Les pins en bonsaï sont particulièrement populaires parmi les amateurs, et beaucoup les considèrent comme les bonsaïs les plus emblématiques et typiques. L'art du bonsaï pour les pins est enraciné dans l'histoire, les Chinois puis les Japonais étant les premiers à cultiver ces arbres en pot dans un but esthétique, cherchant à recréer en miniature des paysages évocateurs que seule la nature sait créer. Le Pinus Thunbergii, ou pin noir du Japon, est sans doute le plus emblématique de ces pins. Il tient son nom de la couleur très sombre et craquelée de son écorce. On dit que c'est un pin à deux aiguilles, car ces dernières poussent par paire. Le pin noir est très vigoureux, pousse rapidement et a tendance à faire de grandes aiguilles, qui heureusement se réduisent avec le temps.

Les Différentes Espèces de Pins Adaptées au Bonsaï
Pour traiter chaque espèce de pin selon sa nature, il est nécessaire de savoir si elle ne produit qu'une ou deux poussées de croissance pendant la saison de croissance.
Pins à Deux Poussées de Croissance
Les deux espèces de pins connues qui produisent deux poussées de croissance par an sont toutes deux originaires du Japon et poussent près des côtes. Les orages cassent souvent leurs nouvelles chandelles en juin, et les arbres sont bien adaptés pour produire une deuxième pousse par la suite.
- Pin noir du Japon (Pinus Thunbergii / Kuromatsu) : Cet arbre pousse à l'état naturel en bord de mer dans la partie sud de l'archipel nippon. Il supporte donc très bien les embruns salés et a su s'adapter à ce climat, notamment aux vents violents et aux typhons. C'est un arbre solide avec de longues aiguilles vertes foncées et dures en grappes de deux.
- Pin rouge du Japon (Pinus densiflora / Akamatsu) : Plus délicat et fin que le pin noir, il possède une paire de deux aiguilles plus douces et plus fines, et ressemble au pin sylvestre. Il est également très prisé pour le bonsaï.
Pins à une Seule Poussée de Croissance
Les espèces de pin avec une seule poussée de croissance proviennent des montagnes ou sont au moins adaptées aux conditions difficiles et aux courtes périodes de croissance.
- Pin blanc du Japon (Pinus parviflora / Goyomatsu) : Également appelé pin à cinq aiguilles, c'est une plante de montagne aux aiguilles douces en grappes de cinq. Il a un style plus féminin et se trouve dans les régions de haute montagne. Il est souvent greffé sur les systèmes racinaires du pin noir pour une croissance plus stable. Les cultivars nains du pin blanc sont le Zuisho, le Kokonoe et le Myojo.
- Pin sylvestre (Pinus sylvestris) : Poussant dans toute l'Europe et même en Sibérie, il a de fines aiguilles qui peuvent être légèrement tordues et l'écorce dans la partie supérieure du tronc est souvent rougeâtre. C'est un choix inévitable pour un amateur de bonsaï, apportant une touche de caractère avec son écorce épaisse, ses aiguilles et ses bois morts caractéristiques.
- Pin ponderosa : Originaire de l'ouest de l'Amérique du Nord et des montagnes Rocheuses, c'est un grand arbre avec de très longues aiguilles en grappes de trois.
- Pin des montagnes (Pinus mugo / Pin Mugo) : Originaire des montagnes européennes, il forme souvent des arbustes dégarnis sur le sol rocheux près de la limite de végétation. Il a des aiguilles par paire de deux, courtes, fortes, vert foncé, et une écorce brun foncé. Son bois est très fibreux et résineux. C'est certainement le pin le plus facile de culture en bonsaï, faisant naturellement de petites aiguilles et permettant de créer des bonsaï extraordinaires.

Les Fondamentaux de la Culture du Pin Bonsaï
Les pins sont des arbres rustiques qui doivent rester à l'extérieur tout au long de l'année. Ils supportent très bien le froid, et d'ailleurs, des températures négatives sont nécessaires à leur bonne santé.
Emplacement
Placez les pins bonsaï à l'extérieur en plein soleil. Cela aide la première et la deuxième poussée de croissance à se développer et contribue à diminuer la taille de l'aiguille. Les aiguilles s'allongent si l'arbre ne reçoit pas assez de soleil. Une bonne circulation d'air est essentielle pour prévenir les maladies fongiques. Il est recommandé d'éviter de placer votre pin trop près d’un mur ou dans un angle confiné.
Arrosage
Veillez à ne pas trop arroser, car les pins bonsaï n'aiment pas l'humidité permanente. Un bon drainage est nécessaire. Les excès d'arrosage sont d'ailleurs plus préjudiciables qu'un manque d'arrosage. Surtout pendant l'hiver, lorsqu'il y a des pluies abondantes, le pot peut vite se retrouver complètement imbibé d'eau. Un surplus d'eau au printemps, lorsque les chandelles s'ouvrent, aura également pour conséquence des aiguilles plus longues. La règle fondamentale est de laisser le substrat sécher légèrement en surface entre deux arrosages. En été, par temps chaud et venteux, un arrosage quotidien peut être nécessaire, parfois même deux fois par jour pour les petits pots. En hiver, réduisez considérablement la fréquence : un arrosage tous les 3 à 5 jours suffit généralement, en fonction de la température et de l’humidité ambiante.
Pour le pin mugo, en particulier, il faut arroser copieusement, jusqu'à ce que la motte soit bien trempée, puis laisser sécher. Alors que sur d'autres bonsaï il est conseillé d'arroser lorsque le dessus du substrat sèche, avec le pin mugo, attendez encore un peu. Grattez un peu la surface du substrat ; si vous trouvez rapidement de l'humidité, vous pouvez attendre. Si vous avez un excès d'eau, vous verrez que le bout des aiguilles devient jaune.
Techniques pour le bonsaï de pin en été | Mekiri, cueillette des aiguilles et fertilisation
Fertilisation
La fertilisation du pin bonsaï suit un calendrier précis. Pour les arbres faibles, appliquez l'engrais toute l'année, tant que les températures ne descendent pas trop bas. Sur les arbres sains, appliquez l'engrais du début du printemps (mars) au début de l'été, jusqu'à ce que les chandelles soient coupées. L'engrais organique solide doit être appliqué au moins trois fois à des intervalles de 4 semaines avant la taille des chandelles. Arrêtez ensuite l'engrais jusqu'à ce que la deuxième pousse se durcisse. Au printemps, évitez de fertiliser pendant la période d’élongation des chandelles (avril-mai) afin de ne pas stimuler une croissance excessive.
Utilisez un engrais organique solide à décomposition lente, posé en boulettes sur le substrat. Les engrais organiques japonais comme le Biogold, le Tamahi ou le Hanagokoro sont particulièrement adaptés. Privilégiez un engrais équilibré (N-P-K égaux) ou légèrement moins azoté. En hiver, cessez tout apport d'engrais. Pour les arbres en formation dont on souhaite épaissir le tronc, on peut utiliser un engrais plus azoté au printemps. Pour les arbres aboutis dont on veut maintenir la compacité, un engrais pauvre en azote sera préférable. Si vous voulez créer du bourgeonnement arrière ou bien faire grossir/allonger des branches, alors il faut fertiliser dès le printemps. Cela va donner un surplus de vigueur à l'arbre.

Les Techniques de Taille et de Pincement des Bourgeons
La littérature sur le pincement des pins est vaste et parfois contradictoire, car il n'y a pas une seule technique possible. Les pins forts, comme les pins noirs et rouges du Japon, sont capables de bourgeonner deux fois dans l'année.
Pincement des Chandelles
Le pincement est une technique courante pour encourager la ramification. On parle de pincement quand on peut couper la pousse terminale d’un jeune rameau en la pressant entre un ongle et la pulpe d’un doigt. Cette opération stoppe la croissance de la branche, empêchant son grossissement. Quand la pousse devient trop dure et que les feuilles se sont développées, il faut employer des ciseaux.
Pour les essences de pin à deux poussées de croissance, on peut tailler les chandelles au début de l'été pour produire une deuxième pousse avec des chandelles plus courtes et des aiguilles plus petites. Au printemps, le bourgeon s'ouvre, la chandelle monte. On commence alors à voir les aiguilles apparaître, elles forment des points verts sur la chandelle. Nous coupons complètement la chandelle, en laissant juste un petit bout d'environ 5mm juste au-dessus des aiguilles de l'année précédente.
Les chandelles allongées doivent être raccourcies à une longueur appropriée et uniforme de la fin du printemps au début de l'été. S'il y a plus de deux chandelles au même endroit, vous pouvez déjà les couper toutes sauf deux.
La Méthode du Déchandellage
Le Pinus Thunbergii étant un pin très fort et vigoureux, il faut contrôler et équilibrer sa vigueur pour former un magnifique bonsaï. Le déchandellage en juin est une technique spécifique aux pins noirs du Japon. En juin, dans le sud de l'archipel nippon, il y a des typhons. Des vents violents arrachent littéralement les chandelles qui viennent de se développer. Un typhon arrache la plupart des chandelles en même temps, les fortes comme les faibles. En pépinière, lorsque les chandelles sont développées, nous les pinçons, les fortes et les moins fortes, sans désaiguiller.
Cette technique consiste à attendre que les aiguilles se développent puis à couper la nouvelle pousse à sa base en ne laissant qu'une petite longueur, de l’ordre de 2 à 5 mm. Quelques semaines après, de nouveaux bourgeons se développent sur la cicatrice. Cela stimule la croissance de nouveaux bourgeons et rameaux. Pour le Pinus parviflora, le déchandellage n’est généralement pas pratiqué car sa croissance est naturellement plus modérée. On se contente de pincer les chandelles les plus vigoureuses au printemps, en laissant intactes les plus faibles, afin d’équilibrer la vigueur de l’arbre.
Taille des Aiguilles et Éclaircissage
La taille des aiguilles vise à réduire leur longueur afin de donner à l'arbre une apparence proportionnée. Vous pouvez le faire en coupant délicatement les aiguilles de l'année précédente avec des ciseaux bien aiguisés. L'éclaircissage, quant à lui, est effectué pour encourager une ramification dense et favoriser une ramification à deux rameaux. Les parties internes de l'arbre peuvent être désaiguillées pour créer de l'espace et favoriser la croissance de la structure des branches.
Contrôle de la Vigueur et Équilibre de l'Arbre
Ce qui donne de longues chandelles, ce sont de gros bourgeons en bout des branches. Ce qui donne de gros bourgeons, c'est un afflux de sève important. Nous pouvons utiliser le nombre d'aiguilles comme levier pour contrôler la vigueur de l'arbre. Plus nous laissons d'aiguilles, plus le bourgeon va grossir et plus il va développer une grande chandelle. Au bout de quelques années, cette technique permet d'équilibrer les forces sur le pin noir. Il n'y a plus de différences importantes de longueur de chandelle et d'aiguilles.
La croissance d’une branche est pilotée par le développement des bourgeons terminaux. En général, les arbres ont une tendance apicale : ils favorisent les bourgeons situés le plus à l’extérieur. On pince ainsi :
- Fortement les pousses situées au sommet et à l’extérieur de l’arbre (zone forte).
- Moyennement celles se trouvant au milieu de l’arbre et de la ramure (zone moyenne).
- Peu ou pas celles les plus proches du tronc ou au plus près du sol (zone faible).
De cette manière, le feuillage des parties fortes est suffisamment clair pour laisser passer la lumière, et la masse foliaire est plus importante dans les parties faibles de l’arbre, favorisant la photosynthèse et, donc, l’apport d’énergie. La croissance de l’arbre est ainsi mieux répartie sur l’ensemble des branches.
Taille de Structure et de Raffinement
En automne, une fois la deuxième croissance arrivée à maturité, retirez les pousses excédentaires. Lorsque plus de deux pousses à partir du même point, sélectionnez-en deux qui poussent latéralement et dans la direction souhaitée, formant un V et ont la même résistance. Retirez les autres.
La taille de structure (suppression de grosses branches) se pratique en automne ou en hiver, lorsque la sève circule moins. Appliquez du mastic cicatrisant sur les coupes importantes car le pin cicatrise lentement et la résine peut couler abondamment. Pour les jeunes plans, il s'agit de faire grandir ou grossir le tronc et les branches. Laisser pousser les branches sans pincement ni taille de printemps est la meilleure des solutions : plus les feuilles sont nombreuses et les bourgeons apicaux laissés en place, plus l’arbre capte d’énergie et les branches grossissent. La sélection sera effectuée au moment de la taille de structure suivante. Il est bien entendu utile d’éliminer les bourgeons mal placés, ceux à partir desquels pousseraient des branches inutiles à la mise en forme.
La phase de raffinement intervient après la construction de l’architecture de l’arbre et consiste à développer les ramifications les plus fines. Le pincement permet d’éliminer les bourgeons qui seraient mal disposés sur les branches secondaires et à équilibrer la force de l’arbre sur ses parties les plus fortes. La taille de printemps, sur rameau lignifié, favorise une ramification plus rapide. Elle peut être pratiquée deux à trois fois au cours de la saison. La difficulté principale à ce stade est de limiter la croissance de la longueur des entre-nœuds.
Rempotage : Quand et Comment
La force d'un pin est dans les racines. Plus vous coupez de racines, et plus vous allez l'affaiblir. Le rempotage ne devrait se faire que lorsque le pain racinaire est bien compact et sain. Soulevez le pin de son pot et regardez la motte. Elle doit être pleine de mycorhizes, ce sont des champignons qui prennent la forme de filaments blancs et qui vivent en symbiose avec le pin, ils l'aident à puiser les nutriments dans le sol.
Le rempotage doit absolument se faire avant le départ de la végétation. Une des périodes de rempotage est donc à la fin de l'hiver, quand les bourgeons grossissent et avant de voir monter les chandelles. Ne rempotez pas trop tôt, et cela est valable de façon générale pour tous les bonsaïs. Ne rempotez surtout pas lorsque les chandelles montent, vous risqueriez de tuer l'arbre. Le bon moment est donc lorsque vous voyez les bourgeons changer de couleur, devenir un peu plus clairs et plus gros.

Une autre période de rempotage peut être pratiquée en août, mais elle est déconseillée aux débutants. Le mois d'août est une période transitoire pour les pins ; les aiguilles sont bien formées et ils préparent les bourgeons pour l'année suivante. C'est une phase de repos mais pendant laquelle les racines sont très actives et pendant laquelle les mycorhizes se développent. Rempoter à cette période implique de pouvoir fournir une bonne hygrométrie ambiante après le rempotage.
Lors du rempotage, ne retirez pas plus d’un tiers des racines. Il est crucial de préserver les mycorhizes. Réintroduisez quelques poignées de l’ancien substrat contenant des mycorhizes dans le nouveau mélange. Sur un pin, il n'est pas nécessaire de trop rentrer dans le racinaire. Contentez-vous de couper le pourtour, de peigner légèrement les racines mais sans forcer. Enfin, grattez le dessus jusqu'à trouver les premières racines. En effet, la couche superficielle que vous allez enlever est souvent devenue dure au bout de quelques années, le substrat est colmaté par les arrosages successifs et par l'engrais.
Substrat
Utilisez un substrat bien drainant, les pins n'aiment pas l'excédent d'eau. Un mélange classique se compose de 100% d’akadama pour les arbres matures, ou d’un mélange akadama/pumice (pierre ponce) à parts égales pour les arbres en développement. Certains praticiens ajoutent de la kiryu, un substrat volcanique japonais particulièrement adapté aux conifères.
Multiplication et Formation
Les pins peuvent être multipliés à partir de semis ou par greffage. Le choix du spécimen de pin pour votre bonsaï est crucial. Cherchez un arbre qui présente des caractéristiques intéressantes, telles qu'un tronc élancé, une écorce attrayante et des branches bien placées.
Ligature
Les jolis pins se forment par la ligature. Prévoyez du temps pour poser le fil sur toutes les branches. Suivant la grosseur de l'arbre, vous pouvez facilement y passer une demi-journée. La ligature est l’outil principal pour former un pin bonsaï. Utilisez du fil d’aluminium anodisé ou du fil de cuivre (traditionnel pour les conifères au Japon) d’un diamètre adapté à la branche. Posez les ligatures en automne ou en hiver, et vérifiez régulièrement qu’elles ne s’incrustent pas dans l’écorce, car les pins à croissance vigoureuse peuvent marquer rapidement.
Haubans et Bourgeons Arrière
Durant la période de formation, vous pouvez également utiliser des haubans afin d'abaisser les branches et permettre à la lumière d'accéder à l'intérieur de l'arbre. Car pour avoir des bourgeons arrière, il faut que le soleil puisse atteindre ces endroits. Pour le pin mugo, il faut que la lumière puisse atteindre les parties où vous voulez voir apparaître des bourgeons. Pour cela, ouvrez les plateaux et mettez les branches à l'horizontale. Elles poussent naturellement un peu vers le haut, nous utilisons des haubans afin de les abaisser. Faites cette opération pendant l'hiver, et durant l'été vous verrez certainement de nouveaux bourgeons.
Techniques pour le bonsaï de pin en été | Mekiri, cueillette des aiguilles et fertilisation
Yamadori et Shari/Jin
Les yamadori, ou arbres collectés dans la montagne, apportent une dimension unique aux bonsaï de pin sylvestre. Ils sont souvent caractérisés par des formes naturelles du tronc, des racines intéressantes et une apparence rustique. Les yamadori de pin sylvestre ont une histoire, ayant survécu dans la nature pendant des décennies, voire des siècles. Pour avoir des arbres avec des caractéristiques uniques, vous pouvez ajouter des shari (entailles ou parties mortes) ou des jin (branches mortes).
Ravageurs et Maladies
Les pins bonsaï sont sensibles à plusieurs ravageurs et maladies.
- Ravageurs : Les pins peuvent être affectés par les pucerons, les acariens, les cochenilles ou les chenilles. Les cochenilles sont fréquentes et se logent à la base des aiguilles, formant des amas blancs cotonneux. Traitez-les avec un insecticide systémique ou de l’huile de neem. Les pucerons lanigères peuvent aussi coloniser les jeunes pousses au printemps.
- Maladies : Parfois, ils sont également attaqués par des maladies fongiques et la pourriture des racines. Parmi les maladies fongiques, la rouille vésiculeuse et le Dothistroma (maladie des bandes rouges) sont les plus courantes. Elles se manifestent par un jaunissement puis un brunissement des aiguilles. Un traitement préventif à la bouillie bordelaise au début du printemps et en automne réduit significativement les risques. Des pesticides spécifiques doivent être utilisés dans ce cas et il est recommandé de demander l'aide d'un expert dans cette situation, car les pins peuvent mourir rapidement dès le premier signe de maladie. Le dépérissement des branches peut aussi être causé par un arrosage excessif ou un substrat mal drainant, entraînant la disparition des mycorhizes. Si l’arbre montre des signes de faiblesse généralisée (aiguilles qui jaunissent uniformément, manque de vigueur), vérifiez l’état des racines.
Styles de Bonsaï pour les Pins
Le bonsaï pin est considéré comme le roi des bonsaï au Japon, et il se prête à de nombreux styles. La qualité d'un bonsaï de pin sylvestre est déterminée par plusieurs facteurs, notamment la structure, la symétrie, l'équilibre et la finesse de la taille. Un bonsaï de pin sylvestre de haute qualité présentera une harmonie esthétique, ressemblant à un arbre mature en miniature. Les styles les plus classiques sont :
- Moyogi (tronc informellement droit)
- Shakan (incliné)
- Kengai et Han-Kengai (cascade et semi-cascade)
- Bunjin (lettré) : un style épuré particulièrement élégant avec les pins.
Le Pinus thunbergii, avec son écorce épaisse et crevassée, se prête admirablement aux styles puissants et tourmentés. Son bois mort (jin et shari) peut être travaillé pour ajouter du caractère.