Selon une étude, 150 mètres carrés de surface foliaire de lierre seraient nécessaires pour couvrir les besoins annuels en oxygène d’une personne moyenne.
Le lierre permet de végétaliser des façades entières sans aménagement onéreux, ni à l’installation ni à l’entretien. Seuls les arbres affaiblis, sénescents ou malades peuvent se briser ou tomber du fait du poids du lierre ou d’une prise au vent trop importante.
Variétés de Lierre et Leur Utilisation
Hedera, le Lierre, originaire d’Europe et d’Asie, se décline en des dizaines d’espèces et des centaines de variétés, offrant des lianes élégantes aux feuillages divers, motifs, tailles et teintes variées. Il est un extraordinaire créateur d’ambiance, capable de couvrir des murs disgracieux, d'habiller des sols difficiles, et d'offrir un écrin aux floraisons, se couvrant à l'automne d'ombelles fleuries mellifères, puis de baies allant du vert au bleu nuit.
Hedera helix, le Lierre commun
C'est l’espèce la plus connue et répandue, cultivée aussi bien en extérieur qu'en intérieur.
- Hedera helix ‘Erecta’ : Cette variété ne grimpe pas. Spécimen arbustif qui forme une touffe de 1 m x 1 m à maturité. Rustique au-delà de -15°C, croissance assez rapide, il orne les massifs ou les grands bacs avec ses petites feuilles triangulaires, très nervurées, presque marbrées, présentant un beau nuancier de vert.
- Hedera helix ‘Shamrock’ : Feuilles trilobées impeccablement découpées, petites, vert brillant. De petite taille (pas plus de 2 m de haut pour 1.50 m d’envergure), très rustique (-20°C), il forme un ensemble lumineux et dense.
- Hedera helix ‘Green Ripple’ : Pour un feuillage plus exubérant, de grandes feuilles très nervurées, vert vif et luisant. Moyennement rustique (-15°C), il couvrira rapidement une surface de 3 m, voire 5 m, en tous sens.
- Hedera helix ‘Ivalace’ : Petit développement (1.50 m en tous sens) mais forte personnalité avec des feuilles d’un vert vif très lustré et à bords ondulés, donnant un aspect gaufré unique. Croissance assez lente mais bonne rusticité (au-delà de -15°C), idéal en couvre-sol, palissé ou en pot.
- Hedera helix ‘Sagittifolia’ (Lierre à feuilles sagittées) : Feuilles en fer de lance extrêmement découpées, composées de cinq lobes très allongés. De taille moyenne, d’un beau vert tendre, plus clair que d’ordinaire. La variété ‘Sagittifolia Variegata’ est panachée. Les deux sont assez rustiques (-20°C) et de taille moyenne (4 m à 5 m de long pour environ 3 m d’envergure).
Variétés Panachées
- Hedera helix ‘Oro Di Bogliasco’ (‘Goldheart’) : Feuillage trilobé, feuilles de taille moyenne, vert foncé sur le pourtour et tachées de jaune vif au centre. Peut couvrir un espace de 8 m x 4 m. Floraison vert crème en septembre-octobre, suivie de minuscules baies noires. Rustique à -25°C.
- Hedera helix ‘Goldchild’ : Feuillage trilobé et triangulaire, gris-vert margé de jaune plus ou moins soutenu selon la saison. Facilement maîtrisable (1.50 m x 1.50 m à maturité), très lumineux, moyennement rustique (-15°C). Très décoratif en sous-bois, contre un muret ou en pot.
- Hedera helix ‘Glacier’ : Petit feuillage panaché gris-vert bordé d’argent. Croissance moyenne et bonne rusticité (-20°C). Plus vigoureux, il couvrira sols et supports, atteignant 3 m x 2 m à l’âge adulte.
- Hedera helix ‘Marginata Elegantissima’ : Variété ravissante avec ses motifs irréguliers, teinte gris-vert aléatoirement bordée de blanc plus ou moins crème, et un petit liseré rosé parfois. Ce lierre tricolore est de croissance et de rusticité moyennes (-15°C). Il couvrira à maturité une surface de 2.50 m x 1.50 m.
- Hedera helix ‘Kolibri’ : Variété naine avec de petites feuilles à cinq lobes mouchetés, n'excédant pas 60 cm de développement. Particulièrement adaptée aux petits massifs et aux compositions en jardinières et potées.
Espèces Vigorouse
- Lierre de Colchide (Hedera colchica) : Aussi appelé Lierre de Perse ou du Caucase. Ses dimensions sont plus importantes que les lierres communs, ses lianes à grandes feuilles en forme de cœur, vert brillant, pouvant couvrir 12 m, et bien au-delà parfois, en tous sens. À réserver à des situations ombragées ou à mi-ombre et des atmosphères plutôt humides. Cultivars panachés : ‘Dentata Variegata’ (gris-vert et jaune crème) et ‘Sulphur Heart’ (vert soutenu et jaune très pâle), moins vigoureux (6 m de hauteur max pour 4 m d'envergure) mais à croissance rapide.
- Hedera hibernica (Lierre d’Irlande) : L'une des plus répandues. Croissance normale, atteindra 10 m de haut pour 8 m d’envergure. Pousse partout, dans tous les sols et toutes les expositions. Son feuillage est large, dense, d’un vert à la fois foncé et brillant.
- Hedera canariensis (ou algeriensis) (Lierre des Canaries) : La moins rustique des espèces, originaire d’Afrique du Nord. À réserver aux climats plus chauds et secs. Croissance lente et dimensions moyennes (6 m en tous sens à maturité). Remarquable par ses grandes feuilles bombées et surtout par ses rameaux et pétioles pourpres à rouges. La version bicolore ‘Gloire de Marengo’ (Lierre d’Alger panaché) a un feuillage ample, vert sombre tirant sur le gris et bordé largement de blanc-crème.
Plantation et Entretien du Lierre
Le lierre se plante de préférence à l’automne pour lui laisser le temps de s’installer avant les chaleurs estivales. Une plantation en fin d’hiver est également envisageable. Il se plaît plus à la mi-ombre voire à l’ombre, bien que certaines variétés s’accommodent d’une exposition ensoleillée. Les cultivars panachés s’épanouiront plus élégamment en situation lumineuse.
Le lierre se satisfait de tous les sols, même les plus pauvres. Plus ou moins rustique selon la variété, il résistera globalement bien à la sécheresse.
En Pleine Terre
La motte doit être préalablement bien hydratée. Préparez un trou trois fois supérieur au volume de la motte. Placez la motte au centre après avoir démêlé les racines. Rebouchez avec la terre du jardin mélangée à un peu de terreau. Le collet doit affleurer la surface, sans être enterré. Tassez et arrosez généreusement. En pleine terre, le lierre ne requiert aucun entretien, si ce n’est peut-être un apport en arrosage la première année en cas de sécheresse forte et prolongée.
En Pot
Prévoyez une couche drainante de billes d’argile au fond et un substrat composé de terre et de terreau. Tassez fortement et arrosez copieusement. En pot, si sa croissance est lente, dynamisez la liane en lui offrant un apport en engrais du début du printemps au milieu de l’automne. Laissez sécher le substrat entre chaque arrosage.
Taille et Problèmes Courants
La taille, bien que non obligatoire, peut être nécessaire pour des raisons esthétiques et en cas d’envahissement. Elle peut survenir une à deux fois par an, au tout début du printemps et à la fin de l’été. Supprimez les parties abîmées, raccourcissez les rameaux, enlevez de l’épaisseur et de la densité pour aérer le sujet, et coupez toutes les parties indésirables. Au-delà de la taille, vous pouvez orienter le cheminement du lierre en installant un treillage de bois ou de métal.
Le lierre est généralement résistant aux maladies et aux ravageurs. Si des araignées ou cochenilles tentent une invasion, aérez le sujet et débarrassez-vous des parties infestées. Invitez coccinelles et chrysopes. En dernier recours, pulvérisez du savon noir. Le dessèchement du feuillage est le plus souvent le résultat d’une exposition trop importante au soleil ardent, et non d’une maladie. Un excès d'arrosage peut faire noircir les feuilles, et trop de fertilisation peut altérer les motifs panachés.
Méfaits et Bienfaits du Lierre Grimpant
Le lierre est souvent considéré à tort comme destructeur, mais il ne mérite pas cette mauvaise réputation.
Idées Reçues et Réalités
- Toxicité : Oui, ses baies sont toxiques pour les humains et pour certains animaux, bien qu'elles aient été utilisées bouillies pour l'alimentation pendant la Seconde Guerre Mondiale. Elles sont cependant appréciées par les oiseaux en fin d'hiver. Le lierre est aussi utilisé comme plante médicinale pour la toux, les troubles respiratoires ou certaines maladies de la peau. Comme souvent, c'est la dose qui fait le poison. Il est également un allergisant de contact pour les personnes sensibles et peut provoquer des lésions eczématiformes, des irritations ou des érythèmes.
- Envahissant : C'est en partie vrai. Des lierres laissés à l’abandon peuvent s’étaler au détriment des autres plantes ou grimper sur le toit et se glisser sous les tuiles. Cependant, le lierre supporte parfaitement la taille, qui est souvent le seul entretien qu'il requiert (une taille par an suffit). Il existe aussi de nombreuses variétés compactes et à faible développement, réduisant quasiment tout risque d’envahissement.
- Abîme les murs : C'est le plus souvent faux. Le lierre n’abîme pas les murs en bon état ; au contraire, il les protège de l’humidité. Un mur de vieilles pierres ne sera pas dégradé par le lierre. C’est l’arrachage qui risquerait de faire tomber des pierres. Si on n’y touche pas, le lierre forme une carapace ligneuse qui consolide le vieux mur. Par contre, si le mur est crevassé, le lierre peut pénétrer dans les fentes et accentuer le phénomène. Il est donc sans crainte d'installer du lierre au pied d'un mur sain.
- Parasite : C'est totalement faux. Le lierre se fixe à l’aide de crampons, mais ceux-ci ne servent pas à pomper la sève. Au pied d’un arbre, les racines du lierre ne font pas concurrence à celles de l’arbre. Au contraire, le lierre, dont les feuilles sèches se décomposent sur place, fournit de l’humus aux arbres et protège le sol. Lorsqu'il grimpe aux arbres, il le fait verticalement sans étrangler l’arbre, à la différence d’autres grimpantes. Il s’arrête le plus souvent bien avant la canopée et ne prive pas l’arbre de lumière. Seuls les arbres en fin de vie peuvent être complètement recouverts par le lierre, mais ce n’est pas lui qui est à l’origine de la fin de vie de l’arbre.
Bienfaits Protecteurs et Médicinaux
Le lierre est protecteur de son habitat et bienveillant avec la faune. Il peut être un bon compagnon pour des arbres adultes qu’il protègera du froid, d’une humidité excessive, ou au contraire d’un soleil trop brûlant ou d’une faune trop entreprenante. Il habillera sans blesser une surface en bon état, isolant une façade du froid, de la chaleur et de l’humidité. Il convient cependant de prendre garde aux surfaces fragiles (vieux crépi, maçonnerie fissurée) et de ne pas le laisser grimper sous les toits au risque de déloger les tuiles.
Le lierre grimpant (à ne pas confondre avec le lierre terrestre, Glechoma hederacea) est utilisé depuis l’Antiquité pour ses propriétés anti-inflammatoires, antispasmodiques, diurétiques et expectorantes. Ses feuilles, plus ou moins infusées ou trempées, se consomment en tisane et s’appliquent en macérât. Elles sont utilisées pour calmer les brûlures minimes, les coups de soleil naissants et autres petites lésions cutanées. En cataplasme, elles soulagent les varices douloureuses ou viennent à bout des callosités disgracieuses.

Le Lierre Terrestre (Glechoma hederacea)
Le lierre terrestre est une plante commune et étonnante, discrète mais dotée d'une senteur sans pareille. Appartenant à la même famille que le thym et la lavande (Lamiacées), son huile essentielle est un fluidifiant des bronches, traditionnellement utilisé dans le « thé suisse ».
C'est une petite plante rampante commune dans les jardins, les champs et les lisières. Ses tiges, complètement couchées, peuvent atteindre 60 cm de longueur et donnent des rejets ainsi que des rameaux dressés portant les fleurs. Celles-ci sont petites (2 à 3 cm), d’un violet clair, et sont qualifiées de labiées, possédant une lèvre inférieure qui pend, ressemblant à un petit visage ou une gueule. Les feuilles, opposées par deux, ont une forme de rein avec des dents arrondies.
Les caractéristiques pour reconnaître le lierre terrestre incluent :
- Feuilles opposées.
- Tige carrée.
- Présence de poils.
- Appartenance à la famille des Lamiacées (plantes aromatiques).
- Son odeur aromatique atypique lorsqu'on froisse une feuille.
Le lierre terrestre se récolte de mars-avril à novembre. Il fleurit au printemps, moment où ses feuilles dégagent son plus bel arôme, et ses tiges sont verticales. Ensuite, il se couche et les tiges deviennent rampantes. Heureusement, ses feuilles gardent leur odeur durant toute sa période de croissance.
Pour l'aspect culinaire, au printemps, on récolte tiges, feuilles et fleurs, et on utilise le tout. Froissées, ses feuilles font un excellent condiment frais, car elles perdent leur odeur au séchage. Il parfume agréablement les salades et est un classique des apéros sauvages. L’infusion est également très bonne et permet de préparer une boisson d’été rafraîchissante.
Usage Médicinal et Posologie du Lierre Terrestre
Le lierre terrestre a commencé à être utilisé à partir du Moyen-Âge. Ses propriétés sont notamment asséchantes. Pour une infusion, faites infuser 50 g de plantes séchées dans 1 litre d’eau bouillante pendant 10 minutes. Buvez 2 à 3 tasses par jour, entre les repas. Il est important de noter que ces informations peuvent ne pas être suffisantes pour déterminer ou utiliser une plante avec sécurité. En cas de doute, il est essentiel de s'abstenir et de se faire conseiller par un guide professionnel, d’acheter de bons ouvrages de référence et d’utiliser les applications de reconnaissance par photographie avec discernement.