Le cocotier, ou Cocos nucifera, est l'arbre exotique par excellence. Symbole des îles paradisiaques situées à l'autre bout du monde, ce palmier tropical ne se plaît véritablement que dans son milieu naturel : sous les tropiques, où chaleur, soleil et humidité lui font atteindre des sommets, jusqu'à 25 ou 30 mètres de hauteur. Véritable palmier des tropiques, le cocotier est originaire des zones tropicales du Pacifique ouest et de l'Océan Indien. Appartenant à la grande famille des Arécacées, qui compte plus de 2 500 espèces, il est la seule espèce de palmier du genre Cocos.

Carte d'identité et caractéristiques botaniques
Pour bien comprendre cette plante, il est essentiel de se pencher sur ses spécificités biologiques. Le feuillage du cocotier est persistant : les feuilles sont palmées, vertes et brillantes. Longues et fines, elles sont dépourvues d’épines. Dans son milieu naturel, le cocotier produit des fleurs toute l’année. Ses fleurs blanches à jaune pâle sont réunies en panicules. La fructification est tout aussi impressionnante : les fleurs laissent place à des noix de coco, qui mûrissent pendant 4 à 10 mois. Elles mesurent environ 20 cm de diamètre et prennent la forme d’une coque brune qui renferme une chair blanche et grasse ainsi que l’eau.
Si la plante est naturellement présente dans certaines régions d’Outre-Mer, elle est assez difficile à cultiver sous nos latitudes… Mais pas impossible ! Issu des zones tropicales d’Asie, d’Afrique et d’Amérique, le cocotier nécessite un climat chaud et humide pour s’épanouir. Il est réservé sous nos latitudes à une culture en pot, en intérieur ou en serre chauffée. C’est le seul moyen de pouvoir profiter de ses belles palmes sous climat non tropical. En intérieur, un cocotier peut atteindre jusqu’à 3 m de hauteur. Si vous souhaitez obtenir une plante plus compacte, choisissez plutôt un cocotier nain (Cocos weddelliana, syn. Syagrus weddelliana).
L'emplacement idéal : lumière et chaleur
Offrez une note insolite à votre salon ou véranda en accueillant un petit cocotier ! Émergeant de sa noix de coco, ce petit palmier déploie de magnifiques palmes vert brillant, longues et fines. Pour cultiver un cocotier en intérieur, il faut lui fournir une température d’environ 20 °C et un emplacement lumineux, idéalement avec une exposition directe le matin. Installez votre cocotier dans un endroit lumineux, à l’abri des rayons directs du soleil. Un emplacement près d’une fenêtre orientée à l'est ou à l’ouest, à l’abri du soleil direct, est idéal. Ainsi, votre plante pourra profiter d'un ensoleillement suffisant sans que ses feuilles ne brûlent. Évitez de l’exposer au soleil intense de la mi-journée.
Le cocotier s’épanouit le mieux à une température comprise entre 18 et 25 °C. En Belgique ou dans des régions tempérées, il ne peut donc pas rester dehors toute l’année sans protection. Si vous souhaitez tout de même installer votre cocotier à l'extérieur, placez-le de préférence dans une serre ou sortez-le uniquement pendant l’été, mais toujours à l’abri des rayons ardents du soleil. En hiver, il est préférable de le garder à l’intérieur. Veillez également à placer votre Cocos nucifera hors de portée des animaux domestiques. Si vous soupçonnez votre animal d’avoir grignoté la plante, demandez conseil à votre vétérinaire.
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Arrosage, fertilisation et humidité ambiante
La gestion de l'eau est le point le plus critique pour la survie du cocotier. Gardez la terre de votre cocotier toujours légèrement humide, en veillant à ce que les racines ne baignent pas dans l’eau. Arrosez-le lorsque la couche supérieure du sol est sèche au toucher. Pour ce qui est du sol, le cocotier apprécie d’être planté dans un substrat riche, frais et bien drainé.
D’origine tropicale, votre cocotier a besoin d’une humidité de l’air comprise entre 50 et 60 %. Pour maintenir une hygrométrie suffisante au niveau des feuilles, il faut les vaporiser abondamment au moins une fois par jour ou installer un humidificateur. Si l'air de la pièce dans laquelle il est cultivé est trop sec, les araignées rouges risquent d'envahir le cocotier. Pendant la période de floraison estivale, votre palmier a besoin de plus d’eau et d’engrais que pendant la période de dormance hivernale. En été, donnez-lui de l’engrais pour plantes d’intérieur en suivant les instructions sur l’emballage, environ une fois par mois entre avril et septembre.
Entretien : taille et rempotage
Le cocotier ne se taille pas. Lorsque les feuilles plus anciennes dépérissent, vous pouvez les couper le plus près possible du tronc ou de la terre. Votre plante pousse suffisamment vite pour renouveler ses feuilles flétries. La croissance du cocotier est rapide, c’est pourquoi il est préférable de le rempoter dans un pot plus grand avec du terreau frais tous les 1 à 2 ans au printemps. Si vous souhaitez avoir une plante de grande taille, prévoyez un très grand pot. Les racines auront ainsi suffisamment d’espace pour se développer. Choisissez un pot pourvu de trous de drainage pour évacuer l’excès d’eau et éviter la pourriture des racines.
Si vous voulez que votre plante conserve la même taille, remplacez l’ancienne terre par du terreau neuf et coupez délicatement les racines de votre palmier. Procédez avec précaution : taillez votre palmier tous les ans plutôt que tous les deux ans pour éviter l’enchevêtrement des racines. Avant de choisir l’endroit où vous allez tailler, retirez un maximum de terre des racines. Coupez uniquement les nouvelles racines fines. Utilisez un sécateur propre et bien aiguisé pour permettre une cicatrisation rapide de la « plaie ». Optez pour un mélange de terreau frais et d’amendement tel que la perlite pour permettre aux racines de respirer et de se développer correctement.
Si vous voulez que votre cocotier devienne un arbre, rempotez-le à chaque fois dans un pot plus grand. Choisissez un pot 1,5 fois plus grand pour que votre palmier dispose de suffisamment d’espace pour bien se développer. Préparez un mélange aéré de terreau perméable, tel que le terreau universel, et de perlite ou de terreau pour cactus et bonsaïs. Recouvrez le fond du nouveau pot avec ce mélange de manière à ce que le tronc ne soit pas enterré lorsque vous y aurez placé la plante. Sortez le cocotier de son ancien pot et enlevez un maximum de sable entre les racines, installez votre plante dans son nouveau pot et ajoutez du terreau.
Multiplier et bouturer le cocotier
Le cocotier se multiplie par semis, relativement facilement. Déposez-la ensuite sur un lit de terreau, mélangé à du sable chaud et exposez-la au soleil. Au bout de 6 mois, les premières feuilles de la germination devraient apparaître. Il est également possible de bouturer un cocotier, mais cela demande de la patience et de la précision. Il vous faudra en effet attendre un certain temps avant de voir apparaître une nouvelle pousse. Utilisez toujours un sécateur propre et bien aiguisé pour augmenter vos chances de réussite. Coupez une pousse latérale saine et enlevez toutes les feuilles inférieures. Placez votre bouture dans un terreau humide avec de la poudre de bouturage, un terreau pour semis et bouturage ou de l'eau. Maintenez le terreau humide et placez la bouture dans un endroit chaud et lumineux, à l’abri du soleil direct. Au bout de quelques mois, la bouture développera des racines et donnera naissance à une nouvelle plante.

Problèmes, maladies et alternatives
Les cocotiers sont normalement assez résistants aux maladies et aux ravageurs, bien qu’aucune plante ne dispose d’une immunité naturelle. Cependant, le cocotier peut dépérir rapidement en cas d’hygrométrie ou d’arrosage insuffisant. Surveillez la présence de cochenilles et d’araignées rouges qui peuvent envahir votre cocotier. Concernant la floraison, le cocotier peut fleurir, mais il met généralement plusieurs années avant d’offrir ses premières fleurs. Sous nos latitudes, il est peu probable que votre plante d’intérieur vous donne des fruits, même si toutes les conditions sont réunies.
Si vous aimez l’aspect du cocotier, mais qu'il ne vous semble pas adapté, optez pour ces alternatives :
- Le Dragonnier : aspect tropical, mais plus coloré grâce aux rayures contrastées qui traversent ses feuilles pointues. Parfait pour les endroits moins lumineux.
- L’Areca : un feuillage plus touffu avec plusieurs ramifications et des feuilles étroites en forme de plumes.
- Le Yucca : robuste avec un tronc solide et des feuilles vertes, plus facile à entretenir.
- Le Bromélia ou plante-ananas : plus courte durée de vie, mais avec une fructification spectaculaire.
- Le Kentiapalm : feuillage plus large que la goudpalm, idéal pour les emplacements plus sombres.
Les richesses du cocotier : bienfaits des produits dérivés
Le cocotier est cultivé à échelle industrielle pour ses nombreuses richesses. L’eau de coco est une boisson au fort pouvoir hydratant grâce à sa concentration en minéraux alcalins. Sa pulpe, qui peut être consommée crue, confite ou séchée, permet également de produire le fameux lait de coco que l’on retrouve dans de nombreuses gastronomies. C’est aussi de cette pulpe qu’est extraite l’huile de coco, utilisée en cuisine comme en cosmétique pour ses vertus nourrissantes, protectrices et antibactériennes. Lorsque la noix est exploitée pour la consommation de son fruit ou pour fabriquer de l’huile de coco, les noix de coco sont récoltées à maturité, c’est-à-dire brunes. Dans son milieu naturel, le cocotier met entre 4 et 7 ans à donner des fruits et peut ensuite en produire plusieurs centaines par an. En intérieur, vous n’obtiendrez ni fleurs ni fruits.