Stratégies et méthodes de lutte biologique appliquées aux arbres fruitiers

Cultiver des arbres et arbustes fruitiers permet de bénéficier de récoltes de fruits tout en maîtrisant la façon dont ils sont traités. Alors que les produits chimiques permettent certes de prévenir ou de soigner certaines maladies qui touchent les arbres fruitiers, ils se révèlent néfastes pour l’environnement. Alors, quelle est la solution pour concilier le soin de vos arbres fruitiers avec des produits bio ? Le traitement des arbres et arbustes fruitiers permet de protéger les cultures contre les maladies et les nuisibles qui pourraient compromettre votre récolte de fruits. Il est cependant à noter que les arbres fruitiers peuvent parfois être capricieux, il faut ainsi éviter de leur infliger un soin sans une bonne raison. Privilégiez toujours une observation minutieuse avant tout traitement curatif, même bio.

observation des bourgeons d'un arbre fruitier

Les fondements du soin biologique au verger

Un traitement fongicide ou insecticide approprié contribue à maintenir la santé globale de votre arbre fruitier, et à favoriser une production de fruits abondante et de qualité. Par exemple, l’apparition soudaine de gelées au printemps ou à l’automne n’est pas toujours bien supportée, même s’il s’agit d’un phénomène naturel. Mais opter pour un traitement bio pour arbre fruitier est une solution encore meilleure.

Le traitement des arbres fruitiers suit en général le calendrier de la taille. Il est essentiel de respecter ces périodes pour traiter les arbres fruitiers pour leur garantir une protection maximale contre les maladies et les ravageurs. Il est aujourd’hui très facile de trouver des produits bio et efficaces pour assurer la protection de vos arbres et arbustes fruitiers.

La bouillie bordelaise et les traitements minéraux

La bouillie bordelaise est un traitement bio qui est un peu l’équivalent pour les arbres fruitiers de notre aspirine. La bouillie bordelaise est composée de cuivre et de chaux, et ce produit a une action fongicide, donc qui combat les maladies provoquées par un champignon. Au printemps jusqu’au début de l’été, la bouillie bordelaise agit comme un fongicide et permet de lutter contre l’oïdium (un champignon qui recouvre les feuilles et les tiges d'une poudre blanche).

C’est sûrement la solution fongicide par excellence pour tout jardinier. Son usage est autorisé en agriculture biologique. Il se fait diluer dans de l’eau pour une pulvérisation sur les arbres du verger. Son action agit pour détruire les champignons en inhibant la germination de leurs spores. Le soufre est un traitement utilisé pour soigner mais aussi en traitement de prévention. Il combat préférentiellement la tavelure du pommier et l’oïdium. On peut l’utiliser à l’état pur ou par dilution (avec de l’eau) pour ensuite le vaporiser directement sur les arbres.

Gestion des ravageurs : insectes et protections physiques

Les arbres fruitiers, et notamment les pommiers, les poiriers, les oliviers et les cerisiers, sont victimes de nuisibles appelés carpocapse. Les œufs deviennent ensuite des vers qui rendent les fruits impropres à la consommation. Afin d’assurer une protection de vos arbres fruitiers face à ces ravageurs, la meilleure solution consiste à installer des pièges à phéromones. L’emploi des pièges à phéromones bloque donc la reproduction des insectes et vos fruits seront préservés.

piège à phéromones suspendu dans un arbre

Les barrières physiques empêchent le contact entre le bio-agresseur et la plante et/ou perturbent le comportement du bio-agresseur en intervenant sur certains processus (reconnaissance de la plante-hôte, prise alimentaire, reproduction, ponte, déplacement au sein de ou entre plante-hôtes, développement…). Parmi ces moyens, on retrouve les protections du tronc ou les paillages avec bâche plastique, toile tissée ou paillis végétaux utilisés contre les adventices. Les bâches anti-pluie contre l’éclatement de la cerise ou contre la tavelure du pommier, bien que classées par simplification comme barrières physiques, agissent indirectement sur les conditions permettant la contamination de la plante en offrant une barrière à la pluie et une modification du microclimat.

Protocoles de traitement et calendrier saisonnier

Le traitement biologique pour arbres fruitiers peut sembler complexe, mais il est facile à réaliser avec les bons produits et les bonnes instructions. La première étape et la plus importante consiste à traiter vos arbres fruitiers au stade dormant, avant l'éclosion des bourgeons. Il est donc recommandé d'attendre que les bourgeons soient gonflés, mais non éclos avant d'appliquer le traitement.

Pour un protocole type :

  • Mélangez 120 ml de Chaux Soufrée GreenEarth et 60 ml d'Huile Horticole GreenEarth dans 3 litres d'eau.
  • Avant la floraison, mélangez 15 ml de Chaux Soufrée GreanEarth dans 1 litre d'eau. Installez les pommes pièges pour les mouches. Utilisez BIOPROTEC pour lutter contre la mouche de la pomme.
  • Après la floraison, mélangez 15 ml de Chaux Soufrée GreanEarth dans 1 litre d'eau. Le traitement doit être effectué 10 à 20 jours après la chute des fleurs.

Il est important de ne pas appliquer le traitement s'il y a un risque de gel, de neige ou de pluie dans les 24 heures suivant l'application.

Solutions naturelles : purins et huiles végétales

Le purin d’ortie est un traitement bio dont l’emploi comme engrais est très répandu pour la culture des plantes du potager. Le purin d’ortie est à utiliser comme engrais au début de toute culture et sur les plantes à feuilles. Des insecticides naturels pour les arbres fruitiers sont applicables en hiver pour apporter une solution contre les nuisibles. Les chenilles, pucerons et autres insectes ne résisteront pas à la pyréthrine.

Préparation du purin d'ortie et comment rendre le sol fertile

Il est possible grâce à de l’huile de colza de pulvériser vos plantes afin de les protéger des nuisibles. L’action du savon sur l’huile est émulsifiante. De ce fait, les deux produits peuvent être vaporisés ensemble. Le pouvoir du savon est abrasif sur les carapaces des insectes alors que l’huile finit par les étouffer. Quelques précautions sont cependant à prendre avant toute action : en hiver, il convient d’appliquer le traitement un jour sans trop de vent, sans pluie et gel. Le savon de Marseille peut être utilisé comme insecticide ! Ensuite, rajoutez-y un peu d’huile végétale à de l’eau savonneuse obtenue, et attendez le refroidissement avant l’application. Cependant, veuillez à bien vaporiser ce mélange sur le dessus et en-dessous des feuilles pour un meilleur résultat.

L'approche agro-écologique et la biodiversité fonctionnelle

Il est nécessaire de préciser qu'une chose est l'agriculture biologique et une autre l'agroécologie. L'agriculture biologique est une certification ou une norme de qualité, tandis que la lutte agroécologique contre les ravageurs est une stratégie qui vise à trouver un équilibre dans l'écosystème. Sa régulation naturelle est encouragée par la biodiversité fonctionnelle en utilisant des infrastructures écologiques qui fournissent des ressources (nourriture, abri, proies alternatives et zones d'accouplement) à la faune auxiliaire et l'incitent à rester à proximité des cultures.

De plus, le sol est considéré comme bien plus qu'un support pour les plantes ; le sol est un milieu qui contient de nombreux micro-organismes antagonistes aux micro-organismes pathogènes, avec lesquels les plantes établissent des relations symbiotiques et grâce auxquels elles développent des voies de défense métabolique contre les ennemis naturels. Et c'est particulièrement important pour les arbres fruitiers, car, contrairement aux plantes potagères, qui sont déracinées après leur cycle de croissance, ils restent dans le même sol pendant des années.

Contrôle biologique conservateur et gestion globale

Dans les plantations fruitières de plusieurs hectares en plein air, si les insectes auxiliaires ne trouvent pas de ressources qui les incitent à rester, ils ne le feront pas. La lutte intégrée se fonde sur l'établissement de stratégies de prévention des ravageurs, qu'elles soient physiques, technologiques, variétales ou culturales, sur le suivi et la surveillance tant des populations phytophages que des ennemis naturels, afin de pouvoir établir des seuils d'intervention, en donnant toujours la priorité à la lutte biologique comme première stratégie de contrôle en présence du ravageur.

schéma de la biodiversité fonctionnelle dans un verger

La combinaison de leviers est la clé pour maîtriser efficacement et durablement les bioagresseurs des cultures. L’association de méthodes de lutte présente l’intérêt de préserver la durabilité de certains leviers de contrôle. Cette complémentarité est également primordiale quand les leviers individuels ont une efficacité partielle pour réduire au maximum la nuisibilité sur la culture.

Parmi ces leviers, des actions préventives et/ou curatives peuvent être associées pour chaque couple hôte/bioagresseur. Le raisonnement de cette gestion doit s’inscrire à la fois dans une dimension temporelle et spatiale, en particulier lorsque le bioagresseur a la capacité de se disséminer. Ces actions curatives et préventives intègrent cinq grandes catégories de moyens de lutte contre les bioagresseurs : génétique, chimique, physique, biologique et agronomique. Elles ont pour objectif de réduire à terme la pression du bioagresseur et les dégâts sur la culture.

Techniques avancées de fertilisation et de soin du tronc

Pour une gestion de pointe, des préparations spécifiques peuvent être appliquées. Par exemple, une pâte composée d'argile blanche (50%), de bouse de vache fraîche bio (50%), de décoction de prêle (1%) et d'extrait fermenté d'ortie (1%) mélangée à de l'eau de pluie permet de nourrir l'arbre et de lutter contre les parasites. Appliquée au pinceau sur le tronc après un nettoyage à la brosse inox, et recouverte de toile de jute, cette méthode améliore significativement l'efficacité du soin.

Concernant les apports au sol, la poudre de Basalte (40kg) mélangée à de la farine de plume (35kg) par 1000m² est indispensable pour la prévention fongique. Cet apport doit impérativement se faire quand la température du sol est inférieure à 12°C. Il es## Lutte Biologique pour les Arbres Fruitiers : Des Méthodes Durables pour des Récoltes Abondantes

Cultiver des arbres et arbustes fruitiers permet de bénéficier de récoltes de fruits tout en maîtrisant la façon dont ils sont traités. Alors que les produits chimiques permettent certes de prévenir ou de soigner certaines maladies qui touchent les arbres fruitiers, ils se révèlent néfastes pour l’environnement. Face à ce constat, le traitement biologique pour arbres fruitiers émerge comme une solution privilégiée. Il s'agit de concilier le soin de vos arbres fruitiers avec des produits bio, garantissant ainsi des fruits sains et une approche respectueuse de l'environnement. Le traitement des arbres et arbustes fruitiers permet de protéger les cultures contre les maladies et les nuisibles qui pourraient compromettre votre récolte de fruits. Il est cependant à noter que les arbres fruitiers peuvent parfois être capricieux, il faut ainsi éviter de leur infliger un soin sans une bonne raison. Privilégiez toujours une observation minutieuse avant tout traitement curatif, même bio. Un traitement fongicide ou insecticide approprié contribue à maintenir la santé globale de votre arbre fruitier, et à favoriser une production de fruits abondante et de qualité. Opter pour un traitement bio pour arbre fruitier est une solution encore meilleure, s'inscrivant dans une démarche de jardinage bio primordiale pour respecter la nature et privilégier votre santé.

Arbres fruitiers sains

Principes Fondamentaux de la Lutte Biologique

La lutte biologique dans le contexte des arbres fruitiers s'inscrit dans une approche plus large de gestion des bioagresseurs, intégrant des dimensions temporelles et spatiales, particulièrement lorsque le bioagresseur a la capacité de se disséminer. Ces actions curatives et préventives intègrent cinq grandes catégories de moyens de lutte contre les bioagresseurs : génétique, chimique, physique, biologique et agronomique. Elles ont pour objectif de réduire à terme la pression du bioagresseur et les dégâts sur la culture.

Le raisonnement de cette gestion doit s’inscrire à la fois dans une dimension temporelle et spatiale, en particulier lorsque le bioagresseur a la capacité de se dissséminer. Il est essentiel de réduire la quantité de l’agent pathogène dans la parcelle et d’en limiter son extension à d’autres parcelles avoisinantes. Ceci peut être réalisé par la réduction d’espèces hôtes dans la rotation (culture principale ou interculture), notamment parce que certains bioagresseurs sont polyphages. L’utilisation de certaines cultures dites faux hôtes permet d’entraîner une germination suicide des spores ou des graines (cas des orobanches), qui ne sont alors plus viables pour initier la maladie. La gestion des adventices au sein de la rotation est également cruciale, car des bioagresseurs tels que le sclérotinia ou l’orobanche rameuse peuvent se multiplier sur des adventices en absence de la culture principale, ce qui maintient ou augmente la quantité d’inoculum dans le sol. Le broyage peut accélérer la décomposition des résidus sur lesquels certains bioagresseurs, et en particulier des champignons, peuvent se maintenir dans le temps. La suppression des repousses constitue un autre moyen de gestion de l’inoculum, notamment pour la hernie des crucifères sur colza ou pour l’aphanomycès du pois qui se multiplient sur ces repousses. Enfin, la lutte biologique peut permettre de réduire la quantité d’inoculum.

Schéma des interactions entre cultures et bioagresseurs

Une autre stratégie consiste à réduire la probabilité de rencontre entre la culture et le bioagresseur (phénomène d’évitement). Cela implique le choix judicieux de la parcelle, en évitant les zones à risque. La date de semis est également pertinente ; ne pas semer un pois d’hiver ou une féverole d’hiver trop précocement, en octobre, permettra de réduire les risques de développement précoces de maladies aériennes comme l’ascochytose ou le botrytis. La densité de semis est un facteur à considérer, car la dispersion d’un bioagresseur est d’autant plus facilitée que les plantes sont proches les unes des autres. L’association de cultures, agissant comme une barrière pour les spores disséminées au sein du couvert, est une technique efficace.

Enfin, il est important de minimiser les dégâts en végétation lorsque la culture et le bioagresseur se trouvent tous deux en contact. Une date de semis plus précoce peut, dans certains cas, donner une culture plus robuste face aux attaques du bioagresseur. La densité de semis ou l’association de culture jouent également un rôle. La gestion de la fertilisation et de l’irrigation doit être équilibrée, car ces pratiques favorables au développement de la culture le sont aussi parfois pour les bioagresseurs. L’utilisation de variétés à bon comportement permet de réduire voire d’éviter totalement les dégâts et les pertes à la récolte. Pour éviter le contournement des résistances, des stratégies d’alternance de résistance et/ou d’association avec d’autres leviers ont été mises en place, par exemple face au Phoma du colza. La protection fongicide peut également être un levier préventif complémentaire aux autres méthodes agronomiques.

Préparation du purin d'ortie et comment rendre le sol fertile

Calendrier et Conditions d'Application des Traitements Biologiques

Le traitement des arbres fruitiers suit en général le calendrier de la taille. Il est essentiel de respecter ces périodes pour traiter les arbres fruitiers afin de leur garantir une protection maximale contre les maladies et les ravageurs. Le traitement biologique pour arbres fruitiers peut sembler complexe, mais il est facile à réaliser avec les bons produits et les bonnes instructions.

La première étape et la plus importante consiste à traiter vos arbres fruitiers au stade dormant, avant l'éclosion des bourgeons. Il est donc recommandé d'attendre que les bourgeons soient gonflés, mais non éclos avant d'appliquer le traitement. Des insecticides naturels pour les arbres fruitiers sont applicables en hiver pour apporter une solution contre les nuisibles.

Il est important de ne pas appliquer le traitement s'il y a un risque de gel, de neige ou de pluie dans les 24 heures suivant l'application. Bien que l’utilisation de traitements biologiques pour les arbres fruitiers puisse sembler fastidieuse, elle est essentielle pour garantir une récolte abondante de fruits de qualité. En utilisant des produits biologiques et en appliquant les traitements au bon moment et dans les bonnes conditions météorologiques, vous pouvez aider à promouvoir une production de fruits saine et durable pour les années à venir.

Solutions Biologiques et Naturelles pour les Arbres Fruitiers

Il est aujourd’hui très facile de trouver des produits bio et efficaces pour assurer la protection de vos arbres et arbustes fruitiers. Au-delà des traitements, bio de préférence, il existe des moyens naturels pour assurer une action de prévention sur la santé de vos arbres et de l’ensemble des plantes de votre jardin et de votre potager.

Bouillie Bordelaise : Un Fongicide Essentiel

La bouillie bordelaise est un traitement bio qui est un peu l’équivalent pour les arbres fruitiers de notre aspirine. Composée de cuivre et de chaux, ce produit a une action fongicide, combattant les maladies provoquées par un champignon. Au printemps jusqu’au début de l’été, la bouillie bordelaise agit comme un fongicide et permet de lutter contre l’oïdium, un champignon qui recouvre les feuilles et les tiges d'une poudre blanche.

Pièges à Phéromones : Contre le Carpocapse

Les arbres fruitiers, et notamment les pommiers, les poiriers, les oliviers et les cerisiers, sont victimes de nuisibles appelés carpocapse. Les œufs deviennent ensuite des vers qui rendent les fruits impropres à la consommation. Afin d’assurer une protection de vos arbres fruitiers face à ces ravageurs, la meilleure solution consiste à installer des pièges à phéromones. L’emploi des pièges à phéromones bloque donc la reproduction des insectes et vos fruits seront préservés.

Purin d’Ortie : Engrais et Répulsif

Le purin d’ortie est un traitement bio dont l’emploi comme engrais est très répandu pour la culture des plantes du potager. Il est à utiliser comme engrais au début de toute culture et sur les plantes à feuilles. En plus de ses propriétés fertilisantes, il peut également agir comme un répulsif naturel contre certains nuisibles.

Pyréthrine : Un Insecticide Naturel

Les chenilles, pucerons et autres insectes ne résisteront pas à la pyréthrine. C'est un insecticide naturel efficace contre une large gamme de ravageurs.

Trichoderma : Protection après la Taille

Vendu dans le commerce sous forme de poudre ou de granulés, le trichoderma vient en traitement contre les conséquences dues à la taille de l’arbre fruitier. Il agit ainsi comme un antibiotique, favorisant la cicatrisation et prévenant l'entrée de maladies.

Huile de Colza et Savon de Marseille : Contre les Nuisibles

Il est possible grâce à de l’huile de colza de pulvériser vos plantes afin de les protéger des nuisibles. L’action du savon sur l’huile est émulsifiante. De ce fait, les deux produits peuvent être vaporisés ensemble. Le pouvoir du savon est abrasif sur les carapaces des insectes alors que l’huile finit par les étouffer. Quelques précautions sont cependant à prendre avant toute action : en hiver, il convient d’appliquer le traitement un jour sans trop de vent, sans pluie et gel. Le savon de Marseille peut être utilisé comme insecticide ! Ensuite, rajoutez-y un peu d’huile végétale à de l’eau savonneuse obtenue, et attendez le refroidissement avant l’application. Cependant, veuillez à bien vaporiser ce mélange sur le dessus et en-dessous des feuilles pour un meilleur résultat.

Soufre : Fongicide et Traitement Préventif

Le soufre est sûrement la solution fongicide par excellence pour tout jardinier. Son usage est autorisé en agriculture biologique. Il se fait diluer dans de l’eau pour une pulvérisation sur les arbres du verger. Son action agit pour détruire les champignons en inhibant la germination de leurs spores. Le soufre est un traitement utilisé pour soigner mais aussi en traitement de prévention. Il combat préférentiellement la tavelure du pommier et l’oïdium. On peut l’utiliser à l’état pur ou par dilution (avec de l’eau) pour ensuite le vaporiser directement sur les arbres.

Produits de traitement biologique pour arbres fruitiers

Recettes et Techniques de Traitement Biologique Avancées

Pour une protection renforcée et une nutrition optimale, des mélanges plus élaborés peuvent être préparés.

Traitement Foliaire et Tronc : Huile de Colza, Bouillie Bordelaise et Extraits Fermentés

Un mélange efficace peut être obtenu en pulvérisant sur le tronc et les branches une solution composée de 1L d'huile de colza bio, 10g de bouillie bordelaise pour 20L d'eau de pluie, et 0,6L d'un TensioActif (TA) pour 1000m².

Cataplasme Nourrissant et Antiparasitaire pour le Tronc

Préparez une pâte onctueuse avec 50% d'argile blanche (Kaolin), 50% de bouse de vache fraîche bio, 1% de décoction de prêle, 1% d'extrait fermenté (EF) d'Ortie et de l'eau de pluie. Bien mélanger, attendre 1 heure, puis appliquer au pinceau. Ce cataplasme permet de nourrir l'arbre et de lutter contre les parasites. Couvrir le cataplasme avec de la toile de jute (tronc) améliore l'efficacité. Il est possible d'ajouter d'autres plantes ou huiles essentielles suivant la pathologie. Nettoyer préalablement l'écorce à la brosse inox. Diluer le restant dans de l'eau de pluie et pulvériser sur les petites branches.

Amendement du Sol : Poudre de Basalte et Farine de Plume

Un apport de 40kg de poudre de basalte et 35kg de farine de plume (ou sang séché ou fumure de poule bio) pour 1000m² doit impérativement se faire quand la température du sol est inférieure à 12°C. C'est l'indispensable prévention fongique.

Macération Huileuse d'Ail : Traitement Foliaire Ciblé

Utilisez 1L de macération huileuse d'Ail pour 20L d'eau, avec 0,6L de TA pour 1000m², en application foliaire, exclusivement le soir. Cette période est importante pour permettre aux arbres de reconstituer des réserves pour un débourrement de qualité l'année suivante.

Fertilisation et Prévention avec les Extraits Fermentés

Utilisez des extraits fermentés (EF) d'Ortie, de Consoude, de Fougère et de Laminaire, ou, au minimum, EF Ortie + EF Consoude (ou des Mélanges Printemps et Été tout prêts). Il est préférable d'utiliser de l'eau de pluie ou de l'eau de source (pH proche de 6). Attention, ne pas utiliser d'Extraits fermentés en temps chaud et humide, ni de Décoction de prêle en temps chaud et sec. La pulvérisation foliaire se fait le matin, et au sol le soir. En cas d'attaque, il faut éviter le miel et les extraits fermentés et utiliser un curatif (décoction de prêle, macération d'ail, huiles essentielles). Il est important de ne pas appliquer d’extraits fermentés d’Ortie, Consoude, Laminaire sur jeunes plantules ou bourgeons, en raison du risque de brûlures. Pour les transplantations, attendre 10 jours, que les radicelles soient fonctionnelles. Ne jamais pulvériser Macération d’Ail ou Décoction de prêle au soleil ou grande chaleur, risque de brûlures. Appliquer le soir ou tôt le matin.

Barrières Physiques et Agronomiques

En complément des traitements biologiques, des barrières physiques et des pratiques agronomiques sont essentielles pour une gestion intégrée des ravageurs et maladies.

Protections Physiques

Les barrières physiques empêchent le contact entre le bio-agresseur et la plante et/ou perturbent le comportement du bio-agresseur en intervenant sur certains processus (reconnaissance de la plante-hôte, prise alimentaire, reproduction, ponte, déplacement au sein de ou entre plante-hôtes, développement…). Parmi ces protections, on trouve les protections du tronc (colliers anti-insectes, bandes engluées), les paillages avec bâche plastique, toile tissée ou paillis végétaux utilisés contre les adventices, et les bâches anti-pluie contre l’éclatement de la cerise (mécanisme d’origine non parasitaire mais qui favorise le développement des maladies de conservation sur cerisier) ou contre la tavelure du pommier. Les bâches, bien qu'agissant indirectement sur les conditions de contamination, sont classées comme barrières physiques. Le retrait, l’enfouissement ou le broyage des feuilles est une méthode efficace pour détruire l’inoculum de certains champignons. Les pièges mécaniques contre les campagnols (pièges à clapet, à pince) et les effaroucheurs (effets sonores) sont utilisés contre les attaques d’oiseaux sur fruits.

Choix des Variétés et Résistance

Choisissez des plantes résistantes à votre climat local. À l’inverse, des variétés comme les pommiers, les cognassiers ou encore les poiriers seront à l’aise partout, y compris dans un sol pauvre. L’utilisation de variétés à bon comportement permet de réduire voire d’éviter totalement les dégâts et les pertes à la récolte. Pour éviter le contournement des résistances, des stratégies d’alternance de résistance et/ou d’association avec d’autres leviers ont été mises en place, par exemple face au Phoma du colza.

L'Agroécologie : Vers un Équilibre Durable

La lutte biologique est fortement mise en œuvre dans l'agriculture intensive dans le sud-est de l'Espagne. L'engagement en faveur de la production durable de la part des milliers d'agriculteurs qui cultivent les fruits et légumes qui arrivent sur les tables de tous les citoyens européens, ainsi que les particularités de ce modèle agricole, ont fait qu'aujourd'hui cette méthode de lutte contre les parasites est utilisée dans plus de 80 % de la superficie hivernée à Almeria et sur la Costa de Granada, qui totalise plus de 32 000 hectares. Ce chiffre atteint même 99 % dans le cas de cultures comme le poivron rouge, selon les données de CuteSolar.

En 2007, à Almeria, il y a eu un changement de paradigme dans l'horticulture intensive sous plastique. L'utilisation exclusive de produits phytosanitaires comme seul outil de lutte contre les parasites et les maladies pendant des années a conduit à la génération de résistances. L'horticulture intensive comporte tellement de cycles de production que certains insectes deviennent très rapidement résistants, de sorte que des doses plus élevées et davantage de substances actives sont nécessaires pour les combattre.

Déjà en 2014, après l'entrée en vigueur du Décret Royal 1311/2012 sur l'Utilisation Durable des Produits Phytopharmaceutiques, la Lutte Intégrée contre les Parasites (IPM) est devenue obligatoire. La lutte intégrée se fonde sur l'établissement de stratégies de prévention des ravageurs, qu'elles soient physiques, technologiques, variétales ou culturales, sur le suivi et la surveillance tant des populations phytophages que des ennemis naturels, afin de pouvoir établir des seuils d'intervention, en donnant toujours la priorité à la lutte biologique comme première stratégie de contrôle en présence du ravageur.

Comparaison entre agriculture biologique et agroécologie

Cependant, il a été observé que, malgré les progrès de la chimie agricole pour lutter contre les parasites dans l'agriculture intensive résultant de la soi-disant « révolution verte », les dommages causés aux cultures par les parasites et les maladies n'ont pas été réduits, restant constants à environ 30 % de la production. Il est important de garder à l'esprit que ces systèmes d'agriculture intensive sont des systèmes très simplifiés dans lesquels seuls les clones de la plante présentant un intérêt commercial sont cultivés, où la biodiversité est réduite au minimum, et avec elle, le service de régulation naturelle des insectes phytophages que les écosystèmes fournissent. Et, finalement, ce n'est pas seulement le cas pour l'agriculture sous serre, mais aussi pour la culture des arbres fruitiers. C'est pourquoi il est nécessaire de commencer à changer la façon dont les plantations sont gérées et de développer des solutions agro-écologiques.

Préparation du purin d'ortie et comment rendre le sol fertile

Agriculture Biologique vs. Agroécologie

Il est nécessaire de préciser qu'une chose est l'agriculture biologique et une autre l'agroécologie. En ce sens, l'agriculture biologique est une certification ou une norme de qualité, tandis que la lutte agroécologique contre les ravageurs est une stratégie qui vise à trouver un équilibre dans l'écosystème, de sorte que dans le cas de la lutte contre les ravageurs, sa régulation naturelle est encouragée par la biodiversité fonctionnelle en utilisant des infrastructures écologiques qui fournissent des ressources (nourriture, abri, proies alternatives et zones d'accouplement) à la faune auxiliaire et l'incitent à rester à proximité des cultures.

De plus, le sol est considéré comme bien plus qu'un support pour les plantes ; le sol est un milieu qui contient de nombreux micro-organismes antagonistes aux micro-organismes pathogènes, avec lesquels les plantes établissent des relations symbiotiques et grâce auxquels elles développent des voies de défense métabolique contre les ennemis naturels. Et c'est particulièrement important pour les arbres fruitiers, car, contrairement aux plantes potagères, qui sont déracinées après leur cycle de croissance, ils restent dans le même sol pendant des années.

Lutte Biologique Conservatrice et Biodiversité Fonctionnelle

Agrobío, par exemple, dispose d'une large gamme de solutions de lutte biologique contre les ravageurs dans la production de fruits et légumes, notamment des chrysopes, plusieurs espèces de syrphes, ainsi que des combinaisons de différents parasitoïdes pour le contrôle des pucerons, en fonction de la culture. Ils développent des élevages de Cryptolaemus pour la lutte contre les cochenilles, et ont développé deux races d'Orius, une punaise prédatrice, adaptée aux conditions de froid et aux régimes suboptimaux, qui sont très intéressantes pour la lutte contre les thrips.

Pour promouvoir la lutte biologique dans les cultures fruitières et en plein air, Agrobío a choisi d'intégrer une équipe d'experts dans le développement de protocoles de lutte biologique conservatrice basés sur l'introduction de la biodiversité fonctionnelle. Dans une serre fermée, les insectes sont lâchés et y restent, mais dans des plantations fruitières de plusieurs hectares en plein air, s'ils ne trouvent pas de ressources qui les incitent à rester, ils ne le feront pas.

Grâce à ces connaissances en matière de lutte biologique conservatrice, des formations sont proposées aux agriculteurs ainsi que des conseils pour la création d'îlots de biodiversité. Des projets spécifiques sont développés pour chaque culture et des haies sur mesure sont conçues pour chaque plantation en fonction de ses caractéristiques afin de réussir la stratégie classique de lutte biologique. Le rôle de cette gestion agro-écologique sera très important pour la réussite de la lutte biologique dans les vergers.

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