Le Miscanthus : Une Plante aux Multiples Usages, de la Permaculture à l'Alimentation Animale

Le miscanthus, souvent désigné par ses noms vernaculaires d'« Eulalie », d'« herbe à éléphant » ou de « roseau de Chine », est une plante vivace de la famille des graminées (Poaceae). Cette plante, particulièrement rustique, offre une touche décorative significative presque toute l'année. Ses origines remontent à l'Asie du Sud et à l'Afrique. Au-delà de son aspect ornemental, le miscanthus se révèle être un atout précieux dans les jardins en permaculture, les élevages, et même comme matériau de construction écologique.

Miscanthus dans un jardin en permaculture

Une Plante Ornementale au Cycle de Vie Remarquable

À partir du milieu du printemps, période où la végétation reprend, les longues feuilles du miscanthus, dont la finesse ou la largeur varient selon les variétés, forment une superbe touffe. Celle-ci est aisément et gracieusement animée par le moindre souffle de vent. Initialement vertes ou panachées de jaune, les feuilles adoptent des tons pourpres ou roux à l'automne, ajoutant une richesse chromatique au paysage.

En fin d'été ou à l'automne, toujours en fonction de la variété et du climat, des épillets se forment au-dessus de la touffe. Ces inflorescences élémentaires, caractéristiques des plantes de la famille des Poaceae, prennent une forme d'éventail. Dressées ou inclinées, elles se composent de minuscules fleurs aux couleurs variées, allant du blanc au beige, en passant par le pourpre et le rosé, selon la variété. D'abord très fines, elles acquièrent ensuite un aspect « plumeux » distinctif. Le feuillage sec et les inflorescences persistent tout l'hiver, offrant un effet particulièrement remarquable lorsqu'ils sont recouverts de givre.

Le miscanthus stocke ses réserves dans ses rhizomes, d'où repartent de nouvelles pousses chaque printemps. Ces pousses se développent tout l'été et jusqu'à l'automne pour former des « cannes », qui sont la partie de la plante utilisée dans diverses applications, notamment au jardin et dans d'autres contextes.

Culture du Miscanthus : Une Plante Robuste et Adaptable

Le miscanthus est une plante extrêmement rustique, capable de résister à de fortes gelées et généralement épargnée par les maladies et les attaques animales. Cette eulalie apprécie les terres riches, bien aérées et fraîches, mais elle s'adapte également à des sols plus « ingrats », tels que les sols caillouteux, argileux ou sableux. Bien qu'elle affectionne un bon ensoleillement, étant originaire d'Asie du Sud ou d'Afrique, elle s'accommodera sans problème d'un certain ombrage.

Variétés et Adaptation au Jardin

Il existe plus de 20 espèces différentes de miscanthus, chacune comprenant de nombreux cultivars. La taille des variétés peut varier considérablement, certaines mesurant moins de 50 cm tandis que d'autres atteignent plus de 4 mètres de haut. Pour des applications nécessitant des matériaux organiques en quantités importantes, les espèces de grande taille sont particulièrement intéressantes.

Le Miscanthus sinensis, par exemple, est très rustique, supportant sans problème des gelées inférieures à -15 °C, et même jusqu'à -28 °C pour certaines variétés, et peut mesurer jusqu'à 4 mètres. Parmi ses cultivars, on trouve « Zebrinus », « Cabaret », « Graziella », « Variegatus » et « Gracillimus ». Le Miscanthus sacchariflorus est légèrement moins rustique, avec des tiges rigides, et de plus petite taille (environ 2 mètres ou un peu plus), ce qui le rend mieux adapté pour une haie ne devant pas monter trop haut. Ses cultivars incluent « Gonchaiensis » et « Sacchaiensis ». Chacune de ces variétés offre des couleurs de feuillage et de floraison particulières, contribuant à égayer le jardin, notamment en automne et en hiver.

En France, la seule espèce cultivée à grande échelle est le Miscanthus giganteus. Cet hybride, originaire d'Asie du Sud-Est, est issu d'un croisement naturel entre un Miscanthus sinensis (diploïde) et un Miscanthus sacchariflorus (tétraploïde). C'est un triploïde stérile, ce qui le rend moins invasif. Sa culture s'est développée en France et en Europe principalement pour la production de biomasse, initialement pour le secteur biocombustible, mais aujourd'hui son utilisation s'étend à la litière animale, au paillage horticole et viticole, ainsi qu'à la rumination bovine.

Comparaison des variétés de Miscanthus

Précautions et Inconvénients Potentiels

Malgré ses nombreux avantages, le miscanthus peut présenter quelques inconvénients. Il peut devenir envahissant, et certaines variétés peuvent se reproduire spontanément par leurs graines, bien que cela soit plutôt exceptionnel sous nos latitudes. Ces graines peuvent alors se disperser un peu partout. D'autres cultivars s'étalent progressivement à partir de leurs rhizomes, mais sans devenir aussi envahissants que le bambou, sauf parfois dans les régions chaudes avec un sol humide, des conditions particulièrement favorables à son développement. Dans de telles situations, si l'espace est limité et que l'on craint une colonisation du jardin, il peut être judicieux de choisir une variété stérile et peu étalante, comme le Miscanthus x giganteus.

Dans les régions plus fraîches, le miscanthus peut avoir du mal à fleurir, car il a besoin d'une longue période de chaleur pour cela. Il est alors préférable de choisir un cultivar à floraison hâtive. Pour déterminer les variétés les plus appropriées, il est recommandé de consulter un pépiniériste, qui pourra conseiller en fonction des caractéristiques spécifiques de l'environnement (climat, sol), des contraintes d'espace et des aspirations (aspect décoratif, masse végétale importante, destination en haie ou en massif).

Implantation et Entretien

Une fois en place, le miscanthus peut vivre sans problème plus de 25 ans et il est très difficile de s'en débarrasser. Un plant prendra beaucoup de place en se développant, il est donc impératif de choisir un emplacement adéquat dès le départ, en tenant compte de son développement futur. En bordure de terrain, il formera une haie protectrice dense contre les vents ou les traitements du voisinage. On peut également le planter en massif ou de façon isolée au sein du jardin, mais il est important de visualiser son développement quelques années plus tard pour éviter qu'il n'envahisse une zone potagère ou ne crée trop d'ombrage. Un emplacement au bord d'une mare ou d'un étang lui convient également parfaitement.

La plantation du miscanthus se fait de préférence en début de printemps, sous forme de plants ou de rhizomes (prélevés sur des plants déjà en place). Il faut creuser un trou d'au moins deux fois le volume du pot ou des rhizomes, ameublir le fond en y mélangeant éventuellement une poignée de poudre d'os. Le plant doit être placé de manière à ce que sa couronne soit très légèrement au-dessus du niveau du sol pour éviter le pourrissement ou le dessèchement. Les rhizomes doivent être placés au fond du trou. Ensuite, il faut combler avec un mélange de terre extraite (ou de terreau de plantation) enrichi d'une pelletée de compost bien décomposé, tasser légèrement et arroser abondamment pour favoriser la reprise. Si la pluie manque, un arrosage hebdomadaire pendant environ un mois est nécessaire. Par la suite, la plante pourra se débrouiller seule, bien que dans les régions sèches, deux ou trois arrosages en été puissent être bénéfiques. Une fois le sol réchauffé (mai-juin selon les régions), un paillage, par exemple avec des écorces ou du BRF, peut être ajouté.

Une fois établi, le miscanthus demande peu d'entretien. Il faut éliminer les adventices qui se développent au pied du plant pendant les deux premières années. Par la suite, la végétation dense du miscanthus étouffera les mauvaises herbes. Un apport de compost d'environ 2 cm d'épaisseur est bienvenu chaque automne, recouvert d'une bonne couverture organique (avec les cannes du miscanthus lui-même, des écorces ou du BRF).

Usages du Miscanthus : De l'Écologie du Jardin à l'Innovation en Élevage

Le miscanthus ne se limite pas à son rôle ornemental ; il est également un acteur majeur dans les pratiques de jardinage écologique et un atout considérable dans le secteur de l'élevage.

Au Jardin : Haie, Abri pour la Faune et Paillage Nutritif

Cultivé en haie protectrice ou en massif ornemental, le miscanthus joue un rôle écologique majeur. Son abondant feuillage sert de refuge à une faune importante, y compris des oiseaux. Mais c'est principalement par la quantité impressionnante de matières végétales qu'il produit que l'herbe à éléphant intéresse les jardiniers en permaculture. Cette masse végétale ligneuse, une fois broyée, peut être utilisée pour pailler diverses cultures, être intégrée au compost ou à une butte vivante.

Afin de permettre au plant de mieux résister à l'hiver, les cannes sont de préférence coupées en fin d'hiver/début de printemps. De nature ligneuse, avec un pH neutre et une teneur importante en silicium, les cannes de miscanthus constituent un matériau parfait pour améliorer la structure du sol à terme. Sa floraison automnale, persistante en hiver, est non seulement agréable pour les yeux mais aussi intéressante pour les pollinisateurs en période « creuse » du point de vue des floraisons, même s'ils sont moins actifs à cette période de l'année.

Le paillage bio de miscanthus est léger et simple à utiliser. 100% biodégradable, il se dégrade naturellement au fil du temps, apportant au sol de nombreux micro-nutriments. Son absorption remarquable de l'humidité permet de limiter et d'optimiser les arrosages. Comme les autres paillages organiques, et notamment le paillage de chanvre, le miscanthus amende le sol en se dégradant, limite l'apparition de plantes adventices et l'évaporation de l'humidité. Ce paillage végétal fournit également un abri bienvenu aux insectes auxiliaires, qui peuvent ainsi se développer et intervenir précieusement en faveur des plantations. Comparé au paillage de lin, le miscanthus, plus lourd, est un atout considérable dans les régions venteuses. En outre, contrairement au miscanthus qui est inerte, les graines contenues dans le paillis de lin peuvent naturellement se disséminer dans le jardin.

Pour un paillage efficace, il est conseillé de nettoyer le sol des herbes indésirables, de l'aérer et de procéder à un désherbage soigneux avant d'appliquer une épaisseur moyenne de 4 à 5 cm de miscanthus. Ce paillis préservera merveilleusement les plantes vivaces des mauvaises conditions climatiques et conviendra parfaitement aux arbres et arbustes en bac. Grâce à son action anti-évaporation de l'eau et aux nutriments qu'il libère, ce paillis naturel est idéal pour le paillage d'une haie juste plantée.

Paillage de miscanthus sur des cultures

Dans les Élevages : Litière et Complément Alimentaire

Le miscanthus se révèle également très utile dans les élevages. Le broyat de cannes de miscanthus, agissant comme une éponge, absorbe parfaitement l'humidité dans une étable ou une bergerie, ce qui en fait un matériau parfaitement adapté pour la litière. Ses avantages incluent un pouvoir absorbant élevé (jusqu’à trois fois son poids), sa capacité à sécher une fois remué, et sa longévité sans paillage supplémentaire.

L'herbe à éléphant est également intéressante comme complément alimentaire pour les bovins. Des éleveurs anglais ont rapporté que l'ajout de miscanthus à l'alimentation des vaches améliore la qualité du lait. Henri Devillepoix, éleveur de 70 Prim'holsteins dans la Somme, a intégré le miscanthus dans la ration de ses vaches il y a trois ans, suite à des problèmes de taux de matière grasse (TB) dans le lait. Face à un TB chutant à 33 g sans signe d'acidose, et la difficulté d'utiliser de la paille coupée finement avec sa mélangeuse, il s'est tourné vers le miscanthus produit localement.

Dans une ration mélangée distribuée deux fois par jour, les vaches n'ont pas trié le miscanthus et l'ont rapidement bien ingéré après un petit temps d'adaptation. Très vite, le TB est passé de 33 à 37,5 g, atteignant même plus de 39 g par la suite. Henri Devillepoix utilise environ 400 g de miscanthus par vache et par jour, pour un coût d'environ 10 centimes par jour et par vache, le miscanthus étant livré en semi-remorque (environ 6 tonnes tous les 6 mois). Il est stocké et repris au godet pour être mis à l'abri.

L'éleveur ajuste la quantité de miscanthus en fonction des valeurs du maïs, mais il ne le compte pas dans le calcul de ration, considérant qu'il n'a ni valeur alimentaire ni influence sur la production de lait. Pour lui, il sert uniquement à « piquer le rumen », contribuant ainsi à une meilleure rumination et à la diminution des risques d'acidose. Le surcoût engendré par l'intégration du miscanthus est compensé par la prime de la laiterie.

Philippe Colin, producteur de 250 hectares de miscanthus dans la Somme avec un rendement moyen de 12 tonnes par hectare, confirme que le principal débouché de son miscanthus est l'alimentation des vaches, principalement des vaches laitières dans les Hauts-de-France. Il note que, bien que certains aient tenté de supprimer le miscanthus de leur ration pour réduire les coûts, beaucoup ont fait machine arrière car aucun autre produit n'est aussi performant pour la rumination. Le « rumine-fort », comme il le surnomme, est retravaillé (effeuillé et dépoussiéré) pour être intégré dans la ration animale. Selon lui, le miscanthus est très similaire à la paille en termes de valeurs alimentaires, d'après plusieurs analyses.

Concernant l'utilisation du miscanthus pour les chevaux, aucune étude sérieuse n'a été trouvée sur le sujet. Cependant, des données contradictoires existent, certaines le présentant comme un fourrage acceptable et d'autres comme un apport de fibres sans valeur nutritionnelle. Les taux de cellulose sur plante jeune (moins de 1,5 m de hauteur) seraient de l'ordre de 20 à 22 % MS, mais ces chiffres ne sont pas toujours cohérents. L'utilisation exclusive de miscanthus en fourrage pour un cheval à faibles besoins pourrait entraîner des soucis osseux majeurs en quelques années, nécessitant un complément minéral important en calcium et phosphore. Pour les chevaux à forts besoins, seule la variété jeune peut être utilisée en fourrage, et une attention particulière doit être portée sur la teneur en fer. La première utilisation du miscanthus pour les chevaux reste en litière, en raison de son bon pouvoir absorbant. Récemment, des offres de « foin de miscanthus » sont apparues sur le marché, impliquant probablement des plantes plus jeunes, mais les conditions de récolte ne sont pas aussi calibrées que pour une espèce traditionnelle.

Retour d'expérience - Litière Miscanthus & volailles

À la Maison : Isolation et Bois de Chauffage

Le miscanthus trouve également des applications dans l'habitat écologique. Le béton de miscanthus constitue un isolant d'excellente qualité, comparable au béton de chanvre. Récoltées en fin d'hiver (avec moins de 17 % d'humidité), les cannes de miscanthus peuvent s'utiliser directement comme bois de chauffage. Leur pouvoir calorifique est très élevé (4700 kWh/tonne contre 3300 en moyenne pour le bois). Cependant, l'utilisation de l'eulalie dans une cheminée ou une chaudière à bois classique peut poser des problèmes de « bouchons ».

Impact Environnemental et Développement Durable

Le miscanthus présente de nombreux atouts environnementaux. Mis à part un désherbage, qui peut être mécanique, lors de l'implantation la première année, c'est une culture qui ne nécessite aucun entretien, engrais, ni produits phytosanitaires. La culture du miscanthus offre aux agriculteurs une opportunité de diversification. Une interprofession reconnue par l'État, rassemblant producteurs et utilisateurs, assure son développement, sa promotion et structure cette filière aux multiples débouchés. L'Interprofession Française du Miscanthus (IFM) a été officiellement reconnue par les Ministères de l'Économie et de l'Agriculture.

La surface hexagonale dédiée au miscanthus atteint aujourd'hui 11 500 hectares pour un peu plus de 2 400 exploitations, soit en moyenne 4,3 hectares par exploitation. 85 % des surfaces de miscanthus sont localisées dans la moitié Nord-Loire de la France, mais la culture connaît également un fort développement en Nouvelle-Aquitaine.

Répartition des cultures de miscanthus en France

Le Miscanthus giganteus, stérile, est le seul clone cultivé en France. Les cultures pérennes destinées à la production de biomasse, particulièrement celles dotées d'un métabolisme de type C4, ont fait l'objet de peu de travaux de sélection variétale. Le caractère stérile du miscanthus constitue un frein à la sélection variétale. Les rhizomes sont implantés au printemps à une dizaine de centimètres de profondeur, avec une planteuse adaptée et une densité de semis de 18 000 à 20 000 pieds par hectare. La levée du miscanthus est assez longue et hétérogène, pouvant s'étaler entre 3 semaines et 3 mois après la plantation.

Les débouchés actuels utilisent le miscanthus récolté « en sec ». La récolte a lieu chaque année au printemps dès la deuxième année, à partir de mars/avril, lorsque le taux d'humidité des cannes est inférieur à 17 %. Elle est le plus souvent réalisée avec une ensileuse équipée de becs spéciaux, comme le bec Kemper. Une fois récolté, le miscanthus ne nécessite pas de séchage et est stockable sous hangar. Selon les débouchés souhaités et pour optimiser le transport, le miscanthus peut être conditionné en ballots compressés de 15 à 20 kilogrammes.

Une Culture Autonome et Résiliente

Du fait d'un démarrage tardif, le miscanthus subit une forte concurrence des adventices l'année de son implantation et parfois l'année suivante. Cependant, aucune maladie n'a été identifiée à ce jour, et à l'exception du taupin (dont les attaques sont destructrices), aucun ravageur n'est connu. Lorsque la plante est récoltée à sec, une partie des éléments nutritifs a migré vers le rhizome pour reconstituer ses réserves. Dès lors, cette culture ne nécessite aucune fertilisation récurrente dans les sols bien pourvus ayant un potentiel élevé de minéralisation. La fertilisation peut être envisagée comme une fertilisation d'entretien visant à ne pas appauvrir le sol au fil des années.

Le miscanthus joue un rôle de barrière contre l'entraînement par le vent des gouttelettes de pulvérisation. Ce rôle d'écran est d'autant plus efficace que la culture est dense et haute (3 à 4 mètres à partir de la deuxième année d'implantation). D'autre part, la culture assure un filtrage des substances actives dans l'eau ou fixées sur la terre. Ces dernières, issues de produits phytosanitaires et arrivant sur la parcelle de miscanthus par ruissellement, sont rapidement dégradées grâce à la forte activité biologique du sol sous le miscanthus. De plus, les plantations de miscanthus ont une forte capacité de rétention de l'azote, comparées aux cultures annuelles. S'il est implanté en travers de la pente, le miscanthus peut freiner la vitesse d'écoulement de l'eau de pluie et des boues engendrées, permettant de répartir le ruissellement et de limiter la formation de ravines et les inondations, tout en retenant la terre fertile dans les parcelles.

Refuge de Biodiversité

Le miscanthus constitue un habitat pour une faune diversifiée, favorisant la biodiversité. La récolte s'effectuant en dehors des périodes de nidification, cette culture ne perturbe pas le cycle de vie des oiseaux. Le maintien de cette culture durant l'hiver offre un couvert pour le gibier de taille moyenne et surtout pour les insectes, dont dépendent tous les écosystèmes. Du fait de la pérennité de la culture et de son mode de conduite, la biodiversité n'est pas impactée négativement. Cependant, une attention particulière doit être portée aux études de biodiversité menées en cas de projet de plantation sur d'anciennes surfaces sylvicoles.

Faune sauvage dans un champ de miscanthus

Perspectives d'Avenir et Innovation

Le développement du miscanthus en Nouvelle-Aquitaine, avec des producteurs de plus en plus nombreux mais éloignés les uns des autres, met en lumière le besoin de collaboration. Les producteurs, afin de faciliter les échanges, souhaitent à travers l'association développer une filière forte. La reconnaissance officielle de l'interprofession française du Miscanthus (IFM) est une étape cruciale pour structurer cette filière et promouvoir ses multiples débouchés, allant de la production d'énergie à l'utilisation en matériaux biosourcés. L'histoire de Friedrich, qui a transformé sa ferme en un organisme vivant où l'homme et la nature coexistent en harmonie, et qui a créé un grand étang dédié à la biodiversité (oiseaux, grenouilles, canards et poissons), illustre parfaitement cette vision holistique et durable que le miscanthus peut contribuer à concrétiser.

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