Composter les légumes moisis : démystifier les mythes pour un compost sain et efficace

Le compostage est une pratique écologique fondamentale qui transforme nos déchets organiques en un engrais naturel précieux pour le jardin. Non seulement cette technique réduit considérablement les déchets ménagers, mais elle contribue également à enrichir le sol, améliorant ainsi la santé des plantes. Cependant, la décomposition des matières organiques, et notamment celle des fruits et légumes, soulève des questions, particulièrement lorsqu'il s'agit de denrées moisies. L'idée reçue selon laquelle tout déchet organique est bon pour le composteur est souvent mise à l'épreuve par la réalité de la décomposition et la présence de micro-organismes.

Schéma des différentes couches d'un composteur

En plein hiver, le composteur de jardin fume gentiment pendant que le reste du potager sommeille. À l’intérieur, la décomposition a ralenti, mais la chaleur reste suffisante pour attirer des nuisibles comme les rats, les souris, les campagnols et les nuées de moucherons. Cette période de l'année est propice à un ralentissement de l'activité du composteur, les apports sont plus rares et le froid ralentit la décomposition.

Le rôle crucial de la moisissure dans le compostage

Contrairement à une idée répandue, la moisissure joue un rôle fondamental dans le processus de compostage. Lors de la dégradation de tout organisme, un peu de moisissure peut apparaître. Ces petits champignons microscopiques et d'autres micro-organismes participent activement à la dégradation de vos biodéchets. La moisissure décompose ces matières en les transformant en composés plus simples. Ce processus libère des nutriments essentiels tels que l’azote, le phosphore et le potassium, qui enrichissent le compost et le transforment en un fertilisant naturel puissant pour les plantes. La présence de "moisissure" (en fait du mycélium de champignons) est normale dans un composteur. Les champignons et bactéries, loin d'être nuisibles, se développent en l'absence d'oxygène pour mener à bien le phénomène complexe de compostage.

Pour Paul, jardinier amateur à Annecy, le compostage était d'abord un défi : « Je mettais toutes mes épluchures et fruits abîmés au compost sans réfléchir. Résultat : un compost détrempé, malodorant et infesté de moucherons. J’ai rééquilibré avec des feuilles mortes et depuis, tout fonctionne parfaitement. » Son témoignage illustre l'importance d'un compost équilibré et bien géré. Si vous souhaitez un compost sain, fertile et rapide à maturer, il est essentiel d’apprendre à doser les apports. Les fruits peuvent être de précieux alliés, à condition de respecter certaines règles.

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Précautions et mythes autour du compostage des fruits et légumes moisis

On imagine souvent qu’un fruit, étant naturel et biodégradable, peut sans problème aller dans le compost. Mais attention, tout fruit n’est pas forcément un bon candidat, du moins pas sans certaines précautions.

Le cas des fruits moisis ou malades

Un fruit moisi ou touché par une maladie végétale peut introduire des spores, champignons et agents pathogènes dans votre compost. Cependant, si vous avez bien équilibré vos déchets (sec/humides et verts/bruns), ce sont les bons micro-organismes qui viennent et qui dominent tous les autres. C'est pourquoi on peut mettre des végétaux malades au compost, car les champignons et bactéries "nuisibles" au phénomène complexe de compostage vont se développer en absence d'oxygène, mais un compost bien aéré et équilibré favorise les microorganismes bénéfiques.

Les agrumes : un débat persistant

Longtemps bannis des composteurs, les agrumes ne sont pas totalement interdits, mais leur acidité naturelle peut freiner l’action des micro-organismes bénéfiques s’ils sont ajoutés en trop grande quantité. Pour contrebalancer leur effet, il est recommandé d'utiliser des coquilles d’œufs broyées ou de la cendre de bois.

Les défis de la décomposition de certains fruits

La coque de noix de coco est extrêmement fibreuse et prendra beaucoup de temps à se décomposer. De même, le noyau d’avocat est l’un des éléments les plus résistants que vous puissiez mettre dans un compost, ralentissant considérablement le processus. Plus les déchets de fruits et légumes sont petits, plus ils se décomposeront rapidement.

L'excès de fruits : un piège à éviter

Il est faux de penser que tous les fruits ne sont pas à éviter. Trop de fruits dans un compost peut entraîner un excès d’humidité, attirer des insectes ou créer de mauvaises odeurs. Il est donc important de doser les apports. L’humidité et l’aération sont essentielles pour assurer la décomposition. Le compost doit être aussi humide qu’une éponge bien essorée. Si votre compost est trop sec, ajoutez de l’eau ou plus de matières vertes ; s’il est trop humide, ajoutez des matières brunes comme des feuilles ou du carton. La décomposition des matières génère de la chaleur, et un compost en bonne santé doit atteindre une température entre 45 et 65 °C. Si la température diminue, cela peut indiquer un manque d’azote ou d’aération.

Les différents types de moisissures et leur impact

Les moisissures : une réalité omniprésente et souvent mal comprise

Les moisissures sont partout : sur les surfaces, dans l’air, dans le sol. De la saumure acide contenue dans les jus de cornichon aux traces noires qui décorent les joints des carreaux de votre salle de bain, ces colonies peuvent se développer jusque dans les environnements les plus défavorables. Selon Elisabetta Lambertini, chercheuse à l’Alliance mondiale pour l’amélioration de la nutrition, bien que capables de survivre dans des environnements moins adaptés, les moisissures préfèrent largement les environnements chauds, humides et riches en nutriments. Ce pain au levain fumant ou cette confiture d’abricot à moitié mangée dans votre placard constituent donc un véritable buffet à volonté pour ces organismes affamés.

Les moisissures se reproduisent en libérant des nuages de spores microscopiques, c’est pourquoi elles peuvent se déplacer dans tous les endroits accessibles grâce au vent et à l’eau. Une personne moyenne inhale entre 1 000 et 10 milliards de spores par jour. Des milliards de spores flottent ainsi autour de nous, et les aliments en bocal ou en conserve non ouverts et hermétiques constituent les seuls endroits où les moisissures d’origine alimentaire ne peuvent pas se développer.

Ne pas sous-estimer la moisissure alimentaire

Aussi inoffensives que puissent paraître quelques taches poudreuses, les moisissures d’origine alimentaire peuvent en réalité être à l’origine de toute une série de problèmes de santé, d’indigestions à des lésions rénales, voire, dans les situations les plus extrêmes, à des cancers. Bien entendu, toutes les moisissures ne mettront pas votre santé en danger ; la plupart de celles que vous pouvez voir sur vos aliments sont même inoffensives. Cependant, il est pratiquement impossible de distinguer visuellement celles qui sont sans danger de celles qui pourraient vous rendre malade. Certaines moisissures d’origine alimentaire peuvent même ne pas être visibles du tout à l’œil nu. Heureusement, nos papilles gustatives s’avèrent plus efficaces que nos yeux pour nous en protéger. Selon Don Schaffner, directeur du département des sciences alimentaires de l’Université Rutgers, même si vous n’avez rien remarqué d’anormal avant de prendre une bouchée, un goût « inhabituel » constitue généralement une bonne indication que quelque chose ne va pas.

Les mycotoxines : un danger invisible

Il existe des milliers d’espèces de moisissures différentes, et une grande variété d’entre elles peut se développer dans vos placards. Parmi elles, seules certaines produisent des toxines. Par exemple, selon Jae-Hyuk Yu, généticien spécialiste des moisissures à l’Université du Wisconsin à Madison, les Penicillium sur les pommes et les Aspergillus sur les raisins et le café produisent des mycotoxines qui, même en cas de faible exposition, peuvent entraîner des intoxications alimentaires ou des lésions rénales. La consommation de niveaux élevés d’aflatoxine, la plus dangereuse des mycotoxines, peut provoquer une toxicité grave dans les aliments et, en cas d’exposition prolongée, un cancer du foie. Heureusement, selon Lambertini, « il ne s’agit généralement pas du type de moisissures qui se développent dans votre réfrigérateur ». En réalité, selon des données américaines, la majorité des moisissures visibles qui se développent sur les aliments sont totalement inoffensives. Néanmoins, le défi est de distinguer celles qui sont dangereuses. « Pour identifier précisément des moisissures, il faut les observer au microscope et utiliser d’autres techniques de laboratoire. Il est préférable de confier cette mission à des professionnels qualifiés », indique Lambertini. Par précaution, mieux vaut partir du principe que les moisissures sont toxiques.

Quand jeter, quand récupérer ?

Que faire si vous constatez une colonie indésirable sur votre nourriture ? Quels aliments pouvez-vous récupérer, et lesquels devriez-vous plutôt jeter ? « La nature de l’aliment joue un rôle important », explique Schaffner. Dans le cas d’aliments durs et denses comme les fromages à pâte dure ou les carottes, où l’on peut clairement observer la colonie de moisissures, il n’y a aucun risque à couper la partie moisie, et un centimètre supplémentaire. En revanche, dans les aliments plus humides (fromages à pâte molle, yaourts, confitures, cornichons, houmous), l’étendue de la moisissure est moins évidente et il est difficile de l’enlever entièrement. « On peut voir la colonie de moisissures sur le dessus, mais une partie est aussi présente en dessous », explique-t-il. Résistez à l’envie de la retirer pour manger ce qu’il y a en dessous ; dirigez-vous directement vers votre poubelle ou votre compost. Pour la viande et le poisson moisis, suivez cette même règle. Même s’il est tentant d’essayer de congeler ou de cuire les aliments pour détruire les moisissures, cette méthode ne fera que tuer le champignon : les toxines qu’il a produites, quant à elles, seront intactes.

Pour le pain, Schaffner admet qu’il est possible de réussir à couper seulement la partie abîmée ; cependant, même dans ce cas, la moisissure pourra s’être développée plus profondément. Pour éviter d’inhaler un nuage de spores potentiellement dangereux, Yu conseille de sceller et de jeter immédiatement le pain entier, et ce au premier signe de moisissure. En ce qui concerne les baies, tout dépend de la quantité de moisissures visibles. Si seules une ou deux baies isolées sont concernées, jetez-les et lavez bien les autres, recommande Yu. Au-delà, c’est toutefois risqué, car il est difficile d’évaluer toute l’étendue de la moisissure. Un peu de moisissure peut également constituer un indicateur utile quant à la sécurité sanitaire des aliments, ajoute Lambertini. En d’autres termes, là où il y a de la moisissure, il est probable qu’il y ait également des bactéries ou une date de péremption imminente.

Si vous avez accidentellement avalé un morceau de moisissure, il est peu probable que ce dernier soit toxique, et même s’il l’est, une petite quantité ne devrait pas vous faire paniquer. En revanche, les experts conseillent de surveiller l’apparition de symptômes tels que des nausées, des diarrhées et un essoufflement, et de consulter un médecin si vous ne vous sentez pas bien. Pour les personnes immunodéprimées, Yu recommande de consulter un médecin systématiquement en cas de doute relatif à la consommation ou à l’inhalation de moisissures. N’oubliez pas d’apporter un échantillon de la moisissure en question afin de permettre une inspection plus approfondie de celle-ci.

Optimiser le compostage en hiver et repousser les nuisibles

Quand l’hiver s’installe, notre composteur tourne souvent au ralenti. Le froid ralentit la décomposition, les apports sont plus rares, et des nuisibles peuvent s’en donner à cœur joie. Pourtant, une astuce toute simple permet d’améliorer la situation : placer un demi-citron moisi juste à côté de votre composteur. Cette méthode naturelle séduit de plus en plus les jardiniers avertis.

Le citron moisi : une barrière olfactive naturelle

Au cœur de l’hiver, certains nuisibles comme les moucherons, les larves ou même quelques rongeurs peuvent trouver refuge près du composteur, attirés par les déchets organiques. L’odeur forte et acide du citron moisi agit comme un répulsif naturel. En fermentant, les composés organiques du citron (dont l’acide citrique) se transforment en une odeur particulièrement désagréable pour les insectes volants. Résultat : leur présence diminue autour de votre compost, sans avoir besoin de recourir à des produits chimiques. Le citron limite également les mauvaises odeurs du compost. En hiver, la mauvaise aération du compost et le manque de matières sèches peuvent entraîner des fermentations nauséabondes. Le citron moisi, en plus de repousser les indésirables, joue un rôle désodorisant naturel.

Selon Le Parisien, « L’odeur forte et acide du citron moisi agit comme un répulsif naturel ». Placer un demi-citron moisi à l’extérieur du composteur, sur le couvercle ou juste au pied, crée une véritable barrière olfactive. Toujours selon Le Parisien, en fermentant, l’acide citrique, les huiles essentielles d’agrume et les moisissures dégagent « une odeur particulièrement désagréable » pour les insectes volants et les rongeurs, mais « inoffensive pour l’environnement ». Un citron frais semble plus propre, pourtant « ce n’est qu’en moisissant qu’il développe une flore fongique particulière, très dissuasive pour les insectes ». Petit bonus : ces composés volatils aident aussi à masquer les mauvaises odeurs de compost mal aéré.

Pour tirer parti du duo citron moisi compost, on laisse d’abord un citron abîmé finir de moisir, puis on le coupe en deux avant de déposer chaque moitié sur le couvercle ou au pied du composteur. On le remplace tous les cinq à sept jours et on jette l’ancien morceau dans le bac. En plein hiver, les composteurs de jardin français attirent rats, souris et moucherons, malgré le tri des biodéchets désormais obligatoire. Un demi-citron moisi placé à l’extérieur du bac crée une barrière d’odeurs acides, redoutée par les nuisibles mais neutre pour le compost. Reste à associer ce citron moisi compost à quelques réglages simples du bac pour limiter durablement odeurs, galeries et invasions de rongeurs.

Illustration du cycle de vie du compost et de son utilisation au jardin

Les bonnes pratiques de compostage

Le compostage des déchets de fruits et légumes est une solution durable, économique et bénéfique pour les jardiniers et la planète. En appliquant ces techniques, vous pourrez facilement transformer vos épluchures et autres restes en un engrais naturel qui nourrira vos plantes et réduira vos déchets.

Emplacement et structure du composteur

Le composteur doit être placé dans un endroit bien ventilé, partiellement ombragé, à l'abri de l'excès de soleil ou de pluie. Pour un bon démarrage, commencez par une couche de matières brunes au fond du composteur, puis ajoutez une couche de matières vertes.

Équilibre et aération

L’humidité et l’aération sont essentielles pour assurer la décomposition. Le compost doit être aussi humide qu’une éponge bien essorée. Si votre compost est trop sec, ajoutez de l’eau ou plus de matières vertes ; s’il est trop humide, ajoutez des matières brunes comme des feuilles ou du carton. La décomposition des matières génère de la chaleur, et un compost en bonne santé doit atteindre une température entre 45 et 65 °C. Si la température diminue, cela peut indiquer un manque d’azote ou d’aération.

Mélange et manipulation

« On sait tous que pour faire du compost il faut mélanger régulièrement. Alors n'achetez pas les bacs en plastiques ! » affirme un jardinier. Pourtant, d'après des mesures qui ont été faites, ce qu'on apporte comme oxygène en brassant est consommé en 15 minutes. Certains composteurs sont conçus pour être démontés pour faciliter le retournement du tas. En fait, il faut les démonter pour faire tomber au moins un côté. Certains sont simples à démonter, d'autres moins. Sinon, effectivement, le fond du composteur est souvent plus mûr que le haut et on peut s'amuser à grattouiller par en bas pour en ramasser de temps en temps.

Pour les jardiniers amateurs, l'approche peut être plus simple. « Personnellement je me contente d'accumuler sur un tas les déchets de l'année. Pendant l'hiver, je déplace ce tas juste à côté. Il y reste jusqu'à l'automne suivant. Puis je le remanipule une deuxième fois pour le stocker là où je le prélève selon mes besoins. J'essaie d'arroser abondamment le tas de première année de temps en temps. Les tas sont tous fortement ombragés et séparés par un simple grillage rigide facile à retirer lors des manipulations. Un truc que je fais : de temps en temps, je prends du vieux pour le saupoudrer sur le jeune. »

Signes d'un compost prêt

Le compost est prêt lorsqu’il devient homogène, de couleur sombre, et que sa texture est fine. Il doit dégager une légère odeur de terre fraîche. En hiver, les températures peuvent ralentir le processus de compostage.

Prévention des moisissures et hygiène alimentaire

Outre le compostage, il existe des stratégies simples pour ralentir l'inévitable processus de développement des moisissures sur nos aliments. En guise de brève règle à retenir, Lambertini se réfère aux quatre pratiques fondamentales de la sécurité sanitaire des aliments : nettoyer, séparer, cuire et réfrigérer. « La température est un élément important », révèle Don Schaffner. « Les micro-organismes ne sont que de petits sacs de réactions chimiques ; en abaissant la température, nous ralentissons donc leur développement. »

La réfrigération ou la congélation de certains aliments, comme le pain ou d’autres produits de boulangerie, permet en effet d’optimiser leur durée de conservation. Veillez à maintenir votre réfrigérateur à une température de 1 à 4 °C, et évitez de le remplir excessivement afin de permettre une circulation suffisante de l’air, qui élimine l’humidité et empêche la formation de moisissures, conseille Lambertini. Dans la mesure du possible, couvrez vos aliments pour empêcher les spores en suspension dans l’air de s’y déposer, et conservez les produits séparément, en particulier s’ils ont une forte teneur en eau, dans des récipients propres et fermés, afin d’éviter toute contamination croisée. La chercheuse ajoute que le nettoyage régulier du réfrigérateur, des plans de travail et des éponges permet également de minimiser l’accumulation ou la propagation des colonies de moisissures. Des produits ménagers courants, tels que le vinaigre blanc ou l’eau de Javel diluée, font grandement l’affaire.

Conseils pour une conservation optimale des aliments afin d'éviter la moisissure

Bien sûr, certains aliments sont plus propices aux moisissures que d’autres : les fruits et légumes, par exemple. Pour réduire facilement les moisissures transmises par ces derniers, pensez à les laver juste avant de les consommer. « Les fruits rouges étant très sujets à la moisissure, il est préférable de les rincer avant de les manger », explique Schaffner. Si vous les lavez directement à votre retour de l’épicerie, vous risquez toutefois de les conserver avec l’eau résiduelle de ce nettoyage. Selon Jae-Hyuk Yu, les légumes du genre Allium (comme l’oignon et l’ail) sont particulièrement vulnérables à la moisissure noire, un champignon du sol. Celle-ci peut être lavée ou coupée en toute sécurité, mais le spécialiste recommande tout de même de conserver les oignons et l’ail dans des sacs en filet, qui permettent une bonne ventilation. En outre, conservez-les au réfrigérateur pour une prévention optimale de la moisissure. Apprendre à vivre avec les moisissures fait partie intégrante de la vie humaine.

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Le tri des biodéchets et leur valorisation

Depuis que le tri des biodéchets est devenu obligatoire, les bacs à compost se sont multipliés. Les déchets alimentaires, que vous déposez dans votre bac vert ou dans une colonne dédiée en point tri de proximité, sont collectés par votre Communauté de communes. Ils sont transportés jusqu’à des plateformes de compostage, comme celle située à Aspiran. Chaque année, 1/3 des denrées alimentaires produites dans le monde est jeté. Des producteurs aux consommateurs, nous avons tous notre part de responsabilité dans ce gâchis. Le compostage est un excellent geste pour la planète, mais ce n’est pas toujours aussi simple qu’il y paraît. Le compostage est une pratique écologique qui permet de transformer nos déchets de fruits et légumes en un engrais naturel pour le jardin. Non seulement cette technique réduit considérablement les déchets ménagers, mais elle aide aussi à enrichir le sol, tout en améliorant la santé des plantes. Dans le bac vert ou dans la colonne dédiée, les déchets alimentaires doivent être emballés dans un sac compostable (norme OK Compost) ou du papier journal.

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