La Fascination Japonaise pour le Végétal : Entre Tradition et Modernité

Autrefois, les Japonais vivaient en symbiose forte avec la nature. Si aujourd'hui, croissance économique et urbanisation estompent certaines de ces traditions dans une société à majorité citadine, il suffit de se balader sur l'Ile du Soleil Levant pour constater à quel point cet amour pour la flore reste vivace. Oui, les Japonais sont fous de végétal, et cet article vous invite à explorer cette passion profonde, qui se manifeste de multiples façons, de la symbolique ancestrale aux tendances contemporaines.

Le Cycle des Saisons et l'Amour du Sakura

Au Japon, le passage des saisons se fait très clairement sentir, notamment entre l'hiver froid et le printemps plus doux. C'est justement ce coup de froid qui permet aux cerisiers de fleurir : « A cette époque, les cerisiers fleurissent d'un coup. C'est une plante qui aide à faire sentir l'évolution des saisons, explique Tomoko Tsujimoto, directrice du musée botanique Kiseki No Hoshi. C'est pour cela que les Japonais les aiment beaucoup. » Cette célébration de la floraison, connue sous le nom d'hanami, est un événement culturel majeur, où les gens se rassemblent sous les arbres en fleurs pour pique-niquer et admirer la beauté éphémère des pétales. À tel point que certains les décorent, comme chez nous les sapins, à l'époque de Noël ! À noter qu'en japonais, cerisier se dit « sakura ».

Floraison des cerisiers au Japon

Le sakura est plus qu'une simple fleur ; il symbolise la beauté passagère de la vie, la fragilité et le renouveau. Cette contemplation de la nature éphémère est profondément ancrée dans la philosophie japonaise, influençant l'art, la poésie et la vie quotidienne.

Le Kokedama : Un Art Végétal Miniature

Traditionnellement, les Japonais faisaient pousser des fougères dans l'espace d'entre-deux séparant le jardin de la maison. Si beaucoup d'entre eux vivent aujourd'hui en ville, cette coutume persiste toujours en la forme du kokedama. Très à la mode, cette technique de jardinage consiste à protéger les racines d'une plante, souvent une plante sauvage, dans une petite boule de substrat, puis avec une couche de mousse. Minuscules, les kokedama peuvent aussi prendre des tailles démesurées : ainsi, cette boule de mousse fleurie conçue par le musée botanique Kiseki No Hoshi surprend par ses grandes dimensions. Le kokedama, littéralement "boule de mousse", offre une manière artistique et peu encombrante d'intégrer la nature dans les espaces de vie, même les plus restreints.

Exemple de kokedama

Les "Bordures Flottantes" Urbaines

Au Japon, les métropoles à l'image de Tokyo sont parsemées de petits jardinets improvisés au fil des rues : on y trouve pots, kokedamas, et même parfois des bassins à poissons rouges. « Bordure flottante » entre les espaces privés et publics, ces amoncellements de pots plantés, illégaux, mais tolérés par tous, sont un des éléments clés de la vie urbaine locale. Leur origine serait extrêmement ancienne puisque certains font remonter ces accumulations de pots aux jardins des lettrés qui, tous les trois ans, changeaient d'affectation et emmenaient avec eux leurs plantes préférées. Ces petites touches de verdure apportent une bouffée d'air frais et une connexion à la nature au cœur de l'agitation urbaine, témoignant de la résilience de cette passion pour le végétal.

La Mousse : Un Élément Clé des Jardins Japonais

Utilisée par exemple dans les kokedama, la mousse est aussi un élément clé des jardins japonais. Elle évoque la sérénité, la patine du temps et la douceur. Dans les jardins traditionnels, la mousse est méticuleusement entretenue pour créer des tapis d'un vert profond, ajoutant une dimension texturale et visuelle unique. Elle symbolise la permanence et la connexion à la terre.

Le Bambou : Symbole de Force et de Flexibilité

Au printemps, l'apparition des pousses de bambou est très surveillée, comme dans ce temple du quartier de Yanaka : elles sont en effet délicieuses bouillies, à condition de les repérer au tout début de leur croissance. Le bambou, avec sa croissance rapide et sa résistance, est un symbole de force, de flexibilité et de longévité au Japon. Il est utilisé dans de nombreuses applications, de la construction à l'artisanat, en passant par la gastronomie.

Cultiver du Bambou ! (Cette herbe géante est incroyable)

L'Omoto : Plante Porte-Bonheur et Symbole de Richesse

Omoto, en français la Rodée du Japon, est une plante porte-bonheur ancienne. La coutume voulait qu'elle soit offerte lors des déménagements, une tradition qui date de l'ère Edo (17ème siècle), époque à laquelle les omoto ont connu un très grand succès. Les omoto appartiennent en effet à un groupe de plantes que les Japonais avaient malicieusement surnommé « les plantes qui font du fric ». À l'instar des tulipes chez les Hollandais, ces végétaux pouvaient en effet atteindre des prix exceptionnels. Sa capacité à prospérer dans des conditions difficiles et son feuillage persistant en font un symbole de prospérité et de stabilité.

La Protection Solaire : Un Aspect Culturel du Jardinage

Au Japon, il est très prisé d'avoir un teint clair : pas question donc de jardiner sans protection, pour ces jardiniers qui se protègent la peau grâce à des chapeaux et à des gants. Cet aspect culturel souligne l'importance de la préservation de l'apparence tout en cultivant la terre, une dualité intéressante dans la pratique horticole japonaise.

La Renouée du Japon : Une Plante à Double Visage

Originaire d'Asie, la renouée du Japon (Reynoutria japonica var. japonica, syn. Fallopia japonica) a été introduite en Amérique du Nord à des fins ornementales au 19e siècle. Cette vivace à croissance rapide atteint 2 à 3 m de hauteur pendant l'été. Ses tiges creuses et noueuses sont semblables à celles du bambou, d'où les appellations de bambou japonais ou de bambou mexicain qu'on lui attribue parfois. De prime abord, ces caractéristiques peuvent séduire le jardinier, mais il ne faut pas se laisser tromper. Cette belle plante figure au palmarès des 100 pires espèces envahissantes de la planète selon l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). En outre, les fragments de rhizome peuvent demeurer en dormance dans le sol pendant de nombreuses années. La renouée du Japon colonise les bords des plans d'eau, les milieux humides, les fossés, les canaux d'irrigation, les abords des routes et les milieux perturbés. Elle limite l'accès aux cours d'eau et favorise l’érosion des berges. Elle est aussi fréquente en milieu urbain. L'éradication de la renouée du Japon est extrêmement difficile, aussi faut-il éviter à tout prix de la cultiver. Si la plante est présente dans votre jardin, coupez ses tiges au ras du sol, et ce, à plusieurs reprises pendant la saison, de façon à épuiser ses réserves. Vous pouvez tenter d’éliminer des jeunes plants ou une petite colonie en retirant complètement le système racinaire du sol. Attention, les rhizomes sont très profonds et il y a un risque d'oublier des fragments dans le sol. Lorsque la colonie est trop grosse ou bien établie, cette méthode s’avère peu appropriée. Prenez soin de ramasser tous les résidus de coupe, mettez-les dans des sacs à ordure robustes et étanches. À la suite de l’arrachage, il peut être souhaitable d’installer une bâche foncée (comme un géotextile épais, une géomembrane ou une toile en polyéthylène foncée) pour empêcher la lumière d’atteindre le sol. La toile doit dépasser de quelques mètres le pourtour de la colonie pour éviter que de nouvelles tiges n’apparaissent en périphérie.

Renouée du Japon en milieu envahi

Malgré son caractère invasif, la renouée du Japon possède des aspects intéressants. Elle passe pour être le végétal le plus riche en resvératrol, un puissant antioxydant. Traditionnellement, les Japonais la consommaient sous forme de jeunes pousses, pélées et cuites avec du sucre, ou bouillies et servies avec une sauce légère. Les jeunes feuilles peuvent également être consommées après blanchiment ou lactofermentation. Cependant, il faut être prudent en raison de la présence d'oxalates et de sa capacité à absorber les métaux lourds.

Le Pétasites Japonicus (Fuki) : Une Découverte Culinaire

J’avais rencontré il y a bien longtemps, avant d'avoir entendu toutes les méchancetés qui se disent sur son compte. Aussi n'avais-je pas de préjugés, mais cela n'aurait pas changé grand-chose, je pense, à mon appréciation de cette plante malfammée. Je l'ai toujours trouvée élégante avec ses tiges ponctuées de stries rougeâtres, ses grandes feuilles en triangle et ses curieuses panicules ébouriffées. Ses impressionnantes colonies qui bordaient les chemins m'impressionnaient, certes, mais ne me paraissaient guère menaçantes. Non, je n'y voyais alors aucun mal. Au contraire, même, j'appris à apprécier ses jeunes pousses. Au début du printemps, les volumineuses parties souterraines de la renouée du Japon présentent à leur sommet des excroissances charnues qui se transforment rapidement en jeunes pousses tendres, puis en tiges épaisses, parfaitement lisses et creuses, qui s'allongent démesurément. Je les cueille dès qu'elles sont encore souples et cèdent facilement sous la pression de mes doigts - plus tard, elles durciront et deviendront dures comme du bois. Dans leur jeunesse, les tiges de renouée sont très savoureuses, avec un goût acidulé typique de cette famille des polygonacées, dont font également partie la rhubarbe et l'oseille, caractéristiquement acides. Tout comme la rhubarbe, d'ailleurs, la renouée se prête à la confection de tartes, de confitures et de compotes savoureuses. Il faut délicatement les peler au couteau, afin d'en retirer la mince pellicule fibreuse, puis les couper en morceaux et les cuire avec un peu de sucre. On peut aussi les faire bouillir brièvement à l'eau pour les manger avec une sauce légère à base d'huile de sésame et de sauce de soja ou avec des flocons de bonite fermentée, katsuobushi en japonais. Je les apprécie particulièrement lorsqu'elles ont commencé à se développer et forment des tubes de quelques centimètres de diamètre.

En voiture à toute vitesse, arrêt abrupt en remarquant un amoncellement de majestueuses et gigantesques feuilles d'une plante qui m'est alors inconnue. Une surprenante apparition nichée en bordure de route du lac Labelle dans les Laurentides. Monte en nous l'envie immédiate de la posséder, mais je réalise rapidement qu'elle résiste à toute domestication; même en plongeant son tronc coupé dans un vase d'eau, sa feuille s'affaisse rapidement. J’identifie faussement d'abord la plante pour un Ligularia tussilaginea ‘Gigantea’ mais après une année passée dans l'erreur, je remarque que celle-ci ne fleurit pas et que ses feuilles sont plus friables et d'apparence mate. Je découvre finalement qu'il s'agit de Pétasites japonicus ‘Gigantea’, aussi appelé Fuki. Elle aurait été introduite au Canada en Colombie-Britannique par des immigrants japonais. (Pojar, Jim; MacKinnon, Andy (1994). Plants of the Pacific Northwest Coast.) J'aimerais savoir par quel heureux parcours elle s'est retrouvée là, aux abords de route du lac Labelle. Par quel hasard gracie-t-elle ce paysage « typique » fait de pins et de plantes indigènes? Bien que parfois vendue en centres horticoles, elle est ici considérée comme une plante invasive. Mes recherches à son sujet sont ponctuées de mises en garde : Attention! Ne laissez pas cette séduisante intruse envahir nos milieux sauvages. Et pourtant, elle semble échapper à la catégorisation de « mauvaise herbe ». Un heureux effet de son attrait esthétique? Ce n'est probablement pas dû à ses propriétés médicinales, peu connues de ce côté du globe. Ni même à sa place dans les traditions culinaires et folkloriques du Japon.

Les Sansai : Les Délices Sauvages du Printemps Japonais

Aujourd'hui, je voudrais partager avec vous ma dernière découverte culinaire au Japon : les sansai, ou plantes sauvages comestibles ! En effet, comme j’ai le bonheur de loger dans une ferme familiale, cela fait plusieurs fois que nous en cuisinons. Ces « légumes de montagne », comme on les appelle en japonais (山菜), sont un grand classique de la cuisine japonaise printanière. Herbes des talus, fleurs sauvages, jeunes pousses d’arbres…. On les utilise de nombreuses manières, y compris dans les desserts ! Je voulais absolument partager cette expérience avec vous. Les sansai, ou plantes sauvages comestibles, sont partout au Japon… surtout au printemps ! Quand je me balade avec mes hôtes de wwoofing, j’ai l’impression que je pourrais dévorer tout le paysage.

Le Yomogi (Armoise Japonaise) : Polyvalence et Saveur

Le yomogi est probablement la première plante qui vient à l’esprit des Japonais quand on évoque les sansai. En effet, on voit ces petites touffes de feuilles vert foncé pousser DE PARTOUT… Elle peuvent même être envahissantes avec leurs rhizomes ! Mais c’est loin d’être une mauvaise herbe 😉 L’armoise japonaise, comme on l’appelle en français, est une super-plante aromatique riche en vitamines A, B1, B2 et C, ainsi qu’en minéraux. Hier j’ai fait une grosse cueillette de yomogi, ou armoise japonaise, avec les deux plus jeunes enfants de la famille japonaise qui m’accueille. Le yomogi possède un arôme résineux, presque camphré, qui passe ou qui casse… Les feuilles contiennent de l’huile essentielle d’eucalyptol, ce qui leur donne un goût rafraîchissant. Moi j’aime bien, mais à petite dose, comme une herbe aromatique. Ça me rappelle un peu le laurier… Mais ça reste différent ! Le yomogi est omniprésent dans les jardins et prairies japonais. En version salée, le yomogi vient très avantageusement assaisonner soupes et ragoûts, en particulier le sukiyaki de bœuf. C’est aussi très bon en tempura, car la friture lui donne une texture bien croustillante, tandis que le goût herbacé du yomogi épice agréablement le beignet. On peut aussi manger les feuilles simplement blanchies ou mijotées, comme des épinards par exemple. Un dessert japonais typique : mochi au yomogi, fourré à la pâte de haricots rouges sucrée. Le mochi est une pâte de riz gluant à la texture moelleuse et élastique, extrêmement populaire au Japon, mais aussi en Corée. Je n’avais jamais vu de plante de yomogi auparavant, et pourtant je connaissais le mot « armoise ». En effet, même en France on la retrouve dans les intitulés de desserts japonais et coréens ! Gâteau vapeur au yomogi du jardin et aux raisins secs, préparé cette semaine par la maman de la famille chez qui je loge. Pour être utilisée en dessert, l’armoise est généralement séchée et réduite en poudre. Elle apporte alors un goût plus doux que la version fraîche, mais toujours une intense couleur verte, grâce à sa concentration en chlorophylle.

La Nanohana (Colza) : Un Rayon de Soleil Printanier

Ça fait des semaines que je me régale à manger des fleurs et des feuilles de nanohana, et je viens juste de comprendre qu’il s’agit de… colza ! Mais attention, pas un colza tout chétif comme on en voit dans les champs français. Le colza du Japon (ou « nanohana ») est beaucoup plus balèze que chez nous ! Au Japon, la nanohana est une fleur typique du printemps, qu’on voit partout et qui pousse aussi bien au bord des chemins que dans les potagers. Comme le colza de chez nous, elle les illumine d’un beau jaune flashy. On la cueille jeune et on mange aussi bien les fleurs que la tige et les feuilles. Frite en tempura, sautée au wok ou tout simplement blanchie… En fait, la nanohana s’utilise un peu comme du brocolis ! Elle a un goût doux et une texture très tendre, pas du tout fibreuse.

Le Kanzô (Lis d'un Jour) : Douceur et Croquant

Dans la campagne japonaise, le kanzô ou « lis d’un jour » pousse spontanément au bord des jardins, des chemins et des rivières. Mon coup de cœur des sansai, c’est le kanzô ! En français, on lui donne les jolis noms de « lis d’un jour » ou « hémérocalle ». Dans quelques mois, ces parterres de feuilles qui squattent les talus et le bord des ruisseaux se couvriront de magnifiques fleurs orange. On cueille la base des tiges de kanzô au printemps, quand elle est bien tendre et sucrée. Ici, il y en a vraiment de partout ! On ne mange que la base, à la texture fondante et croquante à la fois, pas fibreuse pour un sou. J’adore son goût légèrement sucré, qui rappelle les asperges vertes ultra-fines ou la partie la plus douce des oignons nouveaux… Je le trouve délicieux cru, au bord des chemins, mais on le mange plutôt blanchi ou en tempura.

L'Angélique Japonaise et les Bourgeons de Taranome

Comme aux autres sous-espèces d’angélique, on attribue à l’angélique japonaise de nombreuses vertus médicinales. En effet, certaines formes d’angélique étaient utilisées en Europe pour combattre la peste… Mais au Japon, on déguste surtout ses jeunes pousses pour des raisons gustatives 😉 C’est également le cas pour de nombreux autres arbres, dont les Japonais n’hésitent pas à manger les jeunes feuilles au printemps.

Bourgeon de feuilles de taranome

Les Feuilles de Bambou : Gastronomie et Emballage

Ces jolis petits bambous nains recouvrent souvent les sous-bois des montagnes japonaises. Je me suis déjà souvent régalée de pousses de bambou, mais je ne savais pas du tout que les feuilles étaient aussi utilisées en cuisine. À ma grande surprise, j’ai appris qu’on pouvait les consommer en infusion. J’ai aussi découvert que les feuilles des plus grandes variétés servent à envelopper les onigiri. On donne ainsi à ces boulettes de riz un léger goût herbacé, tout en les emballant pour le transport. Les onigiri, de petites boulettes de riz façonnées à la main et garnies d’algues, légumes marinés ou poisson, constituent le pique-nique japonais par excellence.

Le Pissenlit et la Ciboulette Sauvage

Avec ces quelques sansai croisés sur mon chemin, je ne vous donne qu’un aperçu de cette tranche fascinante de la gastronomie japonaise ! Il en existe bien sûr de nombreux autres… Dont certains que nous connaissons bien, comme le pissenlit, auquel les Japonais donnent le joli nom de tampopo. Pour la petite histoire, « Tampopo » (« pissenlit » en japonais) est le titre d’un de mes films japonais préférés ! Autre anecdote sur cette même fleur : en anglais, on l’appelle « dandelion ». Un mot qui vient bien entendu du français « dent de lion »… Or, savez-vous comment on l’appelle en allemand ? « Löwenzahn », qui signifie littéralement « dent de lion » !! Trop rigolo, non ? Comme en France, on trouve facilement de la ciboulette sauvage au Japon.

Chers Radis, j’espère que vous aurez apprécié cette balade printanière au milieu d’un pays magique où tout semble pouvoir se manger… 🙂 Moi, ça me donne envie de mieux connaître les plantes comestibles de ma région ! Et vous ?

L'Érable du Japon et le Pin : Symboles des Jardins Traditionnels

Les jardins japonais sont des espaces de contemplation et de sérénité, où chaque élément végétal est choisi avec soin pour sa symbolique et son esthétique.

  • Érable du Japon "Kamagata" : pas plus d’un mètre de hauteur pour cet érable très original. Son feuillage découpé et sa couleur changeante au fil des saisons en font un élément architectural végétal de premier plan.
  • Érable plane "Drummondii" : sujet pouvant aller jusqu’à 15 mètres de haut, il supporte bien la taille. Son écorce crevassée et grise et sa stature le rendent intéressant même en hiver.

Symbolisant la longévité - certaines espèces peuvent vivre jusqu’à 5000 ans -, le pin offre au jardin japonais un feuillage persistant, un port élancé et une écorce dans divers tons de rouge. Il est assez résistant à la sécheresse et aux sols pauvres. Trois pins sont très caractéristiques du Japon : le pin noir du Japon (Pinus thunbergii) figure la masculinité, le pin rouge du Japon (Pinus densiflora) la féminité, le pin sylvestre (Pinus sylvestris).

Le choix du paysagiste inclut également :

  • Pin parasol du Japon : dernier représentant de son genre et de sa famille (les Sciadopityacées), ce pin parasol est un très grand sujet qui pousse lentement mais ne dépasse pas les 15 mètres en Europe.
  • Pin "Brepo" : variété de petite taille, ce pin a une forme arrondie jusqu'au sol et une croissance très lente. Ses longues aiguilles, grises lorsqu’elles sont jeunes, lui confèrent un air un peu ébouriffé.

Jardin japonais avec pins et érables

Le Bambou : Élégance et Diversité

Le bambou, présent sous diverses formes, est un incontournable des jardins japonais.

  • Pleioblastus distichus : ce bambou nain est idéal pour remplacer la mousse dans les jardins japonais avec sa végétation très dense, il suffit de le tondre.
  • Chimonobambusa marmorea : ce petit bambou présente des chaumes violets à la pousse.

Les Arbres Fruitiers : Beauté Florale Avant Tout

Les arbres fruitiers dans les jardins japonais ne sont pas choisis pour leurs fruits mais pour leurs fleurs, du reste ils y sont stériles, afin qu'aucun fruit ne vienne tacher le sol.

  • Cerisier du Japon : arbre de petite taille, dépassant rarement les 6 mètres. Très rustique, il présente un nombre de variétés important. Son port arrondi et surtout sa floraison très abondante variant du rose au blanc accompagne une grande facilité de culture. Il tolère un bon nombre de sols, bien que sa préférence aille aux sols frais et drainés.
    • Choix du paysagiste : cerisier du Japon "Kanzan" : ses belles fleurs doubles et groupées d’un rose qui peut être assez soutenu font écho à ses feuilles bronzes à la pousse.
    • Choix du paysagiste : cerisier à fleur japonais "Accolade" : ce cerisier a un port très léger et fin mais assez étalé. Sa floraison flamboyante, rose, rouge ou jaune, illumine le printemps et joue le contraste avec les verts des feuillus.

L'Azalée : Incarnation de la Jeunesse et de la Beauté

Incarnation de la jeunesse comme les cerisiers du Japon, elle est indispensable à tout jardin japonais qui se respecte !! Les azalées de Chine ont un feuillage caduc, contrairement aux azalées japonaises dont le feuillage est persistant. Arbuste de terre de bruyère, elle peut mesurer jusqu’à 3 mètres de hauteur et préfère de loin l’ombre ou la mi-ombre au soleil.

  • Choix du paysagiste : azalée de Chine "Hortunalus H."

Les Plantes Grasses : Une Tendance Moderne

Vous n’avez pas la main verte mais vous êtes poussé par l’envie de tenir en vie quelque chose plus d’une semaine? Et vous vous demandez encore quel type de plante irait bien dans votre salon ? La solution est toute trouvée : optez pour les plantes dites "grasses" ! Autrement appelées "succulentes", ce sont des plantes très résistantes et jamais assoiffées, grâce à leur capacité de stockage d’eau. Ces plantes sont parfaites pour les débutants en jardinage ou ceux qui auraient un début de perte de mémoire, oubliant parfois d’arroser leur plante. Alors, c’est sûr : une plante grasse, c’est pas hyper glamour si on regarde de plus près… Mais comme on est sympa chez Demotivateur Atelier, on a décidé de vous faire découvrir les plantes qui ont rendu fous les Japonais !

Collection de plantes grasses

La fascination japonaise pour le végétal est un phénomène complexe et multiforme, ancré dans une histoire millénaire et constamment réinventé par les tendances contemporaines. Qu'il s'agisse de la contemplation éphémère des cerisiers en fleurs, de l'art délicat du kokedama, de la richesse culinaire des sansai, ou de l'esthétique épurée des jardins traditionnels, la nature occupe une place centrale dans le cœur et l'esprit des Japonais. Même les plantes considérées comme invasives peuvent révéler des aspects surprenants, témoignant de la complexité et de la richesse du monde végétal.

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