Composter est un moyen efficace de recycler les déchets verts du jardin et de la maison, en les transformant en un terreau riche, d'excellente qualité et 100 % naturel. Ce processus permet d'alléger la terre et de réaliser des économies d'engrais, de terreau et d'eau. En effet, le compostage est la transformation des déchets organiques (déchets de cuisine, déchets verts et de bois) par des micro-organismes et petits animaux (bactéries, vers de terre) en un produit comparable au terreau : le compost. C'est un amendement organique naturel à utiliser directement dans son jardin, un fertilisant d'excellente qualité et 100 % naturel. Composter permet de réduire nos déchets (de cuisine et de jardin) et d'éviter les transports jusqu'à la déchetterie pour s'en débarrasser.

Qu'est-ce que le Compost et Pourquoi Composter ?
Le terme "compost" signifie "engrais composé". C’est un fertilisant à base de déchets d’origine végétale ou animale. Une fois décomposée par des micro-organismes (bactéries, champignons), mélangée et mise en tas, cette matière organique produit un engrais de qualité totalement naturel qui nourrit vos plantes, les rend plus saines et plus résistantes aux maladies. C’est l’engrais le plus équilibré : plus vous compostez d’éléments différents, plus votre compost sera complet (matières vertes, déchets bruns, déchets humides et matières sèches).
Le principe du compost se base sur le fait que les matières organiques ont la capacité de se décomposer et pourrir : elles sont fermentescibles. Ces résidus, d’origine végétale ou animale, sont dégradés par des micro-organismes, grâce à la présence d’oxygène. Ce processus de fermentation, ou compostage, permet d’obtenir au final le compost, une matière riche en azote, potassium, phosphore et autres minéraux et oligo-éléments. C’est ainsi que ça fonctionne dans la nature : par exemple, en forêt, la décomposition des feuilles produit de l’humus, qui va enrichir le sol de matière organique. Le compost est une façon de reproduire ce cycle naturel de fertilisation.
Près d’un quart de la poubelle d’un foyer français est constitué de déchets organiques. Et c’est dommage de ne pas les utiliser : biodégradables, ils peuvent être valorisés pour devenir un super engrais bio, prêt à nourrir nos plantes et nos jardins ! Que l’on dispose d’un jardin ou que l’on vive en appartement, le compost est la bonne solution pour réduire ses déchets ménagers et fabriquer un fertilisant naturel et très efficace.
Faire son compost maison est un bon geste pour la planète, car c’est une façon de contribuer à réduire le traitement des déchets. En France, on incinère des millions de tonnes de déchets organiques : une opération qui nécessite de l’énergie et émet du gaz à effet de serre. Le compostage permet en même temps d’obtenir du compost, un fertilisant super économique et écologique. Le compostage est d’autant plus important qu’à partir du 1er janvier 2024, tout le monde, professionnels, collectivités et particuliers, sera dans l’obligation de trier leurs biodéchets à la source et de mettre en place une solution de valorisation. Recycler et composter ses déchets est un véritable geste écocitoyen permettant de diminuer son empreinte écologique.
Les Principes Fondamentaux du Compostage
Le processus de compostage implique deux phénomènes successifs. D'abord, le processus de dégradation, qui amène les résidus à l'état de compost frais, est une dégradation aérobie intense. Il s'agit essentiellement de la décomposition de la matière organique fraîche à haute température (50 à 70 °C) sous l'action de bactéries et en présence d’oxygène. Ensuite, le processus de maturation est caractérisé par une dégradation moins soutenue. Ces réactions nécessitent de l'oxygène et dégagent de la chaleur.

Dans tous les cas, la règle d'or est de maintenir l'équilibre entre les déchets verts (tonte de gazon, fruits et légumes gâtés, épluchures), les déchets bruns (broyats de bois sec, de taille), les matières sèches et les déchets humides. Un mélange équilibré se compose généralement d’environ deux tiers de matière humide riche en azote (les déchets verts), pour un tiers de matière sèche carbonée (les déchets bruns). Pensez donc à alterner les couches de déchets verts et de déchets bruns. Évitez également les apports uniques en grande quantité. Tout est question de dosage.
Tout comprendre sur le rapport Carbone/Azote... et sur la FAIM d'Azote ! Compost #3
Choisir sa Méthode et son Emplacement de Compostage
Il existe plusieurs méthodes de compostage que vous pouvez adopter chez vous, en fonction de l'espace dont vous disposez et de la quantité de déchets à traiter.
Compostage en Tas
Le compostage en tas consiste à entasser tous les déchets à un endroit choisi. Adaptée pour les grands jardins, cette forme de compostage est simple à réaliser et ne nécessite pas beaucoup d’intervention. Le tas peut être agrandi autant que souhaité. En revanche, le temps de dégradation de la matière est long et irrégulier, car le tas est exposé aux intempéries.
Un bon emplacement pour un tas de compost est à l’ombre car une situation trop chaude le dessèche. Comme composteur, vous pouvez utiliser les silos du commerce ou le construire vous-même avec des planches de bois ou du grillage. Prenez garde à bien laisser le fond de votre bac à compost en contact avec le sol car c’est une source directe de micro-organismes (comme les lombrics) indispensables à la réussite de votre compost. L’idéal est d’avoir au moins deux compartiments à compost afin de pouvoir le retourner aisément. Pendant que vous laissez un bac terminer sa fermentation en compost, remplissez le second et ainsi de suite !
Pour ceux qui désirent composter une petite quantité de déchets, vous pouvez creuser un trou directement dans la terre. Creusez une tranchée de 20 cm de profondeur et d’une largeur correspondant à la quantité de déchets que vous souhaitez. Couvrez de paille ou d’un plastique noir et maintenez humide comme pour un compost normal.
Compostage en Silo (Bac à Compost)
Méthode privilégiée pour les moyens et petits jardins, le compostage en bac s’avère plus esthétique qu’un simple tas trônant sur le gazon. À l’abri des aléas climatiques, les déchets se dégradent plus rapidement dans un composteur domestique. Cette technique de compostage requiert une surveillance régulière pour éviter tout risque de sécheresse ou d’humidité trop forte. La contrainte de place est aussi à prendre en compte.
Pour un petit jardin, un bac à compost en bois ou un silo sera plus adapté. Un composteur en bois, non traité de préférence, se fondra bien dans votre jardin grâce à son rendu naturel et authentique. Il possède une bonne isolation thermique, un bon point pour faire du compost. Toutefois, il aura tendance à pourrir et à s’abîmer plus vite qu’un bac à compost en plastique. Ce dernier présente l’avantage d’être résistant dans la durée et de transformer plus rapidement la matière en compost homogène. Par contre, son aspect "poubelle" peut rebuter.
Que vous achetiez un composteur ou que vous le fabriquiez vous-même, n’installez pas votre bac à compost au hasard. Privilégiez un emplacement à la fois ombragé et ensoleillé, si possible à l’abri des intempéries. Le composteur doit être facile d’accès, ni trop loin ni trop près de la maison. Il est conseillé de choisir un emplacement qui pourra bénéficier à la fois d’ombre et de soleil. Un compost laissé en plein soleil tout l’été risque de s’assécher assez vite.
Lombricompostage
Faire du compost en appartement, c’est possible grâce au lombricomposteur. Il existe également des composteurs de balcons pour ceux qui ne possèdent pas de jardin. Vous pouvez installer cette boîte à étages sur votre balcon ou terrasse, et même à l’intérieur du logement (cuisine, cave, garage, etc.). Véritable écosystème, le vermicomposteur abrite des vers de terre inoffensifs qui se délectent de vos restes organiques. Pour environ 1 kilo de déchets de cuisine par semaine, choisir un bac en plastique opaque ou fabriquer un bac en bois (c’est mieux) d’environ 30 cm de hauteur, 30 de large et 60 de long.
Le système fonctionne grâce à l’action de vers qui se nourrissent de matières organiques et les digèrent sous forme de compost. Deux espèces de vers retiennent particulièrement notre attention pour ce travail : le ver tigré (Eisenia foetidia) et le ver rouge de Californie (Eisenia andrei). Leur atout : ces vers peuvent manger jusqu’à 1⁄3 de leur poids en déchets chaque jour.
Le lombricomposteur doit être placé à l’abri, à une température entre 15 et 25 °C pour que les vers soient actifs. En dessous de 5 °C et au-dessus de 30 °C, c’est risqué pour eux, car ils ne supportent pas le gel ni les fortes chaleurs. Placez donc vos bacs de préférence à l’intérieur. Un lombricomposteur en plastique recyclé est idéal pour composter en appartement. Facile à utiliser et à entretenir, il garantit une bonne étanchéité. Attention néanmoins aux écarts de température si le vermicomposteur est placé en extérieur sur un balcon. On retrouve de jolis modèles de lombricomposteurs en bois, qui offrent une meilleure protection thermique pour nos amis les vers. Quelques inconvénients cependant : plus lourds et moins maniables, ils ne produisent pas non plus de lombrithé. Car le bois est un matériau vivant qui absorbe l’humidité. Difficile donc de récolter du thé de compost, ce liquide produit lors du processus de décomposition des déchets organiques.
Au démarrage, il accueille les vers dans une litière que l’on peut fabriquer soi-même. Pour cela, mélangez un peu de compost mûr ou du terreau de rempotage, et du carton humide déchiqueté en petits morceaux. Avec un premier apport de déchets de cuisine, et une couverture en carton humide, les vers sont prêts pour une période d’acclimatation qui dure environ 1 mois.
Bokashi
Le bokashi prend la forme d’un seau avec couvercle qui peut être placé dans une cuisine. Contrairement au compostage traditionnel et au lombricompostage qui fonctionnent grâce à la dégradation des déchets en milieux aérobie, le bokashi, lui, fonctionne par fermentation, en milieu anaérobie (sans oxygène). La transformation des déchets se fait dans un contenant hermétique muni d’un robinet. Le bokashi va vous séduire pour la diversité des déchets qu’il peut accueillir. En plus des déchets de cuisine habituels tels que les épluchures, le marc de café, les coquilles d’œufs, il transforme aussi les restes de poisson, viande et fromage. Le bokashi fonctionnant sans air, il faut être vigilant à ne pas ouvrir le seau trop souvent.
Ici, les matières ne sont pas dégradées. Elles ont donc le même aspect que lorsque vous les avez déposées dans le bokashi. Soit vous laissez les matières fermentées revenir à un PH plus neutre avant de les intégrer comme engrais au jardin. Le jus de fermentation est quant à lui utilisable dès récupération pour l’arrosage des plantes. Diluez-le à hauteur d’une cuillère à café pour 0,5 L d’eau. Si vous en avez trop, vous pouvez aussi le verser dans vos canalisations.

Le Matériel Essentiel pour Composter
Pour vous lancer dans la fabrication du compost, vous pourrez vous munir de quelques outils :
- Une brouette pour transporter les déchets jusqu'au tas de compost.
- Un récipient de petite taille pour récupérer les déchets de la maison (bioseau).
- Un broyeur pour couper les déchets en petits morceaux et faciliter le travail de fermentation des micro-organismes. Les végétaux durs, longs et encombrants sont plus difficiles à composter. En sectionnant, fragmentant, écrasant ou broyant ces déchets, vous facilitez l’action des micro-organismes. Ces déchets favorisent l’aération des matières en compostage.
- Un ou deux silos à compost ou composteurs. Si vous n’en avez pas, pas de panique, un espace dans un jardin prévu à cet effet sera suffisant ! Cette zone sera de préférence à l’ombre, et assez grande pour pouvoir faire un tas où seront alternées les couches sèches et humides.
- Une fourche pour remuer et aérer régulièrement le tas de fumier. Un aérateur de compost ou brass compost est d’ailleurs bien utile pour réaliser la manipulation, notamment dans les composteurs en bacs.
- Un thermomètre de couche pour observer l’évolution de la température au cœur du compost. Des thermomètres spécialisés vous indiquent la température au centre de votre tas de compost, traduisant ainsi l’activité qui y règne. Si la température est trop élevée, n’hésitez pas à aérer votre compost.

Les Matières à Composter et Celles à Éviter
Pour un compost 100 % naturel, utilisez les déchets verts de la maison (fruits et légumes) et du jardin. Utilisez des matériaux variés et broyés (les micro-organismes seront plus efficaces si les déchets sont en petits morceaux) en mélange équitable secs (bois, rameaux, feuilles mortes) et humides (encore verts). La diversité des déchets utilisés fait du compost le meilleur engrais organique. C’est vachement important de mélanger des catégories opposées de déchets pour que le compostage fonctionne bien. Pour obtenir un compost de qualité, il faut avoir un équilibre entre les matières carbonées (comme les feuilles mortes) et les matières azotées (tel que les pelures et épluchures de fruits et légumes).
Matières Compostables (à mettre au compost)
Au jardin :
- Feuilles mortes broyées
- Tonte d’herbe fraîche
- Herbes séchées
- Fleurs fanées, même celles du fleuriste
- Plantes d'appartement
- Bois de taille broyé, sciures et copeaux
- Aiguilles de conifères
- Mauvaises herbes non grainées, dont les orties entières avant floraison
À la maison :
- Déchets et épluchures de légumes et de fruits
- Peaux d'agrumes broyées (peu)
- Restes de repas (sans viande, ni graisse)
- Feuilles de thé et sachets de thé
- Marc de café avec le filtre
- Croûtes de fromage, couenne de jambon (en petites quantités)
- Coquilles d’œufs, de noix, de moules broyées (elles ne se décomposent pas mais apportent des éléments minéraux et facilitent l'aération)
- Pomme de terre flétrie broyées
- Graisses, huiles de cuisine (peu)
- Papier essuie-tout (mouillé)
- Papier, journaux, cartons (en morceaux)
- Tissus naturels tels le coton et le lin (broyés)
Pour les lombricomposteurs, les vers apprécient les épluchures de fruits et de légumes, le marc de café, les restes de thé, ainsi que des coquilles d’œufs broyées.

Matières à Ne Pas Mettre au Compost
De façon générale, éviter les matériaux qui se décomposent difficilement. Notez que les fumiers doivent être utilisés bien décomposés, car frais, ils sont riches en éléments solubles trop concentrés pour la croissance des plantes. Les matières animales (os, arêtes, cheveux) devant être largement minoritaires (maximum 10% du volume) pour le compost "maison".
Au jardin :
- Terre, sable et cendre de charbon
- Gros bois, bois traité, bois exotique
- Plantes malades (rosiers et arbres fruitiers, toutes parties malades d'une plante : feuilles, tiges, fruits). Vous devez éviter de mettre à composter des plantes atteintes de maladies (champignons, virus).
- Tailles de thuyas et autres conifères
- Cendres de bois
- Toutes plantes grainées (mauvaises herbes en fleurs ou en fruits)
- Litières non biodégradables
À la maison :
- Viandes, poissons, crustacés
- Produits laitiers (fromage, lait…)
- Plastiques, métaux, verres (utilisez vos poubelles de tri)
- Papier glacé, imprimé ou coloré
- Langes jetables (couches-culottes : elles ne sont pas entièrement biodégradables)
- Poussières de sac d'aspirateur et balayures
- Tissus synthétiques tel le nylon et le lycra
- Tous les produits chimiques (huile de vidange…)
- Ail et oignon (pour le lombricompostage)
- Sacs biodégradables des supermarchés
Les rongeurs, ratons laveurs et moufettes sont attirés surtout par les résidus de viande et de matières grasses comme le fromage et autres produits laitiers. Les résidus de source animale contribuent à la formation de pathogènes néfastes pour la santé humaine tels que la salmonelle et l’E. coli. Contrairement au compostage industriel des matières organiques collectées par la plupart des municipalités, le compostage domestique ne permet pas d’atteindre des températures suffisantes pour détruire ces pathogènes.
Tout comprendre sur le rapport Carbone/Azote... et sur la FAIM d'Azote ! Compost #3
L'Entretien du Compost : Aération et Humidité
L’amas en décomposition est un véritable écosystème dont vous devez prendre soin. Il faut le chérir et lui donner un peu d’amour.
L'Aération
L’aération est un facteur essentiel puisque le compostage est un processus aérobie. La mauvaise aération du tas de compost est la principale raison d’un compostage lent, partiel, hétérogène ou mal odorant. On estime que l'air devrait occuper au moins 50% du volume du tas. Les bactéries responsables de la dégradation du compost doivent être dans des conditions aérobies, c'est-à-dire en présence d’oxygène pour pouvoir respirer. En dégradant, elles produisent de la chaleur. Il est important de bien aérer le tas de compost pour apporter l’oxygène aux bactéries et pour maintenir une température autour de 70°C.
Pour cela, mélangez le tas le plus souvent possible (toutes les 4 à 6 semaines) pour bien aérer le tout. L’idéal est de retourner le compost à chaque apport : un brassage en surface suffit pour incorporer les déchets frais à la couche inférieure. Effectuez également un retournement en profondeur de manière ponctuelle afin de garantir une belle aération. Attention, le premier mélange ne doit être réalisé que 2 à 4 semaines après la mise en tas des déchets. Avec un outil adapté comme l'aérocompost, formez des puits d'air dans le compost. Vous pouvez aussi en profiter pour y incorporer des activateurs naturels (urine, fumier de volaille, poudre d’algue, poudre d’os marine) qui stimulent l’activité. Ajoutez de la terre en guise de levain, et un lit de branchage pour l’aération.
L'Humidité
Il est important que vous contrôliez l’humidité de votre compost. Pour vérifier qu’il est satisfaisant, comprimez une poignée de compost dans votre main. Si le compost est trop sec et que l'apport de déchets humides n'est pas suffisant, les bactéries meurent et seuls les champignons continuent à travailler. Vous verrez alors apparaître des filaments mycéliens blancs. Dans ce cas, arrosez votre compost. Vérifiez également que l’aération n’est pas trop importante (espace entre les planches,…), que l’emplacement n’est pas trop venteux. Vous pouvez couvrir votre tas de compost avec une bâche après l’avoir arrosé, elle gardera l’humidité.
Attention à l’inverse de ne pas trop humidifier votre compost. Un excès d'eau diminue la quantité d'air disponible dans le volume de compost. Les bactéries aérobies (qui ont besoin d’oxygène) sont remplacées par des bactéries anaérobies (qui n’ont pas besoin d’oxygène) qui dégagent des gaz et engendrent des odeurs désagréables. Dans ce cas, pensez à bien le mélanger pour éviter que certaines zones à l’intérieur ne soient trop humides. Pensez également à découvrir votre tas par temps sec pour augmenter l’aération. Si le taux d’humidité est vraiment trop important, étalez (par temps sec) sur le sol une partie du compost durant quelques heures afin de l'aérer, puis remettez-le dans le bac à compost. Pour garantir une bonne humidité dans le compost, nous vous conseillons de choisir un emplacement qui pourra bénéficier à la fois d’ombre et de soleil. Un compost laissé en plein soleil tout l’été risque de s’assécher assez vite.
Si le compost n’est pas assez humide, les déchets deviennent secs, les micro-organismes meurent et le processus de décomposition s’arrête. Vous pouvez remédier facilement à ce problème en arrosant un peu le compost. Si votre compost devient sec, n’hésitez pas à l’arroser un peu !

Quand le Compost est-il Prêt et Comment l'Utiliser ?
Comptez plusieurs mois pour obtenir un compost à maturité. Il peut être mûr au bout de 3 à 6 mois au printemps/été ou 6 à 9 mois en automne/hiver s’il est bien isolé et retourné régulièrement. Certains composteurs permettent même la réalisation d’un compost de qualité en 4 à 6 semaines seulement ! NB : Pour un compost bien décomposé, pensez à alterner entre deux couches avec un activateur à compost. Pour le lombricomposteur, vous obtenez un compost mûr en 6 mois environ.
Le compost mûr se caractérise par sa structure granuleuse, et sa texture fine et homogène qui ressemble à du terreau. Votre compost a une couleur presque noire, il ressemble à du terreau, on n’y voit plus de résidus de déchets et il sent bon la terre et l’humus. Il est prêt à être utilisé ! Le compost est prêt lorsqu’il sent la terre forestière, l’humus et s’effrite facilement. De couleur sombre, il dégage une délicieuse odeur de sous-bois, de humus forestier. Un jeune compost de 2 à 3 mois peut être fort utile pour pailler vos plantes.
Quand votre 1er bac de lombricomposteur est rempli, ajoutez-en un 2e par-dessus. Quand votre compost est mûr et vous souhaitez en disposer, il vous suffit de déplacer le bac de compost mûr pour le déposer au-dessus du bac en cours de décomposition. En le laissant un peu à la lumière, et en remuant doucement, les vers vont descendre dans le bac du dessous.
Retirez le compost par la base et incorporez-le au pied des plantes ou dans les trous de plantation. Attention à ne pas l’enterrer mais à l’incorporer de façon superficielle. Épandez 30 à 70 kg de compost pour une surface de 100 m², trois fois par an. A la fin du compostage, le tas aura perdu 2/3 de son volume initial, mais il sera concentré en éléments nutritifs. Plus qu’un engrais naturel, c’est un véritable amendement riche en éléments nutritifs qui booste la fertilité des sols.
Le lombricompost est idéal pour fertiliser vos plantes en pots ou jardinières. Mais ce n’est pas tout ! Tout au long du processus, vous récupérez du thé ou jus de compost à utiliser comme engrais lors de l’arrosage de vos plantes. Pour cela, il faut absolument diluer ce jus à hauteur d’1 volume de jus pour 10 volumes d’eau.

Le Tamisage
Lorsque votre compost est prêt, il reste toujours quelques fragments non décomposés. Vous pouvez les récupérer en tamisant votre compost. Réincorporez-les ainsi dans le prochain tas que vous ferez.
Astuce de Complément
Si vous n’avez pas obtenu suffisamment de compost pour l’ensemble de votre jardin, n’hésitez pas à le compléter par du terreau commercial prêt à l’emploi.