Le noisetier, arbuste apprécié pour ses fruits savoureux, peut malheureusement succomber à diverses maladies et infestations parasitaires. Ces atteintes, souvent similaires à celles rencontrées sur d'autres plantes, peuvent affaiblir considérablement la vigueur de l'arbuste, compromettant ainsi sa production. Une vigilance accrue et une intervention ciblée sont donc essentielles pour garantir la santé et la productivité de vos noisetiers. Les maladies du noisetier, qu'elles soient fongiques, bactériennes ou virales, ainsi que les ravageurs qui s'y attaquent, nécessitent une compréhension approfondie pour mettre en œuvre des stratégies de lutte efficaces.
Les Maladies Fongiques : Un Fléau Silencieux
Plusieurs agents pathogènes fongiques peuvent affecter le noisetier, causant des dégâts variés allant de la simple altération esthétique à la mort de l'arbuste.
La Tache Brune (Phyllostictose)
La tache brune, également connue sous le nom de phyllostictose, est une maladie fongique courante qui se propage facilement par le sol, l'eau, le vent, les insectes et les oiseaux. Elle progresse rapidement par temps chaud et humide. L'observation attentive du feuillage permet de détecter des taches irrégulières d'un rouge foncé, dont le centre pâlit avec le temps. Ces marques finissent par se couvrir de petits renflements sur la face externe de la feuille. Les feuilles plus âgées et affaiblies sont particulièrement sujettes à cette maladie, dont le pic d'activité se situe début juillet, surtout par temps pluvieux. Une chute prématurée des feuilles due à la tache brune réduit considérablement le rendement de la récolte de noisettes pour la saison suivante.
Le traitement de la tache brune repose sur l'utilisation de fongicides. Il est crucial de terminer les traitements chimiques au moins un mois avant la récolte des noisettes. Des remèdes populaires peuvent également être employés, tels que la pulvérisation du buisson et du cercle du tronc avec une solution de chlorure d'iode (30 g de chlorure de potassium, 40 gouttes d'iode dans un seau d'eau), le traitement du buisson avec du lactosérum dilué, ou encore la pulvérisation avec une infusion d'ail.

L'Oïdium : Le Voile Blanc sur le Feuillage
L'oïdium est une autre maladie fongique qui cible les feuilles et les jeunes pousses du noisetier. Elle se manifeste par l'apparition d'une fleur blanche sur le feuillage, qui jaunit, s'enroule et finit par tomber. Les nouvelles feuilles peuvent sembler déformées et affaiblies, tandis que les jeunes pousses ne parviennent pas à mûrir, devenant fragiles et succombant aux premières gelées d'automne. Cette maladie est particulièrement dangereuse pour les jeunes plants, car elle stoppe leur croissance et leur développement.
L'oïdium prospère dans des conditions d'humidité modérée et de températures élevées. Les insectes, le vent et l'eau de pluie sont les principaux vecteurs de propagation. Le champignon hiverne sur les feuilles affectées, d'où l'importance de les retirer avant l'arrivée du printemps.
Pour lutter contre l'oïdium, il est impératif d'agir dès les premiers symptômes. Cela implique de couper toutes les pousses affectées jusqu'au tissu sain. Un traitement hebdomadaire avec une solution de carbonate de soude et de savon, ou une infusion d'ail, peut être appliqué. Un mélange antibactérien à base de Terramycine (100 unités), de pénicilline (100 unités) et de streptomycine (250 unités) dilué dans de l'eau tiède (rapport 1:1) s'est également montré efficace. Une autre option consiste à traiter les arbustes avec du purin de fumier, obtenu en diluant une partie de fumier dans trois parties d'eau, laissé infuser pendant trois jours, puis dilué à nouveau à raison d'une part de solution pour trois parts d'eau.
La Pourriture Blanche (Sclérotinia)
La pourriture blanche, causée par le champignon Sclérotinia, est une maladie fongique redoutable qui s'attaque au système racinaire du noisetier. Les signes avant-coureurs incluent le flétrissement de la partie aérienne de la plante, la formation de fleurs blanches sur les feuilles, les fruits et la tige. Le système racinaire se retrouve recouvert d'une masse visqueuse d'un blanc neigeux. En coupe, les pousses peuvent révéler des formations sclérotiques noires. La plaque foliaire devient aqueuse, décolorée et parfois recouverte d'un feutrage blanc.
L'agent pathogène infecte les noisetiers par le sol, particulièrement lors de fortes baisses de température et d'une humidité élevée. Le bois du noisetier affecté perd son élasticité, acquiert une texture fibreuse d'un blanc neigeux, devient moins résistant et se casse facilement.
Le traitement de la pourriture blanche nécessite une approche complexe. Au stade initial, il est recommandé de couper les pousses endommagées jusqu'au tissu sain, puis de désinfecter le site de coupe avec du permanganate de potassium ou de la craie broyée. L'application de fongicides est ensuite nécessaire, en alternant les produits chaque saison pour éviter l'apparition de résistances. Si la maladie a envahi une grande partie des arbustes, il est préférable de les éliminer pour prévenir toute propagation dans le jardin.
La Rouille : L'Altération des Parties Aériennes
La rouille est une maladie fongique courante qui affecte toutes les parties aériennes du noisetier. Elle entraîne une diminution de la résistance au froid, une réduction du rendement et une altération de la qualité des fruits. Les noisetiers infectés perdent rapidement de l'eau, leur photosynthèse et leur métabolisme sont perturbés, et la croissance des pousses ralentit considérablement. Sans intervention rapide, la mort de l'arbuste peut survenir.
La rouille se manifeste par de petites taches brun foncé sur la face externe des feuilles, qui finissent par recouvrir toute la surface foliaire. En l'absence de traitement, de grandes excroissances apparaissent à l'intérieur du feuillage au milieu de l'été. Le feuillage se dessèche et tombe prématurément, affaiblissant le noisetier et réduisant sa résistance au froid.
Cette maladie se développe par temps frais et pluvieux, particulièrement lorsque les plantations sont trop denses. Une fertilisation excessive en azote peut également favoriser son développement rapide.
Pour éradiquer la rouille, plusieurs méthodes sont préconisées. La pulvérisation des noisetiers avec des préparations à base de cuivre et de soufre est efficace avant et pendant la floraison. Au début du printemps, il est conseillé de nettoyer les pousses affectées jusqu'au bois sain, suivi d'un traitement avec des solutions désinfectantes. La taille des pousses atteintes à 5 cm et des branches squelettiques à 10 cm sous la lésion, effectuée avant le début de la montée de la sève, est également bénéfique. Après la taille, le buisson doit être traité avec des fongicides à intervalles de 10 à 13 jours.
La Tache Noire (Phomopsis)
La tache noire, ou phomopsis, est une maladie fongique dangereuse qui peut affecter l'ensemble de la partie aérienne du noisetier. Elle se développe particulièrement par temps humide, ciblant les feuilles et la partie lignifiée de la plante. Les pousses lignifiées perdent leur couleur, et des taches sombres apparaissent sur l'écorce. Si le traitement n'est pas entrepris, le champignon pénètre profondément dans le bois, causant des zones de pourriture. Les noisetiers finissent par cesser de croître et de se développer, et les pousses infectées meurent. Lorsque le feuillage est touché, il se couvre de taches brun foncé au centre éclairci, avant de sécher et de tomber. Sans traitement, la plante peut refuser de fleurir et de fructifier.
La tache noire se propage par le vent, l'eau de pluie, les insectes et les dommages mécaniques aux pousses. Elle peut survivre aux hivers froids sur les débris végétaux. Il est observé que le retrait rapide des feuilles tombées prive le champignon de sa source de nutrition et peut entraîner sa mort en cinq jours.
Pour combattre la tache noire, il est recommandé de traiter les noisetiers avec des préparations contenant du cuivre. Une solution à base de plantes peut également être appliquée : l'herbe coupée est versée avec de l'eau dans un rapport de 1:1 et laissée infuser pendant une semaine. La solution filtrée est ensuite utilisée pour traiter le buisson après le coucher du soleil.
La Brûlure Bactérienne
La brûlure bactérienne est considérée comme la maladie la plus dangereuse pour les noisetiers. Elle affecte toutes les parties aériennes de la plante : feuilles, pousses, fleurs et fruits. La maladie apparaît en raison de températures élevées et d'une forte humidité, et est rare par temps chaud et sec.
Les principaux symptômes incluent de nombreux points noirs. Les fleurs touchées se flétrissent, brunissent et tombent. Les jeunes branches sont couvertes de taches sombres, leurs pointes se courbent et noircissent. Les feuilles prennent un aspect calciné, brunissent et tombent. Les noix immatures atteintes noircissent et restent sur la branche jusqu'à la fin de l'automne. L'écorce se fissure et des brûlures étendues aux limites claires apparaissent sur le tronc.
Il est difficile de reconnaître cette maladie à ses débuts. Le matin, un mildiou peut apparaître sur la plante, résultant d'une accumulation de champignons. La maladie se développe au printemps, coïncidant avec le début de la saison de croissance active, et est disséminée par le pollen. Les oiseaux, les insectes et l'eau de pluie sont les vecteurs. Une augmentation de la température et de l'humidité de l'air à 80% ou plus accélère sa progression. Les branches sont infectées par l'écorce et les feuilles malades. Les outils non stérilisés, les arbustes malades, les fruits et les boutures enracinées constituent des sources d'infection.

Le Chancre à Cytospora Corylicola
Le chancre à Cytospora corylicola est une maladie qui peut être observée dans les vieux vergers du sud de l'Europe. Elle provoque des chancres mauves, plus ou moins enfoncés, qui peuvent encercler une branche et entraîner sa mort. Lors de fortes humidités, un liquide collant suinte des tissus infectés.
L'Anthracnose
L'anthracnose, causée par le champignon Sphaceloma coryli, est une maladie courante qui provoque des nécroses importantes sur les involucre et les fruits, rendant ces derniers impropres à la vente. Le champignon se développe très rapidement et affaiblit la plante, réduisant sa capacité de production. Les symptômes se manifestent sur les tiges et les feuilles sous forme de grandes taches beiges à brunes, presque translucides, avec des bords jaunes à pourpres. Ces taches sont couvertes de gouttelettes orangées ressemblant à du mucus, contenant les spores du champignon. Sur les fruits, la maladie est reconnaissable par des taches de couleur fauve. Sur les feuilles, on observe des taches jaunâtres qui se recouvrent ultérieurement d'un feutrage blanchâtre. En fin de saison, des ponctuations noires disséminées apparaissent au niveau des taches. Ce champignon se propage plus facilement en présence de blessures, notamment dues aux piqûres de balanin. Il survit ensuite dans les bourgeons dormants.
La Nécrose Bactérienne
Chez les bactéries, Xanthomonas arboricola pv. corylina provoque la nécrose bactérienne, responsable de dégâts non négligeables. Cette maladie est favorisée par les gelées printanières. L'infection est détectable sur les feuilles par de petites taches brunes huileuses, entourées d'un halo vert tirant sur le jaune. Les lésions foliaires finissent par fusionner vers leur extrémité. Si les coques des fruits sont touchées, la maladie se manifeste par l'apparition de taches brun foncé ou noires.
Le Dépérissement Bactérien
Le dépérissement bactérien du noisetier, causé par Pseudomonas avellanae, est une maladie très grave qui entraîne la mort de l'arbre.
Le Virus de la Mosaïque du Feuillage
Un virus responsable de la mosaïque du feuillage (Apple mosaic virus) peut entraîner des pertes de récolte allant de 10 à 20%.
Moniliose et Pourriture Grise
Monilinia fructigena et Botrytis cinerea peuvent s'attaquer aux noisettes en juin-juillet, provoquant leur pourriture.
Les Ravageurs du Noisetier : Des Insectes Dévastateurs
Au-delà des maladies, divers insectes et acariens peuvent infester les noisetiers, causant des dommages significatifs à la récolte.
Le Balanin des Noisettes (Curculio nucum)
Le balanin des noisettes est un charançon redoutable qui peut causer des pertes de récolte considérables, parfois jusqu'à 70%. Ce petit coléoptère, mesurant environ 6 à 8 mm sans son rostre incurvé, a un cycle de vie de deux à quatre ans. Les larves, une fois le fruit détruit, s'enfoncent dans le sol pour leur diapause hivernale. La femelle utilise son long rostre pour percer la coque des jeunes noisettes et y pondre ses œufs à partir de la mi-juin.
En l'absence de traitements chimiques autorisés pour les particuliers depuis 2019, des méthodes alternatives sont nécessaires. Capturer les adultes au mois de mai, avant la ponte, en étalant un tissu blanc sous l'arbre et en secouant les branches, est une technique efficace. Les insectes collectés sont ensuite piégés dans un sac plastique et congelés. Dès la chute des premières noisettes véreuses en été, il est crucial de les ramasser pour empêcher les larves de s'enfouir dans le sol. Le travail du sol au pied des noisetiers en automne ou au début du printemps expose les larves et les nymphes aux prédateurs. L'utilisation de poules lâchées au pied des noisetiers peut également aider. Le recours aux nématodes Heterorhabditis bacteriophora est une option biologique, mais son application requiert une manipulation précise et le respect scrupuleux des indications du fabricant. Des recherches actuelles suggèrent que le balanin est guidé par son sens olfactif, ouvrant des pistes pour des traitements en lutte biologique basés sur des composés odorants.

Les Pucerons : Sève et Fumagine
Les pucerons, dont les larves apparaissent à la fin du printemps, se nourrissent de la sève de la plante, ralentissant sa croissance et pouvant entraîner sa mort rapide. Les colonies de pucerons favorisent également la propagation des maladies fongiques. Ils aspirent le jus du feuillage, provoquant son enroulement, son dessèchement et sa chute prématurée, ce qui réduit l'attrait gustatif du fruit et le rendement.
Pour s'en débarrasser, on peut les retirer manuellement du feuillage ou traiter le buisson avec de l'eau savonneuse. Les pucerons comme Myzocallis coryli (puceron jaune des feuilles) et Corylobium avellanae (puceron vert des pousses) sont particulièrement présents. L'abondant miellat qu'ils excrètent favorise le développement de la fumagine, une moisissure noire qui recouvre les organes végétaux attaqués.
L'Acarien des Bourgeons (Phytoptus avellanae)
Le petit acarien Phytoptus avellanae, par ses piqûres, détériore les bourgeons, empêchant leur développement normal.
La Punaise des Noisettes (Gonocerus acuteangulatus)
Cette punaise, de 12 à 15 mm de longueur, peut causer des dommages importants en modifiant le goût des amandons. Les noisettes dites "punaisées" présentent une coque d'apparence normale, mais renferment un amandon déformé, non comestible, au goût amer et acide. D'autres punaises, comme Pantilius tunicatus (punaise des chatons) et la punaise verte des bois (Palomena prasina), peuvent également être rencontrées sur le noisetier.
Le Ver de la Noix Fruitée (Curculio nucum)
Ce charançon, répandu dans toutes les régions de culture du noisetier en Russie, peut détruire jusqu'à 50% de la récolte. Il hiverne dans le sol et pond ses larves au début du printemps lorsque la température atteint +15°C. Les adultes attaquent la plante fin mai et début juin, se nourrissant des feuilles et des jeunes pousses. Les femelles rongent les fruits immatures pour y pondre leurs œufs, et les larves qui éclosent dévorent complètement le noyau des noix.
Pour lutter contre ce ravageur, il est recommandé de traiter le sol avec des insecticides au début du printemps, et la couronne avec des acaricides début mai. La collecte et la destruction des fruits tombés sont essentielles. Le cercle du tronc doit être décompacté au printemps et en automne. Une méthode consiste à étaler une toile large autour du buisson tôt le matin, à secouer l'arbuste pour faire tomber les coléoptères, puis à les éliminer immédiatement.
Le Barbeau de Noix (Lamia textor)
Le barbeau de noix est un ravageur particulièrement dangereux qui peut détruire les arbustes en peu de temps. Les adultes volent de début mai à mi-juin et pondent leurs œufs sous l'écorce des jeunes branches à la mi-juin. Les larves apparaissent fin juin et rongent le cœur des branches, provoquant le dessèchement des pousses et le jaunissement, l'enroulement et la chute des feuilles supérieures. Les larves hibernent dans l'écorce et reprennent leur destruction des pousses de trois ans au printemps.
Le traitement doit être effectué immédiatement après la détection des premiers signes. Les pousses desséchées doivent être retirées et brûlées. À la mi-juin, le noisetier doit être aspergé d'insecticides.
Le Ver Tube Noisetier
Ce petit coléoptère se nourrit du jeune feuillage, souvent à la fin du mois de mai. Les femelles rongent le limbe des feuilles sur la moitié de leur longueur, attendent qu'il sèche, puis le roulent en tube pour y pondre leurs œufs. Les larves se nourrissent du feuillage sec et hivernent dans le sol du cercle du tronc. Bien que ce ravageur ne cause pas de dommages graves, un traitement de la couronne et du sol avec des insecticides au début du printemps, avant le bourgeonnement, est recommandé pour maintenir la santé de la plante.
Les Tenthrèdes et Chenilles
Les chenilles de la tenthrède, ou mouche à scie (Craesus septentrionalis), ainsi que d'autres chenilles de papillons comme la phalène hivernale (Colotois pennaria) et la cheimatobie (Operophtera brumata), dévorent les feuilles, mais leur impact est généralement limité.
Prévention : La Clé d'une Récolte Abondante
La prévention est la stratégie la plus efficace pour protéger les noisetiers des maladies et des ravageurs. Une approche proactive permet de renforcer la résilience de l'arbuste et de minimiser le recours aux traitements curatifs.
Bonnes Pratiques Culturales
- Arrosage et fertilisation appropriés : Un arrosage régulier et une fertilisation équilibrée, sans excès d'azote, soutiennent le développement du noisetier sans le fragiliser. Un sol trop humide ou mal drainé favorise l'apparition de champignons.
- Taille régulière : Une taille légère et régulière, évitant les coupes trop sévères, permet d'aérer la ramure, d'améliorer la circulation de l'air et de limiter l'humidité, créant ainsi un environnement moins propice aux maladies et aux parasites. La suppression des pousses qui épaississent la couronne à l'automne est particulièrement importante.
- Nettoyage : L'élimination des branches endommagées, desséchées ou malades, ainsi que des feuilles tombées et malades dès l'automne, permet d'éviter la création de foyers d'infection hivernante.
- Travail du sol : Le travail du sol au pied des noisetiers, notamment en automne ou au début du printemps, peut exposer les larves et les nymphes de certains ravageurs aux prédateurs.
- Éviter les blessures : Les travaux à proximité des arbres, qui peuvent causer des blessures aux racines ou à l'écorce, doivent être évités autant que possible, car ces blessures constituent des points d'entrée favorables aux champignons.
- Rotation des cultures : Ne pas replanter un noisetier à l'emplacement d'un ancien arbre mort d'une affection racinaire. Si cela est inévitable, attendre plusieurs années et, si possible, renouveler une partie de la terre.
- Gestion des débris végétaux : Ne jamais enfouir de bois mort, notamment lors de travaux de terrassement. Tenter de retirer les racines pourries pour éviter la conservation de l'infection dans le sol.
Lutte Biologique et Remèdes Naturels
L'utilisation de produits naturels pour soigner un noisetier protège la plante sans déséquilibrer son environnement. Alterner les traitements selon les saisons peut renforcer les défenses du noisetier et éviter l'accoutumance.
- Solutions à base de plantes : Des préparations à base d'ail, de lactosérum, de chlorure d'iode, ou des infusions d'herbes peuvent être utilisées comme traitements préventifs ou curatifs.
- Insecticides naturels : Des remèdes à base de savon noir ou d'huiles végétales peuvent être efficaces contre certains ravageurs.
- Agents biologiques : L'utilisation de nématodes bénéfiques, comme Heterorhabditis bacteriophora, peut cibler spécifiquement les larves de certains ravageurs dans le sol.
- Plantes répulsives : Certaines plantes, comme la tanaisie ou l'absinthe, auraient un effet répulsif sur les insectes ravageurs.
Le Magazine Phyteis n°7 - Cerises, noisetiers, des vergers en danger
En résumé, la santé du noisetier repose sur une combinaison de bonnes pratiques culturales, d'une observation attentive et d'interventions ciblées. En comprenant les causes des maladies et des infestations parasitaires, et en appliquant des méthodes de prévention et de lutte adaptées, il est possible de garantir une récolte de noisettes saine et abondante, année après année.