La Compatibilité en Greffage : Peut-on Greffer un Pêcher sur un Framboisier ?

La pratique du greffage est une technique horticole millénaire, essentielle à la multiplication et à l'amélioration des arbres fruitiers. Elle consiste à unir deux plantes différentes pour n'en former qu'une seule, bénéficiant des avantages de chacune. Le choix du porte-greffe, la partie inférieure qui fournit le système racinaire, est une étape cruciale dans la création ou la rénovation d’un verger, déterminant la taille adulte de l'arbre, sa rapidité de mise à fruit, sa longévité et son adaptation au type de sol. Face à l'abondance des porte-greffes disponibles et à la diversité des espèces fruitières, une question fondamentale se pose souvent : quelles sont les limites de la compatibilité entre les plantes ? Plus spécifiquement, peut-on envisager la greffe d'un pêcher sur un framboisier, ou est-ce une association vouée à l'échec ?

Schéma explicatif du principe de greffage

Comprendre le Principe du Greffage

La greffe est une technique de multiplication végétative qui permet de combiner les caractéristiques d'un greffon (la partie aérienne de la plante, sélectionnée pour ses fruits) et d'un porte-greffe (la partie racinaire, choisie pour son adaptation au sol, sa vigueur ou sa rusticité). La plupart des arbres fruitiers sont greffés car c’est la seule possibilité pour les multiplier, offrant ainsi l'opportunité d'adapter chaque fruitier à tout type de sol. Le porte-greffe est à la base une plante à part entière, comme les Poncirus trifoliata. Une fois le porte-greffe étêté et greffé, il ne devient alors plus que la partie racinaire de l'arbre.

Le succès de la greffe dépend largement du choix du porte-greffe, qui doit appartenir à la même famille que le greffon, ou du moins à une famille suffisamment proche pour assurer une compatibilité physiologique. Lorsque la greffe fonctionne, les tissus du greffon et du porte-greffe se soudent, formant une continuité vasculaire qui permet la circulation de l'eau, des nutriments et des signaux chimiques entre les deux parties. En cas d’incompatibilité, des dépérissements inexpliqués, des points de greffes cassants, une végétation stoppée ou aucune croissance peuvent être observés.

Facteurs Clés du Choix du Porte-Greffe

Le choix d’un porte-greffe pertinent est déterminant pour la réussite et la pérennité de l’arbre fruitier. Plusieurs critères doivent être pris en compte pour faire une sélection éclairée.

Vigueur et Taille Adulte Souhaitée

La vigueur du porte-greffe influence directement la taille adulte de l'arbre. Si l'objectif est d'obtenir un arbre de petite taille, il est préférable de choisir un porte-greffe faible. À l'inverse, pour un arbre de grande taille, un porte-greffe plus vigoureux sera nécessaire. Il est essentiel de comprendre cette notion de taille adulte, car un arbre trop vigoureux par rapport à la taille souhaitée ne fructifiera pas correctement.

Type de Sol

Certains sols ne sont pas adaptés à tous les porte-greffes. Il est crucial de surveiller la teneur en calcaire et le caractère drainant du sol. Si le sol est crayeux, un porte-greffe tolérant les sols calcaires et un pH élevé doit être sélectionné. Un feuillage très pâle (chlorose) peut indiquer que le porte-greffe n'est pas adapté. Pour les sols très humides ou asphyxiants (souvent les sols lourds), un porte-greffe qui supportera bien l'asphyxie est impératif. Il ne faut généralement pas observer d'eau affleurante sur le sol.

Rusticité Climatique

Dans les régions aux hivers rigoureux, où les températures descendent régulièrement sous -20°C, la rusticité du porte-greffe devient un facteur primordial. Si le tronc gèle à ras du sol, c'est toute la partie aérienne de l'arbre qui périra.

Compatibilité Greffon/Porte-Greffe

C'est l'aspect le plus critique. Certaines associations de greffage ne fonctionnent tout simplement pas. Par exemple, bien que le poirier soit généralement compatible avec le cognassier, certaines variétés, comme Williams, ne le sont pas. Un pépiniériste sérieux est censé connaître les incompatibilités existantes. Parfois, les incompatibilités ne se manifestent qu'après des années, entraînant des dépérissements inexpliqués ou une croissance stoppée.

Pourquoi on GREFFE les arbres fruitiers - 3 raisons

Les Limites de la Compatibilité : Pêcher et Framboisier

La question de savoir si l'on peut greffer un pêcher sur un framboisier est une illustration parfaite des limites de la compatibilité inter-espèces en greffage.

Appartenance Familiale et Proximité Phylogénique

La réussite d’une greffe repose en grande partie sur la proximité phylogénique des deux espèces. Un pêcher fait partie du genre Prunus (fruits à noyau), qui regroupe les pruniers, cerisiers, abricotiers et amandiers. Ces espèces partagent un ancêtre commun qui a vécu il y a plus de 120 millions d'années. Le framboisier, quant à lui, appartient au genre Rubus, et est également membre de la famille des Rosacées, comme le pêcher. Cependant, malgré cette appartenance à la même famille élargie, leur divergence évolutive est trop importante pour permettre une greffe réussie.

Les Rosacées se sont divisées en sous-familles distinctes au fil de l'évolution. En observant l'arbre phylogénique des Maleae, on trouve les fruits à pépins comme les pommiers, poiriers, cognassiers, nashis et néfliers d’Allemagne. Le genre Prunus est lui aussi une sous-famille distincte. Bien que l'amandier et le pommier partagent un ancêtre commun avec environ 5000 autres plantes, cette parenté lointaine ne garantit pas la compatibilité de greffe. Par exemple, il n'est pas possible de greffer un pêcher sur un pommier car ils appartiennent à des familles différentes : le pêcher fait partie des Prunus (fruits à noyau) tandis que le pommier appartient aux Malus (fruits à pépins).

Mécanismes de Réparation des Blessures

Pour qu'une greffe fonctionne, il ne suffit pas que le porte-greffe et le greffon soient compatibles phylogéniquement ; leurs mécanismes de « réparation » des blessures doivent également se déclencher de manière coordonnée, permettant ainsi de créer une continuité physiologique entre les deux parties. Lorsqu'une plante subit une blessure, différentes stratégies de réponse peuvent être observées : abandon d'une branche endommagée, mise en place de barrières chimiques (dépôts de tanins), ou développement de nouveaux tissus pour refermer la plaie. La capacité de recouvrement des blessures est un critère important pour prédire le succès d'une greffe. La vigne, par exemple, a tendance à abandonner rapidement une branche endommagée, ce qui complique son potentiel de recouvrement. Les framboisiers, avec leur système de rejets et leur propension à s'étendre, présentent des mécanismes de croissance et de réparation distincts qui ne sont pas alignés avec ceux d'un pêcher.

La greffe repose sur des mécanismes biologiques et biochimiques complexes, articulés en quatre phases : incision, adhésion, production de cals et différenciation vasculaire. L'adhésion correspond à la nécrose des tissus au niveau de la blessure et à la production de pectines, essentielles à l'adhésion initiale. Ensuite, les cellules indifférenciées (cal) se forment et doivent s'unir pour établir un tissu commun. Enfin, les cellules du cal se différencient pour reconstruire une continuité vasculaire. Dans le cas d'un pêcher et d'un framboisier, ces étapes seraient compromises dès le début en raison de différences fondamentales dans leurs réponses cellulaires et physiologiques aux blessures.

Conséquences d'une Incompatibilité

Tenter de greffer un pêcher sur un framboisier mènerait inévitablement à un échec. Les tissus ne parviendraient pas à se souder correctement, entraînant une absence de continuité vasculaire et, par conséquent, la mort du greffon. L'arbre greffé ne recevrait ni eau ni nutriments, et le framboisier ne pourrait pas servir de support vital au pêcher.

Illustration des incompatibilités de greffe entre différentes espèces végétales

Porte-Greffes Spécifiques pour le Pêcher

Pour réussir la culture d'un pêcher, il est impératif de choisir un porte-greffe adapté. Plusieurs options existent, chacune avec ses caractéristiques spécifiques en termes de vigueur, de tolérance au sol et de rusticité.

Pêcher Franc

Le pêcher franc, obtenu par semis, convient parfaitement aux sols profonds et non calcaires. Ce porte-greffe confère une grande vigueur à l'arbre et se destine principalement aux formes de demi-tige et haute tige. Il permet une excellente longévité mais sa mise à fruit est lente. Un pêcher non greffé, issu de la pousse d'un noyau, peut donner des fruits de bonne qualité, mais il n'y a rien de garanti. Un pêcher franc issu de semis peut produire des fruits, mais leur qualité reste incertaine. Seules certaines variétés comme la pêche de vigne donnent parfois des résultats satisfaisants. Un pêcher greffé produit généralement ses premiers fruits au bout de 2 à 3 ans selon le porte-greffe choisi et les conditions de culture.

GF 677

Pour les sols calcaires et argileux, le porte-greffe pêcher x amandier GF 677 offre une meilleure tolérance. Cette combinaison résiste mieux aux conditions difficiles tout en maintenant une croissance vigoureuse. Il est de forte vigueur, atteignant une taille adulte de 5 à 6 mètres et supporte des températures jusqu'à -18°C. Il a une bonne affinité avec le pêcher et l'abricotier, et une affinité correcte avec l'amandier.

Montclar

Le porte-greffe Montclar est de vigueur moyenne, permettant à l'arbre d'atteindre 4 à 5 mètres. Il supporte des températures jusqu'à -17°C et présente une bonne affinité avec le pêcher et l'abricotier. Son affinité avec l'amandier est correcte.

Saint-Julien A

Le prunier Saint-Julien A présente l’avantage de s’adapter aux sols humides et légèrement calcaires. Sa vigueur moyenne convient aux jardins de taille réduite, avec une taille adulte de 3,5 à 5 mètres et une rusticité jusqu'à -22°C. Il offre une compatibilité étendue et est utilisé en sol lourd.

Rootpac® R

Ce porte-greffe faible permet une taille adulte de 3 à 4 mètres et tolère des températures jusqu'à -20°C. Il présente une bonne tolérance au calcaire et une résistance aux sols humides pour l'amandier.

Barrier®

Le porte-greffe Barrier® est de vigueur moyenne, avec une taille adulte de 4 à 5 mètres et une rusticité jusqu'à -17°C. Il est résistant à l'asphyxie, ce qui le rend intéressant pour certains types de sols.

Techniques de Greffage du Pêcher

La greffe en écusson constitue la méthode de référence pour le greffage du pêcher. Elle est conseillée sur des pêchers jeunes, idéalement lors de leur première ou deuxième année. Les troncs de petit diamètre, inférieurs à trois centimètres, offrent de meilleures chances de réussite.

La Greffe en Écusson

Cette technique présente l'avantage d'être peu traumatisante pour le porte-greffe. Il est conseillé de choisir des rameaux de l’année, idéalement des gourmands vigoureux, pour prélever les écussons. Ces bois jeunes présentent une meilleure capacité de reprise et des yeux bien formés. L'entaille sur le porte-greffe doit être nette et profonde, traversant l’écorce sans blesser le bois. Il faut prévoir un écartement délicat de l’écorce pour glisser l’écusson.

La période de greffage influence directement le taux de réussite. La greffe à œil dormant se pratique entre mi-août et fin septembre, pendant la période de sève descendante. L’œil greffé reste en dormance jusqu’au printemps suivant, ce qui lui laisse le temps de bien se souder au porte-greffe. La greffe à œil poussant peut se réaliser au printemps, mais elle demande plus de surveillance.

Autres Méthodes de Greffage

Bien que la greffe en écusson reste la technique de référence, d'autres méthodes peuvent convenir selon les circonstances. La greffe anglaise compliquée offre une surface de contact plus importante grâce à ses entailles complémentaires. Cette technique convient aux greffages de printemps sur bois de même grosseur. Le chip-budding constitue une variante de la greffe en écusson, particulièrement utile quand l’écorce se décolle mal. Pour les pêchers âgés ou de gros diamètre, la greffe en couronne peut s’envisager au printemps.

Infographie sur les différents types de greffes

Soins Post-Greffe

Les soins post-greffe déterminent la survie et la bonne reprise de l’écusson. Le mastic cicatrisant protège la zone de greffe contre les infiltrations d’eau et les infections fongiques. Il est important de renouveler cette protection si elle se fissure ou se décolle. Au printemps suivant la greffe, il faut couper la tête du porte-greffe en laissant une vingtaine de centimètres au-dessus de la greffe. Cette portion de tige sert de tuteur naturel au jeune greffon et guide sa croissance verticale. L’arrosage doit rester modéré mais régulier, en évitant l’excès d’humidité qui favorise les maladies.

La qualité du matériel utilisé est également cruciale. Un greffoir bien affûté garantit des coupes nettes qui cicatrisent rapidement. Le mastic cicatrisant doit être spécialement formulé pour les arbres fruitiers. Le matériel de ligature, comme le raphia naturel ou le scotch de greffage, maintient l'écusson en place sans blesser l'écorce. Un sécateur propre sert à préparer les greffons et à couper la tête du porte-greffe après reprise.

Le Framboisier : Un Cas Particulier

Le framboisier est un arbuste fruitier facile à cultiver. Comme les fraisiers, les cassissiers, les groseilliers et les mûriers, les framboisiers apportent généralement une belle récolte. L'entretien, notamment la taille, permet d'assurer au mieux cette récolte, car elle permet au framboisier de garder toutes ses forces pour la production des fruits. Le framboisier avait été planté entre 2 arbres fruitiers palissés, et même s'ils n'ont jamais réellement donné de récolte, le plaisir de découvrir les premiers fruits n'en est pas moins grand.

Caractéristiques du Framboisier

Les framboises et les mûres possèdent des anthocyanines, des flavonoïdes qui génèrent les pigments rouges et noirs aux fruits. Les framboisiers remontants produisent une récolte deux fois par an. La plus importante prépare le pied pour l'année suivante. Contrairement aux framboisiers remontants, les framboisiers non-remontants fructifient une seule fois sur les pousses de l'année précédente. La récolte intervient à partir de mi-juin jusqu’à mi-août, mais la durée et la période de floraison peuvent varier selon l’exposition, la région et la variété.

Culture et Entretien

Le framboisier aime la terre fraîche. Un paillage, réalisé avec des écorces de pin, des tontes de gazon séché, des feuilles mortes ou du bois déchiqueté, peut être mis en place après les tailles de l'hiver. Il doit être renouvelé régulièrement pour conserver son efficacité, permettant d'espacer les arrosages et d'empêcher la prolifération de mauvaises herbes. Pour une grande production, des bâches de paillage géotextile peuvent être utilisées.

Pour la taille, il faut supprimer les branches qui s’éloignent de la souche dans une direction non-souhaitée à l’aide d’une bêche. L'hiver, il convient de sélectionner les cannes les plus vigoureuses et les plus saines en en retenant 10 par mètre linéaire, puis de couper les autres à la base. Les cannes restantes sont raccourcies à environ 1,60 m.

Palissage du Framboisier

Planter un framboisier avec l'objectif de le cultiver de manière optimum implique de le palisser. La méthode la plus facile à mettre en œuvre est le palissage en espalier, contre un mur, ou en contre-espalier entre des câbles ou ficelles tendus. Par exemple, deux piquets de 1,80 m de hauteur, entre lesquels sont tendus des fils de fer tous les 40 cm, sur lesquels on vient fixer les tiges (10 ou 12 par mètre maximum). Cette méthode simple permet d’accéder aux fruits très facilement. L’arbuste peut ainsi respirer, s’aérer, évitant l’humidité et les maladies.

Une autre méthode, plus originale mais offrant une meilleure rentabilité, consiste à installer les branches sur deux fils de fer placés parallèlement entre deux piquets espacés d’un mètre. Les fils tendus sont placés entre 50 et 70 cm en hauteur. Les branches de l’année précédente sont attachées sur les fils, les nouvelles de l’année ne sont pas fixées.

Enfin, il est possible de laisser l'arbuste en autonomie de pousse, en le canalisant entre quatre piquets séparés d'un mètre de distance, reliés entre eux par des fils qui limitent son extension. Le cernage est l’action de limiter l’expansion des plantes en les canalisant. Les framboisiers peuvent, loin de leur point de plantation, créer de nouveaux pieds par des rejets.

Multiplication du Framboisier

La multiplication des framboisiers peut se faire par la division des touffes, le bouturage des racines ou le bouturage de rameaux. Le bouturage des rameaux est d’une grande simplicité et facilité.

Protection contre les Ravageurs et Maladies

Les pucerons s'installent au-dessous des feuilles, les déformant et changeant leur couleur. Le purin d’orties et le purin de consoude sont des préparations naturelles totalement biologiques, obtenues par macération de feuilles dans l’eau (1 kilo pour 10 litres), utilisées diluées.

Le Byturus tomentosus, le ver de la framboise, est la larve d'un coléoptère qui attaque le framboisier et les ronces. Les coléoptères adultes rongent les boutons floraux pour accéder au pollen. Le purin de tanaisie, plante aux propriétés naturellement insecticides, peut être pulvérisé en préventif et/ou en traitement pour éloigner cet insecte.

Variétés de Framboisiers

Parmi les nombreuses variétés, on retrouve :

  • Héritage : variété ancienne, aux fruits rouge pâle, très parfumés, doux, sucrés et légèrement acidulés.
  • Marastar : une variété parfaite pour la culture en grand pot.
  • Zeva : une variété qui ne nécessite pas de palissage.
  • Fallgold : Framboisier jaune.
  • Malling Promise : variété très vigoureuse qui impose un palissage, les fruits sont délicieux, d’un beau calibre.

Enjeux et Perspectives de la Greffe

Mieux comprendre les interactions biologiques et biochimiques complexes qui régissent les quatre phases de la greffe (incision, adhésion, production de cals et différenciation vasculaire) pourrait améliorer le taux de réussite des greffes, permettre de nouvelles associations d’espèces et répondre à certains enjeux actuels de l’arboriculture. Une étude sur des poiriers et des cognassiers a révélé que la température peut influencer le succès de cette étape : des greffes réalisées à froid étaient acceptées, tandis que celles faites en conditions chaudes étaient rejetées. Dans certains cas, des composés comme les phénols ne circulent pas correctement et s’accumulent dans les tissus du greffon, ce qui peut entraîner la mort de la greffe après plusieurs années. Chaque étape du processus repose sur des réponses précises, et le succès ou l’échec d’une greffe dépend de l’aptitude des deux plantes à activer ces mécanismes.

La greffe sur fruitiers sauvages consiste à exploiter des arbres déjà présents dans le paysage, en particulier leurs systèmes racinaires, souvent implantés dans des sols peu propices à l’implantation classique des arbres fruitiers. Si le greffeur novice se contente souvent de greffer des espèces sauvages avec des variétés domestiques du même type, des combinaisons plus surprenantes ont parfois montré des résultats remarquables. Toutefois, des expérimentations, comme le châtaignier sur chêne ou l’olivier sur frêne, ont suscité des espoirs démesurés, mais les résultats sont rarement à la hauteur. Bien que la proximité phylogénique soit un bon indicateur pour prédire les compatibilités, elle n'est pas suffisante. La compatibilité de greffe entre différentes plantes doit être étudiée au cas par cas.

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