L'entretien des plants de tomate à 2 mois : Un guide complet pour une récolte abondante

Les tomates, qu’elles poussent en pleine terre ou sur un balcon, comptent parmi les légumes-fruits les plus appréciés du potager. Leur chair juteuse et parfumée séduit chaque été, mais leur culture demande une attention régulière. Que ce soit en pleine terre, en pot ou sous serre, la réussite de la plantation des tomates et leur entretien rigoureux sont les clés d'une récolte abondante et savoureuse.

Plant de tomate jeune en pot

Origine et variétés : Une histoire de saveurs

La tomate, originaire d’Amérique du Sud, tire son nom du terme aztèque "Tomatl". Découverte au XVIe siècle par les explorateurs des navires de Cortez, elle gagne d’abord l’Italie via les monastères avant d’être introduite en France. Au début, elle est perçue comme vénéneuse, et Olivier de Serres préconise sa culture pour l’ornement d’une tonnelle. Après l’Italie et l’Espagne, elle commence à être consommée en Provence au milieu du XVIIIe siècle et gagne les tables parisiennes quelques années plus tard, grâce à la Révolution française.

Cette plante herbacée ramifiée, cultivée en annuelle, dispose de feuilles et de tiges poilues. Ses feuilles sont composées de folioles dentées et ses fleurs jaunes en bouquets. La tomate fait partie de la famille des solanacées et compte d’innombrables cultivars. Pour l’apéro, les salades, les coulis, à farcir, variétés précoces ou hâtives… il est conseillé d'opter pour plusieurs variétés et de tester au fur et à mesure celles qui conviennent au potager et aux besoins spécifiques.

Parmi les variétés plébiscitées, on trouve :

  • ‘Cornue Des Andes’ : Ressemblant à un piment, cette variété produit des fruits allongés, rouges et allant jusqu’à 18 cm de long.
  • Tomate ‘Russe’ : Appréciée pour sa saveur, c'est une très grosse tomate à la chair dense et juteuse, avec peu de graines, mais à la peau fine (donc sensible à l’éclatement).
  • La ‘Cœur de bœuf’ : Une grosse tomate (jusqu'à 700 g) en forme de cœur, rouge, rose, orange ou même jaune, qui offre une chair dense et charnue, de très bonne qualité gustative.
  • La ‘Rose de Berne’ : Une belle tomate rose à la peau fine et à la chair parfumée, juteuse et sucrée.
  • La tomate ‘Ananas’ : Une grosse tomate (jusqu'à 600 g) de type « chair de bœuf », à la peau jaune et rouge et à la chair orange et rouge, ferme, charnue, juteuse, parfumée et avec peu de pépins. Sa saveur est fruitée.
  • La ‘Cerise rouge’ : Ses petits fruits juteux, sucrés et acidulés sont parfaits à croquer à l'apéritif.
  • La tomate cerise : Sa plantation en pot ou en jardinière est simple et assure une production abondante.
  • La tomate grappe : Une variété savoureuse aux fruits de taille moyenne.

Préparation du sol et plantation

Pour bien se développer, la tomate a besoin d’un sol riche, drainé mais maintenu frais. Elle demande du soleil et de la chaleur. On la place donc à l’abri du vent, dans un sol riche, meuble et frais.

Préparation du sol

La tomate est une plante exigeante. Pour lui offrir un sol fertile, l’idéal est de préparer la parcelle dès l’automne. Au printemps, la culture d’engrais verts constitue une excellente stratégie. Phacélie, trèfle violet ou luzerne enrichissent le sol en azote, évitent son lessivage et étouffent les mauvaises herbes. Semés entre février et avril, ils sont arrachés en mai-juin, juste avant la plantation des tomates.

Avant la plantation, travaillez le sol en profondeur et intégrez du compost ou du fumier bien décomposé pour enrichir le substrat. Les sols auront été enrichis préalablement, car la tomate est gourmande en compost. Un sol riche, bien drainé et riche en matière organique favorisera une croissance saine des racines.

Préparation du sol avec compost

Semis et repiquage

On sème la tomate en mars sous abri et on la plante (ou repique) en pleine terre entre six et huit semaines après le semis. Les semis de tomates ou plantation des graines de tomates se font au chaud (température supérieure à 15 °C), en mars/avril. Si vous êtes dans le sud-ouest ou le midi de la France, les dates de semis et de plantation peuvent être avancées de presque un mois.

Pour le repiquage des plants de tomates en pleine terre, il est conseillé d’attendre la fin des saints de glace, aux alentours du 10 au 15 mai. Cela évitera les dernières gelées qui peuvent s’avérer catastrophiques pour vos tomates. Lorsque vos plants sont suffisamment trapus et que le risque de gelée est passé, repiquez-les en pleine terre.

Lorsque les plants de tomates atteignent une hauteur de 12 à 15 cm et que les "5 à 7 vraies feuilles" se sont développées, la plante sera suffisamment autonome pour être repiquée en pleine terre.

Plantation en pleine terre

Le jour J, creusez les trous de plantation des tomates de 20 à 30 cm de profondeur, en respectant un espacement minimum de 50 x 80 cm. L'espacement entre les plants de tomate dépend de la variété et du type de croissance. Globalement, il est important de suivre la règle 60/60, c’est-à-dire qu’il est nécessaire de laisser un espace de 60 cm entre chaque pied de tomate et également de 60 cm entre les rangs. Un bon espacement permet une circulation d'air adéquate, réduisant ainsi les risques de maladies.

Installez la motte profondément. On préconise souvent d’associer aux tomates des œillets d’Inde, ou tagètes, ainsi que des soucis : les deux sécrètent dans leurs racines des substances antagonistes aux nématodes. Selon Jean-Paul Thorez, auteur du best-seller Le guide du jardin bio, on peut aussi planter des capucines sur les lignes, ou de la moutarde. Les plantes, comme le basilic, les carottes ou les épinards, se joignent volontiers à la tomate. Les capucines en fleurs, les soucis ou les tagètes sont également des voisins très appréciés. En revanche, il est préférable de tenir les pommes de terre à distance, car les pommes de terre atteintes de mildiou peuvent contaminer les tomates voisines.

Arrosez les plants et remplissez les trous de plantation d'eau. Lorsque l'eau est absorbée, placez les plants de tomates dans les trous, la motte à l'horizontale et la tige dirigée vers le tuteur, enterrée de quelques centimètres. Rebouchez les trous en mélangeant la terre extraite avec du compost mûr ou ajoutez un engrais spécial tomate. Il n'est pas grave si les premières feuilles sont recouvertes de terre. Au contraire, cela permettra l’apparition de radicelles favorisant la reprise de votre pied de tomate.

Plantation de tomates avec tuteurs

Culture en pot et sur balcon

Pour le balcon ou la terrasse, les tomates suspendues ou buissonnantes peu encombrantes conviennent parfaitement. Les tomates cultivées en pot craignent davantage le froid que les tomates en pleine terre ; le système racinaire étant moins protégé. La tomate cerise est moins gourmande que les variétés à gros fruits et elle se développe souvent en buisson, des qualités tout à fait appropriées à la culture en pot. Elle est de plus extrêmement productive, même dans ces conditions.

En pot, du terreau mélangé à du compost fera très bien l’affaire. Commencez par faire une couche de drainage avec des graviers, des cailloux ou des billes d’argile au fond de votre contenant. Épaisse de 5 à 6 cm, elle évite aux racines de rester en contact avec l’eau qui peut rester au fond du pot de fleurs après les arrosages. Vous pouvez ensuite isoler cette couche du substrat en posant par-dessus un feutre géotextile découpé selon le diamètre du pot, mais c’est une étape facultative.

Remplissez ensuite avec le substrat et préparez un trou pour y placer le jeune plant. Enterrez celui-ci jusqu’à ses premières feuilles, afin de lui assurer un développement racinaire optimum. En effet, la tomate a la capacité de pouvoir faire naître des racines supplémentaires sur la partie de sa tige enterrée. En plus d’assurer une meilleure stabilité à la tomate, ce système racinaire plus épanoui permettra une meilleure absorption des nutriments et de l’eau.

La tomate cerise, en pot comme en pleine terre, sera mise en place au mois de mai si elle doit être à l’extérieur, lorsque les gelées printanières sont passées. Cependant, l’avantage de la tomate en pot est qu'elle peut facilement être déplacée, et donc être installée dans un endroit bien abrité, voire être rentrée à l’intérieur en cas de gelées annoncées. Et à condition d’une très bonne exposition, et donc d'une très bonne luminosité, la tomate cerise en pot pourra être plantée plus tôt à l’intérieur dans son contenant définitif puis sortie une fois que le temps lui sera enfin favorable. Sa taille réduite permet aussi de la planter jusque tard dans la saison, vers la mi-juillet, elle aura quand même le temps de mûrir.

Bien que moins gourmande que la tomate classique, la tomate cerise a besoin d’un terreau riche en éléments nutritifs pour offrir une belle production. Le substrat doit également être très bien drainé pour ne pas asphyxier les racines. Vous offrirez à votre tomate cerise un terreau pour potager, bien enrichi, ou bien vous préparerez votre propre mélange : un tant pour tant de terre du jardin et de compost, agrémenté d’un petit peu de sable.

La taille du contenant dépendra de la variété de la tomate. Certaines sont naines et seront très à leur aise dans un pot de 30 cm de haut pour 20 cm de diamètre : ‘Andrina’, ‘Red Robin’… D’autres sont arbustives et demanderont un peu plus d’espace, vous leur offrirez un pot de 50 cm de profondeur pour 30 cm de diamètre.

Tomates cerises en pot sur un balcon

L'arrosage : une pratique essentielle et délicate

L'arrosage des tomates est l'un des paramètres qui influencent directement la qualité de la récolte. Les arrosages doivent être réguliers, sans excès. Un feuillage humide facilite la propagation des champignons responsables du mildiou. En été, mieux vaut arroser le matin ou en début de soirée.

Après repiquage des tomates, un arrosage copieux est important pour favoriser la reprise des plants. L'arrosage des tomates doit être adapté au stade de développement de la plante et aux conditions climatiques. En général, les tomates nécessitent un arrosage plus fréquent lorsqu'elles sont jeunes et pendant les périodes de forte chaleur. L'important est d'arroser en profondeur pendant un temps conséquent plutôt que de privilégier des arrosages fréquents et de courte durée.

La bonne pratique est d'arroser tôt le matin ou tard le soir, ce qui permet à l'eau de pénétrer profondément dans le sol avant que les températures plus élevées ne provoquent son évaporation rapide.

Techniques d'arrosage

Deux techniques d'arrosage sont préconisées pour les tomates :

  • Arrosage au pied des plants de tomates : Il est recommandé d'arroser les tomates directement au niveau du sol, en utilisant un arrosoir ou un tuyau d'arrosage muni d'un pistolet d'arrosage. Attention toutefois à ne pas mouiller le feuillage des tomates, ce qui favorise le développement de maladies fongiques comme le mildiou. Une lance d'arrosage spécifique permet un arrosage des tomates en douceur, rapide et précis.
  • Système d'arrosage goutte à goutte adapté aux tomates : Pour un arrosage optimal, l'utilisation de systèmes d'irrigation goutte à goutte est idéale. Il délivre l'eau lentement et directement aux racines.

Un arrosage profond tous les 5 à 7 jours est suffisant en pleine terre. En revanche, les plantes en pot ont une quantité d’eau limitée à leur disposition, l’arrosage du pied de tomate cerise en pot est donc un point beaucoup plus important que pour des tomates en pleine terre. Dans ce cas, la tomate doit avoir son pied toujours frais, mais seulement frais, il n’est pas bénéfique de tremper la terre. Donc au lieu de réaliser des arrosages peu fréquents mais très copieux comme il est conseillé de le faire en pleine terre, la fréquence d’arrosage de la tomate cerise en pot sera de 3 ou 3 jours en fonction de la météo, mais peu copieusement.

Préférez prélever l’eau quelques heures avant d’arroser ; une eau très froide dans un pot en plein soleil peut provoquer des chocs de températures peu appréciés. L’eau se verse au pied de la tomate, en évitant de toucher le feuillage.

Arrosage des tomates : conflit de génération / divergence d’opinions

Le paillage : un allié indispensable

Pour conserver la fraîcheur du sol, il est recommandé d’appliquer un paillage épais. Le paillage doit être épais. Le paillis s'installe au moment de la plantation. Il a pour rôles de préserver la fraîcheur du sol (et limiter les arrosages), d'éviter le développement des mauvaises herbes et de limiter les risques de mildiou. L'utilisation d'un paillis organique a aussi l'avantage d'enrichir et d'aérer le sol lorsqu'il se dégrade.

Il peut être constitué de compost, d’herbes sèches, de feuilles mortes ou de BRF associé à de l’herbe sèche. Après avoir désherbé minutieusement, étalez une couche de 2 à 4 pouces de matière organique (paille, feuilles mortes, compost) autour des plantes, en laissant un petit espace autour de la tige pour éviter la pourriture.

Le paillage est un atout pour limiter l'évaporation, il limite également le réchauffement du substrat (en sélectionnant un paillage de couleur claire) : paille, cosses de cacao, tontes de gazon… le choix est grand et vous permet de joindre l’esthétique à l’utile.

La fertilisation : nourrir des plants gourmands

La tomate est une plante exigeante en nutriments. Pour lui offrir un sol fertile, l’idéal est de préparer la parcelle dès l’automne. Au printemps, la culture d’engrais verts constitue une excellente stratégie. Phacélie, trèfle violet ou luzerne enrichissent le sol en azote, évitent son lessivage et étouffent les mauvaises herbes.

Les tomates sont de véritables adoratrices du soleil : elles se réjouissent particulièrement d'un emplacement ensoleillé, chaud et surtout à l'abri du vent et de la pluie. Elles préfèrent un sol riche en nutriments, perméable et meuble. Avant de planter, incorporez à la terre un engrais longue durée pour tomates. Vous pouvez également épandre du compost dans vos carrés de légumes en automne ou au printemps.

Les tomates sont des plantes gourmandes qui épuisent rapidement les nutriments du sol.

  • Au moment de la plantation : Incorporez du compost riche dans le sol. Un fumier composté avec de la tourbe, des algues et des crustacés est un excellent choix car il fournit une base solide. L'engrais pour tomates, riche en matières organiques, nourrit efficacement vos plants, booste la floraison et renforce la résistance des fruits. Sa formule équilibrée favorise une croissance saine et abondante avec des tomates riches en goût. Cet engrais bio pour tomates, 100 % naturel avec une action progressive et soutenue, convient également aux courgettes, concombres, aubergines. Il est conseillé d'épandre l'engrais tomates à la volée lors de la préparation du sol (80 à 100 g/m²) et en cours de végétation, environ 20 g par pied, à 2 ou 3 reprises.

  • Pendant la croissance végétative : Une fois que la plante est bien établie, elle a besoin d'azote (N) pour développer un feuillage sain et luxuriant. En pleine terre, les amendements effectués à l'automne, ou juste avant la plantation, ainsi que l'apport de la corne broyée le jour de la plantation vont permettre aux tomates de se nourrir tout au long de leur développement (la corne broyée est un fertilisant à libération lente ; il fait effet au bout de trois mois, pour une durée de trois mois environ.) Toutefois, il est possible de donner un coup de fouet à la croissance, durant le premier mois, en effectuant 2 apports de purin d'ortie.

  • De la floraison à la fructification : Les besoins de la plante changent. Il est temps de réduire l'azote et de privilégier le potassium (K), essentiel au développement, au goût et à la couleur du fruit. Le besoin en calcium et en magnésium est également à son maximum pour assurer des fruits fermes.

  • Fréquence : En pleine terre, le sol retient mieux les nutriments. En pots, les nutriments s'épuisent plus rapidement. La terre s’épuise très vite dans un pot, des apports nutritifs seront donc nécessaires, et ce de façon régulière. Toutes les 3 à 4 semaines vous nourrirez vos tomates : engrais organique spécifique pour les tomates ou encore un peu d’algues mélangées à 1 poignée de cendre de bois (pour la potasse, très bénéfique pour la fructification) seront incorporées par simple griffage et se diffuseront grâce aux arrosages.

Un bon engrais pour tomates ne se limite pas à stimuler la croissance des plants : il favorise également la formation des fleurs et leur développement en fruits. Résultat : des grappes abondantes, une maturation uniforme et une récolte plus régulière tout au long de la saison. L’engrais bio pour tomates agit de manière progressive et durable, sans pics d’action ni risque de brûlure - contrairement à certains engrais liquides qui, en cas de surdosage, peuvent endommager les plants.

Le tuteurage et l'attachage : un soutien indispensable

Le tuteurage des tomates est essentiel pour supporter la plante à mesure qu'elle grandit. Il supporte le poids du fruit, empêche le contact avec le sol (évitant les maladies et les limaces) et facilite l'entretien général.

Quand et avec quel matériel tuteurer ?

Prévoyez un tuteur à tomates robuste d’au moins 1,50 m pour assurer une bonne solidité. Les piquets à tomates 150 cm traditionnels en bois français douglas rouge, très stables et uniformes, maintiennent vos plants de tomates tout en décorant votre potager. Pour éviter que les tuteurs à tomates en bois ne pourrissent en terre, il est conseillé de vous équiper de cônes anti-pourrissement en plastique recyclé disponibles avec les piquets de tomates en bois 150 cm. Les tuteurs à tomate en polypropylène recyclé accompagnent la croissance de vos tomates, aubergines, poivrons et de vos plantes grimpantes. D'une hauteur de 1,80 m, ces tuteurs à tomate possèdent une extrémité inférieure pointue pour faciliter la mise en terre. De couleur vert sapin et garantie 5 ans, ces tuteurs à tomates, d'excellente fabrication française, offrent une excellente rigidité.

Pour les variétés indéterminées, prévoyez une hauteur d'au moins 2 mètres. Le tuteur sera mis en place avant les tomates, afin de ne pas abîmer leurs racines. Même les tomates cerises ont besoin de tuteur, leurs tiges chargées de fruits sont rapidement trop lourdes pour supporter leur propre poids. De plus, elles ont un peu tendance à former un vrai fouillis ! Installez donc un tuteur, un tipi en bambou par exemple ou encore un treillis sur le mur derrière le pot.

Comment attacher les tomates ?

Les tomates sont des plantes qui, en grandissant, peuvent devenir assez lourdes, surtout lorsque les fruits commencent à mûrir. Sans soutien, les branches chargées de tomates ont tendance à s'affaisser ou même à se rompre, ce qui peut endommager la plante et réduire la récolte. De plus, le contact des fruits avec le sol peut favoriser les infections fongiques et faciliter l'attaque par des parasites et des maladies. Il est donc nécessaire d'attacher correctement vos tomates avec des liens pour assurer le maintien du plant lors de sa croissance.

Évitez les liens en fil de fer qui blesseront vos tiges, préférez les liens gainés comme l'attache astucieuse pour tuteur. Cette attache pour tuteur est idéale pour tuteurer et attacher des tomates, fleurs, plantes grimpantes, arbustes et vignes. Elle se fixe solidement sans abîmer les tiges et sans gêner la croissance de vos plantations. Très résistante, souple et réutilisable, l'attache tuteur peut aussi relier un tuteur à un arbre, rassembler des branches d'arbustes. Elle se coupe facilement sans outil par simple rotation et se lie à la longueur désirée. Pour l'utiliser, il suffit d'insérer une extrémité dans un trou, de resserrer et de tourner d’un quart de tour pour sécuriser l’attache.

Au fur et à mesure que la plante pousse, attachez la tige au tuteur avec des liens souples (raphia, ficelle, clips spécifiques). Ne jamais attacher trop serré.

Attacher un plant de tomate à un tuteur

La taille des tomates : un débat de jardiniers

La taille des tomates divise les jardiniers. Si vous décidez de tailler, procédez un mois après la plantation en retirant les gourmands, ces petites pousses qui se forment à l’aisselle des tiges.

Pourquoi tailler ?

La taille est un sujet débattu, mais dans les climats à saison courte, elle permet d'obtenir des fruits plus gros qui mûrissent plus rapidement. L'épamprage, opération qui consiste à supprimer les gourmands, est indispensable pour hâter la production. Chaque semaine, passer dans les rangs, et couper délicatement, en les pinçant entre le pouce et l’index, les pousses secondaires démarrant de la tige centrale. L'idéal sera de passer jour après jour pour supprimer les nouveaux gourmands. Il suffira de les pincer entre les doigts pour les couper. Néanmoins, si l'on se retrouve avec des gourmands déjà fortement développés d'un bon centimètre de diamètre, on pourra utiliser un ciseau, un sécateur. Il faudra faire attention à ce qu’ils soient bien propres et à faire une taille nette. On évitera ce geste en cas de temps humide.

Il n’y a pas que les gourmands que l’on pourra tailler. Les feuilles pourront elles aussi recevoir quelques coups de ciseau ou sécateur. Ce sont les feuilles du bas qui seront surtout ciblées. Au contact du sol, elles pourraient être vectrices de maladies. Alors, n’hésitez pas à effeuiller vos plants sur les 3 ou 4 premières hauteurs dès lors que les plants ont bien repris. Par la suite, de nombreux maraîchers effeuillent les plants au fur et à mesure de l’arrivée à maturité des tomates. Quand le bouquet de tomate est mûr, les feuilles sont coupées à même hauteur. Cela permet de concentrer l’eau, l’énergie dans les bouquets restants et les feuilles restantes. Les « vieilles » feuilles consomment plus de sucres qu’elles n’en offrent au plant, et donc aux fruits. Elles sont en compétition avec les fruits. Cette manière de tailler les tomates, leurs feuilles, permet aussi de faire en sorte que la lumière atteigne à nouveau le sol. Et qui dit lumière, dit possibilité de cultiver !

On pourra tailler son pied de tomate au niveau de la tige principale. Cette opération aura tendance à concentrer l’énergie sur les bouquets existants et accélérer leur maturité. Cela peut être fort utile dans des régions où la fraîcheur arrive très vite, trop vite en fin de saison. Vous pourrez ainsi étêter les plants au-dessus du sixième/cinquième bouquet, peut-être même quatrième dans les régions les plus froides, l’arrivée à maturité des fruits sera bien accélérée. Le coup de sécateur final en fin de saison de début à fin août selon les régions. Rappelez-vous qu’il faut environ 60 jours entre la fleur et la récolte du fruit. N’hésitez donc pas à supprimer les futures fleurs si c’est « trop tard ».

Faut-il tailler les tomates cerises ?

On isole souvent le cas particulier de la taille des tomates cerises puisque ici les tomates n’ont pas à bien grossir. On pourra alors bien plus facilement laisser buissonner les plants et récolter à la folie. Seule contrainte, celle du tuteurage et parfois d’un étouffement du plant. Là aussi on pourra jouer de compromis si on le souhaite, laisser quatre, cinq, six gourmands et supprimer les autres pour trouver un bel équilibre. On peut laisser les tomates cerises se développer comme elles le souhaitent, ou intervenir un peu, c’est comme on veut : on ne cherche pas à avoir de grosses tomates.

Ne pas tailler : avantages et inconvénients

Vous pouvez tout à fait choisir de ne pas tailler vos tomates. En ne les taillant pas, elles vont rapidement se développer pour au final se transformer en véritables buissons. Vous aurez ainsi une production plus tardive, mais plus importante par plant. Ils prendront plus de place, et pourront résister nettement moins aux maladies comme le mildiou, particulièrement en contexte humide.

Le plant non-taillé pourrait manquer d’eau, de nutriments dans certains contextes. Chaque tige développant de nouvelles branches, de nouveaux fruits, les besoins en eau et en minéraux essentiels vont se démultiplier. Il faudra alors un sol de compétition (forts apports de composts, d’engrais, d’arrosage) pour satisfaire les besoins de chacun sans quoi les tomates pourraient avoir du mal à s’en sortir. Le plant buissonnant sera bien plus difficile à tuteurer le long d’un tuteur. Il faudra ficeler de tous les côtés pour maintenir la structure en hauteur et éviter qu’elle ne s’abîme au sol.

Vous ne pourrez généralement pas cultiver grand-chose à côté du plant : exit les petites betteraves, laitues, ou autres au pied des tomates : les buissons vont rapidement occuper tout l’espace et empêcher toute plante de pousser à proximité immédiate d’eux. Enfin, en ne taillant pas, les buissons pourront être confrontés à un manque d’aération. Surtout si vous n’espacez pas suffisamment vos plants. En cas d’humidité, cela peut vite générer des maladies, empêcher une bonne photosynthèse et nuire au développement optimal des plants.

Prévention et gestion des maladies

La culture sous serre protège les plants des pluies et rosées matinales, principales sources de contamination par les maladies. Lors de la culture sous serre, veillez à une aération suffisante, de préférence quotidienne, afin d'éviter une trop forte humidité de l'air.

Mildiou

Le mildiou est le champignon le plus redouté lors de la culture de la tomate. Ses symptômes sont l’apparition de taches brunes sur la face supérieure des feuilles accompagnées d’un feutrage gris sur la face inférieure. Les feuilles commencent par se tacher sur leurs bords, ces taches deviennent feutrées et se nécrosent. Les tiges sont touchées, ainsi que les fruits qui se marquent également de taches brunes. Le pied finit par être comme grillé.

Un traitement fongicide en prévention si la période est humide est à prévoir. Dès que vous voyez ce type de symptômes, supprimez toutes les feuilles atteintes, et si vous avez plusieurs pieds, n’hésitez pas à en supprimer un s’il est trop touché. Des pulvérisations de bicarbonate de soude pourraient aider, à condition qu’elles soient effectuées au tout début de la maladie. À ne pas faire le soir pour que le feuillage puisse rapidement sécher.

Oïdium

Mon pied de tomate cerise en pot a des feuilles blanches : il a été frappé par l’oïdium, une autre maladie cryptogamique (due à un champignon) qui se développe lors des périodes où les écarts de température sont importants entre la nuit et le jour et que l'humidité est présente. Les feuilles et les tiges se tachent peu à peu d’une sorte de poudre blanchâtre. En plus de supprimer rapidement les feuilles atteintes, vous pouvez effectuer un traitement au soufre, si du moins la maladie n’est pas trop avancée.

Chlorose

Mon pied de tomate cerise en pot a des feuilles jaunes : il s’agit certainement de la chlorose, une maladie due à une carence. Pour vous en assurer, vérifiez si les nervures sont toujours bien vertes. Les tomates en pot sont plus souvent touchées que les tomates en terre, ce qui est normal étant donné que les nutriments présents dans le substrat sont rapidement absorbés par la plante. C’est pourquoi les apports d’engrais sont importants. Si ce sont les feuilles inférieures qui sont atteintes, il est possible que la carence provienne d’un système racinaire trop petit par rapport aux parties aériennes. Un changement de pot serait salutaire. Un sol trop calcaire peut provoquer une carence en fer, apportez un amendement approprié et un peu de chélate de fer. Le jaunissement des feuilles peut aussi être causé par un brusque refroidissement ou des écarts subitement importants entre les températures diurnes et nocturnes. Pensez à surveiller la météo et à protéger vos plants en conséquence.

Cul noir

Les arrosages doivent être réguliers, sinon le cul noir risque de s’installer. Ce trouble, qui apparaît sous la forme d'une tache noire et sèche au fond du fruit, n'est pas une maladie mais le résultat d'une mauvaise absorption du calcium.

Autres ravageurs

Outre ces trois maladies principales, les tomates peuvent être victimes d’attaques de noctuelles (chenilles polyphages), pucerons, oïdium ou autres. En cas d’attaque, éliminer les parties malades et désinfecter les outils.

Récolte et conservation

Vous pouvez récolter les tomates au fur et à mesure qu’elles mûrissent à partir de mi-août jusqu’à la fin de l’automne selon le climat. La coloration de la peau et la souplesse du fruit au toucher indiquent s’il est temps de récolter.

Idéalement, laissez les fruits mûrir sur la plante pour récolter des tomates bien colorées et savoureuses. Cependant, les plants de tomates sont capricieux et préfèrent les températures chaudes. Quand la température descend régulièrement en dessous de 10°C, il est temps de cueillir tous les fruits restants.

La tomate est un fruit dit “climactérique”, qui continue à mûrir et à s’enrichir en vitamines et autres antioxydants une fois cueilli. Mieux vaut donc la conserver à température ambiante, ce qui préservera également sa saveur. Pour faire mûrir les tomates vertes, conservez-les dans un sac en papier avec une pomme ou une banane.

Une fois la saison terminée, arrachez les plants. S'ils ont montré des signes de maladie, jetez-les pour éviter de contaminer votre sol.

Récolte des graines

La récolte de graines permet de renouveler chaque année ses plants avec des variétés parfaitement adaptées à son jardin. Attention : ne récoltez pas de graines sur les variétés hybrides F1, qui ne se reproduisent pas fidèlement.

Pour récupérer les graines de la tomate, c’est très simple ! Il suffit de couper le fruit en deux et récupérer les graines au cœur. La première étape consiste à bien retirer toute la pulpe qui englobe la graine. Pour cela, faites-les tremper dans un récipient rempli d’eau pendant deux à trois jours. Retirez l’eau et rincez les graines à nouveau dans une passoire. Placez-les sur un papier essuie-tout et laissez-les sécher pendant trois semaines dans une pièce sombre, fraîche et aérée. Il ne vous reste plus qu’à les mettre dans un sachet et étiqueter ce dernier en indiquant variété et date. Les graines de tomate ont une durée germinative d’environ quatre ans.

Graines de tomates séchant sur du papier absorbant

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