Tout savoir sur un potager dans ma cuisine

potager d'intérieur dans la cuisine

L'idée de cultiver son propre potager en appartement, et plus particulièrement dans la cuisine, séduit de plus en plus de citadins. Elle répond à un désir profond de renouer avec la nature, de manger plus sainement et de savoir ce que l'on met dans son assiette. Stéphane Marie, présentateur de l'émission "Silence, ça pousse !" sur France 5, tempère toutefois les ardeurs : créer un potager d'intérieur n'est pas à prendre au pied de la lettre. La plupart des variétés de légumes ne se plaisent pas en intérieur, mais bien en pleine terre. Cependant, des solutions existent pour profiter de menues récoltes en appartement, en investissant le balcon notamment, s'il a le mérite d'exister, ou encore en expérimentant avant de se lancer dans la création d'un jardin urbain partagé.

Faire pousser des végétaux en intérieur est un moyen de renouer avec la nature et surtout d'éduquer les générations futures. Au-delà de nos aspirations de consommateurs, c'est une source de plaisir et un excellent antidote contre le stress urbain, permettant de déconnecter et de prendre l'air, même sans grand jardin.

Les défis de la culture en intérieur

Si le végétal envahit nos intérieurs depuis quelques temps déjà - philodendrons et pileas en tête qui "apportent une nouvelle esthétique à l'intérieur", reconnaît Stéphane Marie -, il n'est certainement pas aussi facile d'y faire pousser des légumes au même titre que ces variétés. Ces dernières sont des plantes tropicales ou subtropicales au feuillage persistant, qui s'épanouissent en appartement, un environnement reproduisant les conditions de leur pousse en milieu naturel.

L'intérieur est souvent sec, la lumière n'y pénètre pas toujours bien, et l'air vient souvent à manquer. Autant de paramètres qui ne plaisent guère aux légumes, habitués au climat extérieur. Si vous rêviez de faire pousser des carottes dans votre cuisine, cela semble compromis, d'autant que la place à disposition contraint fortement la culture de légumes en intérieur, comme le rappelle Stéphane Marie. La plupart ont besoin de place pour s'épanouir, de pots larges pour prendre racine, ou encore d'éléments verticaux qui garantissent leur évolution. Pensez aux tomates par exemple, beaucoup de variétés s'appuient sur des tuteurs pour mûrir. Autre frein, qui ne concerne cependant pas tous les végétaux, la pollinisation. Celle-ci est indispensable pour la plupart des légumes et se fait via les insectes ou le vent.

Envisager le potager d'intérieur comme la source principale de notre alimentation est donc une utopie. Il constitue toutefois un complément appréciable pour la cuisine de tous les jours, mais n'échappe pas non plus à la saisonnalité.

Quelles plantes cultiver dans votre potager d'intérieur ?

Tout n'est toutefois pas perdu pour les citadins qui peuvent malgré tout faire pousser quelques variétés en intérieur. Il suffit de choisir des variétés adaptées aux petits espaces et donnant des récoltes régulières.

Les herbes aromatiques, les reines du potager de cuisine

herbes aromatiques en pot dans la cuisine

Les plantes aromatiques - basilic, cerfeuil, ciboulette, coriandre, menthe, persil, thym, etc. - sont les plus communes à trouver refuge dans la cuisine ou sur le rebord de la fenêtre. Elles occupent peu de place, poussent assez vite et n'ont pas des besoins importants. Stéphane Marie insiste sur l'aspect éphémère de ces cultures, la plupart répondant à nos besoins au maximum 6 mois de l'année. Elles ne doivent pas manquer de lumière ni d'arrosage.

Chaque variété a ses spécificités et n'a de fait pas les mêmes exigences en matière d'entretien, de sol et d’arrosage. Le thym, le romarin, la sauge et toutes les fines herbes méditerranéennes ont besoin d’une exposition en plein soleil et d’un sol parfaitement drainé, y compris sec et pauvre. Alors que le basilic, la ciboulette et l’estragon apprécient également le soleil (ils supportent toutefois la mi-ombre), mais demandent un sol plus frais. Le basilic a besoin d’un substrat spécifique, ses racines doivent rester humides et les feuilles au soleil. Toutefois, le basilic peut être planté avec des plantes comme la tomate. Les plantes aromatiques sont les plus faciles à cultiver en intérieur : menthe, basilic, cerfeuil, thym, persil, ciboulette et sauge poussent quasiment en continu.

URBAN CUISINE suggère tout particulièrement quatre variétés qui poussent rapidement et sont simples à entretenir : la Menthe Verte, le Persil Plat, le Basilic Grand Vert et la Ciboulette Commune.

Fruits et légumes adaptés à la culture en intérieur

L'appartement peut se transformer en lieu d'expérimentation : imaginez par exemple choisir des variétés s'apparentant aux plantes subtropicales, et donc susceptibles de s'épanouir en intérieur. En plus des herbes aromatiques, il est en effet facile d’adopter dans sa cuisine des pieds de tomates cerises, des fraises, des radis, de la laitue à couper, des piments ou des mini-poivrons. Avec ce type de plantes, votre potager intérieur viendra ainsi s’enrichir de saveurs et de couleurs.

Parmi les légumes les plus simples à faire pousser en intérieur, on recommande la laitue, les tomates cerises, les poivrons et les radis. Toutes ces plantes existent en variétés naines, bien adaptées à la culture en pot. Les radis sont une valeur sûre, même à l’intérieur. Ils poussent rapidement et ne demandent pas un grand volume de terre. Les salades comme la laitue ou le mesclun sont à essayer en jardinières, d’autant qu’il est tout à fait possible de couper uniquement quelques feuilles pour le repas. La laitue à couper a la particularité de pousser très rapidement. Les tomates cerises donnent, elles aussi, des récoltes régulières tout à fait satisfaisantes. On peut même faire pousser les variétés naines de poivron, piment, radis rond ou choux. Les mini-légumes, tout à fait appropriés dans ce cas : tomates cerises, mini-choux, piments… pourront se plaire sur un rebord de fenêtre ou un balcon. À l’intérieur, vous devrez vous occuper de la pollinisation manuellement. Les fraisiers peuvent eux aussi être cultivés à l’intérieur à condition d’une pollinisation manuelle.

Sous réserve de certaines connaissances et d'un peu de patience, Stéphane Marie propose de cultiver quelques patates douces. Dans un grand pot, armé d'un tuteur ou d'un fil le long du mur, près d'une fenêtre, voilà une espèce qui pourrait se plaire en intérieur. Le curcuma est également une plante qui peut se plaire à l’intérieur. Vous profiterez de son feuillage puis, une fois celui-ci desséché, vous pourrez récupérer la racine pour la faire sécher avant de la râper.

Et puisque le jardinage est aussi affaire de transmissions, vous pouvez également planter des haricots verts. Leur culture est un processus intéressant à faire découvrir aux enfants : un peu avant le mois de mai, mettez les haricots dans l'eau, une fois gonflés et germés, vous pourrez les planter dans un pot avec du terreau. Il faudra ouvrir régulièrement les fenêtres pour que l'air circule suffisamment.

Enfin, la culture la plus simple reste les graines germées ! Les graines germées constituent déjà une forme de potager, leur cycle court étant un atout majeur pour tous les citadins pressés. Nombreuses sont les variétés qui agrémenteront vos salades tout au long de l'année.

Les potagers d’intérieur, pratiques ou inutiles ?

Les conditions optimales pour un potager d'intérieur

Pour créer un potager d'intérieur réussi, il faut suivre quelques règles simples et faciles. Si vous respectez bien les principes que nous vous avons présentés, alors vous pourrez obtenir une jolie récolte.

L'emplacement : lumière et aération

Le premier lieu auquel on pense pour y installer son potager est sûrement le balcon. Cette option offrira à vos plants une bonne exposition au soleil et une place de choix pour y cultiver des fruits, des légumes et des plantes aromatiques bio de qualité. Vous pourrez récolter tout ce que vous semez, en n’oubliant pas d’arroser, et ce, sans encombrer votre espace intérieur. L'environnement urbain le plus approprié lorsque l'on souhaite faire pousser ses légumes reste bien sûr le balcon, comme l'affirme Stéphane Marie. La place à disposition permet d'envisager l'installation de grands contenants où les plantes s'épanouiront plus facilement.

Si vous avez la chance de disposer d’une terrasse, autant employer cet espace comme il se doit pour développer votre plantation ! Grâce à la place offerte par la terrasse, vous pouvez multiplier les variétés à planter et regrouper celles ayant les mêmes besoins en eau et en soleil pour vous faciliter le travail. De même, vous pouvez les séparer de variétés plus envahissantes qui nécessitent plus d’espace et un soin particulier.

On y songe peut-être moins mais le potager dans la cuisine demeure tout de même un emplacement intéressant pour cultiver plantes et herbes aromatiques. En effet, la cuisine est souvent une pièce lumineuse et assez bien chauffée, plutôt humide et une des moins meublées donc assez peu encombrée. La cuisine est de fait la pièce tout indiquée pour créer un véritable petit potager d’intérieur. Ainsi, vous profiterez du caractère agréable d’une note de nature au cœur de votre maison, mais pourrez aussi en tirer parti pour accommoder vos plats de divers aromates.

potager sur un balcon

À l’intérieur, vous occuperez le devant d’une fenêtre, les plantes potagères ont besoin d’au moins 6 à 8 heures de soleil par jour. Certaines espèces, comme le poivron et le piment, ont même besoin de 14 à 16 heures de lumière. Les plantes aromatiques, quant à elles, ont des besoins d’ensoleillement assez variés. Le persil et la menthe préfèrent la mi-ombre, alors que le thym ne craint pas le plein soleil. Pour qu’elles bénéficient des meilleures conditions, il est toutefois important que chacune des mottes de votre jardin intérieur reçoive de la lumière au moins 5 heures par jour.

Préférez une exposition est ou ouest, le plein soleil derrière une fenêtre ferait plus de mal que de bien à vos plantes ! Et installez-les le plus près possible, la perte de luminosité est déjà très importante à 50 cm de la source. La meilleure exposition sur un balcon est l’est ou l’ouest, le sud est une exposition un peu trop brûlante pour vos légumes. Pour une culture optimale, le présentateur de "Silence, ça pousse !" préconise un environnement extérieur exposé est ou ouest, plutôt que plein sud, le soleil risquant d'endommager les variétés les plus fragiles comme les salades. "Le potager a besoin de la lumière au moins la moitié de la journée", un gage de réussite.

Surveillez vos plantes pour déterminer si l’emplacement leur est adapté : des tiges qui “filent”, c’est-à-dire qui s’allongent démesurément vers la lumière indiquent un manque. À l’inverse, si les feuilles portent des taches claires, il est possible que la plante soit exposée à un soleil un peu trop ardent. Trop de soleil pourrait toutefois assécher votre potager, le plein soleil n’étant pas toujours l’idéal.

L’aération est également un critère de réussite, vous éviterez d’installer un potager dans une pièce confinée et/ou difficile à aérer régulièrement.

Le choix des contenants et du terreau

Il faut impérativement adapter le contenant au végétal que vous allez cultiver. Ainsi, il est préférable de définir votre culture avant de choisir les pots ou les bacs. L’important est de choisir un contenant de taille suffisante, et surtout percé afin de pouvoir évacuer le surplus d’eau. La matière doit être imperméable, sinon vous devrez plaquer une feuille plastique pour éviter que l’eau ne s’écoule partout à chaque arrosage. Il est préférable que le fond soit percé pour laisser s’évacuer l’eau en excès, et que le contenant soit associé à une coupelle pour récupérer cette eau. Un contenant non percé peut cependant convenir avec une couche de drainage de plusieurs centimètres de hauteur et un arrosage très contrôlé. Comme la grande majorité des végétaux, les plantes potagères n’apprécient pas du tout l’humidité excessive.

Vous pouvez choisir les traditionnels pots en argile, ou alors opter pour des pots en terre cuite, ces deux options offrent l'avantage d’être plus résistantes que les pots en plastique. Un pot en terre cuite est fragile, mais permet une bonne aération des racines. Le plastique est plus résistant, mais retient plus l’humidité, tandis que le géotextile la laisse s’échapper rapidement. Le pot en plastique est trop léger pour y planter des arbres, et ne résistera pas aux intempéries comme les vents forts. Pour les types de plantes dont tiges et feuilles retombent en cascade, vous pourrez aisément opter pour de petits pots, opaques voire en verre, que vous pourrez suspendre au plafond ou dans l’encadrement d’un passage. L’idéal en cas de cuisine ouverte par exemple ! Si vos plantes sont destinées à servir de séparateur, privilégiez un bac monté sur roulettes. Vous pourrez ainsi revoir l’aménagement de votre intérieur dès que l’envie s’en fera sentir ! Ou vous pourrez facilement passer les plantes sur la terrasse ou dans la véranda en fonction des espèces plantées.

Utilisez des contenants récupérés : boîtes en métal, bocaux, théières, tasses… Des petits pots en terre peuvent être décorés, par exemple avec de la peinture ardoise pour y écrire le nom de chaque variété. Des boîtes de conserve récupérées sont parfaites pour servir de contenants à vos fines herbes.

Il va vous falloir également du terreau, un matériau drainant type billes d’argile, pouzzolane ou encore gravier. Installez une épaisse couche de gravillons ou des billes d’argile aux fonds des contenants : c’est nécessaire pour le drainage. Privilégiez un terreau spécifique pour le potager, qui sera enrichi de bons nutriments. Un bon terreau est léger, il doit permettre aux racines de la plante de s’ancrer tout en lui permettant de trouver l’air nécessaire. Il doit offrir une bonne conservation de l’eau et en même temps lui permettre de s’égoutter pour que les racines ne pourrissent pas. Le PH idéal pour votre terreau est compris entre 5,5 et 6,6. De même, il faudrait qu’il contienne des éléments nutritifs, au moins lors des premiers mois de son utilisation. Contrairement aux jardins extérieurs, la terre dans les jardinières n’est pas naturellement aérée et renouvelée. Pour compenser ce manque, optez pour un terreau léger ou amendez-le avec des fibres de coco. De plus, le terreau perd en valeur nutritive au fur et à mesure des cultures. Après un an, il convient d’ajouter de l’engrais.

Arrosage et nutriments

Les légumes en pot ont besoin d’arrosages réguliers, chacun en fonction de ses besoins. Il va falloir tenir compte des besoins en eau et en nutriments des végétaux. Il faut de préférence choisir des cultures ayant les mêmes besoins afin de pouvoir les regrouper. En règle générale, il vaut mieux oublier un peu une plante que la noyer. Les besoins en eau varient d’une plante potagère à l’autre, suivez donc les indications sur les fiches pratiques attachées au pot lors de vos achats de légumes et aromates. En cas de doute, creusez le terreau sur quelques centimètres pour tester son niveau d’humidité. Si la terre est sèche lorsque vous la touchez avec le doigt, c'est que la plante a besoin d'eau, si elle est mouillée, son arrosage n'est pas nécessaire dans l'immédiat. Un autre moyen de s'assurer de la bonne hydratation de son plant est de soulever le pot qui le contient. S'il la terre n'est pas bien accrochée et qu'elle se décolle du pot, cela signifie que votre plante a besoin d'eau. Il faut donc veiller qu'une plante manque effectivement d'eau avant de lui en fournir.

Installés dans des contenants de petite taille, vos légumes auront vite fait d’épuiser tous les nutriments contenus dans le terreau. Il va donc falloir régulièrement en apporter. Vous pouvez pour ce faire acheter un engrais spécifique que vous doserez en fonction des besoins de chaque plante. Ou bien vous équiper d’un lombri-composteur, qui vous permettra de recycler vos déchets verts et de profiter d’un compost de qualité pour nourrir vos légumes. Pour un potager intérieur, il faudra sans doute ajouter de l’engrais plus régulièrement et arroser également plus souvent.

La mise en place

Commencez par installer une épaisse couche de drainage pour que les racines de vos légumes ne se noient pas. Sortez les plants que vous avez achetés de leurs godets et faites-les tremper quelques minutes. Ce trempage a pour but d’éliminer les petites bulles d’air présentes entre les racines et le terreau, qui peut ralentir voire perturber la reprise de vos plantes. Lorsque toutes les petites bulles sont remontées, sortez les mottes de l’eau et laissez-les s’égoutter complètement avant de les mettre en place.

Versez le terreau sur une petite partie du pot, de façon à ce que la motte posée dessus arrive à peu près à 1 cm environ du rebord du contenant. Installez la motte au centre après l’avoir assouplie avec vos doigts. Si vous constatez que les racines sont très serrées et tournent autour de cette motte, n'hésitez pas à les défaire. Complétez avec le terreau en tassant avec vos doigts. Puis arrosez légèrement. Si vous avez disposé une soucoupe sous le pot, pensez à la vider dès que le niveau de l’eau est stable.

À savoir : il est également possible de semer des graines pour votre potager d’appartement, soit directement dans leur contenant final, soit en mini-godets, l’important étant de pouvoir leur offrir les conditions indispensables à la levée.

Si vous regroupez plusieurs plantes, faites-le selon leurs besoins respectifs. Par exemple, vous n’associerez pas le thym, qui aime les sols plutôt secs, au persil ou à la coriandre qui préfèrent une certaine fraîcheur. Attention si vous mariez des plantes potagères avec des plantes d’intérieur, nombre de ces dernières sont toxiques et peuvent, par contact, rendre toxiques vos légumes.

installation d'un potager d'intérieur

Récolte et entretien

Comment récolter ?

Récoltez à maturité mais aussi selon vos besoins. Vous ne ferez pas trop attendre les radis, qui deviennent moins délicats en vieillissant, ni les tomates et autres fraises ou piments qui, une fois mûrs, s’abîment rapidement. Pour les salades, vous récoltererez les feuilles pour votre repas, ainsi elles continueront à pousser et à vous fournir des feuilles bien fraîches. Les plantes aromatiques sont prélevées de la même façon, quelques feuilles pour parfumer les plats du repas. Commencez toujours par les feuilles du haut, et pour densifier la plante coupez le haut de la tige dont vous voulez récolter les feuilles. Les herbes aromatiques sont à cueillir à un moment précis, lorsqu'elles ont atteint un bon niveau de développement. La récolte d'une herbe aromatique dépend de son type et de différents critères. Quant aux plantes vivaces, telles que la ciboulette, l'estragon, la menthe, le romarin, la sauge ou le thym, elles se récoltent dès lors que la plante est suffisamment résistante aux prélèvements. Cette résistante s’acquiert généralement au bout de plusieurs semaines, et même de plusieurs mois de culture.

À savoir : ne laissez pas fleurir les plantes aromatiques, et une fois qu’elles sont adultes, réduisez-les d’un tiers pour qu’elles fassent de nouvelles tiges. Pour que vos plants vous donnent de bonnes récoltes, il est également important de les tailler régulièrement. Cela vous permettra ainsi d'encourager la production de nouvelles branches et donc de vous assurer de la productivité de votre plantation pendant encore de nombreuses semaines.

Conservation des herbes aromatiques

Pour conserver vos herbes aromatiques après la cueillette, plusieurs méthodes s'offrent à vous. La première est le séchage à l'air libre. Il faudra s'assurer que vos tiges soient d’abord bien sèches. Pour cela, vous pouvez les laisser sécher à l’air libre sur un chiffon propre pendant 3h si elles ne le sont pas ou les sécher délicatement, pour ne pas abîmer les feuilles. Les tiges que vous avez prélevées doivent ensuite être regroupées puis entourées avec un élastique. Placez-les ensuite dans un endroit sombre. L’élastique se resserrera lorsque les tiges seront sèches.

La deuxième solution est la congélation de vos herbes. Cette méthode permet de conserver vos herbes aromatiques plus longtemps que le séchage. Notamment pour conserver le persil ou le cerfeuil, il est important de les congeler aussitôt après la cueillette pour garder toutes les saveurs des herbes. Les hautes herbes se conservent également mieux une fois congelées. Cette méthode est particulièrement adaptée pour conserver la Coriandre et l'Aneth.

Pour la congélation, les fines herbes peuvent être conservées entières ou hachées en petits morceaux à l’aide d’un couteau. Commencez ensuite par couper les tiges puis passez les herbes à l’eau claire. Pour les variétés qui ont les feuilles plus fragiles, pensez à ne pas verser l’eau directement sur les feuilles et utiliser vos mains pour adoucir le rinçage. Faites-les ensuite sécher sur un torchon propre pendant 3h ou les sécher directement avec le torchon en faisant attention à ne pas froisser les feuilles. Il est préférable de couper les herbes au couteau et non au mixeur pour éviter que les herbes ne se dégorgent d’eau. Pensez à bien inscrire le nom de la variété de l’herbe et la date de récolte sur le sachet de congélation au feutre indélébile avant de refermer le sac et de le mettre à congeler.

Aménagements et solutions innovantes

Aménager l'espace de la cuisine

potager vertical dans la cuisine

S’il n’y avait qu’un espace à aménager en jardin intérieur dans la maison, ce serait certainement la cuisine ! En effet, c’est là où se joindra le mieux l’utile à l’agréable. La cuisine est souvent une pièce lumineuse et assez bien chauffée, plutôt humide et une des moins meublées donc assez peu encombrée. La proximité d’un point d’eau est aussi à prendre en compte.

Les étagères murales pour plantes proposées par Cuisinella permettent de leur trouver aisément une place dans la cuisine. Pratiques et décoratives, elles constituent la base d’un jardin d’intérieur maîtrisé.

Rendre le jardinage plus facile et moins pénible en investissant différemment l’espace de son logement ? Avec le potager en hauteur, c’est désormais possible. Il existe de nombreuses versions possibles de potager en hauteur. Vous pouvez vous orienter vers un potager surélevé créé à partir de buttes ou de bacs qui viendront relever la surface de la culture, ou alors, vous pouvez en fabriquer un hors sol, en créant des supports à environ 90 centimètres de haut. Pour la fabrication, les moins bricoleurs pourront très bien en acquérir un en kit. Si vous souhaitez le faire vous-mêmes, il vous suffira de vous munir de quelques planches de coffrage, de poteaux carrés et de différents outils tels que la perceuse et la visseuse.

Un potager d’intérieur mural est très facile à installer. Fabriquez-le avec une palette pour un recyclage utile et esthétique. Contentez-vous d’ôter quelques planches puis poncez et vernissez la palette. Vous y accrocherez ensuite vos pots garnis de plantes potagères. Une étagère murale, verticale, peut être un bon support pour un potager dans lequel installerez des plantes aromatiques en pot, une jardinière de radis, une autre de laitue. Percez dans les planches d'une étagère des trous ronds du diamètre de vos pots dans lesquels vous les glisserez. Contenants sans trous obligatoires ! Autre méthode, un potager d’intérieur suspendu : Accrochez au mur des barres en métal et suspendez pots et jardinières. Servez-vous de gouttières en alu pour un bel effet industriel. Fixez au mur une belle branche et nouez, à intervalle régulier, une corde solide. Vous y suspendrez vos pots à l’aide de crochets.

Idée : pour un potager mobile, utilisez un serviteur à roulettes pour y installer vos plantes potagères en pots, vous l’aurez ainsi sous la main à tout moment ! Si vous disposez d’un bel espace derrière votre plan de travail, et encore mieux si cet espace est sous une fenêtre bien exposée, aménagez une grande jardinière dans des matériaux assortis pour mettre en place votre potager.

Côté matériaux, c’est bien sûr le bois qui se marie le plus aisément avec un jardin d’intérieur en raison de son caractère aussi naturel que les plantes. Cependant, vous pouvez aussi miser sur le contraste en adoptant des meubles aux éléments métalliques noirs style industriel !

L'éclairage artificiel

Si les fenêtres manquent ou si la luminosité naturelle est insuffisante, la solution consiste alors à se tourner vers la lumière artificielle. La lumière joue un rôle tout simplement vital pour les plantes qui composent votre jardin d’intérieur. Pour éviter leur étiolement, il est donc important de privilégier les supports près des sources de lumière naturelle de votre maison : les fenêtres. Même si vous trouvez votre intérieur lumineux et suffisant pour vous, l’apport de lumière n’a en effet aucune commune mesure avec l’extérieur. Les rebords de fenêtre, à aménager facilement avec un plan de travail sur mesure, sont ainsi des espaces privilégiés pour disposer vos plantes d’intérieur.

Les potagers d’intérieur connectés, aussi appelés jardins intelligents, ou Smart Garden en anglais, permettent de faire pousser des fruits, des légumes et des herbes aromatiques bio grâce à un système qui comprend un éclairage artificiel. Cet éclairage artificiel permet de reproduire l’ensoleillement dont bénéficie ce qu'on plante dans un jardin par exemple. L'éclairage est toujours assuré par des lampes LED.

Les lampes LED existent en plusieurs couleurs, chacune jouant un rôle durant l’une des étapes de croissance de vos plantes. Par exemple, la LED blanche remplace la lumière naturelle et favorise la photosynthèse. La LED rouge stimule la floraison et sert de répulsif contre les insectes.

Les potagers connectés

potager connecté dans la cuisine

La culture en appartement n'est, effectivement, pas toujours évidente. Manque de place, manque de temps, manque d'éclairage… Pour pallier tous ces manques, il existe néanmoins des potagers connectés. Le potager d’intérieur connecté permet de cultiver son jardin toute l’année. Il existe différentes propositions de potagers d’intérieur sur le marché. Des kits où tout est déjà prêt : les graines sont déjà plantées dans le substrat composé de fibres de tourbe ou de coco et de nutriments. D’autres fabricants vous proposent de planter vous-mêmes les graines dans le substrat.

Aujourd’hui, la vraie astuce des potagers d’intérieur c’est leur connectivité. Fini le stress du trop ou pas assez d’eau ou de lumière. L’application vous dit tout. Soit l’alerte vous prévient qu’il est temps de rajouter un peu d’eau dans le bac ou de relancer l’éclairage. Soit, pour les plus sophistiquées - mais aussi les moins participatives -, elle déclenche elle-même l’arrosage et l’éclairage. Si vous n’avez pas beaucoup de temps à consacrer à vos plantes, ne vous inquiétez pas le potager est optimisé. L'offre d'un Potager d'intérieur Connecté est extrêmement simple à installer et à utiliser. Il suffit de le brancher à une prise électrique dès sa réception, de remplir le réservoir d’eau et d’installer vos Mottes de Culture. Les récoltes seront d’une grande qualité et d’une grande rapidité. Pour la qualité de ces récoltes, vous pouvez avoir confiance en les mottes de culture. Celles-ci, composées de fibres végétales, sont riches en nutriments comme le fer et le magnésium. De plus, toutes les graines sont d’origine française et labellisées “Agriculture Biologique”, s'inscrivant dans une volonté de soutenir une économie locale, une agriculture biologique et de proposer des produits entièrement “Made in France” et respectueux de l'environnement.

Enfin, certains Potagers Connectés offrent l’avantage d’être entièrement fabriqués en France à partir de bois français issu de forêts gérées durablement. Compte tenu de leur petite taille, ces potagers d’intérieur peuvent être installés partout dans la maison. Mais bon, le plus pratique, c’est quand même d’opter pour la cuisine. Cela vous évitera par exemple d’être réveillé par la mise en route de l’éclairage automatique en plein milieu de la nuit. Quant à la consommation énergétique, elle reste modérée puisque l’éclairage est toujours assuré par des lampes LED. Voilà dorénavant vous avez vos herbes aromatiques à portée de main. Question circuit court, personne n’a encore trouvé mieux.

D’autres fonctionnent sur le principe de l'hydroponie, qui consiste à installer les plantes dans une solution d’eau enrichie en nutriments vitaux pour la plante.

Outils essentiels pour le potager d'intérieur

Les outils nécessaires pour votre potager d’intérieur ne sont évidemment pas les mêmes que ceux employés pour le jardin ou la culture extérieure. L'utilisation de trois outils vous sera toutefois d’un grand recours. Le transplantoir, qui permet de creuser et manipuler la terre. Le sécateur pour couper les petites branches. Le dernier outil est le râteau qui vous permettra de gratter la surface de la terre pour y faire pénétrer l’engrais ou le compost.

tags: #un #potager #dans #ma #cuisine