Catalogue de Semences et Informations sur la Permaculture

Illustration d'un jardin potager en permaculture avec différentes cultures

La permaculture offre des réponses durables et efficaces, adaptées à chaque contexte, pour cultiver un jardin potager résilient et productif. Un des aspects fondamentaux de cette approche est la gestion des semences et l'accès à une information fiable pour les jardiniers, qu'ils soient débutants ou professionnels. Cette article explore les principes de base du potager en permaculture, les techniques essentielles pour optimiser la production et la conservation, ainsi que les différentes ressources disponibles pour l'accès aux semences et l'information sur les variétés.

Principes Fondamentaux du Potager en Permaculture

Le jardin potager en permaculture repose sur plusieurs principes essentiels visant à créer un écosystème autosuffisant et productif. Ces principes incluent l'économie d'eau, le recyclage des déchets, la densification des cultures, et la valorisation de la diversité.

Économiser l’eau au potager en permaculture : un enjeu primordial

L’eau, source de vie, est considérée en permaculture comme un flux énergétique qu'il faut gérer avec parcimonie. Récupérer l'eau de pluie des toitures et la stocker en citerne, ou la collecter via une mare dans le potager, sont toutes des solutions valables pour économiser cette ressource précieuse. Un arrosage maîtrisé évite le gaspillage d'eau et d'énergie humaine. Pour de courtes absences, il est simple d'arroser copieusement un matin, de sorte que le sol soit humide sur 15 à 20 cm. Ensuite, on peut pailler par-dessus avec des matières organiques, même grossières comme des tailles d’arbres, pour conserver l'humidité.

Composter, c’est recycler : tout déchet est une ressource inexploitée

En permaculture, tout déchet est une ressource inexploitée. Composter permet de recycler les déchets de cuisine et de jardin, les transformant en matière organique précieuse pour le sol. Un sol vivant étant un sol suffisamment humide, aéré et riche en matière organique, la mission principale du permaculteur est d'en prendre soin. Stimuler cette vie du sol grâce à l’apport de matière organique - déchets de cuisine, compost, fumier, etc. - est indispensable pour un potager en permaculture résilient et productif. Lorsque l'on nettoie les restes de pois ou de haricots, il est bénéfique de couper les tiges à la base en laissant les racines en terre. En se décomposant, elles nourrissent ainsi le sol. Les tiges et les feuilles peuvent aussi être utilisées comme paillage, en les plaçant telles quelles (ou hachées au sécateur) sur la planche. Les nodosités remplies d’azote se décomposeront et offriront une fertilisation naturelle aux prochaines cultures. Dès le mois de juin, les premières fauches de foin commencent, et en juillet, c’est le tour des moissons avec les cultures céréalières. Dès cette période, il est possible de refaire le plein de paillage auprès des agriculteurs locaux, si possible ceux qui travaillent en bio, afin d’apporter une matière de qualité pour nourrir les sols, économiser de l’eau et du temps de désherbage.

Cultiver sur la plus petite surface possible : densifier et associer les cultures

Diagramme illustrant la densification des cultures et les associations bénéfiques

Un des principes clés est de cultiver sur la plus petite surface possible, en densifiant et en associant les cultures au potager. Commencer petit, puis s'étendre progressivement, permet d'expérimenter et d'adapter les techniques à son contexte. L'exemple de Benjamin illustre une petite zone cultivée intensément avec tout l'espace occupé par des légumes et plantes aromatiques diverses. Utiliser et valoriser la diversité des plantes permet de créer un écosystème équilibré. Favoriser tous les types d’auxiliaires au jardin, des plus petits insectes, contribue à la santé des cultures.

Le concept d'accélérer la succession des cultures est un moyen efficace pour optimiser l'utilisation de l'espace. En pratique, on vient semer ou planter au pied d’une culture déjà en place ou fraîchement installée. Pour se lancer, on peut, début août, effeuiller un pied de tomate à la base sur 40 cm et semer au pied des navets ou des épinards par exemple. Il est également possible de faire des plants de légumes en pépinière, au pied d’une culture qui ne prend pas encore toute la place. La base d’un plant de poivron peut alors accueillir de jeunes plants de choux ou de laitue, qui seront repiqués plus tard dans une autre zone du jardin. Les contre-plantations peuvent aussi prendre la forme d’un engrais vert. Ces techniques assurent des récoltes en automne et même en hiver. La blette peut ainsi traverser l’hiver et offrir une seconde récolte en mars-avril. Il est possible d'effectuer une coupe rase des blettes au printemps, les empêchant ainsi de monter en graines.

Techniques de Culture et de Production de Semences

La permaculture encourage la production autonome de légumes sains toute l’année et la création de ses propres semences. Cela implique une planification minutieuse, la connaissance des légumes perpétuels et la mise en place de micro-pépinières.

Planifier son année au potager en permaculture

Faire ses plans potagers est une étape incontournable de l’organisation au jardin. Cela permet de produire des légumes sains toute l’année et d'éviter de jardiner au hasard. Le calendrier perpétuel du jardin-forêt et potager productif est un outil précieux pour cette planification.

En juillet, les récoltes battent leur plein, mais il reste quelques semis et plantations à faire. Le mois de juillet est surtout dédié aux récoltes et à l'arrosage. Ressemer des courgettes sous serre début juillet et des haricots fin juillet permet d'obtenir des récoltes automnales. En juillet, c’est également le moment de planter les choux d’hiver. Ces cultures assureront des récoltes durant une bonne partie de l’hiver, les pommes pouvant être conservées au frais dans les régions où les températures descendent en dessous de -5 degrés. Ailleurs, ils pourront être conservés en extérieur sur le plant.

Le cerfeuil et la coriandre peuvent être semés une bonne partie de l’année. Les semis de juillet et d’août assurent une production jusqu’au cœur de l’hiver et traverseront même sans encombre l’hiver si le climat n’est pas trop frais. Le persil, étant un peu lent, doit être semé début juillet.

Il ne faut pas l'oublier, c’est en été et en automne que l’on prépare son potager pour l’hiver. Si l'on ne cultive pas de variétés produisant toute la saison comme les haricots ‘Galion’, les haricots nains peuvent être ressemés jusqu’à fin juillet.

Image d'un calendrier de semis et plantations

Les légumes perpétuels et les plantes auxiliaires

L'asperge, légume vivace excellent, a toute sa place dans un potager en permaculture. Les légumes perpétuels réduisent la charge de travail et assurent des récoltes régulières. Les plantes aromatiques comme la ciboulette, le persil et la coriandre sont également très utiles.

Le cognassier du Japon, par exemple, sert de brise-vue en été, produit de jolies fleurs en fin d’hiver et des fruits appréciés des oiseaux. Sa jolie floraison mellifère en fin d’hiver est un atout. Le lierre commun, lui, habille n’importe quel support tout au long de l’année et constitue un refuge pour la biodiversité.

Favoriser la biodiversité est crucial. Par exemple, si vous n’avez pas de poules mais que vous avez l’espace et l’envie d’en intégrer à votre jardin, c’est une excellente ambition à condition d’être bien accompagné ou formé. Les abeilles domestiques butinant une fleur de romarin sont un signe de bonne santé du jardin.

Produire ses propres graines

Produire ses propres graines dans son jardin en permaculture est à la fois ludique, réjouissant, gratifiant et libérateur. Créer ses sachets de graines est une activité enrichissante. Pour commencer, le plus simple est de se concentrer sur des plantes autogames comme les poivrons, les tomates, les aubergines, les laitues et les haricots. De nombreuses semences sont faciles à produire, comme les graines de choux kales. Il est important de faire attention aux pollinisations croisées sur toutes les plantes qui ne sont pas autogames.

Pour une bonne conservation, il est essentiel de récolter les oignons quand ils ne sont pas tout à fait matures et que des couches de peau recouvrent encore les gousses. La récolte intervient lorsque les deux tiers du feuillage sont secs. Comme l’oignon, il faut le faire sécher durant deux à trois semaines après l’avoir arraché dans un endroit sec et ventilé. Il est possible de faire des tresses avec les ails, qui se conserveront toute l’année dans une pièce fraîche et ventilée.

En ce qui concerne les oignons, il faut éviter de récolter trop tôt : attendre que le feuillage ait bien jauni et commencé à sécher permet à l'oignon de concentrer un maximum de réserves et de substances inhibitrices de germination dans son bulbe. Le principe général est de récolter quand 80% du feuillage est tombé et sec, le collet étant généralement mou. Une fois récoltés, les oignons doivent sécher, d'abord au champ grâce au soleil (attention à la cuisson en cas de forte chaleur), puis pendant 3 semaines à 20 degrés, jusqu'à ce que les collets soient bien secs.

Créer votre micro-pépinière sur 2 m²

La plupart des légumes du potager peuvent être démarrés en caissette, godets ou autres petits pots divers issus du recyclage de déchets. Créer une micro-pépinière sur une petite surface est très efficace. Par exemple, en septembre-octobre, on peut repiquer des choux pommés et des verdures asiatiques sous les tomates encore en place.

Informations et Catalogues de Semences

L'accès à des informations fiables et à une grande diversité de semences est crucial pour tout permaculteur. Il existe plusieurs bases de données et organismes qui répertorient les variétés et soutiennent la production de semences paysannes.

Le Catalogue Officiel et SEMAE

Créé en 1932, le Catalogue Officiel français comprend toutes les listes des variétés mises à jour régulièrement en fonction des arrêtés du Journal Officiel Français. Il comprend plus de 9 000 variétés inscrites et est géré par le CTPS (Comité technique permanent de la sélection), sous tutelle des Ministères de l’Agriculture et des Finances. Ce comité étudie et propose aux pouvoirs publics les orientations en matière de sélection et de production de semences, et propose à l’État l’inscription des variétés sur les listes du Catalogue Officiel. Avant d’être commercialisées, les nouvelles variétés doivent subir des tests par la section d’étude des variétés du Geves (Groupement d’étude et de contrôle des variétés et des semences) afin de pouvoir être inscrites sur une des listes du Catalogue officiel des variétés.

SEMAE (ex GNIS) œuvre pour un assouplissement des règles de mise en marché des variétés anciennes ou rentrant difficilement dans les critères actuels de la réglementation. En 2019, des propositions d’évolutions réglementaires ont été faites au gouvernement, concernant l’assouplissement des listes particulières déjà existantes, la mise en place d’une liste pour le matériel hétérogène, la gratuité de l’enregistrement des variétés anciennes, des facilités pour l’identification, l’accès, la reprise et le maintien des variétés radiées au Catalogue.

Les variétés consultables sur la base de données de SEMAE sont destinées aux professionnels pour les aider dans leur gestion de la production, la certification et la commercialisation des semences. Sont accessibles l’intégralité des variétés des listes du Catalogue national et les variétés inscrites dans d’autres pays de l’Union européenne qui sont produites et/ou commercialisées en France (soit plus de 17 000 variétés). Il est important de noter que les informations présentées ne revêtent aucune valeur juridique, seul fait foi la publication au Journal officiel français ou de l’Union européenne.

Collections Nationales et Centres de Ressources Biologiques

La Collection Nationale française de ressources génétiques a pour ambition de regrouper l’ensemble des ressources phytogénétiques d’importance pour l’agriculture et l’alimentation françaises. Pour qu’une accession végétale intègre cette liste, elle doit respecter des critères notamment patrimoniaux, agronomiques, scientifiques ou d’innovation. La conservation de ces ressources phytogénétiques est organisée dans l’intérêt général et pour faciliter l’accès à des échantillons pour toutes personnes physique ou morale pour une utilisation durable.

Les collections publiques de ressources génétiques de plantes cultivées sont détenues dans un réseau de CRB (centres de ressources biologiques) conservant des groupes d’espèces. Ils sont mis en œuvre par INRAE, le CIRAD et l’IRD, en associant des conservatoires botaniques nationaux. Pour avoir le statut de CRB, la structure doit satisfaire des exigences « norme CRB ». À ce jour, il y a 18 CRB, qui recouvrent 47 espèces ou groupes d’espèces cultivées, présents en métropole et en Outremer (Antilles, Guyane, la Réunion).

Bases de Données Internationales

Vidéo 1 : Qu'est-ce qu'une semence ? Qu'est-ce qu'une variété ?

EURISCO est une base de données européenne fournissant des informations sur des millions d’accessions végétales (plantes cultivées et parents sauvages), conservées dans les centres de ressources ou dans le milieu naturel. Elle s'efforce d'inventorier et de fournir des informations sur la grande diversité génétique conservée.

La base variétale de l’OCVV (Office communautaire des variétés végétales) gère la mise en œuvre et l’application du régime communautaire spécifique permettant l’octroi de droits de propriété industrielle pour des variétés végétales, valable sur l’ensemble du territoire de la Communauté européenne. Cette base, aussi appelée CPVO variety finder, est à accès réservé et nécessite un identifiant et un mot de passe.

L’UPOV (Union Internationale pour la protection des obtentions végétales), dont 75 pays sont membres dont la France, a pour mission de mettre en place et promouvoir un système efficace de protection des variétés végétales afin d’encourager l’obtention de variétés dans l’intérêt de tous. Sa base variétale, nommée « base PLUTO », fournit des informations relatives aux droits d’obtenteur sur chaque variété. Son contenu est fourni par chacun des pays contributeurs et son accès est réservé.

La base variétale de l’OCDE utilise la liste de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) des variétés admises à la certification. C’est une liste officielle des variétés que les autorités nationales désignées des 58 pays participants ont admises à la certification suivant les règles des systèmes de l’OCDE pour les semences. Elle contient 49 000 variétés de 200 espèces et fournit des informations sur l’obtenteur et les pays dans lesquels la variété est produite.

Ressources Spécifiques par Type de Plante

Plantdepommedeterre.org, site de SEMAE et de la FN3PT (Fédération Nationale des Producteurs de Plants de Pommes de Terre), permet de retrouver les caractéristiques de chaque variété de pomme de terre établies selon les informations provenant des Catalogues français et européen. Il permet également de comparer les variétés entre elles, classées par utilisation : chair ferme, de consommation, féculières. Pour chaque variété, on retrouve un descriptif physique (couleur de la peau, de la chair, forme et grosseur des tubercules), ses caractères culturaux (rendement, résistance aux maladies) et ses qualités culinaires, le tout illustré de photos.

Choixdugazon.org présente pour chaque variété de graminées à gazon inscrite au Catalogue français la synthèse des notes calculées par le GEVES. Ces notes sont actualisées chaque année. Le site propose deux index, agrément et sport, qui permettent de juger de la qualité globale d’une variété selon l’usage souhaité. Il permet également de classer les variétés selon un ou deux critères précis et de regrouper dans un même tableau les caractéristiques des variétés composant un mélange.

Herbe-book.org présente pour chaque variété inscrite au Catalogue français depuis 2000 des principales espèces fourragères et chaque témoin CTPS en vigueur, la synthèse des notes calculées par le GEVES. Ces notes sont actualisées chaque année. Sur le site, pour une espèce donnée, il est facile de classer les variétés selon les critères d’intérêt.

Semences-plants-biologiques.org est le site officiel de gestion des variétés disponibles en semences issues de l’agriculture biologique. Il permet de trouver des semences et plants biologiques de la variété recherchée dans son département, ainsi que le nom et les coordonnées des distributeurs.

Le catalogue Kokopelli propose entre 1400 et 2000 espèces de graines potagères. De la tomate à l’aubergine, en passant par la betterave, il offre une large sélection de variétés anciennes à consommer et apprécier pour leur saveur, leur couleur et leurs vertus médicinales. Toutes leurs graines potagères en sachet sont biologiques, libres de droit et reproductibles. Les catégories de graines potagères incluent les bulbes, les engrais verts, les légumes-feuilles, les légumes-fruits, les légumes-racines et les plantes à grains.

Réseau de Producteurs de Semences

La production de semences paysannes est un maillon essentiel de la permaculture, assurant la diversité et l'adaptation des variétés aux terroirs locaux. Plusieurs producteurs, souvent passionnés et formés, contribuent à ce réseau.

Des producteurs tels que ceux installés dans le Nord de la Sarthe, sur un hectare, se spécialisent dans la production de semences, orientant naturellement la rusticité des souches de fleurs et de légumes confiées à un sol maigre. Ces producteurs expérimentent les techniques permacoles et sont sensibles à la Biodynamie, utilisant l'approche Herody pour la fertilisation et le travail du sol. Certains, après avoir été salariés de Germinance, continuent de contribuer à l'aventure par leurs compétences acquises.

D'autres producteurs, installés dans le nord Vienne depuis 2018 sur 2500 m², ont été formés par des figures expérimentées comme Philippe Martin, producteur pour Germinance depuis 2008, qui leur a transmis ses connaissances et sa passion des semences paysannes. Ces producteurs diversifient les variétés, multipliant des plantes potagères, aromatiques et médicinales, ainsi que des fleurs. Ils travaillent manuellement et interviennent le moins possible sur les plantes pour favoriser leur rusticité et leur adaptation, produisant également des plants issus de ces semences.

Des couples de producteurs travaillent pour plusieurs artisans semenciers, dont Germinance, depuis 2016, avec des porte-graines d'espèces potagères, florales et aromatiques occupant 5000m² de culture. Installés en plaine céréalière vallonnée et semi-boisée, ils produisent également des céréales et du fourrage.

D'autres producteurs, collaborant avec Germinance depuis 2010, font de la production de semences leur activité principale sur 5000 m², multipliant de nombreuses variétés pour plusieurs entreprises semencières. En quantité et en diversité, ils s'approchent de l'autonomie en graines nécessaire à leur activité de production de plants au printemps, un atelier qui les occupe à temps plein de février à début juin.

Frédéric Lachman, installé en maraîchage à Montpezat depuis 2013 et voisin du Biau Germe, est également producteur de plants. Lucien Laizé, situé dans le Haut Anjou, région bocagère du nord du Maine-et-Loire, à environ 30km des locaux de Germinance, produit principalement des semences potagères et un peu d'engrais vert. La ferme produit des semences depuis 1996 et s'est convertie à l'agriculture biologique depuis 2012.

Certains ont commencé la production de semences pour Germinance par curiosité, presque dès leur installation en maraîchage en Anjou en 2009. Re-installés près de Toulouse depuis 2015, cette activité passionnante est devenue leur métier, travaillant pour plusieurs semenciers. Séraphine Briot et Benoît Marin sont producteurs de plantes aromatiques fraîches, mescluns et fleurs comestibles.

Des pionniers, comme celui formé à la production et à la sélection des semences en 1980 en Suisse auprès de Ilmar Randuja, pionnier de la sélection biodynamique, ont créé des entreprises majeures. En 1987, il crée l'entreprise Léonides, qui après la rencontre avec François Delmond deviendra, en 1993, l'entreprise Germinance.

Johannes Geiermann, formé auprès de Kultursaat en Allemagne, adapte ses variétés à un sol sablonneux et alcalin, aimant faire de la sélection créatrice. Il produit également des graines pour un autre semencier artisanal en Belgique et fait partie du réseau de producteurs de Germinance depuis 2009. Chaque année, il cultive ses porte-graines sur environ 8000 m². D'origine mexicaine, en plus de produire les graines de nombreuses variétés originaires de son pays (courges, piments, aromates), il transforme et commercialise une partie des cultures en spécialités culinaires mexicaines (tortillas, purée de haricot noir, sauces épicées, etc.).

Certains producteurs, installés en maraîchage diversifié sur 4ha de cultures, considèrent la multiplication de semences comme un petit atelier complémentaire qu'ils ont décidé de conserver lors de la reprise de la ferme. Historiquement, l'entreprise multiplie des graines pour Germinance depuis 1999.

Installée depuis mars 2019 en Pays Bigouden (Finistère Sud), à quelques kilomètres de l'Océan, sur une parcelle de 1Ha5, une productrice cultive des fleurs de plein champ sans aucun produit chimique. Ce choix vise à proposer une alternative aux fleurs standardisées, cultivées à des milliers de kilomètres dans des conditions peu respectueuses de la terre et des Hommes. Elle reproduit des semences de fleurs et de légumes pour Germinance et 2 autres entreprises semencières.

D'autres, ayant travaillé au Réseau Semences Paysannes de 2007 à 2010, se sont installés en 2010 et ont tout de suite produit des semences pour Germinance. Aujourd'hui, la surface allouée aux graines représente près de 6000 m². Ils aiment tester de nouvelles variétés afin de les évaluer et, si elles sont satisfaisantes, proposent de les multiplier.

Ressources Complémentaires

Pour aller plus loin dans la pratique de la permaculture et l'acquisition de connaissances, des revues spécialisées existent. La première revue permacole à prix libre, bimestrielle et numérique, offre de nombreuses informations pour devenir un jardinier permacole aguerri. Il est possible d'en savoir plus et de lire un extrait pour découvrir son contenu. Ces ressources sont précieuses pour les permaculteurs qui souhaitent approfondir leurs compétences et rester informés des dernières avancées et pratiques.

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