Annonciateur de la fin de l'hiver et star du printemps dans les parcs et jardins, le forsythia apporte de la couleur dès le mois de mars. Avec son abondante floraison jaune qui éclate dès février, le forsythia (Forsythia) annonce la fin de l'hiver et lance la belle saison qui verra se succéder les autres arbustes à floraison printanière dont l'épanouissement suivra peu de temps après. Le forsythia, avec ses fleurs jaunes éclatantes qui annoncent l'arrivée du printemps, figure parmi les arbustes les plus appréciés des jardins. Originaire d'Asie et présent dans les Balkans, cet arbuste de la famille des Oleaceae offre une floraison spectaculaire entre mars et juin selon les variétés. Facile à cultiver et remarquablement rustique puisqu'il résiste à des températures allant jusqu'à moins vingt degrés, le forsythia se prête particulièrement bien à la multiplication végétative.

La magie de la multiplication : bouturage ou marcottage ?
La multiplication par bouturage constitue une approche économique et accessible pour enrichir son jardin de forsythias. Cette méthode végétative présente l'avantage de produire des plants identiques à l'arbuste d'origine, tout en garantissant un taux de réussite élevé grâce à la vigueur naturelle de cet arbuste à fleurs jaunes. Contrairement à de nombreuses autres plantes, le forsythia se montre particulièrement généreux et peut être bouturé à différentes saisons, notamment le bouturage des forsythia qui offre une flexibilité appréciable pour les jardiniers souhaitant multiplier leurs arbustes.
Le marcottage, c'est vraiment sans risque, comparé à la bouture ou au semis ! En effet, la future nouvelle plante n'est pas séparée du pied-mère tant qu'elle n'est pas enracinée. La marcotte est très précieuse pour multiplier les plantes grimpantes, réputée difficiles (voire impossibles) à bouturer. Les plantes offrant les meilleurs résultats sont de toute façon celles qui ont des branches souples, que l'on peut courber jusqu'au sol sans les casser. Avec sa floraison d’un jaune éclatant annonçant la fin de l’hiver, le forsythia est l’indiscutable star du début du printemps. Le bouturage est la technique de multiplication la plus économique, la plus gratifiante, et dans le cas du forsythia, c’est un véritable jeu d’enfant. Même si vous débutez totalement au potager ou au jardin d’ornement, cet arbuste est réputé pour être l’un des plus faciles à reproduire.
TUTO : COMMENT BOUTURER UN FORSYTHIA
Maîtriser le bouturage du Forsythia étape par étape
Le secret d’une bouture réussie réside souvent dans le timing. Il y a plusieurs périodes propices pour bouturer le forsythia. En général, on profitera d'une période de taille pour conserver les tiges et faire des boutures. La période idéale pour vous lancer dans le bouturage de forsythia se situe au printemps, en mai-juin, en pratiquant des boutures herbacées, ou en début d’automne, en septembre-octobre, période propice aux boutures semi-ligneuses : les tiges sont encore souples et vertes, elles commencent juste à durcir un peu sans être encore lignifiées.
Le bouturage sur bois tendre (fin de printemps / début d’été)
Les tiges de l’année sont encore vertes et souples. La période estivale, principalement entre mai et juin, représente un moment privilégié pour réaliser des boutures à bois tendre. Cette technique consiste à prélever des extrémités de rameaux vigoureux et sains sur des pousses de l'année en cours. Les segments doivent mesurer entre quinze et vingt centimètres et comporter au moins trois nœuds pour optimiser les chances d'enracinement.
Le bouturage sur bois sec ou aoûté (automne / début d’hiver)
C’est la méthode que nous recommandons aux débutants. En novembre, lorsque l’arbuste a perdu ses feuilles, les branches sont dures (le bois est “aoûté”). La saison hivernale, entre novembre et février, offre une seconde opportunité pour multiplier les forsythias par bouturage à bois dur. Cette période correspond à la phase de dormance de l'arbuste, moment où la sève circule moins activement et où les rameaux ont acquis une consistance plus ferme. Les tiges prélevées proviennent du bois de l'année précédente et présentent une texture plus robuste que les boutures estivales.

Les secrets de la réussite : outils et préparation
Inutile d’investir dans du matériel hors de prix. Un sécateur bien aiguisé et désinfecté est nécessaire. Utilisez toujours des outils propres pour bouturer. Prélever la bonne tige est l’étape la plus cruciale. Le repère de l’œil : Faites votre coupe inférieure juste en dessous d’un œil (un bourgeon), car c’est de là que partiront les futures racines.
Préparez des pots ou un coin de jardin abrité des vents froids, avec un mélange de terreau et de sable permettant d'obtenir un substrat léger et drainant. La qualité du substrat constitue un élément fondamental pour favoriser l'enracinement des boutures. Un sol fertile, profond et humifère correspond aux exigences naturelles du forsythia et doit être reproduit pour les jeunes plants. L'utilisation d'hormone de bouturage demeure facultative mais peut améliorer sensiblement le taux de réussite, particulièrement pour les boutures d'hiver qui s'enracinent plus lentement.
Entretien des boutures et mise en terre
Pour garantir la reprise, placez-les à l'étouffée dans le godet, c'est-à-dire recouvertes d'un sac plastique maintenu avec un élastique, d'une cloche ou bien d'une demi-bouteille d'eau découpée, goulot vers le haut. Brumisez régulièrement pour maintenir la terre humide. Pour les boutures estivales, l'installation d'une cloche, d'un châssis ou simplement d'un sac plastique transparent crée un environnement protégé où l'humidité reste constante et les variations de température atténuées.
Surveillez enfin l’arrosage : les boutures ne doivent pas manquer d’eau ! Un substrat maintenu frais sans être détrempé favorise l'enracinement, tandis qu'un excès d'eau provoque le pourrissement des tissus encore fragiles. Au printemps, vous verrez de petites feuilles vertes apparaître sur vos bâtons de bois. Astuce du jardinier : N’hésitez pas à faire 5 ou 6 boutures d’un coup. Même avec un taux de réussite de 100%, cela vous permettra d’offrir de jeunes forsythias à vos proches !

La technique du marcottage : une méthode douce
Le principe est simple : en mettant une tige en contact avec la terre, des racines apparaissent souvent à cet endroit. Comme la tige est reliée à la plante-mère (contrairement à une bouture, qui est coupée), l'enracinement peut être très lent, car la partie laissée à s'enraciner ne risque pas de dépérir. Au pied de la plante à marcotter, griffez la terre près d'une tige assez longue pour être rapprochée jusqu'à la terre. Décompactez le sol sur 10 cm de profondeur. Si le sol est dur (dans une cour), procédez dans un grand pot.
Couchez alors la tige sans la casser, jusqu'à lui faire toucher le sol. Au point de contact, forcez la tige à adhérer à la terre en posant dessus un cavalier ou une pierre. Vous pouvez aussi l'enterrer, à condition de laisser dépasser l'extrémité de la tige. Laissez la partie enterrée s'enraciner, sans y toucher… et attendez. Cette technique est un peu longue : selon les cas, les racines n'apparaissent qu'au bout d'un an seulement, et rarement moins de trois mois.
Le marcottage aérien en pot
Le marcottage aérien est une technique facile à faire, à la portée de tous : qu’on ait la main verte ou pas ! Il ne demande même pas à tailler le forsythia ! Son taux de réussite est aussi très bon. On l’effectue au cours du printemps. Préparez un contenant rempli d’un mélange de deux tiers de terreau et d’un tiers de sable. L’écorce doit être souple mais résistante. Retirez toutes les feuilles sur la partie qui va être recouverte de terre, sinon elles pourriront et empêcheront la formation de racines. Avant d’enfoncer la tige dans le mélange terreau/sable, plantez un petit tuteur au centre du pot.

Le sevrage : l'étape finale vers l'autonomie
Après quelques mois, vérifiez si la partie enterrée a émis des racines. C'est une étape délicate de la marcotte. Les racines doivent être suffisamment longues et nombreuses : il faut que la tige comporte un épais chignon à cet endroit. Dans ce cas, vous pouvez le sevrer. Le sevrage consiste à couper la tige entre la plante-mère et la partie qui s'est enracinée, pour la rendre indépendante du plant dont elle provient. Il faut éviter de laisser les jeunes racines à l’étroit trop longtemps ou sécher dans un milieu aussi pauvre. Cette marcotte pourra être sevrée dans trois ou quatre mois, pendant l’été.
Intégration au jardin après multiplication
Le repiquage intervient généralement à l'automne suivant le bouturage, soit après une année de culture en pot ou en pépinière. La plantation à l'emplacement définitif s'effectue idéalement en automne ou au printemps hors période de gel. Le trou de plantation doit mesurer entre vingt-cinq et trente centimètres de profondeur sans enterrer le collet, point de jonction entre les racines et la tige. Cette précaution évite le pourrissement de la base et assure une bonne reprise. Le forsythia s'adapte à diverses expositions, du plein soleil à la mi-ombre, et trouve sa place en haie décorative, en massif arbustif ou même en culture en pot pour les espaces restreints. Sa floraison printanière entre mars et mai transforme le jardin en un spectacle jaune lumineux.
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