Le monde végétal regorge de merveilles, offrant une diversité de formes, de couleurs et de parfums. Parmi elles, les plantes grasses, ou succulentes, occupent une place particulière, souvent caractérisées par leur morphologie insolite et leur incroyable capacité d'adaptation. Ce sont des organismes qui ont développé des stratégies uniques pour survivre dans des conditions relativement extrêmes, là où d'autres auraient péri. Leur secret réside dans leurs tissus, qu'il s'agisse de leurs tiges, de leurs feuilles ou parfois de leurs racines, gorgés d'eau. Elles ont choisi de concentrer leur énergie et leurs ressources dans la rétention d'eau, leur permettant de prospérer là où d'autres ne le peuvent pas, et ce, souvent en toute discrétion.

Qu'est-ce qu'une Plante Grasse ? Anatomie et Adaptations
Les plantes succulentes ne se sont pas développées ainsi pour nos beaux yeux, non. Elles doivent leur morphologie à des processus d'essais/erreurs pour s'adapter à des conditions relativement extrêmes. Morphologiquement, elles se reconnaissent à leurs tissus, qui forment les tiges, les feuilles, parfois leurs racines, et qui sont gorgés d’eau. Leur stratégie est de mettre leur énergie et leurs ressources dans cette capacité de survie : retenir l'eau, se développer là où d'autres ne peuvent le faire, et la discrétion. Bien sûr, quelques variétés ou cultivars horticoles peuvent déroger à ce principe écologique. Il est donc pertinent de s'interroger sur leur « naturalité ».
Dans les conditions d'aridité retrouvées dans le désert, l'une des priorités pour les plantes va consister à limiter la quantité d'eau perdue et optimiser la quantité d'eau puisée dans l'environnement. En temps normal, les plantes à fleurs qui sont des plantes vascularisées, font circuler les nutriments et l'eau dans leurs tissus à l'aide d'un système d'évaporation qui emprunte des sortes de bouches d'évacuation, les stomates, qui sont particulièrement nombreux dans les feuilles. L'évaporation devant être limitée chez les plantes désertiques, les feuilles sont souvent réduites, absentes ou prennent l'aspect d'épines. De nombreux cactus et euphorbes sécrètent une sorte de cire couvrant l'ensemble de la surface en contact avec l'air, réduisant ainsi la perte d'eau par évaporation.
Il est fascinant de constater que des plantes de familles différentes, comme les cactus (famille des Cactaceae) et les euphorbes (famille des Euphorbiaceae) africaines, ont développé des caractéristiques très similaires bien qu'issues d'événements évolutifs distincts. Ces plantes sont souvent regroupées sous le nom de plantes grasses ou plantes succulentes en raison de ces similitudes morphologiques. Toutes deux sont des plantes dicotylédones, produisant souvent des fleurs très colorées. La principale différence réside dans les fleurs elles-mêmes et le fait que seules les euphorbes sécrètent un suc laiteux, un latex blanc et très toxique. De plus, la plupart des épines des cactus sont des structures différentes des feuilles et constituent les aréoles.
Les Plantes Rares : Un Concept Évolutif et Géographique
La question de la rareté d'une plante est complexe. Selon le Larousse, est rare ce "qui, n’existant qu’à peu d’exemplaires, est original, recherché". Cependant, il est difficile de quantifier précisément chaque genre, espèce, etc., tant les découvertes scientifiques sont nombreuses chaque année. Ce que l'on peut plus facilement observer, c'est le nombre d’espèces disponibles à la vente, d'autant plus simple à l'ère du numérique où tout est facilement accessible en ligne.
Il est crucial de noter que la rareté d’une plante varie selon la zone géographique. L'Agave titanota, par exemple, est extrêmement répandu en Asie de l’Est et du Sud-Est, alors qu’il est beaucoup plus difficile de le trouver en Europe Occidentale. De même, le Copiapoa est rare en Europe, mais on le trouve en nombre dans les zones arides chiliennes, où il est endémique.
Un végétal peut également être considéré comme original de par son âge et sa taille. Beaucoup de succulentes, et notamment de cactus, ont des croissances dites "lentes", ce qui limite mécaniquement le nombre de "grands" individus. Par exemple, il faut s’armer d’une extrême patience si vous voulez voir votre Ariocarpus prendre de l’ampleur. S’il dépasse les 20 cm, vous pourrez d’ores et déjà le considérer comme grand et rare pour son genre.
Enfin, de nouveaux spécimens peuvent être obtenus artificiellement : ce sont ce qu’on appelle des cultivars. Ces derniers peuvent avoir des morphologies ou des couleurs insolites qui les différencient des autres plantes de leur espèce. Leur originalité fait d’elles des plantes parfois très recherchées par les collectionneurs, comme l'Echeveria Perle von Nürnberg cv. 1.
Les succulentes : de si jolies plantes grasses - La Quotidienne
Entretien des Succulentes : Arrosage et Engrais
« Mes succulentes ont-elles besoin d’engrais ? » C’est une question qu’on nous pose sans arrêt à la pépinière. L'arrosage des succulentes est "LE" sujet qui pose problème à de nombreux amateurs. Le truc, c'est que nous ne savons jamais trop quand : il faut qu’elles soient prêtes, matures. Certes certaines peuvent avoir une floraison annuelle, mais pour d’autres cela peut prendre quelques mois ou quelques années.
Pour de nombreuses plantes grasses, comme la Stapelia grandiflora, il est recommandé de laisser sécher complètement le substrat avant d’arroser. Cette pratique favorise une magnifique floraison. En hiver, la Stapelia grandiflora nécessite une période de dormance, avec de la fraîcheur, et doit être laissée sécher avant d’arroser. Les lithops, quant à eux, ne nécessitent qu'une simple bruine pour l'arrosage et requièrent un substrat très drainant, car dans leur environnement naturel, elles poussent parmi les roches.
Les Plantes Bizarres et Mystérieuses : Un Voyage au Cœur de l'Étrange
Le royaume végétal regorge de merveilles, des plantes aux formes variées, aux couleurs incroyables, aux parfums subtils… et puis, il y a des plantes monstrueuses voire effrayantes. Leur caractère étrange éveille l'effroi ou le mystère.
Une Sélection de Plantes Bizarres
Hydnora africana : Cette plante, qui vit comme un parasite, n’a pas de feuilles et ne peut fabriquer de chlorophylle. Elle s’accroche aux racines d’une autre plante, l’euphorbe, pompant ainsi son énergie vitale. Une bonne partie de la plante et même de la fleur pousse dans le sous-sol. La fleur peut atteindre jusqu’à 20 cm de haut. Malgré ses poils blancs qui ressemblent à des dents, cette plante n’est pas carnivore. Son odeur forte attire irrésistiblement les insectes pollinisateurs. Une fois qu’ils sont entrés, la plante se referme et les kidnappe durant plusieurs jours.
Wolffia : La plus petite plante florale du royaume végétal, elle s’épanouit en milieu aquatique. C'est une sorte de lentille d’eau de la famille des Lemnaceae, flottant à la surface des lacs. Elle ne possède pas de racine, se présentant comme une plante ovale avec un pistil et une seule étamine au centre de la fleur.
Lithops (Plantes-cailloux) : En surface, cette plante ne présente que deux feuilles séparées par une fissure. Le reste de la plante reste sous le sol pour se protéger de la sécheresse. Ces plantes grasses et comestibles vivent dans les régions semi-désertiques comme en Afrique du Sud ou en Namibie et font partie de la famille des Aizoacées. Leur forme surprenante les fait ressembler à des cailloux.
Tacca chantrieri (Fleur chauve-souris ou fleur du diable) : Cette fleur appartient à la famille des Taccacées et doit son nom à ses inflorescences noires qui, en se refermant, donnent l’impression d’un drapé.
Drosera (Plante carnivore) : La Drosera est une plante carnivore qui peut attraper et digérer des insectes pour subvenir à ses besoins. Cela lui permet de vivre là où d'autres plantes ne le peuvent pas, même sur des sols pauvres. Elle appartient à la famille des Droséracées et se retrouve un peu partout dans le monde. Elle est composée de tentacules avec, à la pointe, une glande de nectar produisant un liquide très visqueux et collant qui piège les insectes. Une fois attrapé, le tentacule s’enroule autour de sa proie, l’étouffe et la digère.
Anthurus d’archer (Doigts du diable ou pieuvre stinkhorne) : Ce champignon indigène vit en Australie et en Nouvelle-Zélande. Avant de montrer ses tentacules, il grossit à l’intérieur d’un sac transparent de 4 à 6 cm. À maturité, quatre tentacules gluantes sortent du sac pour atteindre 10-15 cm, recouvertes d’une gelée brune malodorante qui attire les mouches.
Actaea pachypoda (Œil de poupée) : Une plante particulière et fascinante qui doit son nom à son fruit de couleur blanche marqué d’un point noir, donnant l’apparence d’un œil. Elle peut atteindre jusqu’à 30-40 centimètres de hauteur.
Hydnellum peckii (Dent sanglante) : Bien que non toxique, ce champignon non comestible pourrait figurer sur la liste des plantes les plus horrifiantes. Il vit dans les forêts de conifères d’Europe et d’Amérique du Nord, ainsi qu'en Australie, en Iran, en Corée et en Russie. Il se caractérise par un chapeau blanc et des petites saillies qui forment des dents sur sa partie inférieure, produisant un liquide rouge ressemblant à du sang.
Racines en formes humaines (He Shou Wu) : Cette plante chinoise de la famille des Polygonaceae surprend par ses racines en formes d’êtres humains, une ressemblance saisissante qui a donné lieu à des propriétés miraculeuses selon les Chinois.
Rafflesia arnoldii (La plus grande fleur du monde) : Cette fleur gigantesque vit sous les tropiques, dans les climats chauds et humides comme en Malaisie, à Bornéo, Sumatra et aux Philippines. C'est une espèce parasite qui ne possède ni tige ni feuille, mais 5 gros pétales autour d’un cœur ressemblant à une énorme bouche. Comme elle ne peut fabriquer sa chlorophylle, elle doit s’attacher à une autre plante pour partager sa nourriture.
Bégonia 'Escargot' (Begonia escargot) : Le look rébarbatif de ce bégonia, avec ses feuilles parsemées de bulles rouges à noires, lui donne un air féroce. Cette apparence se développe graduellement à mesure que les feuilles gagnent en maturité. Cette plante à l’aspect particulièrement étrange adore l’humidité et se plaît dans un environnement lumineux mais sans soleil direct.
Aristolochia grandiflora (Fleur de pélican) : Une plante étrange, particulièrement remarquable pour le gigantisme de sa fleur et les détails que l’on peut y observer. La fleur peut mesurer entre 20 et 60 cm ! Cette plante préfère un endroit plus ombragé, n’aimant pas le plein soleil.
Bégonia paon (Begonia pavonina) : Au premier regard, ce bégonia d’intérieur surprend par son feuillage bleuté chatoyant comme des plumes de paon. Il doit être placé dans un environnement humide avec une bonne luminosité, mais sans soleil direct.
Stapelia grandiflora (Fleur qui sent la charogne) : Ne vous laissez pas leurrer par ses feuilles : cette plante grasse produit une fleur à couper le souffle. Ce qui la rend si étrange, c’est qu'elle attire les mouches avec son odeur pestilentielle. Cette plante a besoin d’une grande part de soleil et doit être laissée sécher complètement avant d’arroser pour une magnifique floraison.
Mimosa pudica (Plante sensitive) : La plante parfaite à posséder avec les enfants, elle est particulière par son caractère sensitif : elle réagit au toucher ! Ainsi, ses feuilles se fermeront ou se plieront au contact de vos doigts. Par ses origines tropicales, la plante sensitive préfère une atmosphère très humide.
Aloès à la texture de marmelade : Vous connaissez les propriétés réparatrices de l’aloès, mais pour cette variété, ce sont ses textures particulières sur la feuille qui la rendent si étrange, avec ses effets d’orange et de marmelade. Comme il s’agit d’une plante grasse, vous devez la laisser sécher complètement avant d’arroser.
Fiches d'identité de Plantes Grasses Courantes
Voici quelques plantes grasses, dont certaines sont des succulentes, que l'on retrouve fréquemment dans les collections des passionnés, avec leurs caractéristiques distinctives :
1. Aeonium arboreum
- Description : Atteignant en moyenne 1 à 2 m de hauteur, cette espèce d'aeonium forme un buisson aux tiges charnues, terminées chacune par une rosette de feuilles épaisses, pouvant mesurer 20 cm de diamètre.
- Floraison : Estivale.
- Culture : En plein air, toute l'année sur la Côte d'Azur. La variété atropurpureum préfère le plein soleil indispensable à sa belle coloration.
- Compost : Utilisez de la terre de jardin, suffisamment riche, mélangée à une égale quantité de sable.
2. Agave americana marginata
- Pays d'origine : Inconnu (très répandu).
- Description : Très populaire, cet agave (non fleuri) mesure en moyenne 1,20 m de hauteur.
- Floraison : L'agave est monocarpique, c'est-à-dire qu'il meurt après avoir fleuri. La légende veut qu'un agave ne fleurisse qu'au bout d'un siècle : en réalité, la "Century plant" des Anglais s'épanouit lorsqu'elle a entre dix et trente ans.
- Culture : Enfantine ! L'agave aime la Côte d’Azur, au point de s'y être naturalisé ; il est rustique en quelques points abrités du littoral atlantique. Dans les autres régions, il sera rentré à l'approche des grands froids, car plus que le gel, cette espèce redoute l'humidité hivernale. L'hiver, conservez la potée dans un endroit frais et sec (3 à 8°C).
- Multiplication : Le semis demande beaucoup de patience.
3. Aloe arborescens
- Pays d'origine : Inconnu.
- Description : De prime abord, l'aloès ressemble beaucoup à l'agave : rosettes de feuilles charnues, courbées et dentelées.
- Culture : À la portée de tout le monde… Vous cultiverez l'aloès en plein air sur la Côte d'Azur, au soleil ou à mi-ombre, ou bien en pot sous des climats moins cléments.
- Multiplication : Au cours de l'été, séparez les rejets qui naissent au pied de la plante ; laissez-les sécher deux à trois jours, et plantez-les dans des petits pots individuels.
4. Carpobrotus acinaciformis
- Synonyme : Mesembryanthemum.
- Autres appellations : Figue des Hottentots, figue marine, doigt de sorcière, mésembryanthème…
- Pays d'origine : Afrique du Sud.
- Description : Plante couvre-sol, le carpobrotus est une espèce rampante, vivace, qui peut recouvrir de grandes surfaces, tout en ne dépassant pas une vingtaine de centimètres de hauteur.
- Culture : Naturalisé dans le Midi, en bord de mer principalement, le carpobrotus se rencontre aussi sur la côte atlantique. Il pousse tout seul, résistant à la sécheresse et aux embruns. Il se cultive au soleil, en pleine terre si la température hivernale ne descend pas en dessous de - 4°C.
- Arrosages : En pleine terre, la plante se débrouille toute seule ; en pot, il faut l'arroser lorsque la terre s'est desséchée.
- Multiplication : Plusieurs possibilités : la division des souches importantes (replanter aussitôt) ; le semis (en juillet-août, sous châssis froid ou en caissette, germination au printemps suivant, repiquage en pépinière), le bouturage.

5. Conophytum
- Autres appellations : Caillou à fleurs, plante-caillou.
- Description : Les conophytums, dont il existe 315 espèces, sont des plantes-cailloux.
- Arrosages : C'est le point délicat : les conophytums paraissent sans vie durant la moitié de l'année. N'humidifiez presque pas, tant que les nouvelles plantes n'apparaissent pas d'entre les feuilles desséchées.
- Multiplication : Par semis, assez délicat car les semences ont la finesse de la poussière. Éparpillez les graines sur du terreau sableux, sans les recouvrir. Le bouturage n'est pas très facile non plus, car il faut prélever les boutures avec la nouvelle paire de feuilles à l'état latent (sinon, c'est l'échec).
6. Crassula falcata
- Synonyme : Rochea.
- Description : D'aspect arbustif, cette plante mesure environ 60 cm de hauteur.
- Floraison : Très séduisante.
- Culture : Ce crassula peut décorer les rocailles bien drainées, dans les jardins de la Côte d’Azur ; ailleurs, il constitue une bonne plante d'appartement.
- Compost : Humifère, avec une bonne proportion de terreau de feuilles bien décomposé.
- Arrosages : Réguliers pendant la période de croissance, de mars à septembre ; un peu plus copieux durant la floraison, et réduits en hiver.
- Multiplication : Facile, par bouturage de tiges de 8 cm de longueur, prélevées de mai à juillet ; laissez sécher les boutures avant de les piquer dans du sable et de la tourbe.
- Bon à savoir : Il existe près de 300 espèces de Crassula.
7. Echeveria glauca
- Culture : Très facile et assez rustique. En appartement, il faut absolument placer cet echeveria dans un endroit frais, car il périt lorsque la température hivernale dépasse 10°C.
- Arrosages : L'eau ne doit jamais stagner. Stoppez presque complètement les apports d'eau durant l'hiver.
- Multiplication : Il suffit de détacher les rosettes qui sont produites le long des tiges. Laissez-les sécher deux jours avant de les mettre dans des pots emplis de terreau et de sable.
8. Echeveria setosa
- Description : Plante naine (8 cm de hauteur et 15 cm de largeur), constituée d'une rosette presque dépourvue de tige.
- Culture : Cette espèce réclame, elle aussi, beaucoup de lumière, et si possible le plein soleil.
- Bon à savoir : Beaucoup de plantes grasses présentent des feuilles groupées en rosette : l'explication est simple.
9. Euphorbia milii
- Synonyme : Euphorbia splendens.
- Floraison : Plus abondantes en hiver, les fleurs peuvent s'épanouir à n'importe quel moment de l'année.
- Culture : Excellente plante d'appartement, cette euphorbe aime la pleine lumière mais craint le soleil direct qui provoque le dessèchement de son feuillage. Sur la Côte d'Azur, toutefois, cultivée en plein air, elle supporte le plein soleil.
- Compost : Très humifère et bien drainé.
- Arrosages : Fréquents en été, réduits mais non supprimés dès la fin de la floraison.
- Multiplication : En avril-mai, prélevez des boutures (stoppez l'écoulement du latex en les plongeant dans l'eau chaude, et en appliquant un peu de cendre sur la plaie de la plante-mère).
- Bon à savoir : On compte plus de 2000 espèces d'euphorbes, les unes annuelles, les autres bisannuelles, ou bien encore, vivaces, arbustives, succulentes.
10. Euphorbia resinifera
- Description : Cette espèce forme des groupes denses de 40 cm à 1 m de hauteur.
- Culture : Dans le Midi, cette euphorbe est une bonne plante de rocaille, où elle constitue de larges taches. Elle peut être cultivée en pot, comme plante d'appartement.
- Multiplication : Par bouturage de tiges, laissez bien sécher la plaie de coupe avant de planter dans du sable mêlé à de la tourbe.
- Bon à savoir : Le latex de cette espèce, dont les propriétés médicinales furent découvertes par Euphorbius, médecin du roi de Numidie, est très toxique (il servait à empoisonner les flèches des indigènes).
11. Faucaria felina
- Synonyme : Mesanbryanthemum.
- Autres appellations : Mâchoire de tigre, mâchoire de chat.
- Description : Cette curieuse petite plante grasse (5 cm de hauteur) présente des feuilles très épaisses, opposées et réunies à leur base.
- Floraison : Les fleurs se manifestent gaiement en fin d'été et en automne.
- Culture : Facile. Il faut mettre cette espèce en pleine lumière et au soleil, et la sortir dans le jardin ou sur le balcon, durant la belle saison.
- Arrosages : Ils doivent être abondants en été et en automne, puis progressivement ralentis pour être complètement supprimés en hiver.
- Multiplication : Amusante et simple, par bouturage de juin à août ; bouturez après un séchage de deux jours.
12. Gasteria maculata
- Synonymes : Aloe pulchra, Gasteria pulchra.
- Description : Petite plante grasse de 20 cm de hauteur, le gasteria maculata présente des feuilles de 20 cm de long, vert foncé moucheté de blanc.
- Culture : Excellente plante d'appartement, le gasteria peut aussi trouver place dans les rocailles méditerranéennes, à exposition ombragée et abritée. Il redoute en effet le plein soleil qui brûle et macule de rouge son feuillage. L'hiver, on peut le conserver dans une pièce chauffée (10 à 16°C).
- Compost : Utilisez des pots bien drainés, plus larges que hauts, remplis d'un mélange de terre de jardin argileuse (2/3) et de sable (1/3).
13. Graptopetalum
- Synonyme : Sedum weinbergii.
- Autre appellation : Plante de porcelaine (nom partagé avec une autre plante grasse, l'Hoya carnosa).
- Description : Plus ou moins rampante, cette espèce, qui ressemble à un echeveria, offre des feuilles enduites d'une pruine blanc grisâtre, à reflets rosés.
- Culture : Le graptopetalum est une jolie plante de rocaille, pour le Midi et le littoral atlantique, poussant facilement au soleil, en pleine terre comme en pot.
- Arrosages : Ne mouillez pas la plante, ne l'arrosez pas par le dessus, mais contentez-vous d'humecter le sol.
14. Haworthia fasciata
- Description : Très proche des gasteria, cette espèce a des feuilles pointues, étroites et offrant des stries perlées de couleur blanche.
- Culture : Sans problème : l'haworthia est une plante résistante, aussi bien dans les jardins du Midi que dans les appartements. C'est une espèce de mi-ombre, car au soleil ses feuilles rougissent, se dessèchent, bronzent ou perdent leurs stries perlées. Bref, cultivez-la à mi-ombre, en lui assurant l'hiver une température minimale de 10°C.
- Arrosages : Réguliers et copieux en été, espacés l'hiver et distribués alors en fonction de la température ambiante.
- Multiplication : Dès qu'il a deux ans d'âge, l'haworthia émet des rejets.
15. Kalanchoe hybride
- Description : Petite plante d'environ 20 cm de hauteur, le kalanchoé se caractérise par des feuilles lisses, dentelées sur les bords et nuancées de rougeâtre.
- Culture : Populaire plante d'appartement, ce kalanchoé est une espèce de pleine lumière, mais craint le soleil estival. À la belle saison, placez-le à mi-ombre, et sortez-le sur le balcon ou dans le jardin : il adore !
- Remarque : Une plante grasse pour débutant, de culture très facile (ce qui explique sa grande vogue).
16. Pachyphytum bracteosum
- Synonyme : Cotyledon.
- Description : Proche des echeverias, dont il partage les goûts et la silhouette, ce pachyphytum présente des feuilles charnues en forme de spatule, amassées en groupes denses.
- Culture : Pour que cette plante prospère bien, vous devez lui éviter les pluies et la protéger l'été des brûlures du plein soleil.
- Compost : Très poreux.
17. Pleiospilos hybrida
- Autres appellations : Caillou à fleurs, plante-caillou, mésembryanthème.
- Description : Insolite de forme, cette petite plante présente deux paires de feuilles charnues, à l'aspect de galets.
- Culture : La Côte d’Azur peut accueillir les pleiospilos, où ils jouent les caméléons dans les rocailles ensoleillées. Ils peuvent supporter des températures un peu inférieures à zéro, mais à condition de vivre dans des sols bien drainés.
- Compost : Très poreux, car ce « caillou » est l'une des plantes grasses qui pourrit le plus facilement.
- Arrosages : Durant la période de pleine végétation, soit de mai à juillet, vous arroserez lorsque le terreau sera bien sec, en prenant soin de verser l'eau près des bords du pot.
- Multiplication : Par semis, en mars, sur un terreau sableux et bien tamisé.
18. Sedum acre
- Culture : Parfaitement rustique, cette plante est très utilisée en rocaille, en muret fleuri, ou bien pour garnir les interstices des dallages.
- Compost : Toute bonne terre de jardin, bien drainée, de préférence riche en sable et pauvre en humus.
19. Sedum rubrotinctum
- Synonyme : Sedum guatemalense.
- Description : Non rustique, cette ravissante espèce mesure environ 20 cm de hauteur et s'étale un peu plus.
- Culture : Ce sedum est une bonne plante d'appartement, éprise de lumière et de soleil (celui-ci fait rosir ou rougir le feuillage).
- Compost : Poreux, composé de sable, de petits cailloux et de terre de jardin.
- Bon à savoir : Il existe plus de 600 espèces de Sedum.
20. Sempervivum arachnoïdeum
- Description : Étendue : 30 cm environ.
- Culture : Absolument sans problème.
21. Senecio cephalophorus
- Description : Cet hybride se présente généralement sous la forme d'une plante de 30 cm, à tiges et feuilles succulentes, nuancées de gris bleuté.
- Culture : Facile.
- Multiplication : Sans problème, par bouturage de feuilles en juin-juillet.
22. Stapelia variegata
- Autre appellation : Stapélie.
- Floraison : Solitaires ou groupées, les fleurs étoilées, jaune pâle sont maculées de taches pourpre foncé ou brun chocolat.
- Culture : Une exposition éclairée et ensoleillée, non brûlante durant les mois les plus chauds, est nécessaire à la bonne croissance de cette plante.
- Compost : Mélangez, par parties égales, du sable grossier ou des gravillons à du terreau.
- Arrosages : Même en hiver, il faut veiller à ce que la plante ne se dessèche jamais complètement : en cette saison, arrosez très peu.
Le monde des succulentes est aussi vaste que fascinant, offrant une infinité de formes et d'adaptations qui continuent de surprendre et d'émerveiller les collectionneurs et les passionnés.